• Saluts périlleux 2J’ai récemment lu un article où l’auteur mettait l’accent sur l’infantilisation de la population orchestrée par l’Etat : n’embrassez pas qui vous voulez, lavez-vous les mains toutes les heures, gardez vos postillons pour vous en épargnant votre vis-à-vis, ne toussez pas dans l’atmosphère ni dans vos mains, ne vous touchez pas le visage (Trump a avoué que ça lui manquait. Il est vrai que l’on se palpe le visage plusieurs centaines de fois par jour !)), méfiez-vous des poignées de porte, des touches de clavier, ayez peur de la souris etc… Effectivement ce sont des recommandations répétées un peu agaçantes. L’auteur de l’article s’élève donc contre tous ces conseils omniprésents (ils incitent également à la panique) qui suggèrent que les gens sont un peu demeurés et irresponsables. L’ennui, c’est qu’ils le sont et qu’ils ne pensent pas à tout, les médecins eux-mêmes commettent des erreurs. Je vois autour de moi des gens qui en se rencontrant se font la bise double ou triple. Certes, j’ai aussi remarqué qu’il s’agissait le plus souvent de personnes plutôt jeunes estimant sans doute que le covid-19 ne tue que les vieux, ce qui n’est pas entièrement faux.

    Depuis Semmelweiss (voir 295) on sait que les mains sont les meilleurs vecteurs des germes partagés, et la poignée de mains est le symbole de la confiance aveugle que l’on accorde à la personne à qui on serre la main, notamment quant à son hygiène.

    Saluts périlleux 2

    Il y a plus de 10 ans j’avais publié un petit article que je réédite ci-dessous :  

    Lorsqu’on se rencontre, on se salue. Poignée de main et plus si affinité. Mais nous sommes avertis que le virus guette, prêt à sauter véhiculé par une gouttelette des orifices d’autrui à vos propres orifices ou à être convoyé par la main amicale. Alors que faire ? Parler de profil ? Se laver les mains dès que possible après en avoir serré une étrangère ? En cachette, bien sûr, si on ne veut pas vexer autrui.

    Se saluer n’est donc pas aussi simple qu’il parait. Et que dire de la poignée de main elle-même qui peut déjà vous éclairer sur l’autre. Je ne parle pas de la main moite qui est un handicap et sur laquelle il ne faut porter aucun jugement. Je veux parler de deux opposées. La main énergique qui vous broie les phalanges et provoque une douleur (surtout si l'on porte une bague, ce qui est souvent le cas des femmes qui peuvent en porter plusieurs). Cet excès d’énergie me parait toujours suspect, cette main broyeuse peut cacher une faiblesse : donner l’apparence de la force qui n’existe pas. A l’opposé, rien n'est plus désagréable que la main molle qui se dépose dans la vôtre comme un steak décongelée, il est à craindre que son propriétaire soit à l’image de sa main.

    Mais en ligne, je peux vous saluer sans appréhension

    Illustration : Klimt « Hygie »


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  • Aux armes, citoyennes !

    "Allons n’écoutez pas ces rumeurs. Cette histoire épidémie est très exagérée"

    Dans le fond, ce médecin n’a pas entièrement tort, le taux de mortalité provoqué par le covid-90 est heureusement faible (surtout si l’on pouvait comptabiliser les formes inapparentes) même s’il reste supérieur à celui de la grippe saisonnière, cependant, celle-ci laisse chaque année quelques milliers de morts sur le carreau en raison du nombre de personnes atteintes. Mais en regardant ce dessin on peut se poser la question : le médecin veut-il, ainsi accoutré, se protéger du virus ou...de la femme assise devant lui ?

