• Un problème de communication« Samedi soir, Christophe Castaner a seulement reconnu que le gouvernement s'était « planté sur un certain nombre de séquences de communication et de pédagogie, notamment sur l'enjeu de se sortir du tout-pétrole »

    Mr Castaner qui a remplacé au pied levé Mr Collomb au ministère de l’Intérieur, le Lyonnais ayant eu la bonne idée, comme le dit Pangloss sur son blog, de quitter à temps le Titanic, utilise encore ce mot aujourd’hui favori des gouvernants : « pédagogie ».

    Le niveau des communicants dans les hautes sphères me semble plutôt bas car utiliser ce mot c’est aussi exprimer un mépris pour ceux et celles que l’on veut convaincre. La pédagogie va du maître à l’élève, de celui qui possède le savoir à l’ignorant qui est censé le recevoir. Quand on ne fait pas assez de pédagogie cela veut aussi dire que ceux à qui est destiné cet enseignement ne le comprennent pas, un peu idiots peut-être, il faut donc le répéter plus clairement en s’efforçant de se mettre à leur niveau.

    Il faut savoir que la décision d’un dirigeant est toujours bonne, le mal réside dans sa communication. C’est évident. Surtout quand on communique à côté de la plaque et que l'on ne parle pas de la même chose que ceux qui vous écoutent et ne vous entendent plus.


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  • Le président de la République (Emmanuel Macron pour être précis) doit sans doute mettre la dernière main à la pièce montée qu’il nous cuisine pour demain et qui sera intitulée « Haut conseil pour le climat » destinée à freiner l’élévation de la température sur la surface du globe terrestre tout en permettant à la classe moyenne française en voie de paupérisation de boucler ses fins de mois. Bien que « Haut », on peut douter de l’efficacité à venir de cette pièce montée de toutes pièces, par contre on ne doute pas de l’accueil qui lui sera fait par les « gilets jaunes » qui la considéreront sans doute comme montée à côté de la plaque, on ne doute pas non plus de la dépense qu’impliquera le fonctionnement de ce comité « Théodule » supplémentaire qui fera de surcroît double emploi avec le ministère de l’Ecologie. Nous verrons si notre cuisinier en chef aura l’art d’accommoder les restes afin que l’on puisse les digérer.

    D’un art à l’autre.

    Tout en cuisinant, notre président s’est également penché sur la restitution d’œuvres d’art africaines notamment au Bénin. Bien que mon avis n’ait pas été sollicité (ce qui ne m’étonne pas le moins du monde), je suis pour cette restitution, et cela pour deux raisons :

    La première est qu’il est juste de rendre des œuvres qui, pour beaucoup, ont été volées ou achetées à bas prix lors de la colonisation des pays subsahariens. Volées à la manière des nazis qui faisaient main basse sur quelques tableaux dans les musées des pays occupés, et sur les collections réunies par les Juifs qu’ils considéraient comme des sous-hommes mais dont ils appréciaient le goût et les connaissances artistiques après les avoir massacrés.

    J’ai honte de la seconde raison : je trouve peu d’intérêt à l’art africain pour la plupart des œuvres que j’ai pu voir, art dont on peut se faire une idée en visitant le très beau musée du quai Branly voulu par Chirac. J’ai honte, car cet art à beaucoup inspiré les artistes du XXe siècle et notamment Picasso. Chirac, lui, est un connaisseur et un grand amateur de cet art africain qu’il ne considérait pas comme « primitif » mais comme « premier ». L’ennui est que cet art au cours des siècles est toujours resté au même stade sans passer la seconde. Il est vrai que l’art gréco-romain n’avait aucunement besoin de passer à un stade ultérieur puisqu’il était parfait (à mon humble avis). Peut-on dire la même chose de l’art de l’Afrique subsaharienne ? Espérons que je ne serai pas traité de raciste si je préfère l’art gréco-romain (ou assyrien ou égyptien ou chinois ou indien…) à la plupart des sculptures d'Afrique noire.


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  • On peut se demander si aujourd’hui le droit de manifester n’est pas devenu un droit obsolète.

