• Le « féminicide » est-il plus grave que l’homicide ?

    « 150 personnalités dont Julie Gayet, Jeanne Cherhal ou encore Virginie Effira ont signé une tribune appelant à aller manifester le 23 novembre avec #NousToutes, contre les féminicides et violences conjugales » (les journaux).

    Je suis évidemment horrifié par les violences conjugales qui peuvent aller jusqu’au meurtre, mais je suis dubitatif sur l’efficacité d’une marche pour réduire la brutalité et la bêtise des individus qui veulent imposer leur domination à coups de poing ou qui considèrent que la personne avec laquelle ils vivent ou ont vécu leur appartient (à propos, Bertrand Cantat compte à nouveau se donner en spectacle l’année prochaine)

    Avec cette marche, nous dirons notre exigence d’un monde dans lequel les violences n’ont pas leur place”, déclaration d’une touchante naïveté que l’on peut qu’approuver. Par contre, il est possible que la pression exercée renforce l’attention de la police et de la justice lorsque les faits sont signalés.

    Avec cette marche, nous porterons la voix de celles qui ne peuvent plus parler. Celles qui ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes ». Cette dernière affirmation me semble discutable et a justifié l’introduction du néologisme de « féminicide ».

    Car pourquoi parler de « féminicide » ? Celles qui ont été tuées (plus de 120 en 2018) par la personne avec laquelle elles vivaient ne l’ont pas été, à mon avis, parce qu’elles étaient femme, mais parce qu’elles étaient l’épouse ou la compagne du meurtrier. C’est en quelque sorte leur fonction et non le fait d’être femme qui a conduit aux brutalités meurtrières. Devra-t-on parler de féminicide lorsqu’une lesbienne tuera sa compagne ?

    Introduire le terme de féminicide se réfère encore une fois à la notion de race : le meurtre d’un être humain différent et uniquement en raison de cette différence. Or si dans un couple un homme tue une femme ou une femme tue un homme, ce n’est pas parce que la victime est différente mais parce qu’il y a conflit entre les deux, la même raison que pour tout autre meurtre. Les seules particularités sont que le conflit réel ou imaginé se déroule dans le milieu familial entre deux personnes qui, au départ, se sont probablement aimés, et que l’homme est habituellement plus fort physiquement que la femme et qu’il abuse de cette force. Tuer une femme n’est ni plus grave, ni moins grave que de tuer un homme, même si juridiquement l’abus de faiblesse pourrait aggraver la peine du meurtrier. Mais il est toujours dangereux d’introduire une hiérarchie entre les victimes, ne serait-ce que par la sémantique.

    Illustration : Alexandre Colin  "La mort de Desdémone"


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  • Dépité par les évènements récents, je n’avais plus envie de prendre ma plume-clavier pour exhaler ma mauvaise humeur, ces évènements étant largement et bien commentés par les éditorialistes dont c’est le métier.

    Dépité de voir que le Grand Turc, en mal de génocide, n'a pas hésité à envahir la Syrie pour tenter d’exterminer nos alliés Kurdes, abandonnés par le chef d’entreprise instable, inculte et vulgaire, à qui les Américains ont confié imprudemment les clefs de leur pays, et qui entérine par son retrait la fin de l’Empire Américain. Dépité de voir l’Europe, colosse apathique et désarmé, ajouter à la défaite de l’Occident en se montrant impuissante et tétanisée par la crainte d’être envahie par les migrants que le Grand Turc retient sur son sol comme une arme d’invasion massive ou comme le dit Kamel Daoud telle une nuée de sauterelles qu’il menace de lâcher sur le continent européen.

    Dépité, que pendant ce temps de défaite, la France se déchire à propos d’un bout de tissu collé sur la tête des soumises, mais heureuses de l’être, et conduisant un député du RN a demandé à l’une d’entre elles de le retirer devant une assemblée entière. Ce député, sans doute fier de son exploit, a transformé cette Fatima en tragi-comédienne éplorée, ridicule dans son rôle de martyre, mais figure de « maman voilée » consolant son enfant en pleurs, scène déchirante diffusée par les médias, et reprise avec délectation par les islamistes en quête de victimisation. Islamistes ou apparentés proclamant à qui veut les entendre (et ils sont nombreux) que l’islamophobie est un délit et pas une opinion, après avoir assimilé, par un tour de passe-passe sémantique remarquable, la critique d’une religion au racisme de ceux qui la pratiquent, duperie approuvée bêtement et aveuglément par les plus grandes instances.

