En feuilletant virtuellement un journal, je tombe sur ce titre (qui n’a rien de nouveau en matière de révélation) : « L’ex-Spice Girl Mel B dévoile son addiction au sexe et à l’alcool ». Comme cette ex-chanteuse a probablement disparu des radars depuis pas mal de temps, c’est une façon de se rappeler au bon souvenir de la population en racontant ses travers et ses pérégrinations vagino-clitoridiennes n’ayant sans doute rien d’autre de consistant à raconter (mais je peux me tromper). En jetant un coup d’œil sur l’article (chacun ses vices), je n’ai pas été étonné d’y voir que la sortie de son autobiographie est prévue pour novembre prochain.
L’ancienne « promotion canapé » s’efforçait de rester la plus discrète possible car personne ne se vantait d’avoir obtenu de l’avancement en prêtant, plus ou moins volontairement, son sexe à la lubricité de son échelon supérieur pour y parvenir.
Aujourd’hui, bien au contraire, utiliser son sexe ou ses petits secrets intimes dans un but promotionnel et/ou lucratif exige leur étalage sur la place publique en versant l’histoire circonstanciée de ses fesses parfois dans la littérature mais plus souvent sur les réseaux sociaux dans lesquels les médias sauront puiser avec gourmandise pour satisfaire celle du public.
L’impudeur promotionnelle bat son plein, la défense des bonnes causes aidant à se déboutonner en cherchant à faire route commune avec les victimes authentiques, communauté à laquelle quelques mâles douteux tentent d’accéder afin de profiter du mouvement pour se faire une place au soleil, revendiquant le statut, parfois rémunérateur, de victime, la larme à l’œil et leur queue promotionnelle entre les jambes.
Illustration de Fragonard