« La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a dénoncé, mercredi 30 mars sur BFM TV, les marques comme H&M, Uniqlo ou Dolce & Gabbana qui lancent tour à tour des collections de vêtements dits "islamiques". Elle juge en effet « irresponsables ces enseignes qui "investissent ce marché (…) parce qu'il est lucratif" et qui "se mettent en retrait de leur responsabilité sociale, et d'un certain point de vue font la promotion de l'enfermement du corps des femmes".
Cette déclaration est à l’origine d’une polémique (en partie par l’utilisation par la ministre du mot « nègre » en faisant une comparaison avec l’esclavage).
Le voile islamique est un sujet de discorde en France car beaucoup (comme Elisabeth Badinter) estiment que ce voile est le symbole de la soumission de la femme en islam, religion particulièrement misogyne qui impose à la femme de se couvrir, de masquer ses formes, comme si son corps est objet honteux et provocateur à l’égard des hommes, ce qui laisse supposer que ceux-ci en voyant ces formes libidineuses auraient du mal à se contrôler. Les meutes de mâles arabes déchaînés se jetant sur les Allemandes à Cologne semblent en effet prouver que la frustration peut conduire à tous les excès devant la vision insupportable du corps féminin dont ils sont habituellement privés.
Peut-être pourrait-on voir les choses sous un autre angle.
Voici une photo prise en Arabie Saoudite, théocratie du Moyen Âge, qui n’est moderne que par le BTP
Les femmes sont des fantômes noirs, uniquement reconnaissables par les yeux et éventuellement la taille. Les femmes sont invisibles et interchangeables. Les vêtements qu’elles achètent ne sont destinés qu’au mâle domestique (notamment pour les dessous affriolants) et à la famille.
Voici la photo d’une tenue proposée par la marque Stefano Gabbana.
La femme est couverte (« mode pudique ») mais elle devient séduisante et différente de ses consoeurs en fonction de son choix. On peut certes penser que la séduction de ces tenues risque d’encourager le port du voile, mais celui-ci par son esthétique favorise la féminité plutôt que le contraire comme le fait la burqa en Arabie saoudite ou en Iran.
D’ailleurs les musulmans intégristes ne s’y trompent pas et considèrent toutes ces tenues non traditionnelles comme indécentes. Pour ces imbéciles tout ce qui peut flatter la féminité vient du diable.
On peut donc se demander si le vêtement dit islamique, vu de cette façon et que d’autres peuvent considérer comme simplement « pudique », ne pourrait pas être interprété comme une contre-offensive de la société de consommation occidentale. En cherchant à rendre visible et séduisante la femme musulmane, cette mode s’oppose de façon frontale aux impératifs misogynes de l’islam radical.