Un bien pour un mal
Publié le 26 Février 2015
Isabelle Prime est consultante en développement pour une entreprise américaine spécialisée dans la logistique des projets humanitaires, au Yémen depuis 2013.
Les autorités françaises avaient demandé à leurs ressortissants de quitter ce pays en plein chaos au plus vite. La mission d’Isabelle Prime qui voulait quitter le pays la dernière consistait à rechercher…
Un logement.
Cette jeune femme qui circulait sans escorte a été enlevée à Sanaa, la capitale. Par qui ? On ne le sait pas pour l’instant, les ravisseurs de diverses obédiences, dont la crapulerie, ne manquent pas dans la péninsule arabique.
La suite est aisément prévisible : elle sera soit assassinée, soit plus vraisemblablement l’objet d’une rançon.
Il y a des lieux où « l’humanitaire » n’a guère de sens. Je ne sais pas si Isabelle a contribué à améliorer le sort de quelques familles, amélioration qui, compte tenu de la situation, ne pourrait être que transitoire, mais en donnant l’opportunité à ses geôliers de s’armer davantage avec l’argent d’une éventuelle rançon, cette consultante en développement aura dans ce cas contribué à celui de ses ravisseurs qui augmenteront ainsi leurs capacités de massacrer quelques innocents de plus ou de liquider quelques opposants en alimentant le chaos yéménite.
Il y a des pays ou des circonstances où « l’humanitaire » fait parfois plus de mal que de bien.
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