• Curieuse stratégie. Xavier Bertrand a annoncé que s’il n’était pas réélu à la tête de la région Hauts-de-France, il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. Valérie Pécresse annonce la fin de sa carrière politique si elle n’était pas réélue à la tête de la région île de France. Sont-ce des chantages ? Retenez- moi ou je m’en vais ? Stratégie risquée.

    Lire la suite...


    10 commentaires
  • La lumière au bout du tunnelA Marseille, un nouveau variant du SARS-CoV-2 a été découvert. Les circonstances particulières de sa découverte ont été rapportées par les médias. On la doit, en effet, au zèle d’un policier municipal dont l’attention avait été attirée par un quidam de sexe masculin assis sur un banc de la Canebière et qui ne portait pas de masque. A la remontrance de l’agent, le quidam répondit qu’il ne portait pas de masque car il était dans l’obligation impérieuse de se moucher fréquemment. Admirons la présence d’esprit du policier qui sortit immédiatement son écouvillon de sa poche révolver pour faire un prélèvement naso-pharyngé. Celui-ci se révéla positif et le séquençage effectué sur place dans le commissariat montra des mutations rendant le virus SARS-CoV-2 extrêmement contagieux, l’agent à l’origine de sa découverte a d’ailleurs été atteint malgré le port d’un masque réglementaire aux couleurs de la ville de Marseille. Cette contagiosité laisse penser que ce variant marseillais va se répandre très vite et remplacer toutes les autres formes du virus, mais la bonne nouvelle est qu’il ne provoque qu’un rhume bénin. Conséquence immédiate : le cours en bourse des actions des entreprises fabriquant des mouchoirs en papier est monté en flèche. La municipalité de Marseille a fait une demande pour que soit décernée la légion d’honneur au policier municipal en récompense de son héroïsme. Illustration : Jérôme Bosch


    8 commentaires
  • César se noie dans le Rubi-conLe dernier meeting politique et de victimologie des César où les bonnes âmes plaquées or ont l’habitude de faire leur cinéma en pleurant sur la misère humaine, les victimes, l’injustice, et les discriminations n’a intéressé, le 12 mars, que 9,1% des téléspectateurs. Quand l'art s’efface derrière le message convenu et l'absurdité vulgaire. L'Article de Jean-Luc Wachthausen paru dans Le Point donne un compte-rendu de cette cérémonie militante et hypocrite que j'ai évité de regarder. 

    Lire la suite...


    12 commentaires
  • HumeurPlus de restaurant, plus de cinéma, plus de théâtre, plus d’exposition, plus de concert. Les autres ont perdu leur chair. Le spectacle est livré en boîte à lucarne. J’ai l’impression de vivre un confinement mental avec un accès réduit à « l'essentiel ».

    Lire la suite...


    10 commentaires
  • Cette année se termine. Nous sommes encore vivants mais sans préjuger du lendemain. Ce fut une année particulière mais on ne peut pas lui donner 20 sur 20.

    Lire la suite...


    10 commentaires
  • La kermesse de minuit par Patrick Besson«Un enfant nous est né… un fils nous est donné. » Le monsieur près du pylône, là-bas, oui, ayez la gentillesse de vous éloigner de l’autre monsieur, voilà, respectez les distances de sécurité, merci… « … il est le Roi, l’admirable… » Prions… Ah non, madame, on n’éternue pas ainsi au milieu des fidèles, je vais vous demander de sortir, je suis désolé… On ne sera plus trente, monsieur de la sécurité, vous pouvez faire entrer un autre fidèle pour que nous ayons la jauge… « Jésus, sois notre lumière sur la terre… Jésus, sois notre joie dans le ciel… » Qui a toussé ? Je repose la question : qui a toussé ? Que celui ou celle qui a toussé se dénonce… Ah, c’est vous, Catherine, pourquoi vous ne le disiez pas ?… Vous avez toussé dans votre coude, ça ne m’étonne pas de vous, chrétienne et citoyenne… Où en étais-je ? Ah, l’épître… « d’après la lettre de saint Paul à son disciple Tite… » Monsieur de la sécurité, mon fils, je vous avais dit une personne en plus, pas deux, et du coup on est trente et un. Il faut savoir compter, même quand on travaille dans la sécurité… Je vais demander à l’un ou l’une d’entre vous de sortir afin de respecter les directives gouvernementales… Non, pas vous, Catherine… Le gros monsieur, là-bas, au fond, je vous ai vu consulter votre portable, il y a un meilleur réseau dehors. Voilà. Je reprends. « Cher disciple, écrit saint Paul. Tous les hommes peuvent voir la bonté de Dieu, en regardant notre sauveur… » J’ai oublié de vous dire tout à l’heure, j’interromps ma lecture de l’épître car c’est une priorité sanitaire, dans le bénitier, c’est bien sûr du liquide hydroalcoolique béni par moi-même, aucun risque donc de contagion. Je reprends l’épître de saint Paul : « Jésus nous apprend à ne pas oublier Dieu, à ne pas nous préoccuper de nous-même… » Attention à ne pas interpréter cette phrase comme un encouragement à ne pas respecter les gestes barrières. Saint Paul est un converti, certes, mais il se soumet comme nous à l’autorité, à l’État, et suit ses directives. « … mais à aimer Dieu et à vivre comme il le veut ». Entonnons maintenant le chant de méditation. Tout le monde a son masque ? On se couvre bien le nez et, du coup, on chante plus fort : « Dans la splendeur des cieux, avant l’aurore du monde, tu es mon Fils. » On se rassoit sur la même chaise que tout à l’heure. Heureusement, l’église est grande, aucune difficulté à respecter la règle gouvernementale des 8 mètres carrés. À croire que nos pères fondateurs avaient prévu le Covid-19. L’Académie française dit « la » Covid, mais le Vatican n’en a cure, c’est le cas de le dire… « En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant de recenser toute la terre… Joseph aussi, venant de Galilée, de la ville de Nazareth… »Quoi encore, messieurs de la gendarmerie ? On vous a signalé un cas contact ? Avec un certain Jésus. C’est une blague ? Ah non, c’est un migrant. Jésus, êtes-vous parmi nous ?"


