BlessU-2 est le premier prêtre robot (du moins dans sa forme non humaine). Programmé au protestantisme, il officie jusqu’en septembre prochain dans la ville de Wittemberg en Allemagne. Ce robot prêtre a été construit à partir d’un vieux distributeur de billets, ce qui ne l’empêche pas de connaître une quarantaine de versets de la Bible et de pouvoir donner la bénédiction dans sept langues, avec une voix masculine ou féminine. Il fait en outre ce que le prêtre en chair et en os ne peut pas faire : ses mains s’allument miraculeusement quand il lève les bras pour s’adresser aux croyants.
"Les croyants n’ont pas à s’inquiéter, le clergé ne sera pas remplacé par des machines. Nous savons que les robots ne pourront jamais se substituer à la tendresse pastorale", assure l’église de Hesse et Nassau à l’origine du projet. Néanmoins ce robot séduit les foules. Il aurait donné plus de 600 bénédictions la première semaine de l’exposition, au point de devoir être refroidi par un ventilateur.
C’est l’avenir, pourquoi perdre des années à programmer un prêtre dont la fiabilité laisse parfois à désirer alors qu’il paraît plus simple et plus sûr de programmer une machine dont on est certain qu’il ne commettra aucun écart de conduite à condition toutefois de ne pas l’échauffer. La tendresse pastorale, quant à elle, pourrait être remplacée par une objectivité non culpabilisante et sans faiblesse coupable.
Les vocations sacerdotales se font plus rares et la religion se prête si bien à l’intelligence artificielle.
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