    Et pendant ce temps, notre chef de l’Etat a montré son impuissance (mais qui ne le serait pas à sa place ?) en faisant surtout de la rhétorique dans son dernier discours (en présence d’Angela Merkel), en séparant soigneusement la « radicalisation », conduisant au terrorisme, le communautarisme et l’islam. L’islam (qui, comme chacun le sait, est une religion ni totalitaire, ni misogyne, ni violente) étant pratiqué pacifiquement par une majorité de musulmans qu’il ne faut pas stigmatiser (et, en effet, il serait injuste de le faire) alors qu’il est nécessaire, Macron enfonçant énergiquement des portes ouvertes, de lutter sans merci contre le communautarisme et la « radicalisation » mais dont l’islam ne serait apparemment non coupable à ses yeux, selon le concept commode de l’islam dévoyé. Une rhétorique bien huilée, à défaut d’actes, pour ne pas mettre de l’huile sur le feu. Nous en avons l’habitude.

    Tant pis si, pendant ce temps, j’ai cédé à ma mauvaise humeur.


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  • De l’intérêt du voileHier, dans le métro, j’ai remarqué, ce que j’avais déjà constaté à plusieurs reprises, une musulmane, enfin je suppose qu’elle l’était puisqu’elle portait le voile islamique pour se stigmatiser elle-même, utiliser celui-ci pour coincer son smartphone contre son oreille et parler directement dans le micro en gardant les mains libres. Il est frappant de voir la juxtaposition intime d’un objet sophistiqué créé par la technologie occidentale avec un couvre-chef exprimant l’obscurantisme religieux.

    Mais à la réflexion, ce jugement est très superficiel car le hijab n’a pas seulement l'intérêt de remplacer à peu de frais un kit « mains libres », il a pour les femmes bien d’autres avantages.

    D’abord dans les « quartiers » une jeune femme voilée évite de se faire traiter de putain par le dealer du coin ou par la gent masculine qui soutient le mur de l’immeuble d'où elle sort.

    Ensuite les frais de coiffeur sont très limités, et se coiffer le matin n’est pas un souci. Reste que, surtout l’été, en raison de la sueur du cuir chevelu il est préférable dans un souci d’hygiène, et pour ses proches, de se laver fréquemment les cheveux.

    Et ne peut-on pas s'étonner qu'un bout de tissu soit aussi souvent le centre des conversations et des polémiques ? Et n'est-il pas étonnant qu'un couvre-chef de bonne soeur soit devenu le casque féminin d'une offensive de l'islam dans nos contrées au christianisme millénaire ?  

    Là je ne parle que du voile simple, le voile intégral, lui, est une bénédiction pour les femmes laides comme le montre cette anecdote que j’avais rapportée en 2010 et figurant dans Gulf News : un ambassadeur arabe fiancé à une Emiratie portant le voile intégral, s’est aperçu en l’embrassant après avoir signé son contrat de mariage qu’elle était barbue et qu’elle louchait. La future belle-mère lui avait montré la photo de sa sœur. Si le tribunal islamique a annulé le contrat et prononcé le divorce, le dupé n’a pas pu récupérer les 500000 dirhams de cadeaux offerts.

    Je passe pudiquement sur l’intérêt du voile intégral pour dissimuler des armes ou des explosifs, ce qui montre, contrairement aux rumeurs, que l’islam se soucie de l’égalité entre les hommes et les femmes.   

    De l’intérêt du voile

     


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  • Dans sa dernière chronique parue dans Le Point, l’Algérien Kamel Daoud juge l’action de Zemmour, non pas du point vue du contenu de son discours, mais de l’utilité de sa radicalité. J’ai trouvé cette perspective intéressante : le chroniqueur tente de déterminer les conséquences de cette radicalité exprimée par un « collapsologue » de la société française, puisque ce néologisme est à la mode.

    « D’abord, chez nous au sud, il aide à réarmer l’islamisme et à nourrir la haine anti-Français qui sert à trouver un coupable extérieur à des échecs intérieurs…Ce prêcheur ravive les mythes de la décolonisation perpétuelle que les radicaux et les chauvins chez moi exploitent depuis des années. Zemmour est donc utile pour l’art de refaire la guerre quand on ne sait pas quoi faire ».

