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    Rompus du 7.06.19

    Il est assez amusant de constater qu’entre les édiles actuels de la mairie de Paris et les postulants pour prendre leur place, l’affrontement tourne essentiellement autour des trottinettes. Les adultes se sont emparés de ce jouet mobile pour enfant, mais comme ce sont de grands paresseux, pour leur éviter de pédaler en tirant la langue, les opérateurs leur ont ajouté un moteur électrique qui leur permet de percuter le piéton à grande vitesse en envahissant les trottoirs. Même lorsque la trottinette cesse d’être opérationnelle, elle continue à être nocive quand abandonnée sur le trottoir, de préférence moins visible en étant couchée, elle donne l’occasion au piéton de s’étaler en se prenant les pieds dedans. Des mesures sérieuses de rétorsion sont annoncées et font justement l’objet du débat enflammé entre édiles en place et ceux qui veulent les remplacer. Mais comme le flic se fait rare dans les rues de Paris en dehors des jours de manifestation, j’escompte quelques difficultés à les faire appliquer.

    Rompus du 7.06.19

    « Alain Finkielkraut s’était permis des commentaires sur le plateau de CNews au sujet de la compétition du Mondial féminin qui débute vendredi 7 juin. “Oh c’est pas possible, s’était-il écrié à la question de la journaliste. Mais après on va faire le rugby féminin mais arrêtez l’égalité, l’égalité ! Bien sur l’égalité, mais un peu de différences !” Devant l’insistance de la journaliste, qui soulignait le sexisme de ses propos, le philosophe a poursuivi : ”Ça ne me passionne pas, ce n’est pas comme ça que j’ai envie de voir les femmes…”.

    Pour la pratique des sports, il me semble évident que les femmes sont à même de pratiquer tous les sports si elles le désirent. La réaction de Finkielkraut, qu’il a parfaitement le droit d’exprimer étant un avis personnel et qui ne devrait susciter aucune condamnation, est l’expression du regard qu’il a sur la féminité. Ce n’est pas un regard désobligeant, bien au contraire, mais que l’on pourrait qualifier de « stéréotypique ». Je pense qu’il attribue plus de douceur (et sans doute de beauté) aux femmes qu’aux hommes, mais je ne pense pas (du moins je l’espère), qu’il préfèrerait les reléguer à la cuisine et aux tâches ménagères. Il réclame le maintien des différences, aucunement pour le droit, mais sans doute sur le plan physique et le choix des activités. Pour ce qui concerne les activités il n'y a, à mon avis, aucune raison que les femmes ne puissent pas les envisager toutes. Par contre sur le plan biologique et physique les différences sont évidentes, sinon les compétitions sportives seraient mixtes et les hommes accoucheraient. Ce n’est pas parce que des féministes imbéciles veulent remplacer dans les universités américaines « femme enceinte » par « humain enceint » que cela change quoi que ce soit. Voir « 144. Liberté, Egalité, Absurdité »

    Rompus du 7.06.19

    « De la couleur pour l’égalité. Un TGV -ou plutôt un "InOui" de la SNCF a été partiellement « pelliculé » aux couleurs arc-en-ciel à l’occasion du mois des fiertés [1], rapporte Têtu. Selon Têtu, le train circulera entre le 5 juin et le 7 juillet et pourra être aperçu sur les lignes Paris-Reims, Paris-Strasbourg, Paris-Luxembourg, Paris-Allemagne et Luxembourg-Montpellier (via Dijon). »

    Qu’un homme préfère avoir des rapports sexuels avec un homme plutôt qu’une femme ou qu’une femme préfère en avoir avec une femme plutôt qu’avec un homme ou que d’autres aient suffisamment d’appétence pour une alternance, m’indiffère totalement. Par contre, je ne vois pas où est la fierté d’avoir une orientation sexuelle qui signerait la fin de l’humanité, à moins d’être écologique jusqu’à l’absurde, et j’aimerais en tant qu’hétérosexuel assumé, sans honte mais sans fierté, que l’on cesse un peu de me rabattre les oreilles avec cette promotion de l’homosexualité ou du changement de sexe.

