Images de neurones saisies par la chercheuse Alexandra Auffret
(et non le ciel et la mer à travers des branches d'arbres)
Une étude est parue récemment sur le suivi pendant 5 ans de plus de 400 patients atteints de la maladie de Parkinson et traités par des médicaments visant à pallier le déficit en dopamine dans certaines structures de leur cerveau. Le déficit de ce neurotransmetteur au niveau des connexions entre neurones étant responsable de la maladie. La dopamine est une molécule impliquée, entre autres, dans la sensation de satisfaction et de récompense.
Près de la moitié des patients traités par ces médicaments qui miment l’action de la dopamine (« agonistes dopaminergiques ») cèdent à leurs impulsions et n’ont pas hésité à satisfaire leurs envies pouvant aboutir à des troubles alimentaires, une hyperactivité sexuelle, des achats compulsifs, une dépendance au jeu et même à l’exhibitionnisme, mais aussi à l’augmentation de la créativité artistique ou littéraire.
La dopamine joue-t-elle un rôle dans ce qui serait une addiction au shopping ? L'oniomanie, trouble lié à l'achat compulsif qui toucherait environ 1% (6% dans certaines études) de la population mondiale (60% de femmes). Anxiété du manque qui ne peut être comblée que par l’achat.
Est-ce la peur de manquer qui pousse de façon incompréhensible (pour moi) des gens qui ont tout et qui en veulent davantage jusqu’à se perdre. Combien a-t-on vu de gens fortunés prendre des risques insensés pour agrandir leur fortune, une augmentation qui ne leur sert strictement à rien. C’est sans doute plus un jeu qu’une nécessité. Ainsi en est-il de l’ex-roi Carlos d’Espagne qui devait entrer dans l’histoire auréolé d’avoir rétabli la démocratie dans son pays après la dictature de Franco, et d’avoir par la suite fait échouer un coup d’Etat. Cet homme qui jouissait d’un grand prestige, et à qui rien ne manque, est en passe d’être accusé de malversations, fraude fiscale, comptes en Suisse. Etait-il dans le besoin pour s’embarquer dans une telle galère ? Il y a de la chimie là-dessous.