• Bonne Année 

    Otto Dix : "Métropolis" (1928), partie centrale du triptyque : "Les noctambules"


    6 commentaires
  • Conseil au lanceur de foudre aux batteries HSFAIS COURT ET CON SI TU VEUX ÊTRE COMPRIS


    13 commentaires
  • Les casseurs narcissiques

    Comme beaucoup, j’ai suivi les évènements violents qui ont émaillé, surtout à Paris, la manifestation hebdomadaire des « gilets jaunes » où se sont mêlés, comme d’habitude, et quelle que soit la cause à défendre, des voyous politisés ou pas. Des individus, comme les hooligans des terrains de football, surtout attirés par la bagarre contre les forces de l’ordre et le vandalisme, le goût de détruire pour détruire sans le moindre objectif (sauf quand il y a pillage). Une révolte destructrice de ratés : je détruis, donc je suis. Têtes vides ou viciées et muscles pleins.

    L’image ci-dessus montre des casseurs au sommet de l’Arc de Triomphe (il est regrettable qu’ils aient pu y parvenir), mais je n’ai pas retrouvé les images que j’ai vues hier et qui m’ont paru très significatives : deux casseurs triomphants sur le toit de l'Arc de Triomphe ayant trouvé une chaise sur laquelle chacun s’asseyait à tour de rôle pour être pris en photo par l’autre avec, en outre, quelques selfies pour enrichir leur album et la diffusion qu’ils ne manqueront pas de faire de leur pauvre prouesse de demeurés irrespectueux et brutaux.

    Les casseurs ne revendiquent rien, sinon le désordre. Les slogans ne sont là que comme des alibis. Qu’ils le veuillent ou non, ils font partie de la société du spectacle. Ils veulent leur « quart d’heure de célébrité » que permet la diffusion de leurs « exploits » avec sans doute la nécessité par prudence de rester anonymes. Leur célébrité restera donc collective, mais ils pourront dire « j’y étais ». Ils pourront le dire car malgré leurs actes stupides et dangereux comme les incendies, ils ne risquent rien ou pas grand-chose s’ils sont interpelés. Alors pourquoi se priver de casser les meubles d’une société dans laquelle ils sont incapables de s’intégrer parfois par choix, souvent par incompétence ou paresse ou peut-être le font-ils simplement pour s'amuser, même si certains le font par désespoir.


    18 commentaires
  • Les "Saltimbanques" de Chagall pour Aznavour


    9 commentaires
  • « Soigner » les individus atteint d’islamisme au stade d’incubation ou d’invasion avant qu’apparaisse la phase aiguë avec son risque létal… pour les autres, semble être une activité lucrative puisque les organismes qui prétendent « déradicaliser » les radicalisés en les débarrassant radicalement d’un germe dangereux dont ils sont porteurs et susceptible de se propager dans la cité, se les arrachent.

    Il semble donc que le radicalisé, euphémisme pour ne pas dire musulman fanatique ou sur le point de le devenir, est également une source de profit et son traitement soumis à concurrence. Le radicalisé serait-il devenu un client comme un autre ?

    Le Canard enchaîné du 12/09/18 fait état d’une concurrence entre l’association Artemis du Groupe SOS dirigé par Jean-Marc Borello (ami de Macron) qui fait miroiter une proposition de « déradicalisation en milieu ouvert » aux dépens d’une autre association (Apcars) pour la région parisienne. Cette dernière association va donc perdre ses 19 radicalisés au profit d’Artemis et devoir licencier 9 personnes qui chouchoutaient ces 19 « patients » particulièrement atteints. Le patron d’Apcars, ainsi dépossédé de ses chers (dans les deux sens) radicalisés, dit « son incompréhension, alors que le marché actuel pouvait être prolongé de deux ans ». Certes, il s’agit d’un marché public, mais qui reste soumis aux règles du capitalisme.

    A noter que dans l’article contiguë à celui qui a servi de source à ce billet, on apprend la fermeture fin 2017 du « centre d’information sur les droits de femmes et des familles » de Lorient car les fonds versés par la préfecture ont été réaffectés à la lutte contre la radicalisation.

    Le marché très onéreux et apparemment lucratif de la « déradicalisation » est en pleine expansion, voire explosif. Il faut avouer que c’est une tentative étonnante, type soins de suite, pour débarrasser les islamistes d’une partie de leurs croyances et des impératifs qui figurent en toutes lettres dans leurs textes fondateurs estampillés d’origine divine. Bon courage.


    12 commentaires
  • Hier, sur LCI, j’ai assisté aux échanges entre Daniel Cohn-Bendit et Roselyne Bachelot, l’essentiel étant consacré à la succession de Nicolas Hulot pour lequel ce cher Dany a été sollicité.

    Je ne sais que penser de Cohn-Bendit. Quoi que l’on en dise, c’est un personnage sympathique, souvent souriant, apparemment sincère et sans langue de bois. On espère que son discours, car il parle fort bien, viendra épingler autrui. C’est incontestablement une grande gueule que l’on écoute même si l’on est en désaccord avec ses prises de position.

    Ce qui est étonnant est que son principal titre de gloire fut d’avoir pris la tête d’un monôme estudiantin il y a cinquante ans, d’avoir été porteur de quelques phrases énigmatiques comme « nous sommes tous des juifs allemands », d’avoir eu la chance d’être pris en photo avec un sourire ironique face un CRS qui avait une tête de plus que lui, et enfin d’avoir été nommé « Dany le rouge », c’est à dire d’avoir obtenu le label un peu usurpé de révolutionnaire. Il a cependant fait un bon score comme tête de la liste écolo à des élections européennes et fut député européen pendant 20 ans.