    Rompus du 7.06.19

     

    [1]  La décoration fait référence à Stonewall, du nom d'un bar de New-York qui était fréquenté par les homosexuels, une descente de police dans ce bar en 1969 avait été suivie par des émeutes 


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  • brèves du 4.06.19

    Recherche d’emploi : Homme politique expérimenté cherche parti politique à couler. Les républicains s’abstenir.

    Social : Des familles d’accueil sont prêtes à prendre en charge des républicains sans domicile fixe.

    Sport : Larcher cherche des cordes à son arc, mais sa cible est toute trouvée.

    Objets perdus : les joueurs de tennis français à Roland-Garros.

    Circulation : Un capitaine a tenté d’entrer son paquebot dans Venise. Personne ne lui a dit que son navire est trop gros pour servir de vaporetto.

    People. Trump est à Londres : God save the queen.

    Fait divers. M. Campion choisit A. Benalla pour assurer sa sécurité à la foire du Trône. D'un trône à l’autre.

    Spiritualité : L’abbé Michel qui avait utilisé l’église du Planquey pour s‘enrichir en détournant plus de 100000 € de l’argent de la quête (sur 11 comptes bancaires), vient de se racheter en composant un nouveau chant de messe : « Emmanuel Macron, grosse tête de con, on vient te chercher chez toi... » devant ses ouailles revêtues de chasubles jaunes.

    Message destiné à Michel Serres : « Je vous attends », signé Saint Pierre.


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  • D’une sécurité à l’autre

    Me voilà de retour à Paris. Cela fait un certain temps que je n’ai pas pris l’avion. C’est devenu plutôt pénible. On n’arrête pas de faire la queue pour les différentes étapes et celles-ci semblent s’être multipliées. L’identité est vérifiée à de multiples reprises et même au retour à Orly par un passage à la douane avant de récupérer ses bagages et où l’on est manifestement scanné.

    Je peux me vanter d’avoir été nourri au régime crétois pendant une dizaine de jours. C’est incontestablement un régime sain, le meilleur pour prévenir les maladies cardiovasculaires : crudités, légumes, céréales, fruits, huile d’olive et herbes, un peu de poisson, de laitages, d’œufs, et très peu de viande (à noter que le vin fait théoriquement partie de ce régime, mais il n’a plus la cote). Au début c’est bon (surtout les légumes grillés), mais au bout d’une semaine, c’est lassant.

    Je me tâte. Je me demande si au diner de ce soir, je ne vais pas opter pour un tartare.

    Salvador Dali : "Nature morte vivante"


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  • Sans commentaires

    Je ne suis jamais allé à Dubaï (trop de chaleur, trop de vent, trop de gratte-ciel), ville qui a su transformer sa manne du sous-sol (Allah est grand) en tours gigantesques construites par des étrangers surexploités.

    Ci-dessous des extraits d’un article du Courrier international, mentionnant quelques déclarations des autorités de Dubaï à propos des évènements prévus à l’occasion du Ramadan :

    « Pendant ce mois sacré des activités seront proposées dans toute la ville (dont des documentaires sur la vie exemplaire du Prophète). Le thème choisi pour cette année est “Compassion et coexistence”… Le mois sacré du Ramadan est le plus approprié pour inculquer la valeur de tolérance à l’égard des différentes religions par la coexistence pacifique, le respect et l’acceptation des autres (sic)…Les animations proposées permettront à des gens de confessions et de nationalités diverses d’établir des liens, en leur donnant une idée juste de ce que sont les valeurs et les coutumes de l’islam et en leur montrant que l’islam est modéré, libre de toute violence et de tout extrémisme, une religion qui prône l’acceptation et la coexistence pacifique plutôt qu’elle ne les rejette (re-sic) » 

    On peut se demander évidemment si l’auteur de ces déclarations a lu avec attention tous les versets du Coran et prit un peu connaissance de l’histoire comme des évènements du XXIe siècle. 

    Le comité d’organisation du Ramadan Dubaï veut en faire un « évènement inclusif ». Inclusif est décidemment un mot à la mode. On n’a jamais autant parlé d’inclusion depuis que les communautés, quel que soit le motif de leur existence tribale, s’excluent les unes, les autres. Enfin, tout cela part d’un bon sentiment...imprégné de propagande et de prosélytisme inclusif.  


