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La dysphorie du genre est une pathologie qui toucherait moins de 1% de la population mais qui fait beaucoup parler d’elle en occupant une part disproportionnée du gâteau médiatique et en préoccupant les cerveaux de la Haute Autorité de Santé. Cette dernière a pondu un document révélé par Le Figaro dans lequel se trouve cette proposition dans le cas où une personne adolescente se sent plutôt garçon que fille ou inversement et désirerait subir les manipulations médicales, qui ne sont pas anodines, et éventuellement chirurgicales, qui sont définitives, pour la rapprocher du genre désiré :
"Dans le cas d'une personne mineure, en cas d'échec de la médiation il doit pouvoir être envisagé un signalement pouvant aller jusqu'à une délégation partielle d'autorité parentale voire, dans une situation extrême, une déchéance de l'autorité parentale ou une émancipation en cas de mise en danger par non-respect de son identité de genre".
« Pour la HAS, le document dévoilé par Le Figaro – qui n'était pas destiné à être diffusé - a vu son contenu "instrumentalisé à des fins polémiques", au "détriment des personnes concernées". Surtout, il "ne revêt aucun caractère définitif", insiste l'instance, qui souhaite mener son travail avec sérénité. "Plusieurs étapes restent à franchir avant validation des recommandations par le Collège de la HAS", ajoute-t-elle, précisant sa méthode de travail. »
Ce « il reste plusieurs étapes à franchir avant validation » implique que c’est bien parti, et il est consternant que les penseurs de la HAS puissent seulement envisager une déchéance de l’autorité parentale si les parents s’opposent à ce que leur enfant, encore adolescent (16 ans), en pleine instabilité physique et émotionnelle, sensible à toutes les influences extérieures et en particulier à celles envahissantes et prédominantes des réseaux sociaux qui à cet âge sont sollicités plusieurs heures par jour, puisse décider sur la base d’un ressenti, peut-être provisoire et un mal-être dont la cause n’est pas nécessairement une dysphorie du genre, de subir les aléas d’une transition qui laissera des séquelles peut-être définitives. Chapeau.