    Là, Daoud parle de l’Algérie, mais en France nous connaissons ce petit jeu de la colonisation perpétuelle où des descendants des colonisés, nés en France, et qui n’ont jamais connu la colonisation, veulent à tout prix revêtir le costume de l’indigène d’antan, et adopter la posture de la victime, hostile bien que souvent nourrie aux subventions de l’Etat ou des municipalités.

    Par sa radicalité, Zemmour donne raison aux islamistes : « Voici qu’on vous dit (immigrés musulmans ou musulmans tout court) qu’on vous déteste, que vous ne serez jamais français et qu’on va vous tuer. Autant se faire musulman et, mieux encore, islamiste et tuer la France, en France ou ailleurs. »

    Le paradoxe « Zemmourien » est qu’en cherchant à nous armer contre l’islamisme dont la France est victime, il donne également des armes à ses adversaires pour recruter et alimente la radicalité des deux côtés

     Mais Daoud n’épargne pas pour autant les musulmans de France : « Ceux qui donnent la primauté à leur islamité sur leur francité ont aidé à fabriquer du Zemmour. Ceux qui ont choisi de vivre dans ce pays sans jamais l’accepter intimement ont nourri ce prêcheur néfaste. Et ceux qui ne disent rien quand leurs croyances servent de prétextes aux tueries et à la haine finissent par créer du Zemmour et lui donner la parole à cause de leurs silences agaçants (sic, le terme d’agaçant me paraît faible). Ceux qui refusent la France et refusent de la construire la donnent à ceux qui disent en être les seuls héritiers… Ce prêcheur est utile parce qu’il oblige à écouter ceux qui ont peur et ceux qui ne voient pas de solution, sauf dans la nostalgie et la puretéQuand on se fait le défenseur de l’islam comme identité, on verra venir des défenseurs de l’identité comme pureté. Quand on veut les récoltes de la France sans admettre ses racines, on verra venir ceux qui proposent les racines à la place des récoltes ».

    Daoud n’oublie pas la gauche : « Ce zemmourisme permettra, dans son scandale, de corriger les fantasmes des « gauches » naïves, et de bien nommer les choses pour mieux les guérir. Il aide aussi à responsabiliser ceux qui s’en prétendent victimes innocentes ».

    Je sais que parmi mes visiteurs il en est qui ont de la sympathie pour Eric Zemmour. Comme je l’ai dit ailleurs, je pense qu’il a le courage de dire des choses vrais qui peuvent heurter, mais je pense aussi que sa misogynie me déplait, que ses excès sont néfastes et ses erreurs historiques impardonnables, notamment à propos du régime de Vichy pour lequel il a une attitude de complaisance totalement incompréhensible de la part d’un Juif, à moins de considérer qu’en tant que Français d’origine juive maghrébine, le sort subi par les Juifs ashkénazes ne le concerne pas, mais il est vrai qu’il se définit comme un Français d’origine berbère.


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  • Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée Nationale a adopté le 3/09/19 un amendement prévoyant la retranscription des actes d’état civil étrangers des enfants nés par GPA, "la grossesse pour autrui" étant un mode de procréation interdit pour l'instant en France, car cette fabrication d'enfant exige de disposer d'un ventre de femme, celle-ci, recrutée à l'étranger dans des entreprises florissantes, est rémunérée pour la location de l'utérus dont elle est propriétaire, le temps d'une gestation.

    Les actes d'état civils étrangers excluent la mère porteuse et assurent la filiation entre les parents d'intention et l'enfant sans passer par l'adoption. En France, la mère est celle qui accouche, or il faut remarquer qu'une mère porteuse peut très bien accoucher d'un enfant qui n'a aucune filiation biologique avec elle, si elle a porté un embryon conçu à partir des gamètes des parents d'intention.
    Suite à l’adoption "surprise" de cet amendement, le gouvernement a annoncé qu’il fera l’objet d’une seconde délibération à la fin de l’examen du texte car il s'était engagé à exclure la GPA de la loi de bioéthique. La députée LREM Aurore Bergé a d’ailleurs rappelé que la majorité des députés de la majorité, absents lors du vote de l'amendement, sont opposés au texte.

    Ce qui m'étonne dans cette histoire, c'est qu'une poignée de députés puissent légiférer, l'assemblée n'étant aucunement représentative de la Nation, et qu'après ce vote apparemment légal (mais contesté), le gouvernement puisse imposer un nouveau vote parce que la poignée de députés n'a pas bien voté. et que ceux qui pouvaient voter contre n'étaient pas là.