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  • Depuis le mois de novembre nous avons eu 24 manifestations plus ou moins violentes de personnes revêtues de gilets jaunes s’estimant dans le malheur avec, il est vrai, des blessés aussi bien chez les manifestants que dans les forces de l’ordre, mais aucun mort…pour l’instant.

    Depuis le mois novembre, en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest, les islamistes embarqués dans un djihad d’amour et de tolérance se sont livrés à 1200 attaques, ont obtenu la fermeture de 2000 écoles, et tué 4780 personnes[1].

    Il n’y a évidemment aucun rapport entre les deux informations, même si les évènements se sont déroulés pendant la même période : le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres. Sauf que, quand le malheur s’étend, ceux qui en sont frappés finissent par migrer vers le nord, même sans gilet jaune de sauvetage. Peut-être ne seront-ils pas dépaysés s’ils réussissent à arriver dans notre beau pays sans cesse en mouvement, car ils auront l’opportunité de rencontrer parfois des salafistes revêtus d’un gilet jaune, veste qui donne le pouvoir de se transformer instantanément en juste revendicateur et/ou en porteur libéré d'insultes et d'imprécations.


    [1] Canard enchaîné du mardi 30 avril 2019


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  • On rase bien les églises

    Pendant que l’on attaque des églises un peu partout dans le monde, que des musulmans massacrent des chrétiens et les chassent de pays où ils vivaient depuis des siècles et bien avant que naisse l’islam, le pape a fortement réagi en conseillant aux coiffeurs (qu’il recevait) de ne pas colporter des potins lorsqu’ils font la conversation à leurs clients et d’exercer leur profession dans un style chrétien. Une tentation dont on ne peut contester la gravité. On se pose évidemment la question du style chrétien, mais que l’on se rassure, il ne s’agit pas de tonsure. Lorsqu’une joue est rasée, il faut tendre l’autre.


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  • C’est du Gros

    Ce dessin est paru dans le magazine Marianne (12/04/19) consacré à l’offensive des obsédés de la race, du sexe, du genre, et de l’identité.

    Il exprime à lui seul la tendance de notre époque à ériger la victimisation en art, et la culpabilisation en idéologie. Un art qui commence par le langage et une idéologie qui se termine en haine.


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  • La pyromanie des révolutionnaires

    Maximilien Luce : "Une rue de Paris en mai 1871"

    A chaque manifestation hebdomadaire de ceux qui revêtent un gilet jaune qui vire souvent au noir en fin de journée, et qui manifestent pour manifester sans trop savoir pour quoi ils manifestent, sinon pour user du droit de manifester inhérent à toute démocratie libérale avec le risque que celle-ci disparaisse, des manifestants tentent de provoquer des incendies, ne serait-ce que celles des poubelles mais parfois avec des réussites plus glorieuses sans se soucier des conséquences mortelles possibles.

    Les émeutiers adorent le feu purificateur et la destruction des biens d'autrui. Obnubilés par leurs idées, ils paraissent insensibles à la beauté des choses, elle semble même parfois les irriter, peut-être parce qu’ils n’ont pas les moyens de la posséder.

    Le billet qui va suivre est largement inspiré d'un article d’Yvan Pandelé paru le 19-04-2019 dans Egora, avec Retronews, le site de presse de la BNF, relatant comment la cathédrale Notre-Dame a échappé de peu à sa destruction par le feu le 24 mai 1871 grâce à des internes de l'hôpital Hôtel-Dieu :

    En Mai 1871, Paris dominé par la Commune est assiégé. Les troupes du gouvernement Thiers lancent l'assaut face à une dizaine de milliers de combattants communards. Devant l’avancée des troupes gouvernementales, le Comité de salut public, organe de direction de la Commune, ordonne de mettre le feu à Paris. Une mesure s’inspirant des paroles de Louise Michel : "Paris sera à nous ou n'existera plus". « Ordre est porté dans les rues de la capitale de réduire en cendres certains édifices emblématiques. Parmi eux, Notre-Dame de Paris, symbole d'une Église réputée acquise au pouvoir ».

    "Dans la nuit de mardi à mercredi, je m'étais endormi sur un fauteuil de la salle de garde. Vers trois heures du matin, alors que je le jour commençait à poindre, je fus éveillé par des cris qui venaient de la rue", relate dans le Temps un certain Hanot, interne à l'Hôtel-Dieu. A la porte, un lieutenant de la garde nationale, entouré d'une vingtaine d'adolescents nageant sous leurs képis. Fusils au poing, ils sont venus réquisitionner du matériel au nom de la Commune ».