    8 commentaires
  • Hommage à Donald TrumpTrump a retiré en 2018 les Etats-Unis du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Il avait raison. ce Conseil est une mascarade obscène. L'organisation internationale est toute fière d'avoir rejeté hier - à juste titre - la candidature de l'Arabie Saoudite pour devenir membre de ce Conseil en raison de la guerre menée au Yémen et du découpage façon puzzle d'un journaliste d'opposition qui s'était naïvement présenté à son consulat d'Istanbul. Un peu trop visible, et ce fut le seul membre à ne pas être élu par l'ONU. Mais le représentant saoudien n'aurait pas vraiment déparé au milieu de ses collègues russe, chinois, pakistanais, cubain etc...


    21 commentaires
  • Il faut lutter sans merci contre l'héroïsme


    11 commentaires
  • Le rire scientifiqueLe Britannique Michael Houghton et les Américains Harvey Alter et Charles Rice viennent d'obtenir le prix Nobel de médecine, pour la découverte du virus de l’hépatite C, mais cette récompense bien méritée ne doit pas nous faire oublier que la 30e cérémonie des Ig Nobel s’est néanmoins déroulée à Boston en septembre dernier mais de façon virtuelle, ce qui l’a rendue moins hilarante bien que les travaux farfelus qui furent récompensés (notamment par un billet de 10.000 milliards de dollars zimbabwéens, une monnaie qui ne vaut plus rien à cause de l’hyperinflation) se sont révélés d’un bon niveau. J’ai ainsi appris que la femelle alligator est l’un des animaux non-aviaires les plus bruyants et qu’ une expérience a permis de montrer que l’air enrichi en hélium pouvait affecter ses vocalisations, expérience qui méritait bien le prix de l’acoustique. Si vous rencontrez rarement la femelle alligator dans vos promenades, par contre les personnes narcissiques ne manquent pas, et un couple de psychologues (non mariés à ma connaissance) a mis au point une méthode permettant de les identifier en examinant uniquement leurs sourcils, avouez que cela ne manque pas d’intérêt. A mon avis un biais risque de rendre la méthode inopérante si le narcissique, qui a tendance à s’embellir, se livre sournoisement à une épilation. Le ver de terre, si méprisé, a permis une collaboration internationale exemplaire puisque c’est à la réunion fructueuse de la France, l’Australie, l’Ukraine, l’Italie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud que l’on doit l’observation des modifications de la forme du ver de terre lorsque celui-ci est exposé à des vibrations à haute fréquence, ce qui méritait bien le prix de physique. C’est à un Américain que l’on doit d’avoir recueilli des preuves que de nombreux entomologistes ont peur des araignées, ce qui dénote un certain masochisme de leur part d’avoir choisi cette spécialité. Une équipe anglo-saxonne (composée de sept scientifiques) a tenté de reproduire l’invention d’un Inuit qui avait fabriqué un couteau à partir de ses propres excréments congelés. Finalement, les experts ont montré que cela ne fonctionnait pas. Ils obtiennent le prix de Sciences des matériaux, mais peut-être ont-ils simplement montré que l’Inuit est plus habile que le scientifique ou que l’excrément d’un Inuit est plus solide que celui d’un scientifique. « French kiss » oblige, des Français ont fait partie d’une équipe internationale pour explorer le rapport entre les inégalités socio-économiques d’un pays et la fréquence des baisers sur la bouche dans ce pays. Et il s’est avéré qu’arrêter de s’embrasser sur la bouche ne permettra pas de mettre fin aux inégalités, on peut donc continuer à le faire sans conséquences économiques sensibles. Enfin « les dirigeants de neuf pays ont été les lauréats conjoints d’une catégorie spécialement créée pour l’occasion : l’éducation médicale. Vladimir Poutine, Donald Trump, Jair Bolsonaro, Boris Johnson, Recep Tayyip Erdogan, Narendra Modi (Inde), Andres Manuel Lopez Obrador (Mexique), Alexandre Loukachenko (Biélorussie) et Gourbangouli Berdimoukhamedov (Turkménistan) ont ainsi été gratifiés d’un Ig Nobel commun pour avoir démontré « scientifiquement que, par leurs décisions en période de crise sanitaire, les responsables politiques pouvaient facilement tuer plus de gens que les médecins ».


    26 commentaires
  • Regard d’un musulman qui ne se voile pas la faceDans son discours sur le séparatisme – et pour une fois il a clairement parlé de l’islam politique et antirépublicain – Emmanuel Macron s’est trouvé embarrassé sur la question du voile islamique dont la signification irait d’une simple modalité vestimentaire, sur laquelle il ne se sent pas le droit d’intervenir, à l’étendard de l’islam radical, manifestation publique du séparatisme islamique coiffant la tête des femmes. La distinction est évidemment impossible. En fait, je comprends l’embarras de Macron, ailleurs le voile est totalement accepté et notamment dans les pays anglo-saxons où l’on ironise sur les réticences françaises à accepter ce séparatisme féminin. Dans Le Point du 1/10/20 figure un article de Kamel Daoud intitulé « Le voile n’est pas une liberté » où il montre que le voile est toujours une arme des islamistes et de quelle façon les islamistes l’on à nouveau imposé dans l’espace publique algérien. Je me permets d’en rapporter ici des extraits (le texte mis en gras est de mon fait) : « Le voile n’est qu’un voile. Il cache et n’embellit pas. Il nie et prive l’humain du lien avec l’autre. Ce n’est pas une robe mais un uniforme. Ce n’est pas un choix mais le choix de se mentir ou de tromper autrui. On peut en effet parer cette défaite de son corps des codes d’une confession et de ses procureurs, et on peut user de la liberté que vous offre l’Occident pour renoncer à la liberté d’en jouir, mais cela ne trompera que les spectateurs autochtones qui ignorent les nuances de ce reniement au nom d’une croyance ou n’arrivent pas à surmonter leur culpabilité par la lucidité et la fermeté. Le voile n’est pas une liberté car, si on croit être libre de le porter, on n’est jamais libre de l’enlever. Celles qui ont eu ce courage en ont payé le prix – la peur, la menace et la violence, l’insulte. Et celles qui répètent que c’est un acte de liberté ne manifesteront jamais au Caire, à Khartoum ou à Kaboul pour le droit de porter une jupe courte ou d’aller seins nus sur une plage en Arabie. Le voile est-il une obsession française ? Non, c’est une obsession des religieux, des islamistes, des radicaux. Ils en font leur étendard face à la menace du désir que le miroir de la femme leur renvoie, nu et cru. Ils veulent en faire un signe de ralliement et de recrutement, une victoire sur l’enfoui et l’intime et un signe de l’extension du domaine de leur négation du corps et de la vie /…/ Le voile n’est jamais autre chose qu’une séparation, c’est d’ailleurs le sens étymologique le plus ancien de ce mot en langue arabe : voiler, c’est soustraire au regard, séparer, retirer. Enterrer la femme vivante. Il y a même quelque chose de sournois et de fourbe chez les avocats du voile. Nous les avons connus en Algérie au début de la guerre civile des années 1990 : ils nous répétaient que le voile était juste un foulard ancestral, un signe et un usage sain hérité de nos aïeules. Quand nous l’avons toléré, ils nous ont dit que le voile se devait de respecter les critères « légaux » de la charia : noir, ample pour effacer les courbes, sans couleur, nocturne. Et, quand nous l’avons toléré, ses avocats se prononcèrent pour le voilement du visage, l’effacement des traits. Le résultat avait dépassé le prétexte culturel pour prendre la forme d’un linceul ; il fallait enterrer la femme vivante et avec elle le désir, le corps, l’envie, le sexe, l’amour, le flirt, l’échange, le baiser, l’intime. Leur cible, c’était la vue et la vie. Le regard, il fallait l’aveugler et l’éteindre /…/ Des campagnes dans les médias ou sur les réseaux sociaux sont lancées régulièrement pour appeler « les vrais hommes à voiler leurs femmes ». On ne s’adresse même plus à la femme, mais à son « propriétaire ». Aujourd’hui, en France comme ailleurs en Occident, on en est à la négociation d’un droit qui n’en est pas un, à la culpabilisation de ceux qui s’y opposent ou aux propos niais de ceux qui se trompent d’amour et de compassion. Enfant de la guerre civile algérienne, j’ai la mémoire des visages de femmes brûlés à l’acide, des voiles obligatoires, des égorgements de femmes qui le refusaient. Le chroniqueur refuse alors, rageur, l’arnaque qui tente de maquiller une mise en uniforme et en uniformité des femmes au prétexte d’un droit culturel sournois, d’une liberté dévoyée ou d’une affirmation communautaire. Si le discours ambiant a déjà réussi à culpabiliser le Français moyen face à cette épidémie de l’effacement de l’humain, cette propagande ne peut rien contre l’enfant d’une guerre civile, et le souvenir que je garde des discours qui nous ont vendu comme un droit démocratique l’obligation de renoncer à la démocratie. On peut tromper des vivants, pas des survivants. Accepter le voile c’est se voiler la face. Rien d’autre. Tout le reste est renoncement raffiné.


    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique