• Voter

    L’envahissement par les sondages a cessé à l’approche du scrutin du premier tour des présidentielles, mais le mal est fait : nous connaissons le quarteron de tête et le vote des électeurs en sera pour beaucoup influencé.

    En dehors de ceux qui s’abstiendront et qui observeront le scrutin d’un œil goguenard, il y aura, à mon humble avis, quatre groupes d’électeurs :

    Le premier ne tiendra pas compte des sondages et votera pour le candidat choisi depuis longtemps, et que les péripéties de la campagne, quelles qu'elles furent, n’auront pas influencé. Ce sont des électeurs partisans.

    Le second, sans se poser trop de questions, mais soucieux d’exercer son droit civique, suivra les sondages qui induisent, comme l’on dit, une dynamique et votera plutôt pour un des favoris ainsi désigné.

    Le troisième votera en fonction de la personnalité et/ou du programme d’un candidat sans se préoccuper des sondages et de la suite. C’est en théorie le principe du vote démocratique.

    Le quatrième aura un vote stratégique à partir des sondages et basé sur la perspective du second tour en cherchant à faire obstacle à l’arrivée au pouvoir d’un candidat. Ces électeurs voteront pour le champion, même s’ils ne sont pas entièrement d’accord avec lui, qui leur paraît le plus apte à barrer la route de la présidence à celui ou à celle qu’ils rejettent. Stratégie qui doit tenir compte, non seulement des sondages, mais également de la masse d’électeurs que leur champion pourra éventuellement mobiliser en sa faveur pour le second tour.


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  • Comme chacun le sait, François Fillon après les primaires de la droite avait toutes les chances de devenir le prochain Président de la République. Peut-être le sera-t-il car les pronostics sont aujourd’hui des plus incertains, mais il semble le moins bien placé du quarteron de tête.

    Comme chacun le sait, ses chances ont été compromises par les articles du Canard enchaîné qui ont révélé au public stupéfait un personnage inattendu (pour lui) à la fois hypocrite, menteur et grippe-sou. Quelles que soient ses sources, le journal satirique a fait son travail puisque les faits paraissent exacts et reconnus par l’intéressé lui-même, mais sans que leur illégalité soit encore formellement établie. Les partisans de Fillon ont beau cracher sur la presse, celle-ci n’a fait qu’utiliser la liberté fondamentale qui lui est reconnue dans une démocratie.

    Cependant, les révélations du Canard enchaîné ont bouleversé la donne électorale si bien qu’une de leurs conséquences possibles est une configuration inédite du second tour qui verrait s’affronter deux candidats extrémistes : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Bien que l’un et l’autre ne se présentent pas comme tel, et on comprend pourquoi, mais leurs programmes ont beaucoup de points communs qui ne sont pas faits pour rassurer.

    Les partis extrémistes ont toujours eu tendance une fois arrivés au pouvoir, surtout lorsqu’ils prétendent parler au nom du peuple - ce qui est évidemment le cas pour nos deux révolutionnaires - à limiter la liberté de la presse, toujours dans l’intérêt du peuple, chacun ayant le sien.

    Ainsi, dans ce cas de figure, la liberté de la presse utilisée à juste titre en amont, risquerait d’aboutir paradoxalement à sa limitation en aval.

    NB. Le titre de ce billet est une paraphrase du slogan du Canard enchaîné: « La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas»


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  • Je jette souvent un coup d’œil sur la liste des 25 meilleures ventes de livres de la Fnac. Acheter un livre sélectionne déjà une catégorie de personnes. D’abord, elles savent lire, ensuite, elles ont les moyens d’acheter un livre, enfin, elles ont un niveau culturel et une curiosité qui les poussent à la lecture alors qu’il y a tellement de tentations plus faciles pour ne pas laisser du temps à la lecture que certains pourraient considérer comme un mode de transmission ringard des idées.

    Dans cette liste je ne possède qu’un seul des livres mentionnés. Il m’a été récemment offert mais je ne l’ai pas encore lu (« Le charme discret de l’intestin. Tout sur un organe mal aimé », livre qui a eu un succès étonnant puisqu’il figure dans cette liste depuis 56 semaines ! Avec les petites bêtes qui vivent dans nos tripes (microbiote), l’ensemble a fait une percée sans précédent dans les médias). Je n’ai d’ailleurs lu aucun de ces 25 livres.