    "Un des infirmiers chargés de satisfaire à ces ordres apprit de ces hommes qu'ils avaient mission d'incendier Notre-Dame", poursuit le jeune homme. "Nous nous approchâmes de l'officier pour lui faire remarquer que mettre le feu à la cathédrale c'était aussi compromettre, sacrifier même sûrement la vie de 900 malades ou blessés contenus dans l'hôpital : l'homme ne répondit que par des monosyllabes, réitéra ses ordres, nous ordonna de nous éloigner, et tourna les talons."

    « À l'époque plus encore qu'aujourd'hui, ce sont les internes qui font tourner l'hôpital. En ces temps d'insurrection armée, l'Hôtel-Dieu ne compte même plus qu'un seul médecin agrégé : son directeur, le Pr Paul Brouardel, nommé par la Commune. Selon l'interne Hanot, il parvient à négocier un sursis auprès de l'officier, le temps d'évacuer les malades ».

    « Mais plus tard dans la matinée, coup de théâtre : on signale un départ de feu à Notre-Dame. Prévenu par un ouvrier venu donner l'alerte à l'Hôtel-Dieu, un interne en pharmacie recrute quelques camarades pour se rendre sur les lieux. Ils constatent une colonne de fumée sortant par la lucarne et, rejoints par quelques voisins, les internes se font remettre les clés de la cathédrale. À l'intérieur, l'atmosphère est déjà irrespirable. »

    Un immense brasier fut découvert au niveau du chœur, constitué de chaises et de meubles d'église. Ils parviennent à l'éteindre. Un autre est découvert près de l'autel. En explorant l'église à la recherche d'autres foyers, les sauveteurs du jour ne manquent pas de remarquer la "forêt de charpentes qui remontent à huit cents ans", se félicitant de "l'oubli ou l'ignorance" des incendiaires. Une forêt que nous avons vu flamber il y a quelques jours.

    La catastrophe fut évitée de justesse grâce à quelques internes en pharmacie de l’Hôtel-Dieu aidés d’un pompier et de badauds et par la peur d'un mourant "Tout était préparé pour faire sauter l'édifice", révèle La Gazette nationale du 29 mai 1871" Mais l'homme qui avait été chargé de cacher sous le maître-hôtel cinq barils de poudre (…) a été blessé mortellement un instant après avoir commis le crime. Il a eu peur, il a demandé un prêtre qui a reçu sa révélation et a pu prévenir à temps l'officier qui commandait là."

    Ce fut évidemment le Pr Brouardel, qui n’avait aucunement participé à l’extinction de l’incendie, ni apporté l'aide réclamée par ses subordonnés, qui reçut la Légion d’honneur pour avoir sauvé la cathédrale, recueillant, comme il se doit, les lauriers mérités par ses internes.


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  • Nous avons des étudiants que nous méritonsDeux étudiants (sic) faisant partie du bureau national de l’UNEF se sont distingués par leur indigence intellectuelle après l’incendie de Notre-Dame. En étalant de surcroît une haine de la France et de ses habitants.

    « Je m’en fiche de Notre-Dame car je m’en fiche de l’histoire de France ». Ce message publié lundi soir sur Twitter par la vice-présidente de l’Unef Lille, Hafsa Askar (et oui, elle est vice-présidente), quelques heures après l’incendie de la cathédrale de Paris. En ajoutant pour faire bonne mesure et bien montrer « d’où elle parle » : « On s’en balek objectivement c’est votre délire de petits blancs »

    Un autre responsable (sic) de l’Unef, Édouard Le Bert, qui se présente sur Twitter comme membre du bureau national du syndicat, a publié de son côté un message « moqueur et minimaliste » : « Ca y est drame national, une charpente de cathédrale brûle ». Lui, il est franchement con.


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  • Devine qui vient parler ce soir ?

    La une du Spectator du 13 avril 2019. Perfide Albion !

    Non, il ne parlera pas : NOTRE-DAME de Paris est en feu et c'est un désastre.

    Devine qui vient parler ce soir ?


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