    A une époque où l’opinion publique ne pouvait s’exprimer qu’à travers les journaux ou le parlement, ce droit à s’exprimer dans la rue était un corollaire nécessaire à la vie démocratique, d’autant plus que les journaux, eux-mêmes orientés, peuvent aisément manipuler l’opinion, et que le parlement n’est jamais vraiment représentatif de la population en l’absence d’une élection à la proportionnelle intégrale, ce qui donne d’ailleurs une importance excessive aux formations élues par des minorités.

    Aujourd’hui l’opinion publique a de nombreuses possibilités de s’exprimer. Des sondages avec des questions précises, sans ambiguïté et une méthodologie rigoureuse en donnent déjà un bon aperçu. Les réseaux sociaux et les pétitions constituent d’autres angles d’évaluation, et internet permet d’imaginer d’autres modalités d’expression de l’opinion publique qui pourraient même être organisées officiellement.

    Mais voilà, il y a les chiffres et les êtres. Un million de signatures ont un impact bien plus faible qu’un million d’êtres humains qui prennent la peine de descendre dans la rue, d’autant plus qu’aujourd’hui ce n’est pas sans risques.

    Car il est devenu impossible de manifester en France quand il s’agit d’un problème économico-politique. Seules certaines manifestations sociétales, celles qui font consensus, se déroulent sans heurts. Les autres sont l’occasion pour des voyous estampillés d'extrême gauche ou d'extrême droite d’exprimer, non pas une opinion, mais une violence ou une volonté de pillage.

    Il fut un temps où chaque manifestation était encadrée et balisée et le plus souvent pacifique, la violence ne s’exprimant que dans les slogans. A présent on ne peut plus défiler dans les rues où le parcours est devenu systématiquement destructeur, surtout si les manifestants suivent l’itinéraire de leur choix.

    S’il s’agit de manifester en nombre pour exprimer une opinion, il n’est aucunement nécessaire de défiler pour mettre les magasins et le mobilier urbain du parcours à la disposition des voyous. Une masse populaire sur une esplanade serait même plus impressionnante qu’un défilé clairsemé dont l’importance est à chaque fois évaluée de façon discutable.

    Mais le nombre pour une manifestation n'est pas suffisant pour être efficace, il est nécessaire qu'elle soit nuisible.


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  • Le jaune et le noir

    J’ai rarement vu un matraquage publicitaire aussi acharné, aussi continu, aussi renouvelé, aussi diffusé, notamment sur les radios privées. Il faudrait être sourd ou aveugle ou retiré du monde connecté pour ne pas savoir qu’aujourd’hui, devinez quoi ? Nous sommes le « Black Friday ». En anglais, c’est mieux, d’autant plus que cette provocation de fièvre consommatrice nous vient de l’univers anglo-saxon. C’est mieux, car « vendredi noir » ce n’est pas encourageant du tout : ça sent la catastrophe, un attentat terroriste, ou, pour être moins pessimiste, un encombrement sur les routes du week-end.

    D’un côté nous avons ce « Black Friday » qui veut nous pousser à une consommation effrénée et de l’autre les « gilets jaunes » qui manifestent car leurs porteurs n’ont plus les moyens de consommer. Il faut avouer que ce noir matraquage sur le jaune ne manque pas de piquant par son côté sadique.

    Illustration par Bernard Buffet : « La guêpe »

    J'ASSUME

    Le jaune et le noir"J'assume" est un élément de langage de plus en plus répandu dans le monde politique. On a entendu Macron le marteler à plusieurs reprises, je ne sais plus en quelles occasions, ou Hidalgo toujours droite dans ses bottines. C'est à présent Hulot, le Don Quichotte partisan des moulins à vent, qui l'a proclamé hier quand il a été interrogé sur la taxe carbone dont il fut le promoteur. Un Don Quichotte qui prétend sauver la planète en assurant d'urgence la transition énergétique dans l'hexagone.

    "J'assume", sous-entend que la discussion est close que l'on ait tort ou raison, la décision étant assumée avec un semblant de courage. "J'assume" est une fin de non-recevoir, c'est à dire une impasse bornée.

    SEMEURS DE MERDE 

    Il ne s'agit en aucun cas des "gilets jaunes". Je ne me le permettrais pas, d'autant plus qu'ils viennent demain à Paris et il vaut mieux être prudent. On sait comment ces mouvements spontanés de foule commencent, mais on ne sait jamais comment cela peut se terminer : voyez la révolution de 1789, qui pouvait prévoir la tournure qu'elle allait prendre. 

    Le jaune et le noirNon, il s'agit de l'appel par l'hôpital St Antoine aux volontaires sains pour faire don de leurs selles afin d'évaluer l'efficacité de la transplantation de microbiote fécal dans la rectocolite hémorragique. Les selles étant rémunérées à hauteur de 50 euros, l'hôpital est débordé par les appels. C'est la première fois que l'on peut tirer un bénéfice de ce type d'exonération. La recherche de merde se porte bien en France.


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  • Cohn-Bendit, beau parleur inutile mais parfois amusant en clown de la politique, a déclaré devant les manifestations des « gilets jaunes » protestant notamment contre l’élévation du prix des carburants liée en partie à l’élévation de la taxe carbone : « les pollueurs doivent payer, quels qu’ils soient ». Cet ancien anarcho-communiste libertaire (les extrémistes de gauche forment des sectes ésotériques pittoresques) ne tient évidemment pas compte du fait que ces pollueurs ne le font pas par négligence ou pour le plaisir, mais parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement pour la plupart s’ils veulent survivre. Par ailleurs, peu d’entre eux ont les moyens, quelle que soit l’aide que l’Etat pourrait leur apporter, de se payer un véhicule électrique pour se déplacer en province qu’il s’agisse de travail ou de nécessité en l’absence de transport en commun.

    Pour la ville on peut certes proposer la trottinette électrique dont l’utilisation, après un certain âge, risque de faire exploser les urgences. Bonne façon de se débarrasser des vieillards dont j’ai vu quelques exemples trottiner sur les trottoirs et que j’ai réussi éviter de justesse. Il n’y a pas que le ridicule qui peut tuer.

    C’est vrai, la « fée » électricité est magique : elle ne pollue pas. Ce matin, sur France Inter, un écologiste en parlait avec amour, mais à aucun moment l’intervieweur ne lui a posé la question : cette électricité, elle va venir d’où ? Car bien sûr, les écologistes sont unanimes : il faut fermer les centrales nucléaires dangereuses. Cependant, et c’est bizarre, elles ne polluent pas l’atmosphère et ne réchauffent pas le climat. Et si finalement les centrales nucléaires étaient moins dangereuses à terme que le réchauffement climatique qui, lui, touchera – et gravement - tous les êtres vivants de la planète ? Il me semble que les centrales à charbon de l’Allemagne qui les ont remplacées polluent et réchauffent largement.

    Inanité

    Alors d’où va venir cette électricité propre ? Des éoliennes et des panneaux solaires ? sans doute, mais il en faudra beaucoup dans le paysage où elles vont finir par être plus nombreuses que les arbres (les meilleurs pièges à CO2 que nous connaissons). Des marées peut-être. Des économies d’énergie ? Bien sûr, c’est souhaitable, mais l’isolation est hors de prix et cela risque de ressembler à la réduction des dépenses de l’Etat, il y a des seuils que l’on ne peut pas dépasser avec la meilleure volonté sauf à faire disparaître l’Etat lui-même.

    Peut-être faut-il être réalistes et modestes : regardons une mappemonde. La France, c’est tout petit, avec une population minuscule comparée aux mastodontes de l’Asie et de l’Afrique et même des USA. Alors croit-on vraiment que des efforts pour le climat à notre petite échelle, notamment en taxant les émissions de CO2, entraînant les gens à manifester sur les routes jusqu’à la violence parce qu’on leur demande de payer ces efforts, vont changer quoi que ce soit à l’évolution de la température terrestre ? Si ces efforts sont louables, ne sont-ils pas vains tant que l’humanité entière n’y participe pas ? Et ce n’est pas demain la veille.

    Inanité

    Un mariage en Chine


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    Comme des mouches

    Max Ernst : « Jeune homme intrigué par le vol d’une mouche non euclidienne »

    Comme des mouches, les dirigeants politiques d’opposition tournent autour des gilets jaunes en cherchant à y trouver leur nourriture en se posant dessus comme elles le feraient sur de la chair à canon. C’est que les mouches politiques sont affamées, elles n’ont rien à se mettre vraiment sous les mandibules depuis que leurs essaims ont été dispersés par le vol insolite d’un moustique zigzaguant qui pique à droite comme à gauche. Certaines, les rouges, sont attirées par le parfum enivrant bien que faisandé de la révolution qu’elles n’arrivent pas à fomenter elles-mêmes, d’autres, les bleues, enfilent le gilet pour bourdonner comme les autres en affirmant que les autres bourdonnent comme elles.

    Il faut savoir qu’un gilet se retourne encore plus facilement qu’une veste.


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  • Mon côté « gilet jaune »

    Nos dirigeants devraient le savoir : nous sommes beaucoup plus sensibles à ce que l’on nous retire qu’à ce que l’on nous donne. Une nouvelle taxe accentue douloureusement la pression fiscale, mais quand il arrive qu‘une taxe soit retirée (ce qui est tout de même rare) nous percevons la chose comme tout à fait naturelle : c’est nous rendre de l’argent qui nous appartenait : c’est un remboursement. Nous prendre de l’argent est toujours perçu comme un vol.

    Quand nos dirigeants nous disent : mais voyons, cette taxe est largement compensée par ceci ou cela, il faut savoir que la taxe c’est pour tout le monde mais que ceci ou cela, c’est pour certains.

    Il faut se rendre à l’évidence, le gouvernement, tout en étant chroniquement en déficit, est rarement perdant. Il faut bien qu’il puisse continuer à payer ses commissions et ses observatoires bidons et son armée d’inutiles censées l’aider à mal gouverner même quand il s’agit de psychologie élémentaire : il vaut mieux ne rien donner plutôt que de prendre.


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  • De Gaulle a mis fin à la guerre d’Algérie et il est heureux qu’il l’ait fait. Indépendamment de toute considération sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, si les partisans de l’Algérie française et du maintien des trois départements d’Afrique du Nord dans le giron national avaient eu gain de cause, la moitié de la population française serait aujourd’hui musulmane, sans compter la guerre civile contre les islamistes qui déchira par la suite l’Algérie indépendante et dont la France aurait probablement héritée.

    Comme chacun le sait, De Gaulle fut obligé de faire face à de graves rébellions, à une menace de coup d’Etat militaire et à plusieurs tentatives d’assassinat dont celle du Petit- Clamart (après les accords d’Evian) dont il a échappé par miracle avec son épouse et son gendre, sa Citroën DS ayant été criblée de balles. Ce dernier attentat fut exécuté par des membres de l’OAS (Organisation Armée Secrète) et planifié par le lieutenant-Colonel J.M Bastien-Thiry qui fut fusillé.

    La haine n’est plus ce qu’elle était

    Le pèlerinage du 9 novembre dernier à Colombey-les-Deux-Eglises nous donne une bonne occasion de ricaner car on a vu défiler un lot de descendants idéologiques de ceux qui voulaient la mort de De Gaulle. Ceux qui considèrent aujourd’hui que la France est menacée d’être submergée par une invasion musulmane, alors que leurs ascendants idéologiques, œuvraient dans une vision à courte vue, les armes à la main, pour qu’un jour ou l’autre les musulmans deviennent majoritaires dans le pays.

    Les morts ne ricanent pas, sinon De gaulle aurait pu s’ébaudir en voyant défiler pour lui rendre hommage, des représentants de la droite et de l’extrême droite dont le président du groupuscule Siel, Karim Ouchikh, Renaud Camus qui théorise le « grand remplacement », un représentant du Rassemblement national (et on connaît les opinions qu’avait J.M. Le Pen lors de la guerre d’Algérie), Florian Philippot (qui n’a jamais caché sa sympathie pour le général) et Nicolas Dupont-Aignan accompagné de 200 sympathisants.

    Sans trop faire dans la fiction, je pense que l’on n’a peu de chance de se tromper en supposant que tous ces admirateurs de De Gaulle aujourd’hui auraient été hier ses détracteurs les plus féroces, jusqu’à souhaiter sa mort, et auraient défendu l’Algérie française (comme le fit J.M Le Pen et bien d’autres sans être de la même tendance politique). Ils auraient sans doute sympathisé au début des années 60 avec l’OAS en rébellion contre l’Etat français, et peut-être même que certains en auraient fait partie.

    L’histoire ne manque pas d’ironie, avec le temps et les troubles de mémoire de ses acteurs, la haine peut se transformer en dévotion et vice versa.


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  • La sagesse n’est plus ce qu’elle était.

    Un de mes patients, chef d’entreprise venant de prendre sa retraite, m’avait dit jadis : « lorsque j’étais en activité, je faisais mille choses, enchaînant les déplacements, les réunions, les décisions, mais à présent que je suis à la retraite, la moindre des choses à faire me pose un problème, et je finis par m’angoisser pour n’importe quoi »

    Mon tour est venu. Loin de donner la sagesse, l’âge fait parfois de chaque monticule à enjamber, une montagne à escalader. Une escalade qui, le plus souvent, n’aura pas lieu mais que l’on anticipe bêtement.

    On dit que l’âge nous permet de relativiser les évènements, de les considérer avec une certaine distance, voire un détachement amusé. C’est vrai pour les évènements extérieurs, comme les péripéties politiques ou les déclarations des politiciens dont le comique de répétition, pourtant attendu, tient toutes ses promesses alors que celles qu’elles annoncent sont rarement tenues. Par contre, relativiser les évènements personnels devient moins évident, et des actions à accomplir, même anodines, finissent parfois par préoccuper sans raison.

    Si l’expérience nous rend souvent désabusé, elle ne nous rend pas sage pour autant et encore moins désinvolte. La désinvolture est plus l’apanage de la jeunesse que de la vieillesse et pourtant cette dernière ne risque plus grand-chose, sinon le maximum, et c’est ce maximum qui devrait rendre insignifiants les petits tracas de la vie quotidienne.

    Illustration par Rembrandt : « Le philosophe en méditation »


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  • « Le cœur de Paris respire » mais pas les poumonsEtant obligé de me rendre dans une gare en voiture (que j’utilise le plus rarement possible), j’avais oublié que hier nous étions le premier dimanche du mois et qu’en ce jour fatidique, la municipalité de Paris interdit la circulation automobile dans quatre arrondissements de la capitale ainsi que sur l’avenue des Champs-Elysées, opération communicante intitulée : « Le cœur de Paris respire ».

    Pour le trajet aller, j’ai pu échapper aux barrages largement équipés par les forces de l’ordre qui ont sûrement apprécié leur dimanche et l’utilité de leur travail permettant aux piétons de marcher sur la chaussée, mais pour le retour, ce fut une autre paire de soupapes.

    Je me suis retrouvé dans des caravanes de centaines de voitures tournant en rond cherchant une issue pour rejoindre les unes la rive nord, les autres la rive sud. Bien sûr, dans une circulation hyper ralentie, moteurs vrombissants et lâchant une pollution plein pot. Au lieu des trente minutes pour accomplir mon trajet de retour, j’ai mis plus de deux heures.

    On peut en conclure que si les piétons, les cyclistes, les utilisateurs de trottinettes, de rollers, de planches à roulettes, pouvaient s’éclater dans les quatre arrondissements protégés en se croyant indemnes de toute pollution, le reste de Paris devait suffoquer un peu plus que d’habitude, alors que pour un dimanche ordinaire, quand on ne fait pas respirer le cœur de Paris, la densité des voitures est plus faible que dans  la semaine et l'on respire mieux dans l’ensemble de la ville.

    Ah ! Si l’agitation municipale pouvait chasser les particules fines de la capitale !


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