    Pour la période du 20 au 25 mars, trois livres ont comme sujet notre corps et la santé. Outre celui sur l’intestin, j’ai relevé « Votre santé sans risque. Vous êtes une force de la nature sans le savoir ». On comprend pourquoi il figure dans ce palmarès depuis six semaines, on ne laisse pas passer une telle promesse. Quant à Michel Cymes qui écume les ondes, sa formation d’ORL lui a permis d’écrire : « Votre cerveau ». J’espère que personne n’aura l’idée saugrenue de me l’offrir.

    Quatre livres sur la politique. C’est une bonne période pour leur vente. Passons sur « Un président ne devrait pas dire ça… », une valeur sûre mais qui n’est qu’en 11ème position, on voit bien qu’Hollande est sur le départ. Mais il est néanmoins mieux placé que « Mon agenda de président. 100 jours pour tout changer » de Dupont-Aignan, en 13ème position, mais il a été précédemment en tête des meilleures ventes. Les gens s’étaient évidemment posé des questions sur une telle ambition.

    Le champion est sans conteste Jean-Luc Mélenchon. « L’avenir en commun » est le livre classé premier et il est dans le palmarès depuis 17 semaines ! De plus, JLM se permet d’avoir un second livre dans la liste : « De la vertu » en 5ème position, s’il vous plait.

    Je ne porterai évidemment aucun jugement sur des livres que je n’ai pas lus, mais je m’étonne de l’intérêt suscité par cet homme politique que 15% de la population sondée ces jours-ci souhaitent voir à la tête du pays. Un bateleur qui s’écoute parler, auteur de quelques formules dégustées avec délice par son auditoire, et qui font le tour des médias (ce qui prouve l’ennui profond qui sourd des débats). Pétri du marxisme de papa qui a échoué partout sans omettre d’ensanglanter la planète au passage, inconsolable de la disparition d’un dictateur en Adidas, et d’un Chavez qui a laissé son pays en ruine. Etonnant. Ou triste.


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  • Une solution pour équilibrer les comptes des régimes de retraite

    Les onze candidats, dont chacun prétend devenir le nouveau président de la République, nous présentent leur programme, c’est à dire la sauce qu’ils ont élaborée pour nous manger. Chacun d’eux a sa recette pour résoudre le problème récurrent des retraites dont les comptes sont mis à mal à la fois par l’importance du chômage qui réduit le nombre des cotisants actifs, et par la prolongation de la vie qui prolonge d’autant la durée de la retraite et dont la légèreté des médecins est en partie responsable.

    Il y a ceux qui rêvent d’augmenter encore cette durée de la retraite en raccourcissant la période active, partant du postulat que les places libérées par ceux qui partiront plus tôt à la retraite permettront de réduire le chômage en maintenant le nombre de cotisants. Ainsi si l‘on met les 4 millions de chômeurs au travail, on ajoute de ce fait 4 millions de retraités (en admettant une adéquation pour ce qui concerne le type d’activité professionnelle). Un actif nouveau pour un retraité nouveau, séduisant, mais je me demande si les cotisations d’un seul actif permettraient de subvenir aux besoins d’un retraité même peu exigeant.

    C’est là où vous vous rendez compte que je n’y connais rien.

    Il y a ceux qui, au contraire, veulent prolonger la période d’activité, ce qui logiquement devrait augmenter le nombre de cotisants et diminuer le nombre de retraités, mais consolider le chômage, voire ajouter un nombre supplémentaire de chômeurs qui ne cotiseront pas si l’activité économique ne s’améliore pas. Mais les partisans de cette solution partent du principe qu’elle s’améliorera grâce à leurs mirifiques réformes.

    C’est là où vous vous rendez compte à nouveau que je n’y connais rien.

    Mais il y a une autre solution : si l’on prenait la retraite par l’autre bout ? Plutôt que de discuter sur l’âge de début de la retraite, ne serait-il pas plus simple de discuter de sa fin, et de diminuer la durée de la retraite en éliminant les retraités ?

    C’est là où vous allez me dire que faire un « poisson d’avril » aussi mortuaire est de très mauvais goût.

    Pour ma défense et pour être honnête, je dois vous dire que cette idée n’est pas de moi. Elle vient des Pays-Bas :

    En octobre dernier, les ministres de la santé et de la justice néerlandais, dans une lettre adressée au Parlement, ont proposé de mettre en place une législation permettant aux personnes âgées (sans qu’un âge limite soit précisé) en « bonne santé », considérant avoir accompli leur vie, et souhaitant la mort, de pouvoir « bénéficier » d’un suicide assisté. A noter que rien ne s’oppose à ce que l’environnement se montre persuasif. Ces autolyses seraient la mission d’"assistants à la mort", un métier d’avenir.