    Le taux de bêtise tend, lui, à augmenter inexorablement. Son expression militante a même atteint la plus grande partie de la salle Pleyel lors de la remise des César où l’on a hésité à prononcer le nom de Roman Polanski comme si le prononcer était contagieux. Le grand vainqueur de la soirée étant devenu un pestiféré innommable comme le dit Sébastien Le Fol, qui ajoute que le nommer aurait été cautionner le viol qu’il a commis en 1977. Par « principe de précaution », il est donc déconseillé d'aller voir ses films qui sont manifestement des vecteurs de sa perversité, un signe de complicité avec leur réalisateur et d'appartenance avec lui au camp du Mal. Saluons le courage des innombrables spectateurs qui ont pris le risque de le faire

    « La cérémonie des César 2020, c’était la fête des voisins vigilants… Les nouveaux justiciers comptaient bien transformer la salle Pleyel en prétoire avec, d’un côté, les dominants, et de l’autre, les dominés et les offensés. Chacun était sommé de choisir son camp. Quelle était donc l’alternative à Polanski ? Le narcissisme indécent de Florence Foresti ? L’indigénisme et le racialisme militants d’Aïssa Maïga ? ».

    Pour s’élever contre l’attribution à Roman Polanski du César de la meilleure réalisation que l’académie a osé lui décerner, les féministes outragées, emportées par une soif de vengeance contre la gent masculine, n’ont pas trouvé mieux que d’ouvrir un réseau de multiples officines de délation où chacune aura l’opportunité de déposer ses plaintes réelles ou vengeresses en dévoilant aux yeux de tous le nom des auteurs masculins réels ou supposés des méfaits subis et ainsi exhibés.

    Dans le passé les femmes avaient une arme : le charme et la séduction qui leur permettaient de pallier leur situation sociale de dominées. C’est ainsi, pour citer un exemple, que les Gauloises ont amené par le mariage de nombreux Francs à se convertir au christianisme. Aujourd’hui, bien heureusement, la situation des femmes a changé. Elles n’ont pas déposé l’arme de la séduction, elle peut toujours servir, et les hommes ne s’en plaignent pas, mais certaines d’entre elles veulent à présent se servir d’une arme de dissuasion redoutable : la délation, capable de paralyser les hommes ou de ruiner leur vie.

    La délation généralisée, surtout lorsqu’elle est anonyme, est le signe d’une société malade. Une maladie, ici, à transmission féminine.


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  • Perplexités d’un ignorant

    Il y a neuf ans, je me posais la question : faut-il avoir peur de l’écologie ? Je pense que l’on peut répondre par l’affirmative. En particulier depuis l’apparition des activistes anarcho-gauchistes d’Extinction Rébellion dont les actions, qui deviendront sans doute de plus en plus violentes, sous le couvert de l’écologie, expriment surtout une rébellion visant davantage la société capitaliste dont ils aimeraient l’extinction que la sauvegarde de la planète.

    L’échec ou l‘épuisement des idéologies du XXème siècle fait de l’écologie la seule perspective sociale envisageant l’avenir sur des bases scientifiques (bien supérieures aux analyses socio-économiques du type marxiste). Il n’est donc pas étonnant que le monde politique verdisse à vue d’œil avec en Occident une résistance, sans doute provisoire, Outre-Atlantique.

    L’écologie prend même l’allure d’une religion où l’on distingue les bons et les méchants, les fidèles et les mécréants, les indulgences et les condamnations, où sont recueillies et diffusées les paroles des prophètes, et notamment de sa prophétesse qu’est devenue la jeune Greta Thunberg qui lance des anathèmes, le visage crispé par la méchanceté : « Je veux que vous paniquiez. Que chaque jour vous ayez peur comme moi. Je veux que vous agissiez comme si votre maison était en feu. Parce qu’elle l’est ». Si nous ne filons pas doux nous serons responsables de la fin du monde. En fait, nous sommes déjà coupables, et même pour certains des apôtres, il est déjà trop tard, alors je ne vois pas dans ce cas pourquoi ces apôtres désespérés continuent à nous emmerder en nous demandant parfois de voter inutilement pour eux.

    Comme dans toutes les religions, l’écologie a ses dogmes contradictoires. On ne peut pas à la fois condamner les énergies fossiles dégageant du CO2 et les centrales nucléaires qui en dégagent peu. Ce qui aboutit au paradoxe allemand où la fermeture des centrales nucléaires a conduit à les remplacer par des centrales à charbon particulièrement polluantes. On ne peut pas à la fois prôner (à juste titre) les économies d’énergie et constater que « là où une centrale nucléaire permet de créer 75 fois plus d’énergie qu’elle ne coûte à construire (35 fois plus dans le cas d’un barrage hydroélectrique), un parc photovoltaïque rapporte un rendement de seulement 1,6 fois plus d’énergie que celle investie et un parc éolien 4 fois plus » (Michael Shellenberger). Bien sûr si les centrales nucléaires ont une grande efficacité et un bon rapport, elles laissent des déchets dangereux pour de longues périodes. Leur enfouissement les rend, en principe, inopérants et occupe peu d’espace comparé à celui nécessaire à un parc d’éoliennes. L’existence de ces déchets nucléaires jointe au risque de catastrophes expliquent la condamnation des écologistes. Mais ne faut-il pas considérer que pour éviter une catastrophe planétaire, il est peut-être préférable de courir un risque régional en tentant d’améliorer encore la sécurité des centrales.

    Si j’ai bien compris (mais je peux me tromper car les perspectives envisagées par les écologistes ne sont pas explicitées clairement : beaucoup de formules péremptoires mais peu de précisions pratiques), la « transition écologique » consisterait à remplacer progressivement, mais totalement, les énergies fossiles et le nucléaire par des énergies renouvelables : hydraulique (déjà opérationnel, sauf les marées), vent et soleil, ces deux dernières sources d’énergie étant aléatoires et intermittentes alors que la consommation d’énergie est constante. Sans être compétent pour l’affirmer, il me semble peu probable que ces énergies renouvelables pourraient subvenir, seules, à la consommation actuelle d’énergie, à moins de modifier l’environnement de façon très radicale : « aux Etats-Unis, le système de production électrique ne requiert que 0,5% de la surface du territoire national. Mais passer à du 100% renouvelable demanderait d’utiliser entre 25 et 50% de tout le territoire des Etats-Unis, selon l’analyste Vaclav Smil ». (Michael Shellenberger). De beaux paysages en perspective.

    Reste à faire disparaître plus ou moins la civilisation actuelle telle que nous la connaissons, très gourmande en énergie, en débutant par l’informatique et les voitures électriques, et en demandant aux pays « en voie de développement » d’arrêter leur développement, même s’il s’avère plutôt lent, et en commençant par contrôler la procréation, ce qui est très faisable si Dieu nous le permet.

    ADDENDUM Article paru dans Marianne du 28/02/20 et dont j'ai pris connaissance après avoir mis en ligne mon billet

    Perplexités d’un ignorant


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  • Le sexe ravageur

    Le retrait de sa candidature à la mairie de Paris de Benjamin Griveaux, le jour de la Saint Valentin, à la suite d‘une vidéo (que je n’ai pas vue) où il se serait montré en posture favorable pour les érections municipales, mise en ligne par un soi-disant artiste russe dont les activités sont plus anarchiques qu’artistiques et que la France a eu la bonté (qui la perdra) d’accueillir comme réfugié, illustre bien la chanson de Souchon : tout se passe « sous les jupes des filles ».

    Le nombre d’individus coincés par leur pénis baladeur ne fait que croître. Une épidémie. Certes, le sexe a toujours joué un grand rôle dans l’histoire et notamment dans les religions, mais les galipettes d’alcôve ne dépassaient guère le baldaquin. Aujourd’hui, la prise facile des images (surtout quand on les prend soi-même !) et leur diffusion en chaîne dans le domaine public font qu’un homme en vue ne peut plus baiser tranquille, surtout en dehors de la couche conjugale.

    L’œil à la serrure était réservé au petit personnel, à présent les ébats risquent de se dérouler sur la scène médiatique devant des spectateurs se réjouissant de les mater à l’œil.

    Il faut se rendre à l’évidence, ces dernières années, le sexe nous a envahi : d’un côté la révélation des agressions sexuelles, de l’autre une flopée d’hommes politiques, de spectacle ou sportifs finissant par avoir leur quart d’heure pénien avec le sexe opposé ou le même sexe, quand ils n’en changent pas pour brouiller les pistes.

    Jadis toutes ces coucheries, consenties ou en échange d’avantages, donnaient lieu à des grivoiseries (bien mal venues quand il s’agissait d’agressions sexuelles), aujourd’hui, elles sont devenues affaires d’Etat ou en tout cas un spectacle permanent au besoin alimenté par le passé quand les écarts de conduite étaient moins sanctionnés.

    Illustration : Watteau : "La nymphe et le satyre"


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  • Aux USA, un livre intitulé « American Dirt », écrit par une malheureuse blanche, Jeanine Cummins, roman qui doit paraître prochainement en France, soulève une polémique dans ce pays de dingues que sont devenus les Etats-Unis : l’auteure est accusée « d’appropriation culturelle ». En effet, « le roman raconte le périple d'une Mexicaine et de son fils pour traverser la frontière vers les Etats-Unis, après que toute leur famille a été massacrée par un cartel. Or, pour certains, Jeanine Cummins ne serait pas légitime pour parler d'un drame qui n'est pas le sien ».

    Une pétition signée par plus de 80 auteurs exige qu'Oprah Winfrey, ayant recommandé ce livre (qui se vend très bien), le retire de sa liste de lecture. L'éditeur a annulé la tournée promotionnelle de Cummins à la suite de menaces. On reproche en outre à Cummins d’être en passe de gagner beaucoup d’argent en racontant une histoire qui n’est pas la sienne. On peut donc en conclure qu’un écrivain ne peut raconter une histoire, surtout si elle est dramatique :

    1° Que s’il a la même couleur de peau que son héros principal pour ne pas être accusé d’usurpation ethnique.

    2° Que si lui ou sa famille a vécu la même histoire que celle qu’il raconte pour ne pas être accusé de gagner de l’argent avec le récit d’un drame qui n’est pas le sien.

    Il est évident que les blancs ne peuvent écrire que des histoires de blancs, les noirs que des histoires de noirs, les latinos que des histoires de latinos (liste ethnique non limitative), et pourquoi ne pas réserver les histoires de femmes aux femmes, des histoires d’homosexuels ou de transsexuels à eux seuls. Pour les histoires d’enfants, c’est plus simple, nous avons tous été enfants. Certains ne sont jamais devenus adultes et d’autres sont retombés en enfance avec des querelles de cour de récréation.


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  • Echange culturel

    Les universités françaises font pâle figure dans les classements internationaux, n’est-ce pas injuste ? Un fait récent vient de montrer leur incontestable attractivité jusqu’à pousser une personne à changer de vie, à s’engager dans les études et à quitter une activité d’assassin et même de tortionnaire, pour se cultiver dans notre beau pays.

    Saluons donc la compréhension des fonctionnaires du consulat de France à Istanbul qui n’ont pas hésité à accorder à Majdi Mustafa Nema un visa Erasmus d'une durée de trois mois pour rejoindre l'université d'Aix-Marseille où son expérience en tant qu’ancien officier de l'armée syrienne, et de cadre d’un groupe radical islamiste aurait pu faire merveille dans une salle de dissection s’il n’avait pas été malencontreusement arrêté après l’intervention de plusieurs ONG, dont la Ligue des droits de l'homme, à l'origine de la plainte contre lui. Il est regrettable que cette plainte ait pu faire obstacle à sa réinsertion et sa volonté de s’amender en profitant des bienfaits de notre culture judéo-chrétienne.

    Sans ordonnance

    Sexe et peau

    Bernie Sanders, candidat à l’investiture démocrate, qui présente un programme social visant à lutter contre les inégalités est critiqué par une partie des siens et accusé de sexisme parce qu’il ne défend pas assez les droits des femmes et des minorités, c’est à dire, pour simplifier, qu'il ne se préoccupe pas assez du sexe et de la peau. En février 2019 lors de l’annonce de sa candidature à la présidentielle, un journaliste lui avait demandé « s’il n’avait pas peur, en tant qu’homme blanc, de ne pas être le mieux placé pour représenter le nouveau visage du Parti démocrate ». Sanders a répondu : « Il faut évaluer les candidats non pas selon la couleur de leur peau, de leur orientation, leur genre, ou leur âge. Nous devons tenter de passer à une société non discriminante qui considère les gens en fonction de leurs capacités ». Le pauvre n’a rien compris au progressisme dont les deux mamelles sont aujourd’hui aux USA le sexe et la peau.