    Et pourquoi n'étaient-ils pas là ? Certes, le sujet n'était pas d'un intérêt national, il ne concerne que peu de Français, mais toutes les lois sociétales font polémique, elles visent à modifier les moeurs et si elles concernent peu de Français, ce sont aussi celles qui les divisent le plus.


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  • Paradoxes en xénophobieLe premier est illustré par le diagramme ci-contre montrant la proportion d’immigrés par rapport à la population pour les dix pays qui en reçoivent le plus, car il montre que c’est en France qu’elle est l’une des plus faibles puisque seule la Russie en a moins. Pourtant c’est en s’élevant contre les excès de l’immigration que le parti d’extrême droite est devenu le deuxième parti de France, et a disputé à deux reprises la finale des élections présidentielles. (Comme des commentateurs de cet article me l'ont fait remarqué, l'immigration de travail sous contrat dans les monarchies du Golfe n'a rien à voir avec l'immigration que connaissent les autres pays, notamment européens)

    Le second est que parmi les personnalités qui défendent l’identité française on trouve trois Français d'origine juive : Eric Zemmour dont les outrances affaiblissent les thèses qu’il défend, William Goldnadel qui relève les effets de l’islamo-gauchisme dans la société française et s’élève contre certaines présentations médiatiques des évènements, et enfin Alain Finkielkraut, produit accompli – jusqu’à l’Académie française – de l’école républicaine, qui regrette sa déliquescence et défend les mœurs et la culture françaises.

    Là il y a un double paradoxe. Les Juifs ont toujours été accusés de cosmopolitisme, or ces trois personnalités défendent farouchement, jusqu’à se faire honnir, une identité nationale qu’ils estiment, à juste titre, être la leur. Cette identification pouvant aller jusqu’à la xénophobie pour l'une d'elles, alors que les Juifs ont particulièrement souffert d’être toujours et partout considérés comme des étrangers, même lorsqu’ils étaient présents dans le pays avant ceux qui les considéraient comme tels. Cette xénophobie anti-juive, plus ou moins mêlée de religion et surtout de haine sans objet, ayant entraîné au cours de l’histoire : expulsions, bûchers et pogroms jusqu’à l’extermination industrielle. On peut donc s’étonner que les Juifs aient pu atteindre le XXIème siècle en tant que groupe humain jusqu’à refonder une nation sur la terre de leurs ancêtres, et qu’ils soient à leur tour parfois atteint de xénophobie, corollaire trop souvent lié à l’identification.


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  • Naissance d’un racisme

    Courbet : "Le sommeil"

    Le racisme conduit souvent à l’interdiction pour le groupe humain visé de fréquenter des lieux publics réservés au reste de la population. Une amputation spatiale durement ressentie par le groupe discriminé.

    Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’Etat français, dit de Vichy, parfaitement légitime, ce que Chirac avait reconnu, contrairement à De Gaulle et aux présidents de la République qui l’ont suivi, avait interdit à Paris l'entrée des squares aux chiens et...aux Juifs. La présence des Noirs a longtemps été interdite dans des lieux et dans des transports aux USA et en Afrique du Sud.

    Aujourd’hui des lieux sont à nouveau interdits à une partie importante de la population : la race masculine, celle pourvue d’un pénis, et qui ne fait rien dans son habitus, malgré les sollicitations en tous genres, pour en masquer l’existence et son honteux tropisme vaginal.

    Ainsi c’est ouvert à Majorque le premier hôtel d’Espagne, le Som Dona Hotel interdit à la clientèle masculine. Il accueille des femmes à partir de 14 ans, en couple, femmes seules, mères et filles et les groupes, à condition que tous les membres en soient dépourvus. Les visiteurs à pénis sont exclus aussi bien le jour que la nuit.

    Cet hôtel vient s’ajouter aux autres établissemnts réservés aux femmes qui se multiplient à travers le monde. La demande de la gent féminine à se retrouver en « non-mixité de genre » est de plus en plus fréquente. En Finlande, c'est tout une île appelée SuperShe, et que l’on aurait pu avantageusement appelée l’île de Lesbos, qui est interdite aux hommes, et de même pour un festival au Royaume-Uni.

    J’avais rapporté précédemment un article où des féministes, certes un peu allumées, présentaient quasiment l’homosexualité comme la norme, si nous n’en sommes pas encore là, elle est en tout cas très tendance, même si ces "réserves" de femmes ne sont pas uniquement fréquentées par des lesbiennes.

    La séparation des sexes est une pratique du judaïsme et surtout de l'islam. Des fractions des sociétés dites progressistes vont-elles adopter l'apartheid sexuel ?


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  • Dans la dernière édition du magazine Le Point, Franz-Olivier Giesbert a publié un éditorial intitulé : Terrorisme : les « déséquilibrés » ont bon dos. Je me permets d’en rapporter ici de larges extraits :

    L’islamisme sous l’angle médical

    "…Ils voudraient nous faire croire que les attentats sont presque toujours l’œuvre de malades mentaux. Il ne faut donc pas qu’ils aient des comptes à rendre. Quand un musulman lance sa voiture contre la mosquée de Colmar, comme samedi dernier, avant de s’écrier : « Allah Akbar » (« Dieu est grand »), les autorités nous annoncent promptement qu’il s’agit d’un « déséquilibré ». Circulez, il n’y a rien à voir. 

    Même chose pour le musulman qui, en 2017, avait tué Sarah Halimi, sexagénaire juive, dans son HLM de Belleville en hurlant la même formule et en récitant de surcroît des versets du Coran. Ne tremblez pas, bonnes gens, quelques pilules de psychotropes suffiront pour que l’assassin, redevenu doux comme un agneau, revienne sans tarder sur le droit chemin.

    Les bornes ont été franchies après l’attaque au couteau commise à Villeurbanne, le 31 août, par un ressortissant afghan, qui a blessé huit personnes et tué un jeune homme de 19 ans, Timothy Bonnet. Un témoin se souvient de l’avoir entendu dire pendant qu’il frappait ses victimes : « Ils ne lisent pas le Coran. » Ne signait-il pas ainsi son crime ?

    Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. « Rien ne permet de conclure à une radicalisation », s’est empressé de conclure le procureur de la République de Lyon à propos du profil du meurtrier, alors que le modus operandi rappelle une technique islamiste qui consiste à semer l’épouvante dans la rue. L’Afghan aurait également présenté, toujours selon le procureur, « un état psychotique envahissant avec délires multiples ». Le haut magistrat voulait-il dire par là que les terroristes sont, eux, sains d’esprit ? 

    La psychiatrisation du terrorisme est une nouvelle manifestation du grand déni national sur les questions qui fâchent. Notez comme les attaques au couteau ou à la voiture contre les marchés de Noël ont été systématiquement attribuées, ces dernières années, à des « déséquilibrés ». De la désinformation pure et simple qui ne peut contribuer à combler un peu l’énorme fossé qui s’est creusé entre la France d’en bas et les autorités, les médias, sur fond de complotisme : « On nous cache tout, on nous dit rien. » 

    Voici venu le temps de la médicalisation de l’islamisme, pardon d’avoir cité le nom. Au lieu de punir les terroristes, il faut les soigner, les écouter, voire les plaindre, puisqu’ils sont presque tous « déséquilibrés » : telle est la dernière tendance de la bien-pensance, cette nouvelle idéologie dominante qui victimise à peu près tout le monde, sauf les mâles blancs, desquels vient, comme chacun sait, tout le mal.

    Au train où vont les choses, on nous dira bientôt qu’ils doivent être traités par des cellules de soutien psychologique, les pauvres chats. S’ils commettent des attentats, ce n’est en effet pas leur faute, c’est celle de la France, de la mondialisation, de la colonisation, de l’ultralibéralisme. D’ailleurs, les islamistes ne sont pas islamistes, comme s’échine à le démontrer sans rire, au prix de contorsions pathétiques, une dépêche de l’AFP à propos du candidat des ténèbres cryptosalafistes, le bonnet de nuit Kaïs Saïed, à l’élection présidentielle tunisienne… ».

    L’islamisme sous l’angle médical

    Pour les islamo-gauchistes, la justice française, les médias, et bien sûr les musulmans eux-mêmes, les assassins solitaires qui tuent au nom d’Allah n’ont rien à voir avec la religion, mais avec la psychiatrie. Autrement dit, les musulmans ne commettent des attentats que s’ils sont déséquilibrés. Force est de constater, en regardant les évènements de ces dernières années, qu’il y a beaucoup de déséquilibrés dans la « communauté des croyants ».

    Les officiels de la société française ont donc tendance à minimiser la signification des attentats solitaires en écartant le motif du fanatisme religieux au profit d’une médicalisation de leurs auteurs. Mais de façon symétrique, les islamistes s’efforcent de médicaliser leurs opposants en brandissant l’accusation « d’islamophobie », un conseil vigilant et procédurier lui est d’ailleurs dédié, en tentant, en outre, d'assimiler la critique de l'islam à du racisme. Ils le font avec l’appui de la meute des « idiots utiles » outrés lorsqu’un député estime que l’on a le droit de critiquer l’islam comme tout autre religion ou l’athéisme. Les critiques et l’humour n’ont pas épargné et continuent à ne pas épargner le christianisme sans que cela soulève beaucoup de protestations. Mais les exercer à l’encontre de l’islam ne peut relever que de la phobie, c’est à dire de la pathologie, notion soutenue par les « idiots utiles » qui, faute de classe sociale à défendre, rangent facilement les islamistes parmi les victimes de la société. Mais pour ces derniers, critiques ou ironie ressortent du blasphème et méritent la mort.


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  • La Grecque Margaritis Schinas, issu du parti « Nouvelle Démocratie » qui défend en Grèce les privilèges dont jouit l’Eglise orthodoxe, est devenue « commissaire à la défense du mode de vie européen ». Cette dénomination, pour le moins ambiguë, permet d’éviter le terme « d’identité européenne »,

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  • La tête à l’envers

    Mariage en Chine

    Hier, un des thèmes de l’émission dominicale « C politique » (France 5) était : « Décrocher un portrait du Président de la République dans une mairie mérite-t-il un procès pour "vol en réunion" ? Depuis plusieurs mois, de jeunes activistes écologistes pénètrent dans les mairies, un peu partout en France, pour dénoncer, selon eux, l’inaction climatique d’Emmanuel Macron et le fossé entre ses paroles et ses actes… ».

    Ces portraits dérobés ont été planqués, puis ressortis lors d’une manifestation (non violente), portés par des activistes, les exposant face aux caméras, le président posant inconfortablement la tête en bas, mais sans être décapité comme certains « gilets jaunes » l’auraient souhaité.

    Deux jeunes femmes appartenant à cette mouvance étaient invitées sur le plateau et protestaient contre « l’inaction climatique » de Macron. Comme leur interlocuteur leur faisait remarquer que Macron en faisait plutôt plus que bien d’autres chefs d’Etat en la matière, elles l’ont admis, mais ont répliqué que ce n’était pas assez. Je veux bien le croire, mais à aucun moment le journaliste leur a demandé : à votre avis que doit-il faire en pratique ? En tenant compte que le pays doit continuer à fonctionner, l’électricité à être produite, même en l’absence de vent et de soleil, sans laquelle la civilisation actuelle s’effondrerait, les prestations sociales et les subventions aux associations (dont celles qui s’occupent d’écologie) à être versées etc…En tenant compte que la France est un petit pays et l’Europe qu’une péninsule de l’Eurasie, face à des mastodontes, grands pollueurs devant l’Eternel, comme les Amériques, la Chine, la Russie ou l’Inde, en tenant compte que même si la France cessait toute activité, il n’est pas sûr que la température du globe baisserait seulement d’un dixième de degré. C’est décourageant mais cela ne doit en aucunement justifier de ne rien faire du tout.

    Le vol dans les mairies est un acte illégal, ce que ces jeunes femmes admettent car elles prônent la désobéissance civile. Et l’une d’entre elle est même devenue : « formatrice à la désobéissance civile » (sic). J’ignore si cette activité enrichissante est rémunérée ou pas, mais on ne pourra pas dire que l’écologie ne crée pas d’emplois.

    Nous sommes en démocratie, même si certains le conteste, comme Mélenchon dont il faut charitablement pardonner les déclarations car on peut comprendre qu’un admirateur de Castro ou de Maduro ait un peu perdu ses repères en matière de démocratie. Nous sommes dans un pays où existe la liberté d’expression, où l’on peut manifester (et nous avons droit au moins à une manifestation hebdomadaire depuis des mois), faire grève (et les Français ne manquent pas une occasion de la faire) et voter à l’occasion pour exprimer sa réprobation, approuver la désobéissance civile, dont on ne sait jamais où elle peut s’arrêter, est un chemin qui peut mener au chaos, ce qui serait contre-productif en matière d’écologie.  L'étonnant est qu'un économiste également invité pour commenter l'émission (c'est fou ce que nous avons d'économistes), sans doute pour ne pas déplaire à ces dames, s'est empressé d'approuver cette désobéissance aux lois de la République. Il est coauteur d'un ouvrage traitant des origines du populisme.


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