• De quoi ne pas désespérer de l’humanitéPour ne pas désespérer de l’humanité, il y a les publicités. Avez-vous vu ou entendu une publicité qui vous veut du mal ? Non, aucune, elles vous veulent toutes du bien. C’est réconfortant. Chaque jour je reçois des messages de la part des fournisseurs de téléphonie ou d’internet qui tiennent absolument à me faire gagner de l’argent. C’est également le cas des sociétés d’investissement et des banques qui clament haut et fort qu’elles veulent m’enrichir en étant pour leur part à peine intéressées car elles veulent avant tout mon bien. Certes, parfois elles laissent échapper une bévue comme la Société générale qui avait brièvement claironné il y a quelques années : « votre argent m’intéresse » alors qu’il est évident que c’est mon intérêt qui l’intéresse. Les assurances nous offrent une protection quasiment maternelle, elles nous encouragent même à prendre des risques ou avoir des accidents pour nous montrer à quel point elles ont bonnes. Parmi les grandes surfaces, les établissements Leclerc se conduisent en véritables philanthropes. Ne parlons pas des aliments et des boissons qui, consommés, provoquent manifestement des plaisirs intenses sources d'agitations diverses. Pour les voitures, à voir la tête des conducteurs et des conductrices, on a vraiment l'impression d'assister à un orgasme. Quant aux grands pollueurs devant l’Eternel, ils répètent par tous la canaux (vidangés) que leur souci principal est la préservation de la planète et la lutte contre le réchauffement climatique. Tout le monde se décarcasse pour que notre vie soit meilleure, plus confortable, plus enrichissante (pour qui ?), et nous rendre plus léger (pour le compte en banque ?). Alors pourquoi désespérer de l’humanité ? Le tableau de Magritte est intitulé : "La trahison des images". S'agissant de la publicité, on ne saurait mieux dire.


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  • La volonté populaire

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  • Je ne m’informe pas « par moi-même »

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  • Précipitation législativeEn France, dès que l’opinion est frappée par un événement, même quand il s’agit d’un fait divers, il y a toujours une personne détenant une parcelle d’autorité pour proposer une loi. Loi de circonstance, mais étant donné que cette circonstance frappe beaucoup de monde, la loi est en général adoptée, car s’y opposer serait jugé sévèrement. C’est, je crois, la première fois que le même phénomène se produit alors que l’événement est survenu, non pas en France, mais sur un autre continent : aux Amériques. Une bonne partie du monde a été frappée par la décision de la Cour suprême des USA de révoquer le droit à l’IVG au niveau fédéral pour le laisser à la décision de chaque Etat. Un jugement qui entraîne bien des remous Outre-Atlantique. Mais ces remous semblent avoir traversé l’océan pour clapoter sur les rives de l’hexagone où il a été immédiatement proposé d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution française afin de le protéger définitivement – sauf changement de Constitution – alors qu’il est admis par un large consensus et non menacé dans l’immédiat. On a presque l’impression que l’on propose en urgence une révision constitutionnelle pour résoudre un problème étatsunien. Mes billets précédents montrent à quel point je suis attaché à ce droit des femmes leur donnant la liberté de recourir ou non à l’interruption d’une grossesse débutante non désirée, mais que de précipitation ! Un peu de réflexion préalable pourrait permettre de freiner cette diarrhée législative de nos élus, surtout lorsqu’elle vient toucher les règles fondamentales du pays. Une Constitution est faite pour faire fonctionner un pays et pas pour y mettre la préoccupation du moment. Illustration : Klimt « La justice, carte de tarot »


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  • Retour vers le passé ?Les résultats des élections législatives où les macronistes viennent de perdre la majorité absolue et où les mélenchonistes ne pourront plus revendiquer la place de premier ministre pour leur caudillo vociférant, vont-ils me rajeunir ? Ayant connu la IVe République, j’ai l’impression que l’on va avoir droit - dans le meilleur des cas - à un retour vers le passé. Une IVe bien décriée mais qui a tout de même contribué à reconstruire la France malgré la valse hilarante des présidents du Conseil où les paris étaient ouverts sur la durée des gouvernements successifs sous le regard impavide d’un Président de la République trop souvent dérangé dans son arrosage des chrysanthèmes. Cependant la IVe a tenu jusqu’à la crise algérienne et malgré sa guerre désastreuse en Indochine car les relations entre les politiques n’étaient pas dominées par la haine dans laquelle baigne aujourd’hui le monde politique où l'on a du mal à discerner la préoccupation de l’intérêt général que l'on observe dans d'autres pays, comme l'a montré la déclaration de Mélenchon : « nous ne sommes pas du même monde » à l’issue des élections . Illustration : Vincenzo Camuccini « La mort de Cesar ».


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  • Je refais « L’Idiot »

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  • Vacuité

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  • Bien que les statistiques en la matière soient difficiles à établir, il apparaît cependant qu’il y a nettement plus d’hommes que de femmes qui ont le sentiment d’appartenir davantage au sexe opposé qu’à leur sexe de naissance. Cette identité de genre discordante, qui toucherait environ 1% de la population, conduirait à une réassignation sexuelle  trois à quatre fois plus souvent chez les hommes que chez les femmes, avec les réserves qui s’imposent étant donnée la difficulté de l’évaluation. Bien entendu, cette discordance ne conduit qu’une partie de ces personnes à subir des modifications corporelles et éventuellement juridiques pour appartenir le plus possible au sexe opposé. Il me semble que l’on entend peu parler des femmes de naissance qui se sentent homme, par contre une partie des hommes de naissance qui se sentent femme militent activement pour leur cause et parfois de façon agressive, à croire qu’elles ont conservé de leur masculinité de naissance, et malgré une éventuelle imprégnation hormonale féminine, une agressivité qui leur est difficile d’effacer. Trouble dans le féminismeCes personnes pourvues par la nature d’un corps masculin veulent être pleinement considérées comme des femmes sans pouvoir être femelles puisqu’elles ne peuvent pas procréer. Elles veulent donc que l’on fasse l’impasse sur les organes reproducteurs féminins en les considérant comme des accessoires secondaires, d’où les dénominations grotesques qui ont cours dans les milieux dits progressistes en distinguant les personnes avec ou sans utérus ou encore avec ou sans vulve. Une partie des féministes nées femmes reconnait à ces transgenres, avec conservation ou non de leur pénis, leur appartenance au genre féminin, mais une autre partie estime que cette appartenance est discutable. Ces féministes rebelles au progrès sont rejetées par le monde branché sur le sexe et qualifiées de « féministes radicales », coupables de transphobie, et subissent un harcèlement agressif jusqu’à être menacées de viol, sans doute par celles qui ont conservé leur pénis, car comme on le voit, il peut toujours servir. Illustration : Priape à Pompéi.


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  • Aujourd’hui nous avons déjeuné sur une terrasse de la rue des Abbesses. Beaucoup de monde, autant de touristes que de Parisiens et masques rares. Alors que nous avions presque terminé de déjeuner, un jeune couple s’est assis à la table voisine. Personne ne venant prendre la commande, l’homme sans doute torturé par la faim s’est impatienté et a fini par se lever pour protester à l’intérieur de la brasserie. La femme s’est alors tournée vers nous pour nous expliquer que son compagnon travaillait dans la restauration et qu’il y avait là un mauvais process. Ce mot anglais devient de plus en plus courant poussant dans les catacombes tous les équivalents français qui ne manquent pourtant pas. L’anglais est devenu la langue internationale, j’ai entendu des paysans dans je ne sais plus quelle contrée perdue et non anglophone le parler presque couramment. L’anglais est aussi devenu la langue diplomatique (c’était jadis le français) et le comble est qu’il paraît être la langue utilisée par les officiels de l’Union européenne alors que la Grande-Bretagne n’y figure plus. On se demande pourquoi la Présidente de la commission européenne utilise l’Anglais dans ses discours, il me semble tout même que de belles langues existent en Europe et s’exprimer dans une de ces langues, et notamment la sienne, l’allemand, devrait être obligatoire si l’Europe veut affirmer un tant soit peu son identité dont la langue est un des marqueurs principaux.


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  • Le vœu de Cocteau est exaucé« Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu plus avant de renvoyer les images. ». J’aime beaucoup cette citation de Jean Cocteau et plus on vieillit plus elle prend de sens. Mais il se trouve aussi que le vœu du poète est aujourd’hui exaucé. Grâce à l’intelligence artificielle, non seulement les miroirs réfléchissent, mais ils vous donnent même des conseils. Les vendeurs de cosmétiques proposent des applications qui, à partir de selfies, font un diagnostic cutané et proposent bien sûr des solutions. Des miroirs magiques que les marchands de beauté appellent « cosmétique algorithmique » ou « beauty tech » permettant de choisir maquillage, coiffure, couleur de cheveux ou même parfum après un « diagnostic olfactif ». Certes, ces miroirs pourraient flatter l’utilisatrice (en l’absence de tout sexisme, le féminin s’impose ici) mais se montrer désagréables en révélant, par des applications spécifiques, des marqueurs du vieillissement ou une tendance acnéique. Je me demande s’il était souhaitable de réaliser le souhait de Cocteau car c’est un peu la fin des illusions. Ceci me rappelle une personne de ma famille qui après une opération de la cataracte s’était écriée en se regardant dans un miroir : « Mon Dieu, je ne savais pas que j’avais autant de rides ». On s’extasie devant l’intelligence artificielle, on devrait en être effrayé, c’est une véritable intrusion dans l’être humain chassant son naturel et qui conduira peu à peu à l’atrophie de sa propre intelligence comme pour les organes dont on se sert de moins en moins. C’est déjà fait pour la mémoire que l’on n’exerce plus puisque tout est stocké dans le ventre des ordinateurs. Illustration : Félix Vallotton.


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