• A plusieurs reprises, en France, des réunions furent réservées aux « racisés » en excluant les blancs. Attitude éminemment raciste mais qui ne souleva, à ma connaissance, aucune plainte sur le plan juridique. Il est des plus probables que des réunions publiques interdites aux noirs auraient provoqué un scandale, et sans doute une plainte des associations de défense des minorités qui se disent « racisées ».

    Il est de notoriété que les races humaines n’existent pas, alors comment reconnaît-on une personne « racisée » ? A la couleur plus sombre de sa peau, mais il faut sans doute y ajouter un autre critère : le fait de descendre d’une famille d’un pays ayant été colonisé par des blancs il y a plusieurs décennies. Ce critère doit être pris en compte car si la « racisation » n’est basée que sur la couleur de la peau associée éventuellement à quelques traits morphologiques distinctifs, les blancs sont également « racisés », mais en blanc (c'est à dire atteint d'une "blanchitude" coupable).

    D’un autre côté, quand on voit des supporters de football, bas du plafond, (pléonasme ?), insulter salement les joueurs noirs de l’équipe adverse ou lorsque l’on constate que des policiers américains ont la gâchette plus facile lorsqu’ils appréhendent un noir, on peut comprendre ces attitudes de retrait. Mais ce retrait conduit paradoxalement instituer un apartheid de la part des noirs qui ne fera qu’aggraver les choses. Il est assez curieux de constater que ce sont des noirs qui ont particulièrement souffert du racisme qui introduisent à nouveau la notion de race dans la société, pour se « victimiser », mais aussi pour se valoriser, rejoignant ainsi la définition princeps du racisme, la hiérarchisation des groupes humains.

    On dit que si les races n’existent pas sur le plan biologique (les variations entre les populations n’excédant guère celles observées entre les individus, même si l’on observe des différences génétiques entre les populations pour les maladies), elles existent sur le plan social. Mais ce n’est pas la société qui est à l’origine de l’aspect d’une personne (le phénotype), c’est cet aspect ethnique, lié à quelques détails du génome, qui peut lui donner un statut favorable (si majoritaire) ou défavorable (si minoritaire) dans la société. Ainsi la société peut-elle se structurer (volontairement ou non) en fonction des caractéristiques morphologiques et/ou historiques des groupes humains qui la composent.

    Ceux qui veulent aujourd’hui se « raciser » le font volontairement tout en accusant l’Etat français d’être raciste alors que celui-ci s’est doté d’une législation pour lutter contre le racisme. Curieusement, des Français noirs et maghrébins, largement antisémites, voudraient ainsi endosser le statut des Français juifs sous le régime de Vichy, statut dont les modalités appliquées à l’époque semblent totalement leur échapper.


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  • Vous avez le bonjour d’Orwell


    « Pékin, le samedi 5 mai 2018 – Un rapport officiel chinois annonce qu’un système de « surveillance émotionnelle » est mis en place dans plusieurs sociétés de l’empire du milieu. 

    Il consiste, par l’intermédiaire de capteurs placés dans les casques des travailleurs, d’enregistrer leurs EEG afin de détecter, grâce à l’analyse « d’algorithmes d'intelligence artificielle », des valeurs aberrantes qui pourraient indiquer l'anxiété la colère, le stress, ou la fatigue et ainsi ajuster, en particulier, les temps de pauses et les cadences. » (Journal international de Médecine)

    Après avoir craint un moment que ces capteurs permettraient de lire leurs pensées, les assujettis à cette surveillance émotionnelle ont finalement acceptés que leur état émotionnel et physique soit révélé à autrui dans des entreprises, des unités de l’armée ou dans des compagnies de transport.

    Le comportement humain est donc ici surveillé par une intelligence artificielle qui détecte votre ressenti. Bien sûr, cette détection est réalisée dans votre intérêt. Les régimes totalitaires prétendent toujours agir pour votre bien et savent mieux que vous où est votre bonheur et comment y parvenir. Mais on ne peut faire votre bonheur que si l'on vous connaît bien, n’est-ce pas touchant de sollicitude ?

