• Plaignons les plaignantsA défaut de pouvoir porter plainte contre le virus au doux nom de SARS-CoV-2, manifestement insaisissable, refusant de rester à résidence, persistant malgré les injonctions à batifoler dans la nature en continuant à commettre ses forfaits, la Justice va se tourner vers les responsables chargés de le combattre, et qui aux yeux des plaignants (dont des médecins) ont volontairement évités de le faire en suivant leur esprit pervers, avec la volonté indéniable de limiter la liberté de chacun, et celle de ruiner le pays, de priver la jeunesse de ses études de futur chômeur et des fêtes indispensables à sa survie, voire à augmenter le nombre de morts. Saluons donc l’indépendance de la Justice et sa délicatesse à se livrer dès l’aube et en famille aux perquisitions aux domiciles de plusieurs ministres et anciens ministres dont on attend un effet décisif sur la propagation de la pandémie, supérieur à celui attendu du couvre-feu annoncé la veille par Emmanuel Macron pour vingt millions de Français et le jour où l'un des perquisitionnés doit en préciser les détails à la population. Il y a des urgences qui se perdent. Illustration : H. Daumier 


    20 commentaires
  • Le vivre ensemble avec le masqueJ’engage les anti-masques à cesser de fantasmer sur la signification et la nocivité des masques sanitaires car je crains que cette garniture, qu’ils qualifient de muselière destinée à tester notre servilité, restera présente sur nos visages pour de longs mois lorsque d’autres visages se trouveront à proximité. Sur les faces masquées nous ne voyons que le front, les sourcils, les yeux et accessoirement les cheveux plus constants chez la femme que chez l’homme. La bouche si expressive disparaît mais aussi les rides d’expression qui l’encadrent, et que peu regretteront, il va falloir apprendre à lire celles du front. Nous sommes amenés à lire le tiers du visage. Certaines personnes sont avantagées pour cette lecture, ce sont celles qui fréquentent régulièrement les femmes intégralement voilées, celles qui cherchent à exprimer leur liberté d’être soumises aux hommes dans un pays libre, alors que sous d’autres cieux, les femmes prennent des risques pour réclamer la liberté de ne pas se soumettre à la gent masculine en retirant leur voile qui leur est imposé. Néanmoins, pour la lecture des visages intégristes intégralement voilées, on ne dispose que d’un seul paramètre : les yeux, mais il passe déjà beaucoup de choses par les yeux, ne serait-ce que l’hostilité. Le masque sanitaire permet la lecture de multiples indices et c’est fou ce qu’un tiers du visage peut livrer de secrets : sourire, colère, perplexité… si le rire ne se voit pas, il s’entend. Paradoxalement le « visage de marbre », l’absence d’expression, nous échappe. Je ne parle pas des masques mal portés, sous le nez ou sur le menton qui livrent toutes les expressions (dont celle de la bêtise) mais qui ne servent à rien, et du cas des cheveux qui se dressent sur la tête, expression capillaire rarement rencontrée, mais la façon de se coiffer peut être riche d’enseignements.


    10 commentaires
  • D’un mot à l’autreMacron, le 4 septembre, au 150e anniversaire de la proclamation de la République, a déclaré : « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe. Non la République, parce qu’elle indivisible n’admet aucune aventure séparatiste ». Curieux de considérer le « séparatisme » comme une aventure qui pourrait à la rigueur être tentée. Sans être nommés, ce portrait colle bien sûr avec celui des islamistes, et on nous promet un projet de loi sur le « séparatisme ». Car chacun sait que quand il existe un problème en France, on fait une loi, en imaginant le résoudre par la vertu du verbe suivi dans les meilleurs cas d’un texte gravé dans le marbre qui devient de plus en plus lourd. La France dispose ainsi d’un arsenal juridique pléthorique dont une bonne partie est inemployée. Pour ce qui concerne ce « séparatisme », les autorités disposent suffisamment de lois pour lutter contre, il suffit de les appliquer. Mais quand on applique, il n’y a pas d’effet d’annonce, c’est ennuyeux. On veut faire signer une charte aux associations afin qu’elles respectent certaines conditions pour recevoir des subventions. La question n’est pas de signer mais de vérifier que les lois de la République sont respectées. Il est tout de même étonnant que l’argent des contribuables aient pu jusqu’à présent être distribué à des gens qui crachent sur eux. Mais il semble que ces jours-ci le cheval présidentiel soit rétif et recule devant l’obstacle « séparatiste », avec une tendance à la dilution pour noyer le poison islamiste en s'égarant sur les Bretons, les Corses ou les Basques, on a même vu apparaître les « suprémacistes » blancs…A mon humble avis, une nouvelle loi ne sera pas plus opérante que les autres si l’on ne se donne pas la peine d’opérer. Plutôt qu’une nouvelle loi, j’ai une proposition simple et applicable de suite concernant l'absurde « Collectif contre l’islamophobie en France ». Cette dénomination astucieuse (il faut toujours rendre hommage à l’intelligence, en l'occurence celle des mollahs iraniens, mais aussi pointer la bêtise naïve des Européens), confond volontairement la religion et l’ethnie, et devrait être remplacée par un autre intitulé comme « Collectif de défense des musulmans de France », car il admissible de défendre des individus attaqués en tant que tels, mais il est inadmissible que l’on puisse interdire de critiquer une religion dans un pays laïque. Ce collectif avance que « l’islamophobie n’est pas une opinion mais un délit » en assimilant la critique d’une religion à un racisme. La phobie étant une peur, ce collectif introduit en plus la notion de pathologie chez la personne qui craint l’islam. S’il y a des phobies déraisonnables, est-il déraisonnable de craindre le fanatisme islamique qui tue et menace de mort chaque jour nombre de nos concitoyens ? Les musulmans eux-mêmes en sont les premières victimes, et il s’illustre chaque jour dans le monde par ses méfaits. Il n’y a pas de pire amalgame que de confondre ethnie et religion. Débaptiser ce collectif serait pour moi la première nécessité, l’islamophobie devrait disparaître du vocabulaire des textes officiels, ce qui diminuerait le volume des plaintes déposées par cet organisme et libérerait la parole de ceux qui les craignent.


    16 commentaires
  • L’automatisme verbaleLe 31 août 2020, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, dans un discours (relayé par les réseaux sociaux) s’adressant à une assemblée de jeunes femmes, a déclaré : « La pandémie ne fait que démontrer ce que nous savons tous : que des millénaires de patriarcat ont produit un monde dominé par les hommes avec une culture dominée par les hommes qui nuit à tous – les femmes, les hommes, les filles et les garçons. ». A première vue on ne voit pas le rapport entre l’apparition et la diffusion de la COVID-19 et le patriarcat. En cherchant bien, peut-être visait-il le patriarcat chinois puisqu’il semble que c’est à la fréquentation des animaux sauvages par les Chinois que l’on doit les dernières épidémies virales, et que cette fréquentation est souvent motivée par les vertus aphrodisiaques attribuées aux extraits de certaines bêtes. Ces vertus aphrodisiaques étant essentiellement recherchées par les hommes, nous voilà retombés dans le patriarcat dans sa forme impuissante. Etant donné le copinage de l’OMS avec la Chine, cette hypothèse est peu probable. Le secrétaire général de l’ONU voulait parler du travail accru des femmes pendant l’épidémie, ce en quoi il n’avait pas tort, mais qui tient également au choix des femmes pour certains métiers, comme le soin, plutôt que d’autres, et qui sont, en effet, largement mis à contribution pendant cette pandémie, et sous tous les climats quel que soit le degré de patriarcat, celui-ci étant en voie de disparition dans les pays occidentaux. Antonio Guterres s’adressant à des femmes, s’est empressé de sortir le tiroir du patriarcat qui ne pouvait que plaire. Il s’est soumis au langage automatique, en se dispensant de toute réflexion et de toute distinction. De plus en plus, les élites sont intoxiquées par les mots qu’elles sortent sur le mode automatique dans leurs discours comme : patriarcat, domination de l’homme, et en ajoutant de préférence blanc en donnant ainsi un peu de couleur au discours, ce qui ne peut que plaire à ceux qui en ont davantage et qui ont pourtant tendance, plus que l’homme blanc, à vouloir dominer la femme. Les tiroirs sont bourrés de mots automatiques tels : renouvelable, responsable, transition écologiste, on ne sait pas trop les modalités précises de cette transition, mais elle est brandie comme un totem à la moindre occasion et impose silence. Automatisme néanmoins orienté par la composition de l’auditoire, comme l’a montré Macron en ironisant devant une assemblée de chefs d’entreprise sur la « lampe à huile » des écologistes opposés à la 5G.  


    16 commentaires
  • La fécondation in vitro pour toutes et tousCette semaine une femme s’est vue interdire l’entrée du musée d’Orsay en raison d’un décolleté profond, et il lui a été demandé d’enfiler une veste pour cacher ses seins que l’on ne saurait voir. Il se trouve que ce musée expose des nus à la vue de tous , et notamment « l’origine du monde » de Courbet, tableau représentant avec réalisme le sexe féminin. Ce qui confirme que le réel et le vivant ont un impact bien plus puissant que l’image, la fiction ou l’imaginaire. Depuis, la direction du musée s’est excusée de l’initiative pudibonde de l’une de ses employés auprès de la personne dont les seins furent malencontreusement repoussés hors de l’enceinte culturelle. Hier, des Femen sont venues protester dans le musée contre ce refoulement mammaire en portant des slogans comme "stop à la sexualisation du corps de la femme" “obscène à cause de vous” ou “l’obscénité est dans vos yeux” sur leurs poitrines nues. Donc, ces féministes radicales veulent "désexualiser" le corps de la femme, mais il se trouve que la sexualité est basée sur l’attraction des corps qui peut aller jusqu’au rapport sexuel, et même la procréation. On pourrait en conclure que ces Femen souhaiteraient remplacer la copulation qui nécessite une sexualisation des corps, qu’il soit féminin ou masculin, par la fécondation in vitro, ce qui permet la procréation hors des corps, ceux-ci étant enfin "désexualisés". Je voudrais cependant signaler à ces Femen, dont beaucoup sont lesbiennes, qu’elles sexualisent, elles aussi, le corps de leurs compagnes avec lesquelles elles désirent avoir des rapports sexuels. Il semble donc que ce qui peut attirer un homme vers une femme ou vice versa serait scandaleux, alors que l’attrait physique d’une femme pour une autre serait licite. La fécondation in vitro pour la procréation faisant pour elles l’affaire en "désexualisant" le sperme de l’homme devenu un produit de consommation comme un autre stocké dans des banques. Ajoutons, a contrario, qu'un mouvement demande aujourd'hui aux lycéennes et collégiennes de s'habiller de façon "provocante" afin de pouvoir se vêtir comme elles le désireraient contre le règlement intérieur de leur établissement. S'opposant aux Femen, ces adolescentes demandent donc la liberté de sexualiser leurs corps puisqu'elles parlent de "provocation" qui ne peut viser que les hommes (ou les lesbiennes). Je suppose que de jeunes voilées chercheront à profiter de cette ouverture pour se couvrir en provoquant la laïcité. La femme a toujours été un mystère pour l'homme (Illustration : Francis Picabia : « Deux femmes aux pavots »)


    12 commentaires
  • Lectures légères

    Lectures légèresJe viens de terminer un polar italien : « Les mains vides » de Valerio Varesi où l’on assiste aux déambulations d’un commissaire à travers les rues de Parme, à la fois accablé par une chaleur torride et par sa ville gangrénée par la pègre mi-étrangère (de l’est), mi-italienne et par la corruption. Ce polar ne manque pas à la tradition des polars italiens, comme ceux de Donna Leon qui se déroulent dans Venise, où les policiers découvrent toujours les coupables mais n’arrêtent que les seconds couteaux en laissant prospérer les notables mouillés. Ces polars du sud, peut-être en raison du soleil et de la beauté des villes, malgré le cynisme qui y règne sont finalement moins désespérants que les polars du nord : Islande, Ecosse, Suède…imprégnés d’un climat gris et froid, riches en policiers alcooliques souvent divorcés dont les enfants se droguent  plus ou moins. Les séries télévisées du nord ont également ce goût amer en se déroulant dans des rues monotones aux maisons laides sous un ciel bas et aux personnages tristes à pleurer.

    Mais le soleil de Marseille ne suffit pas à éclairer les romans sombres et très bien écrits de Jean-Claude Izzo où son héros Fabio Montale ne se fait plus d'illusions sur sa ville dans "Total Khéops", "Chourmo", et "Solea".

    Lectures légèresPour ce qui concerne les romans d’un genre différent que j’ai lu pour me distraire, je suis un peu irrité par un procédé qui me semble de plus en plus utilisé par les auteurs : le morcellement spatio-temporel, l’abandon du temps linéaire au profit d’un désordre chronologique savamment orchestré avec des sauts multiples du présent au passé et vice versa, ce qui est un procédé facile pour créer du suspense en vous privant périodiquement de dessert. Procédé utilisé habilement dans l’excellent « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin, de façon plus grossière dans « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio, et de façon diabolique dans « L’Enigme de la chambre 622 » du Genevois Joël Dicker. Ce dernier livre est un phénomène de librairie : premier dans les meilleures ventes de la Fnac pendant 9 semaines, il est encore en deuxième position à la onzième semaine. Dans l’hôtel où j’ai passé mes vacances, nous étions trois à le lire. Son intrigue est particulièrement alambiquée avec des sauts dans le temps et dans l’espace plusieurs fois dans un même chapitre, ce qui finit par nous désorienter. L’auteur abuse du procédé jusqu’à la malhonnêteté et son œuvre finit par perdre sa qualité de roman pour endosser celui du feuilleton. La plupart des gens ont aimé ce livre et se sont laissés embarquer dans une intrigue invraisemblable et atomisée.

    Illustration ; Renoir, Vuillard, Magritte.


    16 commentaires
  • L’Aveu« - Taisez-vous. Je vous avertis que cette affaire fera tomber des têtes. Nous avons toutes les preuves en main. Nous emploierons des méthodes qui vous étonneront, mais qui vous feront avouer tout ce que nous voulons. Votre sort dépend de nous. Ou vous optez pour des aveux complets pour essayer de vous racheter, ou vous vous obstinez à rester dans la peau d'un ennemi de l'Union soviétique et du Parti jusqu'au pied de la potence. Alors, pour commencer, répondez à la question qui vous a été posée... »

    C’est un extrait du livre d’Arthur London « L’aveu » où ce héros communiste de la résistance pendant la IIe Guerre mondiale, appartenant par la suite au gouvernement tchèque, doit avouer des crimes qu’il n’a pas commis pour sauver sa tête, et qu’il sauva, contrairement à la plupart de ses compagnons d’infortune, victimes d’une « purge » (quel mot horrible s’agissant d’êtres humains) voulue par Staline. Le « Petit père des peuples » était un spécialiste des assassinats préventifs, appliquant le proverbe arabe : « bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait » (il me semble d’ailleurs que Pierre le Grand avait sorti le même précepte).

    Vous vous demandez peut-être pourquoi je ressors le cadavre de Staline que les communistes d’aujourd’hui évite de déterrer en public (car ils en ont peut-être la nostalgie en privé), et bien, parce qu’un vent stalinien venant des USA semble souffler sur notre société.

    Si l’on ne pense pas droit en matière de féminisme, de LGBTQ…etc...d’antiracisme (unidirectionnel), de minorités, d’immigration, de violences policières, de colonialisme… etc…etc…Non seulement on est condamné par la meute en réseau et les meutes dans la rue, mais en plus, il faut AVOUER sa faute, et même celle de ses ancêtres, s’en excuser, changer des mots, mettre un genou à terre ou même s’aplatir, c’est mieux si l'on veut survivre. Quand on a permis à une opinion contraire ou à un auteur maudit par cette foule de s’exprimer, dans l’édition, par ex. il est recommandé de faire rapidement marche arrière, ne pas éditer le livre, expulser l’auteur malencontreux, se désolidariser de lui pour ne pas subir les avanies promises par cette foule déchaînée, avide de censure, de boycott, d’autodafé et assoiffée de totalitarisme.

    La purge stalinienne est revenue, et si elle n’est pas encore sanglante, elle peut le devenir, nous n’en sommes encore qu’au stade de la rééducation de la pensée.


    14 commentaires
  • « Elections, piège à cons »

    Photo de Dovic Marin

    Le slogan de Mai 1968 : « élection, piège à cons », repris par Sartre, dont on connaît l’obscure clairvoyance, s’avère de plus en plus exact depuis que grandit l’abstention, car ce sont de plus en plus les cons engagés qui se rendent aux urnes avec le risque d’élire des candidats qui ont la même affinité pour la connerie. L'aggravation de l'abstention sélectionne les votants les plus motivés et peut favoriser les extrêmes.

    Les dernières élections municipales ont permis d’élire des maires de quelques grandes villes sur un programme écologiste avec environ 20% des inscrits. Les 80% de la population qui n’ont pas voté vont donc se retrouver comme des cons à subir un programme dont ils ne veulent probablement pas pour la plupart. On voit la profondeur du slogan « élection, piège à cons », car que l’on vote ou que l’on ne vote pas, on n’échappe pas au statut de con, qui, avouons-le, est un statut bien mieux partagé que celui du bon sens.

    Pour ma part, sans être engagé, je vote régulièrement, sauf aux dernières municipales de Paris sachant que Mme Hidalgo avait toutes les chances d’être élue, malgré son mauvais bilan, les macronistes qui avaient l’opportunité de remporter la mairie de Paris s’étant montrés indignes de la remporter. Je vais donc subir les lubies de l’équipe municipale au nez vert qui malgré ses oukases, qui emmerdent les Parisiens, et surtout les banlieusards, qui travaillent (et dont les socialistes se foutent complètement), promulgués et exécutés les six années précédentes nous faitt respirer un air aussi pollué, bien entretenu par les voitures de moins en moins nombreuses mais de plus en plus immobilisées. Il est vrai que le socialisme moderne s’occupe de moins en moins des pauvres et de plus en plus du sexe (« genre » si l’on tient compte de l’expansion de sa panoplie) ou de la couleur de la peau, ce qui est une dérive anatomo-hormonale du marxisme.

    C’est ainsi que le maire écologiste nouvellement élu à Lyon a pris comme une de ses premières décisions, d’imposer « l’écriture inclusive » (écartée par Edouard Philippe et par l’Académie Française), facteur primordial pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes dans le domaine de la stupidité, en imposant une langue désarticulée que l’on ne peut pas parler et qui ne peut être écrite que par une élite orthographique. Ce qui montre que si l’on traite irrévérencieusement les écologistes de pastèques : vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, il me semble que le rouge est un peu pourri.


    21 commentaires
  • Les intellectuels sont-ils anticapitalistes par ressentiment ?

    Portraits de Mao par Andy Warhol

    Les intellectuels défendant le capitalisme sont plutôt rares. Rainer Zitelmann, un historien et sociologue allemand, s’est exprimé dans Le Point le 29/06/20 sur les raisons qui pousseraient beaucoup d’intellectuels à être anticapitalistes, contre les « lois » du marché, le libre-échange, la mondialisation et bien sûr les Etats-Unis.  Un capitalisme qu’ils accusent de tous les maux de la planète, de la misère en Afrique au changement climatique.

    Je me permets quelques remarques :

    Beaucoup d’intellectuels ont été marxistes et certains le sont encore, jusqu’à défendre des régimes indéfendables et criminels. Sartre en fut le prototype, mais ils furent légion. Nous avons encore sur les plateaux et sur les ondes des bavards qui exposent leurs convictions tout en prenant soin de taire celles qu’ils défendaient jadis et qui ne sont plus présentables. Mais les Mao, Pol Pot ou Staline, que ceux qui sont encore en vie n’hésitaient pas à soutenir, sont remplacés par les régimes cubain ou vénézuélien qui leur semblent préférables au régime démocratique sous lequel nous vivons, et qu’ils accusent, sans sourciller, de dérive autocratique.

    Il n’est pas étonnant que les intellectuels soient très friands de constructions intellectuelles car ils ont toutes les armes pour les construire dans l’idéal selon les normes de la raison. Ces idéologies pensées de A à Z s’opposent au capitalisme dont l’évolution est spontanée, même si l’on s’efforce de le réguler. Cette régulation vient à posteriori, alors que l’idéologie est un a priori : une feuille de route à appliquer par l’Etat, et à insérer dans le réel quitte à le casser quand l’une ne rentre pas dans l’autre. Ainsi les intellectuels donnent un rôle prédominant à l’Etat, un étatisme qui ne peut que limiter la liberté, ce qui ne semble pas les gêner puisque la « servitude volontaire » du peuple est pour son bien. Les intellectuels savent toujours ce qui est bien pour le peuple, et cela les pousse à parler en son nom.

