• Le partage de la perversité

    Bien que surtout intéressé en ce moment par la forêt et l’océan, j’ai appris un peu par hasard que la chaîne de TV LCI allait consacrer ce soir, et pendant 1h30, une émission en forme d’enquête sur un assassin pédophile (pédoclaste me paraîtrait plus exact).

    Cette chaîne semble être très fière d’avoir recueilli les témoignages des proches de l’enquête qui a conduit à son arrestation. Ces témoins ne manqueront pas de faire le portrait d’un individu exécrable, toujours vivant, et dont le procès pour au moins deux crimes n’a pas encore eu lieu.

    Je ne sais pas ce qu’en pense les parents de la petite Maëlys tuée à l’âge de 8 ans par cette brute, mais pour ce qui me concerne j’ai le même rejet que lorsque l’on passe en boucle sur les médias les portraits (au demeurant sans intérêt) des terroristes islamistes après leur assassinats censés leur ouvrir le paradis des musulmans.

    Je sais que les faits divers sont une source inépuisable pour les journalistes d’articles, d’informations et de commentaires, mais il me semble malsain, pour ne pas dire révoltant, de transformer ainsi des assassins en héros, omniprésents sur les ondes et les écrans au point d’attirer l’intérêt et même l’amour de quelques égarées plutôt perverses.

    Klimt : Frise Beethoven : « Les forces du mal »


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  • La génération des portables

    Malgré le temps je ne m’habituerai jamais à ces passants ou plus souvent passantes qui marchent dans la rue comme des zombies, les yeux fixés sur leur smartphone, regardant son écran, tapotant du pouce son clavier, souriant bêtement en parlant à l’invisible, haussant le ton sans égard pour autrui, hochant rythmiquement la tête, les écouteurs vissés aux oreilles, ou le casque monstrueux décoiffant une belle chevelure ou masquant de belles boucles d’oreille choisies le matin avec soin. Les passants et surtout les passantes sont ailleurs, déportés par leur portable dans un autre lieu (demande la plus fréquente : où es-tu ? avant d’engager une conversation) et absents de l’espace environnant. Nous devenons des connectés déconnectés du réel.

    Le pire s’installe chez soi, dans notre intimité : enceintes intelligentes, micros, capteurs et caméras. Tout ce petit monde avec son allure brillante et sa posture discrète est mis à présent à notre service et prétend nous assister avant de bien nous connaître et de nous rendre esclaves.

    Posez une question, l’enceinte branchée sur internet vous donnera la réponse, SA réponse, et n’oubliera pas la question. Vous pourrez ainsi obtenir par sa voix métallique les horaires des trains, les films à l'affiche au cinéma, réserver un restaurant, trouver une recette de cuisine, se faire livrer une pizza, et bien évidemment commander directement des produits sur le site qui vous a vendu l’enceinte parlante. Vous n’aurez même plus l’effort de chercher.

    Merveilles de la domotique à qui vous pourrez donner des ordres de la voix, elle se chargera d’ouvrir les rideaux, de préparer le café qui vous convient, elle s’occupera de la lumière, diffusera de la musique. Ce petit monde robotique à votre service se conduira comme un majordome. Vous pensez être le maître en donnant des ordres, alors que vous deviendrez de moins ne moins libre et de plus en plus paresseux. Ce majordome vous dominera. Ce qui l’intéresse c’est votre argent et un bon vendeur pour vendre l'inutile doit créer des besoins, doit bien connaître vos envies, vos lubies et vos travers. En vous vidant de votre substance vous deviendrez léger, et portable à votre tour après avoir échangé votre âme contre des jouets.

    Illustration : Eugène Delacroix « Faust et Méphistophélès »


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  • Le vieil indien et les astronautes

    J’ai lu récemment une histoire qui m’a bien plu. Neil Armstrong et Buzz Aldrin avant d’entreprendre leur voyage lunaire de 1969 subirent un entrainement dans une zone désertique de l’ouest des USA. Malgré l’aridité des lieux, ceux-ci étaient habités par des tribus indigènes et un vieil homme de l’une d’elles, intrigué par leur présence et leurs activités, leur demanda ce qu’ils pouvaient bien fabriquer dans ce coin perdu. En entendant qu’ils se préparaient à un voyage pour atteindre la Lune, le vieil homme, après réflexion, leur demanda une faveur : transmettre un message aux esprits sains qui habitent la Lune selon la croyance de sa tribu.

    Les astronautes acceptèrent de transmettre ce message dans le cas où leur expédition serait une réussite, et le vieil indigène leur parla dans sa langue en refusant de traduire le message, son contenu étant un secret partagé par sa tribu et les esprits saints de la Lune. Les astronautes apprirent donc par cœur le message sans en connaître le sens.

    De retour à leur base, Armstrong et Aldrin cherchèrent quelqu’un connaissant la langue du vieil indien. Avec bien du mal ils trouvèrent un traducteur capable de révéler le contenu secret du message qu’ils avaient soigneusement mémorisé.

    C’était en effet un message important et comme je n’ai pas de secret pour vous, le voici : « Ne croyez pas un seul mot de ce qu’ils vous racontent. Ils sont venus voler vos terres ».

    Illustration : Joseph Wright of Derby « La veuve indienne », 1789.


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  • La loi contre la falsification et la diffusion des « fakes news »

    La désinformation, les nouvelles inventées, manipulées et la diffusion volontaire du mensonge sont de devenues des « fake news ». Avouez qu’en anglais le terme donne à la malhonnêteté un petit air officiel la rendant acceptable.

    Les « fake news » ont ainsi surgi largement dans l’espace démocratique alors qu’elles sont surtout une spécialité des autocraties et des totalitarismes que ceux-ci organisent en propagande constituée d’une brochette de mensonges officiels connus de tous en tant que mensonges, mais convainquant néanmoins les aveugles ou les idiots (l’un n’empêchant pas l’autre).

    Si les fausses nouvelles deviennent aujourd’hui préoccupantes c’est qu’elles foisonnent et se multiplient grâce aux réseaux sur internet, si bien que l’on finit par ne plus savoir où est la vérité qui paraît bien pâlichonne auprès du mensonge autrement plus séduisant, et de ce fait bien mieux diffusé.

    Les « fake news » sont vieilles comme le monde, même si autrefois elles mettaient longtemps à diffuser et avec une audience habituellement réduite. La fausse nouvelle la plus connue et qui a fait le plus de bruit est celle qui affirmait que la Terre tournait autour du Soleil. Un certain Polonais, chanoine, astronome, médecin et mathématicien du nom de Copernic l’avait inventée en 1511, mais se doutant bien de l’absurdité de ce qu’il avançait, il semble avoir préféré que son mensonge ne soit largement diffusé qu’après sa mort survenue en 1543. Chacun pouvait en effet se rendre compte par lui- même du mensonge en voyant chaque jour le Soleil tourner dans le ciel, se lever d’un côté et se coucher de l’autre. Je suppose que notre chanoine espérait rire de son canular une fois dans sa tombe, étant bien placé pour croire à une vie après la mort.

    Cette « fake news » était cependant si bien ficelée que des gens aussi honorables que Galilée finirent par y croire en lui donnant même plus d’épaisseur. Heureusement que l’Eglise avait édicté des lois bibliques pour lutter contre les « fake news » ce qui permit de rétablir durement la vérité en 1633.

    Illustration : Turner


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  • Il faut admirer la malice de Dieu ou de l’Evolution, le coït qui conduit à la procréation et au développement des espèces est récompensé par le plaisir orgasmique ou « petite mort ». Le coït, qui n’a rien d’évident, devient ainsi attractif. Je parle de mon espèce, car pour les autres je suis dans l’ignorance totale du ressenti animal, mais je soupçonne tout de même la malice cosmique d’avoir prévu une gâterie pour pousser les espèces à se reproduire avec une obstination qui tient parfois de la bêtise.

    Je ne sais pas si vous avez vu « La marche de l’empereur », un film qui retrace le cycle de reproduction des manchots empereurs, et les affres par lesquelles ils doivent passer, aussi bien les femelles que les mâles, pour produire un rejeton. De quoi rendre perplexes les spectateurs qui peuvent se demander après le déroulement de cette redoutable aventure programmée si le cosmos n’est pas plus sadique que malicieux.

    Quoi qu’il en soit la plupart des homo sapiens en état de marche sont tout l’année attirés par le coït et par la « petite mort » qui couronne l’agitation plus ou moins élaborée pour tenter de l’obtenir. Sauf si l’on s’adresse aux travailleuses et travailleurs du sexe, ce plaisir est gratuit, cadeau promotionnel du cosmos que l’on obtient même si l’acte n’est pas fécond.

    La gratuité du plaisir sexuel permet aux populations pauvres de l’obtenir sans réserve, et elles y recourent naturellement, d’autant plus que c’est un des rares plaisirs qu’elles peuvent obtenir à l’égal des riches. Plus sensibles aux impératifs des religions, qui pour la plupart sont très attachées à la croissance et à la multiplication de leur troupeau, les pays pauvres ont moins recours à la contraception à laquelle ils n’ont pas toujours accès.

    Rien d’étonnant de constater que plus un pays est pauvre plus sa démographie explose, d'autant plus que les pauvres y sont bien plus nombreux que les riches. Une explosion qui aggrave la pauvreté. Cercle vicieux qui risque de conduire l’Humanité à sa perte avec la bénédiction des prêtres qui, par principe de précaution, préparent le monde au Jugement Dernier.

    De la petite mort à la grande mort


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  • Cette question aurait été posée par un vieil Africain à son fils. Une question iconoclaste, politiquement très incorrect, et disons-le carrément, nauséabonde. Mais quand on voit des Africains sauvés in extremis de la noyade par l’Aquarius, un bateau surchargé où se trouvent également des femmes et des enfants, entassés dans des conditions que l’on dit déplorables, il faut admettre que ces personnes sont parties de chez elles sans bien connaître les risques qu’elles prenaient pour rejoindre un supposé Eldorado ou alors que les conditions de vie dans leur pays devenaient intolérables au point de prendre des risques insensés.

    Bien sûr, l’Afrique est un continent immense et les conditions de vie comme les régimes politiques varient d’un pays à l’autre, mais dans nombre d’entre eux la population est probablement plus malheureuse aujourd’hui qu’elle ne l’était sous la férule coloniale. Une colonisation que l’on ne cesse de condamner, si bien que les descendants des anciens colonisés reprochent – jusqu’à la haine - aux descendants des colonisateurs d’avoir des ancêtres ayant colonisé la plupart des pays africains en réclamant le statut de victimes éternelles bien que confortablement installés dans le pays des anciens colonisateurs.

    Les empires coloniaux anglais, français ou portugais n’étaient pas comparables à l’empire de Cyrus ou même à l’empire romain où les conquis devenaient citoyens de l’empire jusqu’à devenir empereur à Rome. Dans les colonies, la relation entre les colons et les colonisés se faisait le plus souvent sur le mode de maîtres à serviteurs, en opposition aux Droits de l’homme dont les colonisateurs étaient justement les promoteurs.

    Dans beaucoup de pays africains, l’indépendance fut suivie par des guerres civiles, des dictatures et des conditions économiques qui se sont détériorées, aggravées par la croissance démographique, par l’incurie et l’appétit des dirigeants profitant de la manne déversée par les sociétés étrangères exploitant les richesses du pays et appartenant souvent aux anciens colonisateurs.

    Alors des populations dans la misère et/ou menacées par des guerres intestines ou religieuses ne pensent qu’à quitter leur pays indépendant pour rejoindre le pays de l’ancien colonisateur où leurs conditions de vie ne seront cependant guère brillantes pour la plupart, mais avec l’espoir de le devenir, espoir qu’elles ont perdu dans leur propre pays.


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  • Une information qui ne méritait que quelques minutes est passée en boucle hier sur les médias. Celle du procès en Irak de cette débile qui n’a pas hésité à rejoindre une zone de guerre avec ses quatre enfants et les rangs des ennemis de la France responsables au moins d’un millier de morts et de blessés français sur leur sol, dont des coreligionnaires de cette fanatique, traître au pays dont elle porte la nationalité. La compassion dont certains faisaient preuve m’a paru exaspérante comme l’était le discours des avocats qui appliquaient leurs règles – mais c’est leur rôle - comme s’il s’agissait d’un vol à la tire ou d’une infraction au code de la route.

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  • Une de mes patientes m’avait raconté jadis que regardant à la télévision une émission sur la disparition des dinosaures avec son petit-fils, celui-ci s’est tourné vers elle et plutôt admiratif lui a demandé : « toi, mamie, tu as dû les connaître les dinosaures ? ».

    Vous avez le bonjour du dinosaureJe n’ai pas connu les sauriens d’antan, mais j’ai un comportement antediluvien. Ce sont mes conversations, les lectures sur papier ou sur les sites de journaux que je consulte régulièrement qui sont souvent à l’origine de mes billets et je ne consulte éventuellement internet que pour des vérifications ou des compléments. La démarche inverse serait sûrement plus moderne : faire une recherche sur un sujet, ce qui permet d’avoir toute la documentation voulue. Je suis bien trop paresseux pour le faire.

    De ce fait, celles ou ceux qui viennent commenter mes billets ont souvent la gentillesse de me fournir des articles bien documentés sur le sujet que je n’ai fait qu’effleurer. Qu’ils en soient vivement remerciés puisqu’ils m’en apprennent plus que je ne leur en apprends. Je m’aperçois ainsi que mes commentaires et conclusions ont déjà été faits par d’autres, et bien mieux.

    Ce qui montre qu’il faut une certaine opiniâtreté et un goût de l’écriture pour continuer à tenir un blog alors que tout a été dit et qu’il est difficile de surprendre quiconque.

    Vous avez le bonjour du dinosaure

    Vous avez le bonjour du dinosaurePour quitter mon nombril qui m’est solidement attaché, ce matin, sur France inter, j’ai entendu (très partiellement) l’interview d’un économiste de droite, plutôt extrême, par le journaliste Demorand. L’immigration faisait bien sûr amplement partie de l’interview et, l’on s’en doute, guère appréciée par l’interviewé.

    On peut discuter de l’équilibre entre générosité et réalisme dont la France devrait faire preuve devant le flux migratoire continu venant surtout d’Afrique, mais Demorand a sorti un argument qui m’a laissé pantois, car je le pensais usé jusqu’à la corde, pour justifier l’intérêt de l’immigration : celui de pouvoir aussi accueillir une élite (l'interviewé n'a d'ailleurs guère réagi à cet argument). Demorand devrait parfois quitter son micro et son casque et aller sous le métro aérien du côté de Barbès ou tout autre lieu où les Africains campent dans des conditions désastreuses. Ce sont des malheureux mal nourris, mal soignés et mal éduqués qui viennent en France, sinon ils ne risqueraient pas leur vie pour parvenir sur le continent européen. On peut douter du degré de formation des somaliens, érythréens ou soudanais entre autres. Si les maghrébins qui ont acquis une bonne formation dans leur pays viennent en France, c’est en général pour la compléter dans des conditions de vie correctes et avec le désir pour la plupart de retourner dans leur pays.

    Dans l’hypothèse où une partie des immigrés venant d’Afrique de l’Est ou de l’Afrique subsaharienne arrive en France avec une bonne formation, quel est l’intérêt de la France de les accueillir puisqu’une partie de l’élite française très bien formée (parfois jusqu’à bac+10) est au chômage ?

    Illustrations : André Martins de Barros (Libraire 3) et Magritte


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  • A plusieurs reprises, en France, des réunions furent réservées aux « racisés » en excluant les blancs. Attitude éminemment raciste mais qui ne souleva, à ma connaissance, aucune plainte sur le plan juridique. Il est des plus probables que des réunions publiques interdites aux noirs auraient provoqué un scandale, et sans doute une plainte des associations de défense des minorités qui se disent « racisées ».

    Il est de notoriété que les races humaines n’existent pas, alors comment reconnaît-on une personne « racisée » ? A la couleur plus sombre de sa peau, mais il faut sans doute y ajouter un autre critère : le fait de descendre d’une famille d’un pays ayant été colonisé par des blancs il y a plusieurs décennies. Ce critère doit être pris en compte car si la « racisation » n’est basée que sur la couleur de la peau associée éventuellement à quelques traits morphologiques distinctifs, les blancs sont également « racisés », mais en blanc (c'est à dire atteint d'une "blanchitude" coupable).

    D’un autre côté, quand on voit des supporters de football, bas du plafond, (pléonasme ?), insulter salement les joueurs noirs de l’équipe adverse ou lorsque l’on constate que des policiers américains ont la gâchette plus facile lorsqu’ils appréhendent un noir, on peut comprendre ces attitudes de retrait. Mais ce retrait conduit paradoxalement instituer un apartheid de la part des noirs qui ne fera qu’aggraver les choses. Il est assez curieux de constater que ce sont des noirs qui ont particulièrement souffert du racisme qui introduisent à nouveau la notion de race dans la société, pour se « victimiser », mais aussi pour se valoriser, rejoignant ainsi la définition princeps du racisme, la hiérarchisation des groupes humains.

    On dit que si les races n’existent pas sur le plan biologique (les variations entre les populations n’excédant guère celles observées entre les individus, même si l’on observe des différences génétiques entre les populations pour les maladies), elles existent sur le plan social. Mais ce n’est pas la société qui est à l’origine de l’aspect d’une personne (le phénotype), c’est cet aspect ethnique, lié à quelques détails du génome, qui peut lui donner un statut favorable (si majoritaire) ou défavorable (si minoritaire) dans la société. Ainsi la société peut-elle se structurer (volontairement ou non) en fonction des caractéristiques morphologiques et/ou historiques des groupes humains qui la composent.

    Ceux qui veulent aujourd’hui se « raciser » le font volontairement tout en accusant l’Etat français d’être raciste alors que celui-ci s’est doté d’une législation pour lutter contre le racisme. Curieusement, des Français noirs et maghrébins, largement antisémites, voudraient ainsi endosser le statut des Français juifs sous le régime de Vichy, statut dont les modalités appliquées à l’époque semblent totalement leur échapper.


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  • Vous avez le bonjour d’Orwell


    « Pékin, le samedi 5 mai 2018 – Un rapport officiel chinois annonce qu’un système de « surveillance émotionnelle » est mis en place dans plusieurs sociétés de l’empire du milieu. 

    Il consiste, par l’intermédiaire de capteurs placés dans les casques des travailleurs, d’enregistrer leurs EEG afin de détecter, grâce à l’analyse « d’algorithmes d'intelligence artificielle », des valeurs aberrantes qui pourraient indiquer l'anxiété la colère, le stress, ou la fatigue et ainsi ajuster, en particulier, les temps de pauses et les cadences. » (Journal international de Médecine)

    Après avoir craint un moment que ces capteurs permettraient de lire leurs pensées, les assujettis à cette surveillance émotionnelle ont finalement acceptés que leur état émotionnel et physique soit révélé à autrui dans des entreprises, des unités de l’armée ou dans des compagnies de transport.

    Le comportement humain est donc ici surveillé par une intelligence artificielle qui détecte votre ressenti. Bien sûr, cette détection est réalisée dans votre intérêt. Les régimes totalitaires prétendent toujours agir pour votre bien et savent mieux que vous où est votre bonheur et comment y parvenir. Mais on ne peut faire votre bonheur que si l'on vous connaît bien, n’est-ce pas touchant de sollicitude ?

    Nous attendons l’étape suivante : le traitement. Si vous êtes fatigué, on pourrait vous administrer automatiquement une amphétamine afin de rester productif, si vous êtes en colère ou stressé, un tranquillisant fera l’affaire pour éviter maladresses et distractions, et si vous êtes déprimé, un antidépresseur pourrait vous permettre de rester efficient.

    Heureux ?


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