    Nous attendons l’étape suivante : le traitement. Si vous êtes fatigué, on pourrait vous administrer automatiquement une amphétamine afin de rester productif, si vous êtes en colère ou stressé, un tranquillisant fera l’affaire pour éviter maladresses et distractions, et si vous êtes déprimé, un antidépresseur pourrait vous permettre de rester efficient.

    Heureux ?


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  • Dans Le Point du 10 mai dernier, Kamel Daoud, Algérien qui porte un regard lucide et téméraire sur l’islam, si l’on tient compte des violences que peut susciter toute critique ou toute ironie sur cette religion, a débuté sa chronique par cette anecdote étonnante :

    « Dans un avion d'Air Algérie, direction Barcelone. Le vol commence sur trois cris « Allahou akbar ! », lancés, juste avant le décollage, par le pilote qui se fendra d'une prière, dite celle du Voyageur dans le rituel. Une phrase reste dans les oreilles étonnées du chroniqueur : « Nous remercions Dieu qui nous a soumis cet avion. » À méditer : la modernité, celle des technologies de l'Occident, est vue comme le don d'un Dieu qui « nous l'a soumis ». Pas comme quelque chose dont nous maîtrisons la généalogie et la passion. »

    Et plus loin : « On éprouve, vis-à-vis de l'Occident, à la fois l'attirance et le refus, l'insupportable dépendance et l'envie chaotique et floue de s'en démarquer, même par des gesticulations risibles. »

    Et en conclusion : « On pilote l'avion mais avec la certitude que c'est un don de Dieu, un butin arraché à l'Occident ennemi. On détourne le sens de la modernité, quitte à vivre le ridicule d'être un pilote imam. »

    Depuis des siècles le monde musulman, sclérosé par une religion qui a fini par clore définitivement les connaissances, n’a plus rien inventé d'important. Il est donc amené, aussi bien pour vivre que pour tuer, à utiliser les inventions et les découvertes faites par le monde non musulman et notamment judéo-chrétien exécré par les islamistes.

    Situation à la fois intolérable et incompréhensible. Si les progrès technologiques sont un don de Dieu, pourquoi Dieu les a-t-il offerts aux infidèles plutôt qu’à ses fidèles ? Certes, Kamel Daoud signale qu’on lui répétait lorsqu’il était enfant que « Dieu a donné la vie ici-bas aux Occidentaux, et, à nous, il garde le paradis au-delà ». Ce qui excuse toutes les paresses et toutes les inerties sur terre en attendant de rejoindre le paradis masculin de l’au-delà, en jouissant d’une autosatisfaction vaniteuse et en considérant les inventeurs ou les découvreurs que l’on méprise, tout en dépendant de leurs inventions ou de leurs découvertes (que certains imams farfelus vont jusqu'à nier), comme des intermédiaires mécréants mais féconds accouchant des offrandes de Dieu destinées aux fidèles stériles.


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  • Préparation à la défaite de l’empire américainUn article rapporté par Slate fait état du degré de surprotection des jeunes enfants par nombre d’enseignants américains. Il est conseillé à ces petits de ne pas exprimer une amitié préférentielle pour ne pas exclure les autres. L’amitié des bambins doit être partagée à égalité avec tout le monde afin d’éviter la constitution de bandes et le harcèlement des uns par d’autres.

    Voici la réponse de la direction à des parents qui s’étonnait que leur fille de 4 ans ne puisse pas avoir de « meilleure amie » :

    « Dans notre expérience (sur plusieurs décennies), l'utilisation du terme “meilleur ami”, même dit d'une façon affectueuse, peut conduire à ce que d'autres enfants se sentent exclus, [...] ce qui conduit à la formation de “bandes” avec des “laissés-pour-compte”.»

    Autre déclaration d’une conseillère d’orientation :

    « Nous essayons de parler avec eux et de faire en sorte qu'ils aient des grands groupes d'amis au lieu d'être possessifs en amitié. Les parents disent parfois que Johnny a besoin de cet ami particulier. Nous leur disons qu'il n'a pas besoin de meilleur ami.»

    On voit là que le sentiment ne doit pas être libre et spontané : il doit être politiquement correct.