    La Société royale néerlandaise pour la promotion de la médecine (KNMG) a qualifié de "non souhaitable" ce futur projet et les chrétiens-démocrates s'opposent également à une telle loi, mais les libéraux, les centristes et les écologistes y sont favorables.

    Image de « la ballade de Narayama », film de 1983 de Shôhei Imamura qui fait le récit d’une coutume d’un village japonais où les personnes âgées de 7O ans sont transportées par leur fils aîné au sommet de la « montagne des chênes » pour y mourir volontairement.


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  • Le statut de coupable-victime

    Être coupable et réclamer le statut de victime est une démarche qui devient coutumière. Un renversement de statut qui tente d’effacer ou de faire oublier les faits reprochés en réclamant la compassion due aux victimes, et en s’exonérant du même coup de toute culpabilité réelle après s’être fendu de quelques excuses destinées à forcer la compassion.

    Mais comme les faits sont là, la transmutation de coupable en victime exige néanmoins qu’un coupable soit désigné. Le coupable est évidemment celui qui révèle les faits incriminés car ceux-ci n’existeraient pas s’ils n’avaient pas été révélés, et/ou celui qui les exploite. Dans ce dernier cas, le coupable devient celui qui bénéficie de la révélation des faits délictueux, ce qui introduit évidemment la notion de complot.

    Un coupable, objet supposé d’une machination, acquiert le statut de victime de la machination. Le comploteur supposé a plus de noirceur machiavélique aux yeux du public que la victime - pourtant coupable - du complot évoqué, souvent sans preuve.

    Les politiciens pris la main dans le sac usent et abusent de cette stratégie avec plus ou moins de bonheur, mais elle est toujours crédible auprès de leurs partisans prêts à rejeter la responsabilité des travers de leur héros sur ses ennemis ou même sur les institutions coupables de le poursuivre injustement.

    Le statut de coupable-victime ne se limite pas aux individus mais est également recherché par des groupes humains qui s’exonèrent de leurs responsabilités et éventuellement de leur culpabilité en réclamant le statut de victimes.

    Ce statut est même recherché au niveau international : l’agresseur assure ne répliquer qu’à une agression de la part du pays agressé, et le dictateur se dit la victime de son peuple quand il se soulève, ce qui le conduit à le massacrer en prétendant défendre l’intérêt de la nation.

    Si dans l’histoire le statut de puissant était davantage recherché que celui de victime, aujourd’hui la victimisation tend à être privilégiée.

    Daumier


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  • Nous les devons au pape François par ses déclarations faites aujourd’hui même devant des prêtres participant à une formation proposée par l'un des trois tribunaux du Vatican.

    Une avancée dans le domaine du dépistage : Le prêtre est en effet bien placé pour dépister les premiers signes de désordres psychiques dans le confessionnal, lieu privilégié pour établir un colloque singulier et où le secret de la confession s’apparente au secret médical.

    Des avancées en psychiatrieLa confirmation d’une étiologie ancienne que l’on avait trop tendance à oublier et que le pape François veut remettre au premier plan : le Diable, également appelé Satan ou de façon plus prosaïque, démon, ou de façon plus laïque, le mal, force nocive capable d’envahir et de « posséder » le patient à la manière d’une septicémie.

    Enfin le pape propose un traitement : le confesseur, à l’instar du médecin généraliste qui dirige ses patients vers un spécialiste, "ne devra pas hésiter à se référer", au sein de son diocèse, à "des exorcistes", "choisis avec beaucoup de soin et de prudence", mais "à travers une saine collaboration avec les sciences humaines". Le souverain pontife n’a cependant pas précisé quel serait à son avis le traitement principal et le traitement complémentaire. Voir aussi :"Miction impossible"

    Source :Lefigaro.fr]

    St Augustin et le Diable 


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  • La vie étant une maladie sexuellement transmissible et toujours mortelle, des milliers et des milliers d’êtres humains disparaissent chaque jour*. La mort est une fatalité scandaleuse, mais c’est ainsi.

    Les morts accidentelles sont des morts illégitimes car elles interrompent prématurément le cours d’une vie sans qu’elle ait épuisé son potentiel. Outre les interruptions volontaires par suicide, ce sont celles où la mort est provoquée par une rencontre traumatisante imprévisible, fruit d’une coïncidence chronologique fatale.

    Les morts du terrorisme font partie de cette dernière catégorie. Ce sont des personnes qui meurent parce que présentes en un lieu donné à une heure précise.

    Les trois morts et les blessés de Londres font la « une » des journaux avec des titres dramatiques (« terreur sur Londres »). On parle évidemment de la « voiture folle » qui fauche des passants sur le pont de Westminster alors qu’il s’agit d’un illuminé conduisant une voiture pour tuer. Une personne ivre et/ou droguée qui prend néanmoins sa voiture peut également faucher un groupe des personnes attendant sur un trottoir et aboutir au même résultat que le terroriste illuminé.

    Au moment même où s’est produit cet acte criminel de Londres, beaucoup plus de piétons sont morts renversés par des voitures à travers le monde (on en déplore plusieurs milliers par an en Europe), et bien entendu à l’heure de cet attentat, bien plus de vies ont été fauchées de façon criminelle ou du fait de combats guerriers.

    Nous sommes les alliés objectifs des terroristes en donnant à leurs actes un retentissement médiatique disproportionné lorsqu’il ne s’agit pas d’une tuerie de masse.

    Les morts n’ont pas la même importance. Pourquoi un mort par terrorisme serait-il plus important qu’un autre ? En raison de la cause ? Sans doute, mais là est l’erreur. Chacun d’entre nous a plus de risque de mourir par un accident de la circulation que de la main d’un terroriste, et pourtant le terroriste instille plus de peur que la circulation. C’est son but et nous contribuons à sa réussite.

    En réalité, ne devrait-on pas considérer l’attentat de Londres par sa dimension que comme un fait divers ? Les fous, religieux ou non, fanatiques ou pas, courent les rues et il faut savoir que les rencontrer peut s’avérer fatal.

    * Environ 160000


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  • La proposition Molière

    J’ai lu dans différents journaux les avis portés par des chroniqueurs sur le débat entre les cinq candidats arrivés en tête dans les sondages pour les présidentielles, et réunis hier soir sur le plateau de TF1. J’ai eu l’impression de lire des comptes rendus d’une manifestation sportive : les postures, les gestes, les piques, les répliques, les gagnants, les perdants, à cela près que les perdants et les gagnants n’étaient pas toujours les mêmes selon le chroniqueur à la différence du spectacle sportif.

    Très peu de place pour le contenu même du débat, pour la bonne raison que ce contenu figure dans les programmes et est déjà connu.

    On peut donc se demander quel est l’intérêt de tels débats où il s’agit plus de confrontations entre les concurrents eux-mêmes que de débats argumentés.

    En fait, l’intérêt est de juger les concurrents en tant qu’acteurs : sur leur posture, leur expression, leur sang-froid, leur esprit de répartie, voire sur leur humour.

    Et il est possible que ce spectacle puisse faire basculer une partie de l’électorat indécis vers tel ou tel candidat uniquement sur des apparences, sur de la superficialité.

    On peut donc se demander s’il ne serait pas plus opportun d’utiliser de véritables acteurs en politique, comme ce fut le cas aux USA, et ce ne furent pas les plus mauvais politiciens dans ce pays, d’autant plus que l’essentiel des programmes provient des cogitations et du travail des conseillers. Il suffirait d’avoir pour la fonction, de la prestance, de la mémoire, un peu de caractère, un peu d’esprit et beaucoup de bons conseillers.

    Federico Milano : « Trois comédiens »


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  • Rétropédalage historique

    Erdogan, estampillé du pléonasme d’islamo-conservateur, est la figure exemplaire du rétropédalage historique. Installé à la tête d’une Turquie qui se voulait moderne depuis la transformation réalisée au forceps par Atatürk qui avait réussi à débarrasser son pays du poids inerte de la religion. Erdogan cherche à redonner à l’islam la place qu’il avait perdu en éliminant les opposants, bien servi en cela par l’échec d’un coup d’Etat foireux, et en passe de remplacer un régime démocratique par une autocratie. Le nouveau sultan insultant au passage des pays européens pour ne pas avoir permis à ses ministres de faire campagne sur leur sol en faveur du vote visant à accroître ses pouvoirs, considérant en quelque sorte les Turcs expatriés comme des enclaves turques en Europe, à défaut de voir son pays au sein même de l’Union européenne. L’insulte absurde proférée contre l’Allemagne et les Pays-Bas étant de les traiter de nazis (à défaut de les traiter de terroristes) et la menace brandie, celle de l’arme d’invasion massive des réfugiés retenus plus ou moins sur le sol de la Turquie au prix des avantages concédés par Angela Merkel.