    Rainer Zitelmann donne une raison pour le moins originale comme une des explications de l’anticapitalisme si commun chez les intellectuels : « Les penseurs n’adhèrent pas à l’économie capitalisme car elle obéit à des règles différentes de la méritocratie scolaire »… « Afin de comprendre pourquoi les intellectuels sont fréquemment anticapitalistes, il convient de tenir compte du fait qu'ils constituent une élite ou se considèrent comme une élite et que leur anticapitalisme se nourrit de l'opposition à l'élite économique. À cet égard, il s'agit d'une compétition entre différentes élites. Si davantage d'éducation et d'enseignement supérieur ne se traduisent pas naturellement par plus de revenus et un statut plus élevé, c'est que, selon les intellectuels critiques du capitalisme, les marchés sur lesquels de tels développements sont possibles sont « injustes »… « Du point de vue de l'intellectuel, l'entrepreneur qui, peut-être, n'a pas beaucoup lu et a éventuellement été un étudiant au mieux moyen, n'a rien de comparable à lui : il n'a pas de diplôme de doctorat ni de liste de publications. » et pourtant il a « des revenus et un patrimoine supérieurs à ceux du philosophe, du sociologue, de l'expert de la culture ou des arts habilités (ce qui) entraîne un scepticisme général contre un ordre économique basé sur la compétition. » « l’injustice qui en résulte (doit être corrigée) par une redistribution massive. En enlevant aux riches ce qui ne leur revient pas, du point de vue de l'intellectuel » 

    Rainer Zitelmann considère donc que dans l’anticapitalisme des intellectuels il y aurait une part de ressentiment, disons même de jalousie assortie de mépris pour ceux qui n’auraient pas suivi un cursus universitaire, et qui ont eu néanmoins le toupet de réussir mieux qu’eux dans la compétition de la vie.

    Notons d’abord que s’ils sont contre un ordre économique basé sur la compétition, ces intellectuels ont également émergés à la suite d’une compétition. Rien n’empêche d’ailleurs les diplômés de gagner de l’argent, ce que certains font d’ailleurs. Mais les anticapitalistes partisans d’une redistribution massive oeuvrent surtout comme philosophe, sociologue, expert de la culture ou des arts, occupations qui ne prédisposent pas à faire fortune.

    Si l’analyse de Rainer Zitelmann est exact, ces intellectuels penseraient que les diplômes leur donneraient tous les droits alors qu’ils n’ont probablement pas le talent d’entreprendre ou de réussir dans le commerce. L’idéologie n’a jamais fait marcher l’économie et quand l’économie ne marche pas, il n’y a rien à redistribuer.


    14 commentaires
  • Nous avons eu le « nous sommes en guerre » de Macron, formule martelée en début de phrase dans son discours au début de l’épidémie de covid-19. Certes, l’épidémie a provoqué plus de 30000 morts en France car il faut compter les morts par d’autres maladies dont les soins n’ont pas été assurés, mais on voit bien que Macron est trop jeune pour avoir vécu une guerre, et il ne lui déplaisait pas de jouer au chef de guerre sans avoir jamais revêtu l’uniforme. Pour ce qui me concerne, cette anaphore présidentielle, loin d‘augmenter le sérieux de son discours m’a paru l’amoindrir tant il sentait l’artificiel et la rhétorique.

    Nous avons à présent le nouveau maire de Bordeaux, l’écologiste Pierre Hurmic, ceint de son écharpe tricolore qui a décrété dès son élection « l’état d’urgence climatique » à Bordeaux. Une grandiloquence et une disproportion qui frisent le ridicule, car que compte-t-il faire ? Abaisser la température de la planète par des mesures imposées d’urgence aux Bordelais ? Changer le climat à Bordeaux ? Pour être sérieux, il faut rester modeste. Les écologistes purs et durs, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique