• L'artiste vesulienne Pink Art Roz rend hommage, à l'aide de son talent et de 175 litres de peinture, au poète chanteur qui fit connaître Vesoul au monde entier sur un air d'accordéon musette (la photo est de SEBASTIEN BOZON/AFP)


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    Noirmoutier : paysages dont je ne me lasse pas, mais qui peuvent lasser les autres

    Renoir : Le bois de la Chaize à Noirmoutier

    Noirmoutier : paysages dont je ne me lasse pas, mais qui peuvent lasser les autres


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  • En matière artistique, l'expression de la tristesse, du drame ou de la tragédie est beaucoup plus rentable que celle de la joie. Le drame est plus volontiers taxé de chef-d'oeuvre, il est rare qu'il en soit de même pour une oeuvre comique. Pourtant, il est beaucoup plus difficile de faire rire que de faire pleurer. Si l'être humain est plus sensible au drame, c'est qu'il est fondamentalement triste car il connait sa fin inéluctable, même quand il fait semblant de l'ignorer en s'occupant de choses futiles : la futilité permet de vivre.

    Les personnages représentés en peinture sont presque toujours sérieux, tristes ou mélancoliques. La mélancolie est un thème fréquemment utilisé.

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  • Expositions 

    © Victor Frankowski AI-Da, l'humanoide artiste, dans son atelier

    Le 12 juin, ont été exposées à Oxford les "oeuvres" de ce robot humanoïde au stéréotype féminin, encore imposé par la société,  dénommé Al-Da,  et l'exposition - la première du genre - a été intitulée : "Unsecured Futures". "L'artiste" observe son modèle avec des caméras placées dans ses yeux. Les images capturées sont analysées par un algorithme qui transmet ensuite les informations à son bras mécanique.

    Expositions

    Dessin au crayon. Il parait que les dessins de "l'artiste" algorithmique seraient totalement imprévisibles. je veux bien le croire. Chaque oeuvre devient ainsi unique.

    Expositions

    Sculpture plutôt étonnante après une modélisation en 3D à partir d'un dessin.

    "Depuis l’ouverture de l’exposition, la galerie ne désemplit pas. Et surtout, en moins de dix jours, toutes les œuvres d’Al-Da se sont déjà vendues, pour plus d'un millions d'euros. Le galeriste prévoit de tout reverser à la recherche sur l’intelligence artificielle. Aidan Meller dit avoir monté cette expo pour faire réfléchir sur l’IA et ses dérives possibles. Mais pour quelques spécialistes de l’art, c’est Al-DA elle-même la dérive. Une journaliste d’ArtNet a ainsi écrit que cette jolie humanoïde qui peut créer une "œuvre d’art" toutes les 45 minutes représentait juste "la concrétisation d’un fantasme misogyne et capitaliste" (Nina Godart BFM TV). J'ignore si l'exposition comportait un buffet où l'on servait des boissons alcoolisées. Mais l'alcool n'est pas nécessaire pour expliquer ce jugement quand on a une tendance gauchiste et féministe radicale. Reste que cette journaliste n'a pas tort de considérer que dépenser de telles sommes pour des "oeuvres" bidons est un scandale. Mais puisqu'il s'agit d'une journaliste spécialisée en art, j'espère qu'elle a une réaction semblable pour des oeuvres contemporaines réalisées par des artistes en chair et en os et qui sont parfois inférieures (à mes yeux) à celles réalisées par ce robot doté d'une intelligence très artificielle, néanmoins fournie par des intelligences naturelles (de la société de robotique de Cornouailles, Engineered Arts, et des ingénieurs de Leeds).


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  • Des chaussures qui nous font marcher

    Cette paire de chaussures usées peinte en 1886 par Van Gogh a suscité bien des commentaires. Il les aurait trouvées dans un marché aux puces parisien et l’on dit que comme elles ne lui allaient pas, il les aurait transformées en modèle. Notons que si c’était le cas, son dénuement devait être grand étant donné leur état d’usure.

    Le philosophe Martin Heidegger s’était laissé aller en son temps à un commentaire un peu délirant :

    "Le paysan regarde par l'ouverture sombre de l'intérieur des chaussures sa difficile marche. Dans la lourdeur raide de la chaussure, il y a la ténacité accumulée de sa lente marche à travers les sillons étendus et toujours uniformes d’un champ balayé par un vent brut. Sur le cuir gisent l'humidité et la richesse du sol. Sous la semelle glisse la solitude du sentier. Le soir tombe. Dans les souliers vibre l'appel silencieux de la terre, son don tranquille de la maturation du grain et son refus inexpliqué de la désolation de la jachère du champ hivernal. "

    Pour certains ces chaussures usées représenteraient le symbole de la vie même du peintre, les autres ont imaginé pour elles les chemins les plus divers.