    Après la période coloniale, nombre de pays musulmans ont suivi l’exemple d‘Atatürk en voulant se débarrasser du poids de l’islam, comme l’ont tenté Nasser, Bourguiba ou même Saddam Hussein ou le Shah d’Iran, en prenant la voie du nationalisme plutôt que celle de l’islamisme mais au prix de dictatures parfois sanglantes un peu trop souvent justifiées par le colonialisme passé. A présent, l’influence de l’islamisme va croissant. Un romancier, entre autres, ne subit-il pas une véritable inquisition en Algérie pour la publication sur internet d’une œuvre d’imagination ? Dans ce pays l’islamisme a perdu une bataille mais pas la guerre.

    Le rétropédalage historique ne concerne pas seulement les pays musulmans. Toutes les religions qui avaient perdu de leur influence au XXe siècle, reviennent en force jusqu’à discuter les apports de la science comme le montre le succès du créationnisme aux USA. Les avancées sociétales sont aujourd’hui remises en cause dans nombre d’Etats avec Trump, mais aussi en Europe comme le montre l’offensive contre le droit au recours à l’avortement.

    En Asie, la Chine redevient l’Empire du Milieu. Poutine s’efforce de retrouver la puissance de l’URSS face au mollusque européen. Les partis dit populistes veulent l’explosion de l’UE, et le rétablissement des nationalismes qui ont ensanglanté l’Europe pendant des siècles. L’Angleterre a montré la voie en sortant de l’UE, sans exclure dans l’avenir la désunion du Royaume Uni revenant ainsi des siècles en arrière.

    Bienvenue dans le nouveau monde disloqué d’antan où dominaient les légendes, qui contraste avec le commerce mondialisé, mais contesté par les protectionnistes, et avec la communication planétaire instantanée par internet, mais qui devient autant une arme de désinformation, un vomis de haine anonyme, une diffusion de complots fantaisistes, et un miroir de l'exhibition de soi que le véhicule des connaissances.

    Courbet : « Le désespéré »


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  • La chevelure des femmes

    Nike doit commercialiser en 2018 un hijab de sport. Ce produit a été étudié, notamment pour ce qui concerne les  caractéristiques du tissu, spécialement pour la pratique sportive. On peut se demander si ce hijab ne séduira pas les sportives non musulmanes conservant les cheveux longs en pratiquant leur sport. 

    Bien sûr, ce couvre-chef est destiné aux musulmanes, non pour maintenir la chevelure en place sans être gêné par elle lors des mouvements sportifs, mais uniquement pour cacher les cheveux.

    On se demande évidemment pourquoi les religions monothéistes tiennent tant à cacher la chevelure des femmes, notamment dans le judaïsme où chez les orthodoxes les femmes vont jusqu'à se raser la tête et porter perruque, et en islam où une femme non voilée peut  être considérée comme une putain par les "bons musulmans". Dans le christianisme le voile n'est aujourd'hui  réservé qu'aux religieuses. 

    Ce que l'on peut constater pour la chevelure féminine, c'est qu'elle est en général abondante et d'une grande beauté, comme le montre ce tableau de Renoir : "Jeune fille peignant ses cheveux"

    La chevelure des femmes

    Alors pourquoi la cacher ? On pourrait évoquer plusieurs hypothèses :

    1. Les hommes qui ont inventé les religions sont jaloux. La calvitie touche les hommes et exceptionnellement les femmes.

    2. Les cheveux sont érogènes en eux-mêmes, ce qui devrait conduire les hommes à cacher également leurs cheveux, l'homosexualité étant unanimement et formellement condamnée par les religions.

    3. La chevelure des femmes accroit leur pouvoir de séduction. L'homme religieux étant un être particulièrement obsédé par le sexe, il est prudent de ne pas réveiller le cochon qui sommeille en lui, d'autant plus que cette pauvre bête a très mauvaise réputation aussi bien dans le judaïsme qu'en islam.

    4. Les religions sont absurdes, notamment pour ce qui concerne les phanères, ce que ce petit sonnet tente d'évoquer.

    PHANERES

     

    Devant les idoles tu devais te découvrir

    Respecter le bois, le plâtre et la peinture

    Sinon, passant, tu risquais d’en mourir

    L’idole devenait chair dans la torture

     

    Devant l’Eternel reste la tête couverte

    Cheveux de femme voilés, crânes rasés

    Cheveux longs enturbannés

    Pour les poils de la tête, Dieu déconcerte

     

    Subtilité de la théologie pilaire

    Les poils semblent Lui plaire

    Sur les joues et le menton

     

    La vertu serait nichée dans la barbe prolifique

    Comme la force dans les cheveux de Samson

    Et les poils envahissent la face des fanatiques

     

    Voir aussi : "Cachez ces cheveux que je ne saurais voir"

     

     


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