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« L’ignorance, c’est la force »

 

Cette maxime tirée du monde de « 1984 » décrit par Orwell semble de plus en plus en adéquation avec celui dans lequel nous sommes.
Quand des personnalités politiques ne veulent pas juger une période historique ou un personnage du passé en arguant qu’elles n’étaient pas nées à l’époque, on se demande  qu’elle est dans la réponse la part d’évitement et la part d’ignorance. Quand Jordan Bardella dit : « Je suis né en 1995, je ne me sens pas de lien avec Pétain » , donc il ne peut rien en dire, comme il ne peut pas expliquer sa position sur J.M Le Pen n’ayant pas été son contemporain en tant qu’adulte. Quand au « Grand entretien » de LCI, Marine Tondelier, à la tête des écologistes, a du mal à dire un mot sur De Gaulle, Pompidou ou Giscard d’Estaing en expliquant qu’elle n’était pas née à cette époque, on reste perplexe. 
On peut se demander si une inculture historique peut rendre plus fort. Ce n’est pas exclu, quand on est influencé par rien d’autre que les quelques idées élémentaires d’une idéologie, on a aucun état d’âme pour agir, même bêtement, même férocement.
Ceux qui prétendent s’opposer au fascisme, ne savent pas toujours ce que fut cette idéologie. J’ai d’ailleurs remarqué que dans les manifestations antifascistes, sur les banderoles et les pancartes, le mot « fasciste » est souvent écrit « faciste » ou « fachiste », montrant que leurs rédacteurs ne connaissent pas l’origine du nom choisi par Mussolini pour nommer son parti. Une ignorance qui permet aux antifascistes d’utiliser les mêmes méthodes que les fascistes sans la moindre réticence. Comme quoi l’ignorance permet la violence.
Ceux qui crient : « la Palestine du Jourdain à la mer » connaissent-ils l’histoire de cette région et de son partage initial entre Juifs et Palestiniens, ces derniers n’ayant jamais eu d’état sur cette terre (contrairement aux Juifs), offre qui fut refusée par les Arabes. Par contre, ils préconisent sans état d’âme la disparition d’un état moderne et démocratique (quelles que soient les critiques que l’on peut lui faire) habité par  9 millions de personnes.
Oui, l’ignorance  rend con, mais  aussi plus fort.

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B
En dehors de l'extrême droite et de l'extrême gauche, c'est aussi le jeu favori de l'extrême centre qui veut effacer notre "roman historique", revisiter l'histoire de France (Macron) ou la diluer dans une histoire européenne (von der Leyen), interdire des spectacles anodins mais à succès comme celui du "Puy du Fou" ou de "la Dame de pierres" ou des festivités populaires telles que le "Canon Français" (quelques exemples parmi mille comme le rejet des racines gréco-latines de l'Europe la quasi mutation de la France "la République" ou, mieux si j'ose dire en "notre pays".<br /> C'est exactement la même chose : l'oubli, la négation ou le rejet de notre identité. Mais "officiels", ce qui change tout, puisque étant devenus indiscutable sous peine de jugement populaire de reac
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B
C'est certainement très vrai que l'ignorer totalement ou sélectivement doit être éminemment confortable, une solution de facilité. J'en ai été plusieurs fois témoin sur certains blogs qu'il m'arrive de fréquenter.
D
L'Histoire est la chose du monde la moins bien partagée : soit on la nie, soit on la transforme, soit on en exalte qu'une partie, celle qui cadre avec son idéologie, soit on l'ignore, c'est la position la plus confortable.
B
C'est d'ailleurs, souvenez vous de l'intrigue du roman, "Big Brother", l'archétype du bloc central monolithique qui se livre à ce genre d'exercice, pas du tout par ignorance mais par idéologie, souvenez vous également : "qui contrôle le présent contrôle le passé, qui contrôle le passé contrôle l'avenir" (de mémoire) du même auteur dans le même roman.