    Des enseignants compatissants organisent même des épreuves sportives sans vainqueurs, ni perdants pour épargner une déception à ceux qui perdraient. La correction au stylo rouge serait également considérée par certains comme potentiellement traumatisante, le rouge étant une couleur « agressive ».

    Ensuite les enfants devenus adultes seront jetés dans le long fleuve tranquille de la vie. Il est vrai que depuis quelque temps la société occidentale s’efforce d’en apaiser les remous dans une vaste campagne anti-harcèlement à tous les niveaux, de raboter les aspérités de la vie sociale et les frictions entre individus sous une protection législative chargée de régler le rapport à l’autre jusque dans l’intimité.

    Nous devenons des choses très fragiles, incapables de nous défendre et c’est pour cette raison que nous serons vaincus car l’Histoire est un jeu que l’on ne peut pas organiser sans vainqueurs ni perdants.


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  • 300 personnalités provenant de tous les milieux ont signé un manifeste paru dans Le Parisien dimanche « Contre le nouvel antisémitisme » responsable de l’assassinat de onze Juifs, parce que juifs, par des musulmans islamistes, donc pour des raisons politico-religieuses, des délinquants qui se trouvent être également musulmans, car ces tarés imaginent que tous les Juifs sont fortunés selon un stéréotype bien connu et adopté sans barguigner aussi bien par les arabes que par l’extrême droite pour qui le « détail » accompli par les nazis paraît insuffisant ou que l’extrême gauche que le capitalisme met en transes suivant en cela leur maître Marx qui, bien que d’origine juive, a commis un livre « La question juive » particulièrement antisémite.

    Les réactions de tous bords ne se sont pas fait attendre. Pour ce qui concerne les personnalités musulmanes, on constate d’abord qu’elles font un amalgame dont les non musulmans sont habituellement accusés car le manifeste parle d’assassinats perpétrés par des islamistes radicaux, mais ces personnalités estiment que cette accusation vise sans distinction tous les musulmans. A croire que cet amalgame révèle inconsciemment une réalité qui est celle d’une culture antisémite présent dans nombre de familles musulmanes.

    Il est intéressant de noter la réaction de M. Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris : « procès injuste et délirant »…(pour l’observateur attentif de l’islamophobie ce manifeste serait carrément un débat « nauséabond et funeste » sur l’islam) « cette tribune présente le risque patent de dresser les communautés religieuses entre elles »… « Les citoyens français de confession musulmane majoritairement attachés aux valeurs républicaines n’ont pas attendu [cette] tribune (…) pour dénoncer et combattre depuis des décennies l’antisémitisme et le racisme antimusulman sous toutes ses formes. » (Le Monde)

    Il est certain que si l’on fait l’amalgame, le procès serait injuste, par contre je ne vois pas où est le délire sinon d’avoir naïvement proposé à la fin de ce manifeste ; « En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment, des juifs, des chrétiens, et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques ». D’accord Mr Boubakeur, cette proposition est vraiment délirante. D’ailleurs Tareq Oubrou, imam de la Grande Mosquée de Bordeaux, affirme que le Coran est toujours mal traduit de l’arabe et « Dire que le Coran appelle au meurtre, c’est très violent et c’est une ineptie ! ». Qu’on se le dise, tout ça, c’est la faute aux traducteurs.

    Mr Boubakeur, toujours en suivant son amalgame, craint que ce manifeste dresse les communautés religieuses les unes contre les autres. Ce qui sous-entend qu’il est interdit de condamner une fraction excitée d’une communauté religieuse dans la crainte de déclencher une guerre de religions. Un chantage qui interdit toute accusation de dérive. Quant à dresser les religions les unes contre les autres, Mr Boubakeur en connaît un rayon. Il suffit d’aller lire les articles publiés sur le site de cette mosquée bien de chez nous pour se rendre compte que leurs auteurs et Boubakeur lui-même sont nettement christianophobes et judéophobes (voir « Quand l’islam est consommé avec modération »). Ce qui ne l’empêche pas de déclarer combattre l’antisémitisme depuis des décennies, et bien sûr le racisme antimusulman. Il me semble que c’est cette dernière partie de la lutte qui fut jusqu’à présent privilégiée, sans omettre de confondre allègrement, et comme d’habitude, race et religion, hérésie plus efficace pour se victimiser mais aussi plus explosive.


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  • Quand il ne dit rien, il ne fait rien

    Nous avons un Président de la République que tout le monde nous envie, à la fois monarchique et professoral, la foudre dans une main et le cours de la bourse dans l’autre, et offrant de surcroît un contraste qui montre combien sa pensée est complexe.

    D’un côté, c’est un chef de guerre lançant ses missiles comme un juge frapperait de son marteau pour rétablir l’ordre dans la salle planétaire, pour aller l’instant d’après sermonner l’Europe.

    D’un autre côté, on assiste dans son royaume, dans une ambiance de grèves multiples, à des émeutes rurale et urbaines, dont la dernière à propos – semble-t-il - d’une femme voilée à Toulouse qui aurait dit merde à la maréchaussée. Et ne parlons pas du désordre qui règne dans quelques universités, et notamment dans celle de Tolbiac qui, d’après le chef de l’établissement, serait devenu un lieu d’attraction parisien, bloqué pour les étudiants qui veulent étudier, mais restant accessible, non seulement à ceux qui veulent partager le délire philosophico-politique abscons de cerveaux en surchauffe, mais également aux casseurs, aux drogués et aux baiseurs.

    En ce domaine, la foudre de notre monarque à la mollesse d’une fin d’érection reculant devant les 22 étages, fièrement dressés, dans lesquels il faudrait remettre de l’ordre. Le spectacle de CRS et de jeunes gens jouant à cache-cache, courant dans les escaliers, ouvrant et fermant les portes, se poursuivant dans les gradins, hurlant dans les couloirs, serait à la fois ubuesque et redoutable car un-e mort-e (parité oblige) par une chute dans un escalier ou une glissade sur un détritus dans un couloir non entretenu serait attribué-e par principe à un CRS et provoquerait une révolution.

    On comprend qu’il est plus facile de bombarder la Syrie, de faire des discours dans les assemblées, et même d’être interviewé par des journalistes sans cravate et dont l’un porte même une moustache stalinienne.

    Alors on laisse pour l’instant courir et pourrir. « Nuit debout » a bien fini par se coucher. Mais est-on alors bien crédible ? Certes, notre monarque « dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit ». Ce qui implique que quand il ne dit rien, il ne fait rien. C’est clair.


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  • Je m’ingère, donc je suis.

    Il n’est pas du tout de ma compétence de juger s’il fallait ou non intervenir en Syrie par des frappes ciblées sur les lieux de fabrication des produits chimiques que le gouvernement de ce pays semble avoir utilisés contre sa propre population civile. Les uns sont pour, les autres sont contre, et dans ces derniers figurent, bien sûr, les ténors de l’opposition, et notamment l’extrême droite et l’extrême gauche qui ne cessent de se rejoindre sur bien des points.

    Un des arguments de ceux qui sont opposés à cette intervention française et anglo-saxonne est que la Syrie est un état souverain, et que les membres du Conseil de sécurité n’ont pas à se mêler de cette guerre civile, même si des armes unanimement interdites après leur utilisation lors la Première Guerre mondiale auraient été utilisés par le gouvernement syrien alors que celui-ci est déjà sorti vainqueur du conflit intérieur avec l'appui de ses alliés russes et iraniens.

    Mais l’ingérence dans les conflits d’un pays souverain existe depuis longtemps. Cette ingérence peut être justifiée pour la mauvaise cause. L’exemple le plus spectaculaire fut la destruction le 26/04/1937 de la commune basque de Guernica par les aviateurs de la légion Condor envoyé par Hitler pour soutenir Franco dans son coup d’Etat contre la République. A l’inverse, l’ingérence est souvent réclamée par les associations humanitaires pour faire cesser des massacres comme ce fut le cas au Rwanda - Etat souverain - où l'ingérence, que ce soit celle de l'ONU ou celle de la France, a bien trop tardé pour interrompre le génocide.

