Les médecins et notamment les cardiologues conseillent de se livrer à une activité physique régulière, la sédentarité induite par la vie moderne favorisant l’obésité et les maladies cardiovasculaires.
Cinq chercheurs québécois , dans la perspective de joindre l’utile à l’agréable, se sont demandés si un rapport sexuel ne pouvait pas être considéré comme un sport au même titre que la course à pied. Autrement dit, si prendre son pied avec autrui nécessitait la même dépense énergétique que mettre un pied devant l’autre.
21 couples hétérosexuels « francophones et caucasiens » de 19 à 25 ans se sont prêtés à l’expérience, affublés d’un système de mesure au bras, en effectuant d’abord 30 minutes de course sur un tapis roulant en laboratoire, épreuve après laquelle ils étaient libérés avec pour mission de faire 4 fois l’amour avant de revenir. Couples canadiens que l’on peut considérer comme performants, cette mission devant s’accomplir sans être étourdis par l’alcool ou soutenus par une drogue quelconque et notamment un médicament favorisant l’érection.
Il a été noté que la durée d’une relation sexuelle variait de 10 à 57 minutes. Les ébats ont duré en moyenne 24,7 minutes. Il est à la fois décevant et rassurant de constater que les dépenses énergétiques provoquées par le sport en chambre sont nettement moins élevées que celles provoquées par la course à pied : 7,1 kilocalories/min contre 9,2 kilocalories pour les hommes et 3,1 contre 4,2 pour les femmes. On peut aussi en conclure que les femmes semblent faire plus de deux fois moins d’efforts que les hommes pendant un rapport, mais j’ignore si les positions ont été au préalable imposées pendant l’expérience.
Toulouse-Lautrec : « Le baiser »