    Il a endossé avec bonheur l’habit du trublion qui s’est un peu usé avec le temps, mais il n’a rien accompli de notable, les manifestations d’enfants de bourgeois bien nourris de Mai 68 se seraient fort bien déroulées sans lui.

    Il fallait voir au cours de cette émission le large étalage de son débat intérieur qui a finalement conduit le trublion assagi à ne pas entrer dans l’arène comme successeur de Hulot malgré les amicales pressions venues de tous ses admirateurs. Devenir ministre de l’écologie aurait été selon ses dires une fausse bonne idée.

    Car bien entendu remplacer l’habit de trublion par celui de ministre était pour lui une bonne idée. Il n'a aucun doute sur ses compétences. Il faut savoir que Dany ne se prend pas pour une petite merde : il tutoie tout le monde, il fait part au public de ses conversations intimes avec le président de la République et ne manque pas au passage de signaler que celui-ci lui demande son avis pour bien montrer au petit peuple la position de premier plan qu’il est la sienne. Sympathique, beau parleur un peu hâbleur, imbu de lui-même, mais inutile.


    21 commentaires
  • Dites-le avec des fleurs

    Par cette journée splendide, en traversant le square des Batignolles, nous avons pu admirer de beaux parterres. Il se trouve que ces parterres de fleurs, dont les responsables sont de véritables artistes, ont comme sujet la fin du massacre survenu il y a un siècle, dernière guerre à grande échelle où l’on s’étripait à l’arme blanche les yeux dans les yeux, et premier acte de la fin de la prééminence des nations européennes dont la deuxième guerre mondiale allait parachever la chute, engloutissant au passage ses prétentions humanistes et inaugurant leur culpabilité qui paralyse aujourd’hui la mise en œuvre des actes nécessaires à leur survie.

    Ci-dessous une partie du commentaire figurant près de la couronne florale.

    Dites-le avec des fleurs

     

    J'avoue que je sais pas trop ce qui passé de particulier sur les champs de bataille ce 28 juin 1918 car donner le nom  du Président Wison à une partie de l'avenue du Trocadéro ce jour est plutôt pacifique et il semble surtout marqué - lorsque que l'on consulte internet - par une décision du Conseil d'Etat qui rejette la requête d'un fonctionnaire révoqué. On voit que pendant le massacre la vie ordinaire continuait et que les procéduriers ne désarmaient pas.


    8 commentaires
  • Les vacances de Mr Hulot


    6 commentaires
  • Le machisme japonais est-il un facteur de risque ?

    Récemment, lors d’un match d’exhibition de sumo à Kyoto, un politicien s’est exhibé sur l’anneau de sumo en faisant un discours et s’est effondré sur le ring. Des infirmières dans la salle ayant reconnu les signes d’un arrêt cardiaque probable, alors que les organisateurs s’avéraient impuissants, se sont précipitées sur le ring et ont commencé les manœuvres adéquates de réanimation.

    Horreur !

    L’anneau de sumo étant formellement interdit aux femmes, l’arbitre par haut-parleur a intimé l’ordre aux infirmières de descendre immédiatement du ring, ce qu’elles ont fait en laissant le politicien à ses convulsions. Elles ont été remplacées par un homme qui a eu bien du mal à assurer seul les manœuvres de réanimation. Cette histoire semble s’être néanmoins bien terminée malgré l’intervention féminine intempestive, en tout cas sans issue fatale dans l’immédiat[1].

    Illustration de Bernard Buffet

     

    [1] Nakahara S, Sakamoto T : Female rescuers faced difficulties in resuscitating a collapsed man in the Sumo ring. Resuscitation. 2018 ; Aug;129:e16. doi: 10.1016/j.resuscitation.2018.05.031. (Rapporté par Jim.fr)

     


    8 commentaires
  • L’insoumission n’est plus ce qu’elle était

    Il ne faut pas vivre dans le déni : les insoumis que nous avons en France ne sont pas à la hauteur de notre rayonnement international. Rendons-nous à la cruelle évidence, nous faisons pâle figure à côté des insoumis du Venezuela ou du Nicaragua dont l’insoumission laisse jusqu’à quelques centaines de morts sur le carreau. A notre décharge, eux savent à quoi ils ne soumettent pas : une dictature. Nos insoumis cherchent toujours à quoi ils pourraient bien l’être. Ils sont plein de bonne volonté, et ils viennent de trouver un petit quelque chose : un mec proche du Président de la République qui s’est pris indûment pour un flic. Cependant nos insoumis sont obligés pour montrer leur insoumission de joindre leur voix tonitruante à celle de leurs pires ennemis devenus ainsi leurs alliés objectifs comme le dit le jargon soviéto-mimétique.

    Non seulement nos insoumis n’ont pas un standing de niveau international et même national, mais le motif de leur insoumission a la minceur d’un cheveu de manifestant et aucun impact révolutionnaire, ce qui explique leur agitation compatible avec un syndrome de sevrage et un état de manque.

    Je n’ose pas proposer à nos mélenchonistes un stage de formation à l’insoumission au Venezuela ou au Nicaragua car il se trouve que les populations de ces pays expriment leur insoumission au risque de leur vie à des dirigeants qui sont du même bord que nos insoumis nationaux, et pour lesquels ils n’avaient pas hésité à exprimer leur admiration.

    A titre personnel, je souhaite pour le bien de tous que nos insoumis de pacotille restent aussi inoffensifs qu’ils le sont, et on ne leur reprochera pas leur usurpation d’identité, à condition, toutefois, qu’ils continuent à faire semblant d’être des révolutionnaires sans se prendre au jeu. Car s’ils arrivaient au pouvoir, ils risqueraient, s'ils s'inspirent de leurs modèles "bolivariens", de déclencher une insoumission authentique contre eux.

    Illustration : un arlequin de Picasso


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique