• Pendant « le siège de Constantinople le 29 mai 1453. Alors que les forces turques s'apprêtaient à entrer dans la ville, les religieux byzantins étaient occupés à discuter de la question théologique du sexe des anges, facilitant la prise de Constantinople ».

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  • L’inversion du sens des mots est largement utilisée par la propagande. Plus c’est gros, plus ça passe. A cet égard l’exemple historique le plus simple est la dénomination de « démocratie populaire » affublée aux régimes communistes satellites de l’URSS qui n’étaient ni démocratiques, ni populaires. La beauté du contenant cherchant à faire croire à la beauté du contenu, et des foules y ont crue, bien sûr des foules qui n’étaient pas à l’intérieur du contenant ou seulement en visite.

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  • Le paradoxe des extrêmesOn pourrait énoncer le postulat suivant : plus on souhaite une dictature, plus on réclame la liberté. La situation sanitaire impose des entraves à la liberté, même si dans les pays démocratiques elles restent encore dans le cadre l’Etat de droit. Cependant, il est incontestable que la préservation de la santé de tous impose des limites à la liberté de chacun. Mais qui proteste le plus vivement contre ces entorses aux libertés publiques ? Ce sont les Le Pen, Dupont-Aignan, Philippot et autres, à la droite extrême, et à la gauche extrême, ce sont surtout les insoumis et les reliquats communistes. Or tout ce petit monde est en admiration devant les dictateurs ou les autocrates. Les uns ont des sympathies pour Poutine et se déplacent en Hongrie pour s’afficher aux côtés de Viktor Orbàn, les autres ont admiré Fidel Castro jusqu’à pleurer sa mort et ne regrettent aucunement ce que Chavez et compagnie ont fait du Venezuela. Quant aux reliquats communistes, le fait que tous les régimes communistes qui se sont installés sur la planète ont tous été ou sont des dictatures le plus souvent sanglantes, ne les gênent aucunement pour vouloir pour notre pays un régime semblable tout en étant chatouilleux sur les libertés publiques en démocratie. Les partisans des extrêmes réclament la liberté pour eux et supportent son absence pour les autres. Il me semble que les journalistes n’osent guère faire remarquer l’absurdité de leur attitude à tous ces thuriféraires hypocrites de la liberté.


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  • « En même temps »Emmanuel Macron estimerait dans un texte écrit pour l’Express et qui doit paraître demain (extraits dans Le Parisien) « souhaitable » que la raison et la religion puissent « vivre côte à côte, parfois même se nourrir ». « Je crois profondément qu’il peut exister des continuités entre Dieu et la science, religion et raison », et à ses yeux, la France « continuera à être une nation infiniment rationnelle et résolument spirituelle. Nation de citoyens libres de critiquer et libres de croire ». C’est beau.

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  • ObsessionsHier, j’ai vu dans ma lucarne Valérie Pécresse déclarer que sa candidature était l’obsession de Macron. Bigre. Si elle continue comme ça, il va falloir qu’elle change de bottines. Certes, la modestie est incompatible avec la politique, il faut avoir une bonne opinion de soi-même pour vouloir diriger les autres et leur imposer ses vues. On se demande d’ailleurs ce qui pousse quelqu’un de normalement constitué à faire de la politique. Pour la plupart ce n’est sûrement pas l’argent, souvent bardés de diplômes, ceux-ci seraient mieux exploités ailleurs, il y a des paniers de crabes plus dorés que celui de la politique. Les convictions ? Motivation très discutable quand on voit avec quelle facilité les politiques peuvent en changer. Il m’a semblé que Mitterrand avait enfourché un cheval de gauche pour arriver au pouvoir et je suppose qu’il n’aurait pas hésité à opter pour un cheval de droite si cela avait été nécessaire. Peut-être que Zemmour, pour lequel je n’ai aucune sympathie, a-t-il des convictions au point de manipuler l’histoire de France et de cracher sur les tombes de ses coreligionnaires en réhabilitant ceux qui avaient fait ce qu’il fallait pour qu’ils fussent exterminés. Et on en revient toujours à l’ego, au pouvoir sur les autres, et c’est une obsession qui touche aussi bien Valérie Pécresse qu’Emmanuel Macron. Illustration : Louis XIV en costume de sacre par Hyacinthe Rigaud


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  • Le mal du tempsLe mal du temps. J’ai trouvé cette expression dans un article de Kamel Daoud paru dans Le Point de ce jour où il compare les populistes et les islamistes qui ont comme ambition commune de revenir en arrière pour retrouver une période historique plus glorieuse. C’est surtout vrai pour les islamistes qui veulent remettre le compteur temporel au VIIe siècle jusqu’à utiliser des cartes imitant celles de cette époque mais en détruisant ce qui a précédé. Le mal du temps accable bien sûr l’individu vieillissant, mais c’est un mal qui touche nombre de pays ou de groupes humains. Des pays ont la nostalgie de leur gloire d’antan qu’ils aimeraient récupérer, des populistes persuadés que l’on peut encore effacer les scories du temps et tout recommencer. Pour un but inverse, se posant en victimes, des groupes humains : indigénistes, « décoloniaux », Afro-américains « éveillés » rejouent l’histoire et ne veulent surtout pas l’effacer bien qu’elle fut en leur défaveur, pour en tirer profit dans le présent en culpabilisant les descendants des oppresseurs jusqu’à remettre en cause leur apport à la civilisation. Une misérable revanche destructrice et raciste qui ne les grandit pas. Il y a d’autres moyens de se grandir que de vouloir abaisser les autres et de tenter de détruire ce que leurs ancêtres n’ont pas pu construire. Illustration : Magritte : « La mémoire ».


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  • Il arrive parfois que l’Union européenne s’en aille de la tête avec un vague pourrissement céphalique du côté de sa grosse commission. Nous avons eu la prodigieuse promotion du voile islamique comme un symbole de liberté avec des photomontages à l’appui montrant la même femme avec la moitié de sa tête voilée, aussi est-il surprenant que les Iraniennes qui bravent les barbus enturbannés en tentant de retirer leur voile n’aient pas compris le message. A la suite de ce symptôme de distraction, pour ne pas dire de débilité mentale, des hautes sphères européennes qui continuent généreusement, avec notre argent, à financer des associations proches des frères musulmans dont on connaît l’ouverture d’esprit sur le monde, nous avons eu l’accouchement par une commissaire, dont je me suis empressé d’oublier le nom, d’un lexique du langage proposé à l’ensemble des instances de l’UE pour ne pas heurter la sensibilité à fleur de peau des minorités et notamment celle d’une microscopique minorité très embarrassée par son sexe, ne sachant pas trop dans quel genre le mettre. Un embarras que je comprends fort bien, et qui nécessite sans doute de l’aide (l’assurance-maladie s’en charge), mais qui commence à nous emmerder, avec tout le respect que je dois à ces personnes que l’on peut considérer comme des victimes d'une erreur de distribution des organes génitaux. Les problèmes de cette microminorité, dont il faut sans doute tenir compte, finissent par occuper un espace disproportionné, qu’il s’agisse des toilettes où les pénis veulent se mêler aux vulves et vice-versa ou de la transformation du langage qui, comme dans le lexique de la grosse commission, cherche péniblement à faire disparaître la distinction masculin/féminin, une binarité dans laquelle la microminorité ne se reconnaît pas. Si l’on s’efforce ainsi d’exclure le sexe/genre, n’exclut-on pas du même coup la démocratie ? Depuis quand la majorité, très attachée au sexe que la nature lui a donné, doit-elle se plier aux oukases d’une minorité au genre indécis ? Respecter une minorité et même l’aider au besoin, c’est bien, respecter la majorité, notamment dans son langage qu’elle pratique depuis des lustres, est un impératif démocratique. Une démocratie qui, justement, ne rejette pas les minorités, alors qu’elles le sont dans les régimes autocratiques. A force d’inverser le sens de la démocratie, elle va finir par prendre une mauvaise direction.


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  • Quand des cultivés cultivent l’incultureIl arrive fréquemment que des gens cultivés disent des âneries. D’abord la culture a peu à voir avec l’intelligence, c’est plus une question de mémoire que de réflexion, ensuite on peut dire des âneries par intérêt, c’est à dire mentir en disant volontairement le faux pour en tirer profit, ce qui ne grandit guère la personne qui le dit. Nous avons deux exemples pour illustrer ce propos, deux personnalités placées aux extrêmes de l’échiquier politique : Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, considérés tous deux comme des gens cultivés.

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  • Former ou déformer ?Le Figaro magazine vient de publier une enquête sur ce que les auteurs appellent les dérives de l’enseignement de certains enseignants à l’école. Cette publication a soulevé de très vives protestations de la part d’enseignants et de la gauche notamment du côté de sa part insoumise (dont on se demande toujours à quoi): Le syndicat SUD-Éducation a ainsi dénoncé des “attaques diffamatoires” envers le personnel enseignant, “jeté en pâture”. “Les articles vont jusqu’à reprocher à des associations agréées (...) d’intervenir dans le cadre de sensibilisations aux LGBTphobies, interventions qui rentrent pleinement dans les programmes et objectifs de l’Éducation Nationale”.

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  • Les mystères de la popularitéLe principal ressort de la popularité est de ne rien faire ou de cesser de faire quand on a plus ou moins bien fait. Quand on regarde le classement des personnalités, ce sont presque toujours celles qui ne font rien qui sont en tête. L’exemple type est Hulot. Certes il est dans le camp du Bien, même s’il a peu fait pour lui, mais s’il avait fait quelque chose peut-être serait-il moins populaire car il aurait forcément déçu une partie de la population. Il a donc préféré démissionner que de décevoir, ce qui a permis de maintenir sa popularité. Il y a des gens qui restent populaires après l’avoir été pendant leur activité, c’est le cas de Lang peu exposé dans ses activités actuelles et de Goldman, silencieux depuis vingt ans mais dont la voix continue à se faire entendre par ses œuvres. Le mystère de la popularité d’Edouard Philippe reste entier. Certes, il est plutôt sympathique avec sa barbe qui devient de plus en plus sel et de moins en moins poivre, mais il ne peut se prévaloir que d’échecs majeurs : deux décisions qui ont déclenché le mouvement des gilets jaunes qui a pourri le quinquennat de Macron, un entêtement sur la réforme des retraites qui a beaucoup contribué à son échec, et une gestion initiale de l’épidémie guère à son avantage. Ce qui n’empêche pas notre garnement de surfer sur une popularité qui le conduit à créer son propre parti. Si la popularité est parfois mystérieuse, l’impopularité l’est également. Macron a acquis une impopularité qui va jusqu’à la haine et l’agression physique. Il a certes renversé le jeu de quilles, mais ce sont surtout des petites phrases, des attitudes déplacées et des prises de position un peu trop fluctuantes qui, par leur légèreté, ont pesé lourd dans la balance au point d’effacer tout ce qui aurait pu le rendre populaire comme la baisse des impôts, la baisse du chômage et une gestion de l’épidémie qui s’est révélée jusqu’à présent plutôt satisfaisante après les cafouillages initiaux. Notons qu’il est habituel qu’une popularité ou une impopularité acquise dès le début se maintient assez longtemps. Macron a rapidement acquis son impopularité qui s’est maintenue comme pour la plupart des présidents de La Vème. Le peuple a de ce point de vue une certaine constance car il hésite à admettre qu’il s’est trompé mais quand il prend conscience d’avoir été floué, il n’hésite pas à brûler ce qu’il a adoré.


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