• La culture du chanteur d’arrière-garde.

    CulturesLe chanteur Renaud, après d’autres, a voulu saluer les soignants dans une chanson : “Pour tous les potes qui ont souffert de ce putain de virus, pour tous les soignants. Amitiés !”. Bien. Mais on se demande pourquoi et en vertu de quelles connaissances, il apporte son soutien au Pr Raoult : “Quand je pense au brave Docteur Raoult ; Conchié par des confrères jaloux ; Par des pontes, des sommités ; Qui ont les moules de perdre du blé ; J’me dis que monsieur Douste-Blazy, ne dit pas toujours que des conneries ; Mais ce monde est plein de voyous qui voient le mal un peu partout”. J’ignore si mes confrères sont jaloux, mais je ne pense pas qu’ils sont des voyous (terme placé là sans doute pour la rime) et je signale au chanteur que le Pr Raoult est une sommité et plus ponte que lui tu meurs. Il ajoute dans sa chanson : qu’il “s’en fiche” puisqu’il est “immunisé avec des anticorps par milliers”. Il est dommage qu’il n’ait pas celui contre la bêtise.

    Culture de masse

    Cultures

    Devant l'afflux des touristes, l'absence de distanciation physique, la Joconde a décidé d'être prudente :

    Cultures

    Culture de l'hésitation

    CulturesLe Premier ministre Jean Castex a indiqué ce dimanche 12 juillet que “la question de développer le port du masque est à l’étude”. A l’étude ? Combien faut-il de temps pour décider si la masque est nécessaire ou non dans telle ou telle circonstance ? Décidemment ces masques sont les meilleurs opposants au gouvernement.

    Culture de virus

    CulturesSamedi dernier, le concert gratuit à Nice. Virus à gogo.

     

     

     

    Culture au rabais :

    CulturesLe taux de réussite au bac 2020 est de 95,7%. Par mesure d'économie et même pour des raisons écologiques, il eut été plus logique, mais discriminatoire, d'afficher les quelques rares lycéens ayant échoué à cette redoutable épreuve.

     

    Culture féministe :

    Cultures

    Manifestation contre la nomination de Darmanin à l'Intérieur et de Dupond-Moretti à la Justice. On n'arrête pas le progrès : le viol est devenu une culture, la rue une cour de justice, une accusation une certitude, et une condamnation n'a plus besoin de procès.


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  • Le privilège blanc

    Photo prise en mars 2009, Bd des Batignolles à Paris, la veille d'une manifestation pour l'écologie


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  • Le confinement m'avait rendu plus ou moins cul-de-jatte. Aujourd'hui, j'ai décidé d'accomplir un exploit  : réaliser  la montée de la colline du Sacré-Coeur. C'était dur, mais c'est fait. La tarte à la crème est toujours là, d'une blancheur éblouissante sous ce soleil qui nous nargue depuis des semaines. A la fin de ma marche, je me suis demandé si je n'avais pas dépassé les 100 km qui me sont impartis.

    Je ne me souviens pas si la dernière fois où je suis venu ici la balustrade était déjà surchargée de cadenas. A voir leur nombre, les amoureux expriment toujours le voeu improbable de restés liés pour la vie. J'ai toujours trouvé que symboliser l'amour par un cadenas est plus déprimant que touchant.

    Dans ce bel immeuble, qui fend l'air comme la proue d'un navire, vivait un de mes amis. Une fenêtre de son appartement trouait cette proue comme un hublot. Je regarde toujours cet immeuble avec nostalgie car cet ami a disparu. 

    Vont-ils mettre un cadenas sur la balustrade ? Trop occupés à abolir la distanciation physique 

    Devant le Sacré-Coeur, on rencontre toujours des gens pittoresques, mais c'est la première fois que je vois un passant mettre bas sa culotte, sans doute pour se rafraichir, tout en portant un col de fourrure en pleine chaleur.


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  • Album du 16.04.20Mais non, nous ne manquons pas de masques.

     

     

    Album du 16.04.20Quand Dieu abandonne le pape, même à Pâques.

    Distanciation divine

     

     

     

     

     

    Album du 16.04.20Avance-t-il masqué ?

    Ou est-ce pour le bâillonner ?

     

     

     

     

     

    Album du 16.04.20Le virologue devenu viral. Faudra-t-il le bâillonner ?

     

     

     

     

    Album du 16.04.20Covid-19 ou pas, cette personne est à risque.

    (Parfois il faut cliquer sur le fantôme de l'image pour la faire apparaître...serais-je donc censuré de façon intermittente ?)


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  • La journée de la femme

    Bernard Buffet : "Les folles" 1972


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  • Hier, nous sommes allés voir l'exposition Hans Hartung au musée d'art moderne de Paris. Elle se termine le 1er mars. Beaucoup de toiles, beaucoup de monde .

    Peintre et photographe d'origine allemande. Pendant la seconde guerre mondiale, suspect en Allemagne comme en France puis en Espagne, sa traversée de cette période fut chaotique. La France libérée, il s'engagea dans la légion étrangère comme ambulancier, fut blessé à Belfort, perdit une jambe et devint Français. 

    Sa peinture est essentiellement abstraite, devenant par la suite "gestuelle" ou "active" en utilisant projection, brossage, grattage avec divers instruments et des  peintures industrielles plutôt que la peinture à l'huile. Beaucoup d'oeuvres sur papier. La dernière année de sa vie, en 1989, à 85 ans, il peignit plus de 300 oeuvres avec un pistolet à peinture. Frénésie ultime d'un homme qui n'avait pas cessé d'expérimenter les expressions picturales depuis sa prime jeunesse.

    Les techniques pour créer une oeuvre intéressent les spécialistes et les autres peintres, pour les spectateurs peu importe la méthode de création, et si on peut être un peu heurté par ce pistolet à peinture alors que nous avons une tendresse pour le pinceau, ce qui importe est le résultat et j'ai été "accroché" par quelques oeuvres très bien exposées dans ce beau musée d'art moderne de Paris. En voici quelques-unes :

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  • Ce matin, je suis allé chez mon dentiste. Après chacune de mes visites j’ai une pensée émue pour tous les patients qui, jusqu’au milieu du XIXème siècle, ont subi les actes de chirurgie dentaire sans anesthésie. Le spectacle du torturé volontaire au milieu d’un public attentif, et manifestement heureux de ne pas être à sa place entre les mains du barbier, a inspiré nombre de peintres jusqu’aux plus grands comme le Caravage :

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  • Le texte ci-contre est tiré d'un entrefilet signé Samuel Piquet et paru dans Marianne du 24/01/20.

    L'homme n'est pas un loup pour l'homme, mais pour la femme. En fait l'autre est devenu dérangeant, insupportable, traumatisant, il est devenu une intrusion dans le confort de chacun, une agression par sa seule présence.   Lorsqu'un homme regarde une femme de façon insistante, lorsqu'il la complimente , c'est évidemment dans l'intention de la séduire afin de la violer d'une façon ou d'une autre.

    Les relations entre les hommes et les femmes prennent un curieux tour en lançant le balancier trop loin après la dénonciation justifiée des agressions sexuelles restées trop longtemps cachées, et en jetant quasiment un air de suspicion sur l'hétérosexualité.

    L'autre, ressenti comme une agression dépasse le cadre des sexes et touche aussi celui des identités notamment dans les universités anglo-saxonnes où les minorités, qu'elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses, ont une susceptibilité à fleur de peau, ce qui conduit à interdire à la majorité toute remarque qui pourrait les froisser, au point de vouloir se réfugier dans un espace ("save space") prévu pour se mettre à l'abri de la contradiction. Pauvres choux.

    Ces mesures affligeantes pour protéger la fragilité mentale des individus me rappelle un livre d'anticipation, dont je ne me souviens plus du titre, où les règles suivies en société imposaient  d'éviter le moindre contact verbal ou physique avec les autres  individus afin de se préserver de toute violence.

    Mais dans notre monde également, pour éviter toute contradiction, tout débat, toute dispute, afin de préserver son confort intellectuel, les gens ont tendance à ne fréquenter que les gens qui leur ressemblent, à rejeter comme des adversaires infréquentables ceux qui ne sont pas d'accord et avec lesquels il n'est même pas question de parler, comme si les fréquenter c'était se salir soi-même ou en tout cas risquer d'être condamné par ceux de votre bord.

    Dans le monde d'aujourd'hui la tendance n'est pas de vivre ensemble, mais de vivre séparé jusqu'à haïr l'autre.


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  • En ce moment, le Grand Palais à Paris expose des oeuvres du Gréco. Peintre, sculpteur, et architecte, il est né en Crète au milieu du XVIème et mort à Tolède après avoir séjourné à Rome.

    Je n'irai pas voir cette exposition, sûrement à tort, mais j'avoue ne pas apprécier sa peinture qui comporte essentiellement des portraits et des tableaux d'inspiration religieuse. Il est vrai qu'à l'époque beaucoup de commandes provenaient de l'Eglise, et elle a donc été à l'origine de la création de la plupart des chefs-d'oeuvre dans le sud de l'Europe, contrairement au nord où les peintures profanes abondaient.

    Une des raisons pour laquelle je n'adhère que peu aux oeuvres du Greco est la déformation qu'il a appliquée à tous les personnages qu'il représentait : les visages comme les corps sont longilignes, anormalement allongés avec une disproportion entre une petite tête et un long corps, et à une époque où les gens étaient petits. Son autoportrait lui-même accuse un excès de verticalité :

    Les prouesses d'un oeil malade 2

     

    Les prouesses d'un oeil malade 2

    Saint Martin et le pauvre

    Les prouesses d'un oeil malade 2

    La crucifixion

    Ces déformations sont d'autant plus étonnantes qu'avant l'apparition de la photographie, les peintres respectaient le plus souvent les proportions et la représentation du réel, notamment pour les portraits.

    Des médecins se sont donc demandés si l'oeil du Greco n'était pas malade. Les uns parlant d'une anomalie de la rétine, les autres plus simplement d'un astigmatisme privilégiant les lignes verticales.

    L'oeil malade d'un peintre peut parfois donner de bonnes surprises. Ce fut le cas de Monet, et je reporte ci-dessous un billet que j'avais publié il y a 10 ans :

    Les prouesses d'un oeil malade 2

    Ce tableau, le pont japonais (le second), fut peint par Monet vers 1920. Ne dirait-on pas un tableau abstrait ?

    A cette époque, le peintre était atteint d’une double cataracte, il ne voyait plus de l’œil droit et à peine de l’œil gauche. Il a d’abord refusé de se faire opérer dans la crainte de devenir complètement aveugle et ayant perdu le sens de la profondeur et du relief (donné par la vision binoculaire), il ne percevait que des taches de couleurs. Lorsqu’il accepta de se faire opérer de l’œil droit, Monet s’est plaint après cette opération d’avoir perdu des couleurs. Pour peindre il utilisa alors, soit l’œil droit et les bleus dominaient sur la toile, soit l’œil gauche (filtré par la cataracte) dont la vision privilégiait les couleurs chaudes.


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  • La photo ci-contre est celle d'une jeune femme en train de jouir ou qui fait semblant d'avoir un orgasme. Cette exhibitionniste a diffusé son image intime sur les réseaux sociaux, et elle a été reprise par Huffpost où je l'ai délicatement prélevée afin de ne pas déranger la personne dans son activité fantasmée.

    La photo est accompagnée par l'accroche suivante : ″À 24 ans, j’ai compris que je n’avais pas besoin d’un homme pour jouir. Voilà les conséquences de cette révélation”

    C'est ainsi que cette exhibitionniste, qui par ailleurs se présente comme une autrice, artiste et féministe, a réussi à se fait connaître de la foule en réseau. Si elle a le sens de la communication en passant au-dessous de la ceinture, ce qui est le moyen le plus rapide aujourd'hui pour avoir "son quart d'heure de célébrité" (j'évite d'y participer en ne donnant pas directement son nom), elle me semble cependant un peu attardée pour n'avoir découvert la masturbation qu'à 24 ans. Et peut-être est-elle infirme sur le plan affectif car il n'est ici nullement question d'amour, sinon de soi-même.

     


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