    Dans une lettre à son frère Theo, Vincent Van Gogh s’exprime de façon plus simple sur la poésie des choses ordinaires : "Il est bon d'aimer autant de choses que l'on peut.… Je vois des peintures ou des dessins dans les plus pauvres cottages, dans les coins les plus sales. Mon esprit est tourné vers ces choses-là avec un élan irrésistible. La poésie nous entoure partout, mais la mettre sur papier n’est, hélas, pas aussi facile que de la regarder. Je rêve ma peinture, puis je peins mon rêve. "

    Magritte ne le contredirait pas :

    Des chaussures qui nous font marcher


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  • "Et ça continue, encore, et encore"

    Bien que sans rapport avec ce dessin, il m'a paru intéressant de reporter un article d'Aurélie Haroche édité aujourd'hui dans le Journal international de Médecine sur le catastrophisme écologique :

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    D’une île à l’autre

    En tant qu’homme de peu de foi, ce que j’aime dans les églises orthodoxes, ce sont les lustres. Ce lustre a été photographié dans une petite église de Réthymnon, la troisième ville de Crète. Curieusement, je suis entré dans des églises orthodoxes loin de chez moi : en Russie, en Grèce et même en Turquie, mais je n’en ai visité aucune à Paris ! Je vous l’accorde, c’est particulièrement stupide.

    Beaucoup de faste dans les églises orthodoxes, mais les vitraux sont plus sobres. J’ai travaillé jadis avec un médecin, ancien séminariste catholique, qui me disait être attiré par la religion orthodoxe uniquement en raison du faste qui accompagne toutes les cérémonies.

    Bien sûr, la ville comporte des mosquées. La Crète, comme la plupart des îles du bassin méditerranéen, a essuyé toutes les invasions : romaine, byzantine, arabe, vénitienne, turque (plus de deux siècles). Les Vénitiens ont laissé une forteresse pour défendre la ville contre les Turcs et les Turcs ont laissé des mosquées et un phare après l’avoir prise. Puis, brièvement, les Russes sont venus et plus récemment les Allemands.

    Les Crétois, eux, sont restés toujours Crétois. De hautes montagnes (en particulier les Montagnes Blanches) et des gorges profondes permettent de résister, mais après les massacres arabes et turcs, il a fallu repeupler l’île.

    D’une île à l’autre

    Je peux me tromper (je n’ai qu’une connaissance très superficielle de la Crète), mais je pense qu’il existe une analogie entre les Crétois et les Corses. A noter, cependant, que la Crète a été indépendante au début du XXème siècle pendant 15 ans, et a préféré finalement être rattachée à la Grèce.


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  • Petit salut de Crète

    Non, ce n’est pas une carte postale.

    D’ailleurs, poste-t-on encore des photos prises par des professionnels ? Jadis, je me faisais un devoir, je pense comme tout le monde, d’envoyer à chacun de mes voyages une carte postale à chacun de mes amis et à chaque membre de ma famille.

    Pour ce qui me concerne, c’était une corvée que je remettais à la fin du séjour. Le mot au dos de la carte se devait d’être original et si possible amusant. Il fallait faire attention de ne pas remettre le mot de l’année précédente et pas la même chose quand les destinataires se connaissaient.

    Voilà un passé révolu, bien qu’attendrissant, que je ne regrette pas. En revanche, je regrette – Ô combien - les destinataires de mes cartes postales qui, pour la plupart, ont disparu.


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  • En Arabie saoudite, le mardi 23 avril dernier, 37 Saoudiens accusés de « terrorisme » ont été décapités. Dans ce pays, à l’égal de feu l’Etat islamique, les exécutions capitales ont généralement lieu par décapitation au sabre, en place publique, après la prière de midi. Trente-sept d’un coup, mais ce n’est qu’une pâle imitation des révolutionnaires français des années 1790 qui avaient élevé la décapitation au niveau industriel en utilisant une machine à couper les têtes, introduite par le Dr Joseph Guillotin par humanisme, et peut-être par souci social pour épargner au bourreau le dur labeur de couper de façon artisanale une ribambelle de têtes, ce qui, par ailleurs aurait nui au rendement en épuisant l’exécuteur. N’oublions pas que la France a décapité pour la dernière fois un condamné (Hamida Djandoubi) le 10 septembre 1977. Ce n’est pas si loin.

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  • Hier nous sommes allés voir la collection Courtauld exposée à la fondation Louis Vuitton. Une collection étonnante de tableaux impressionnistes et postimpressionnistes  peints par les plus grands : Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Degas, Pissarro, Seurat, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Modigliani…Et j’en oublie sûrement.

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