    A notre époque où chaque événement est connu pas tout le monde dans les minutes qui le suivent, et où on peut faire le tour de la planète en quelques heures, la notion d’Etat intouchable, quoi qu’il fasse, parce que souverain, a pris un coup de vieux. Le rapport entre les souverainetés est remplacé par le rapport de forces et la possibilité ou non d’intervenir en dehors de son pays sans prendre trop de risques, quel que soit le motif invoqué. Notons que les Russes ont été prévenus de l’intervention occidentale en Syrie et que celle-ci n’a heureusement provoqué la mort d’aucun soldat russe.

    Quant à l’efficacité même de cette l’intervention symbolique (mais onéreuse), nous verrons…

    Picasso : « Guernica »


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  • La bêtise pour tousDes jeunes gens prétendant poursuivre des études universitaires (avec une tendance à la casse de leur outil d’études) tentent de réaliser une reconstitution historique de mai 68. Ils suivent avec application le processus vieux de 50 ans et peu importe la motivation de départ :

    D’abord, une opposition contre ce qu’ils estiment être une sélection (qui existe depuis longtemps pour les professions de santé et à mon avis excessive), préférant le tirage au sort qui donne leur chance aux paresseux et aux nuls.

    Ensuite, cette opposition à un ersatz de sélection a été rapidement remplacée par une « convergence des luttes », objectif qui montre à quel point leurs agitation est plus politique que technique.

    Ce qu’il y a d’amusant (il vaut mieux en rire) est qu’en raison des perturbations qu’ils ont eux-mêmes provoquées, ils réclament la validation automatique du 2ème trimestre, avec pour Tolbiac la note qualifiée de « politique » (c’est clair) de 20/20 et à Nanterre, plus modestement, la note de 15/20 pour tous. Notons que l’expression « pour tous » connaît une belle fortune linguistique, ce qui prouve que l’égalité dans la bêtise fait des progrès.

    Les membres de la minorité agissante qui ne vote qu’entre eux lors des assemblées dites générales (j’ai eu l’occasion en mai 68 d’assister à quelques-unes de ces assemblées où le spectacle gonflé de prétention frisait le ridicule, et je suppose qu’il en est de même aujourd’hui) sont d’une parfaite cohérence en réclamant que les partiels soient automatiquement validés avec une bonne note.

    En effet, puisqu’ils demandent l’absence totale de sélection à l’entrée de l’université qui aboutit à la stagnation d’étudiants peu doués ou paresseux sur les bancs des amphis (quand ils y entrent), on ne voit pas pourquoi il existerait une sélection ultérieure par des examens, en particulier en sciences humaines, matières où de toute façon le risque de chômage à la sortie est élevé que l’on soit diplômé ou pas. Les diplômes universitaires en ces matières n’ont qu’une maigre valeur sur le marché du travail car celui-ci impose une sélection bien plus drastique que celle que l’on pourrait éventuellement instaurer à l’université à l’entrée comme à la sortie. Alors pourquoi ne pas donner les diplômes à tous, à l’image du baccalauréat ?  Diplôme pour tous et tous pour rien, sauf un encadré sur le mur de la chambre.

    Ces étudiants politisés vont finir par descendre les universités françaises (dont la valeur s’abaisse régulièrement) où l’on peut jusqu’à présent entrer à moindre coût, et la faible valeur des diplômes universitaires favorisera sans doute l’éclosion d’écoles privées qui seront réservées à ceux et celles qui en ont les moyens. Une vilaine sélection par l’argent vers laquelle risque de converger aveuglement leur lutte folklorique.

    Mais on ne sait jamais sur quoi ce folklore peut déboucher. En mai 68 les manifestations étudiantes n’avaient, en fait, aucun but précis, laissant les politiques dubitatifs et en retrait. La grève générale prit le train en marche profitant de la situation bordélique entretenue par les étudiants. Comme disait Hegel ou Marx ou les deux : les évènements historiques se répètent, la première fois en tragédie (ce ne fut pas le cas en mai 68), la seconde fois en farce. Nous y sommes peut-être, à moins que la farce tourne en tragédie.


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  • Il s’agit en effet d’un billet alimentaire confidentiel.

    Depuis longtemps, et jusqu’à ce jour, j’avais un problème avec les pâtes longues type spaghetti. A tel point que je les écartais de mon alimentation, ce qui était dommage car c’est un aliment plutôt bon, accusé de faire grossir alors qu’une étude récente a montré que les pâtes feraient maigrir (hydrate de carbone très favorable), et ce qui fait éventuellement prendre du poids, ce ne sont pas les pâtes, accusées injustement, mais ce qui les accompagne (sauces, fromage etc…).

    Alors pourquoi ai-je un problème avec les pâtes ? Eh bien, si vous avez patienté jusque-là, je vais vous le dire : je n’arrive pas à les manger correctement.

    Certes, il m’arrive de les enrouler sur la fourchette de façon satisfaisante une fois sur deux ou trois (ce qui n’est déjà pas si mal) mais presque toujours (c’est sûrement vrai pour vous aussi ; avouez !), une au moins refuse de s’enrouler : elle pendouille lamentablement. Dans ce cas (Ô combien fréquent) la seule issue, si vous voulez vous alimenter, est, après avoir enfourné l’essentiel, d’aspirer la pâte récalcitrante et vagabonde. La conséquence, très inélégante, est la persistance sur vos lèvres de sauce tomate, de fromage ou de beurre que vous vous empressez d’essuyer avec votre serviette qui devient rapidement innommable et dont vous finirez par avoir honte, quand ce n’est pas votre chemise qui vient prêter main forte à votre serviette quand votre aspiration de la pâte pendante s’avère nécessairement énergique et prolongée lorsqu’elle est trop longue.

    Manger des pâtes est inélégant, à la limite de la malpropreté. Vous allez me rétorquer que je ne suis pas doué, vous avec sans doute raison, mais regardez tout de même vos voisins manger des pâtes, faites-le de façon discrète car les gens n’aiment pas qu’on les regarde dans cette activité délicate, ponctuée de succions, le nez le plus près possible de l’assiette afin d’épargner leurs vêtements.

    Aujourd’hui, j’ai pris mon courage à deux mains et dans une transgression vengeresse j’ai coupé ardemment mes pâtes en petits morceaux, et avec une certaine jouissance je les ai mangées à la cuillère. Une révolution. C’est facile, propre, et c’est très bon.

    Billet sans intérêt (sauf pour moi)


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  • Il faut qu’une université soit ouverte ou fermée

    Mais des étudiants (sic) réussissent le prodige de bloquer (depuis 2 semaines) l’université de Tolbiac tout en la déclarant ouverte.

    Il est vrai que quand on est pris d’un prurit révolutionnaire, affection d’une grande banalité en France, et qui pousse jusqu’à se nommer pompeusement « Commune de Tolbiac », tout est possible : parler au nom de tous les étudiants quand on ne représente qu’une minorité, parler au nom du peuple quand on n’en fait pas partie, insulter l’Etat qui vous permet de faire des études (occupation qui semble être pour certains le dernier de leurs soucis).

    « A Tolbiac, c’est plutôt l’esprit Notre-Dame-des-Landes universitaire » proclame une banderole. Il est vrai qu’avec le blocage, l’université a l’aspect désertique d’une piste d’aéroport et que quelques chèvres y seraient les bienvenues.

    De 50 à 200 étudiants (sur les 10000 en sciences humaines) vivent sur les lieux et bloquent l’accès en réclamant les choses les plus diverses et sans rapport avec l’université, en espérant une grève générale pour refaire un mai 68, cinquante après.

    Eh ! Jeunes gens ! Révisez vos cours d’histoire : les trente glorieuses, c’est terminé, on n’a plus les moyens de faire la fête, et le communisme soviétique, le maoïsme, le pol-potisme, le kim jonguisme, le castrisme, le chavisme ont échoué, en assurant, certes, une égalité : la pauvreté pour tous, sauf pour les dirigeants qui vivaient dans le luxe, bien que responsables de millions de morts, partis sans avoir vu les lendemains qui chantent.

    Est-il possible, jeunes gens, que votre ambition est, en fait, d’accéder par votre action au statut de dirigeant politique, ce qui est bien compréhensible par ces temps de chômage, même pour les diplômés, surtout en sciences humaines.


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