    Le tabac tue

    A Lyon, une jeune femme a été jetée dans le Rhône et a failli mourir d’hypothermie pour avoir refusé de donner des cigarettes à deux individus dans le nuit du 7 au 8 février. Un acte de prévention payé d’ingratitude.

    Pour vivre heureux, il ne faut plus vivre caché

    37 millions de Français montrent leur bobine sur Facebook. Et moi, et moi, et moi…

    Après le jaune, il est  conseillé de se mettre au vert

    Ce lundi matin, des manifestants écologistes ont envahi le siège parisien de BlackRock, le plus grand gérant d'actifs au monde, rue du Quatre-Septembre à Paris, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. L’écologie mène à tout et à n’importe quoi.    


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  • Le silence coupable de DieuQuand la loi sur la liberté d’expression du 29 juillet 1881, qui mettait fin à tous les délits d’opinion, fut promulguée en balayant au passage la domination de la morale religieuse, Clemenceau répondit à un évêque qui invoquait la blessure des catholiques : « Dieu se défendra bien lui-même, il n’a pas besoin pour cela de la Chambre des députés ».

    L’expérience a montré que lorsque l’on insulte Dieu, l’Insulté reste silencieux. On peut en conclure : soit que Dieu n’existe pas, soit qu’Il pardonne tout de Sa création. Le Coran invoquant sans cesse Sa miséricorde semble en faveur de la deuxième hypothèse, mais on ne peut exclure la première car la seconde tient pour acquise Son existence sans l’avoir démontrée.

    Kamel Daoud dans sa chronique du Point à propos de l’affaire Mila intitulée : « La multiplication des dieux » remarque : « quand un individu dit à un Dieu ce qu’il pense de lui en s’adressant à un plafond ou à un écran, certains, dans leur prétention, réagissent à sa place. Par un prêche, un couteau ou une menace sur Facebook. D’ailleurs, l’usurpation du divin (un métier en soi, sinon une arnaque millénaire) est toujours quelque chose de fascinant, sinon d’assassin ». Une armée d’usurpateurs dit-il ayant privatisé une religion se prennent pour Dieu. Il remarque que « les monothéismes ont, contrairement aux amusants polythéismes, cette particularité d’être les religions d’un Dieu unique au ciel et d’un million de dieux sur terre »…« Comment s’approprie-t-on une religion jusqu’à en faire une arme blanche et transformer l’intolérance en droit de défense ? Et si une religion n’appartient à personne, pourquoi certains réagissent-ils comme s’il s’agissait d’une propriété privée attaquée ? »

    Clemenceau avait tort. Dieu ne se défend pas, Il reste silencieux ou Il n’est pas là. Un silence coupable car aujourd'hui quand Il s'appelle Allah, Il laisse le champ libre à des assassins qui se croient mandatés pour Le défendre, mais en commettant eux-mêmes le blasphème suprême d’usurper Sa volonté, et de montrer, de surcroît, Sa faiblesse ou Son absence.


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  •  

    Comment se débarrasser du fardeau de la « blanchitude »

    Le Point.fr fait état d’un article paru dans The Guardian où l’on rapporte que deux femmes « racisées » ont trouvé un truc fabuleux pour gagner de l’argent. L’une est afro-américaine, l’autre s’identifie comme indo-américaine. Elles ont inventé « Le concept de Race for Dinner : une femme blanche se porte volontaire pour organiser un repas auquel sept autres femmes de couleur blanche (critère obligatoire) sont invitées dans le but de discuter des problèmes raciaux aux Etats-Unis ». Les deux fondatrices du projet sont là pour démontrer à quel point ces femme blanches se disant progressistes et d’esprit ouvert sont en réalité inconsciemment racistes, et à quel point elles devraient se sentir coupables de l’être.

    Ce lavage pour rendre le cerveau blanc moins blanc coûte la bagatelle de 2500 dollars la séance, et faisant coup double, les deux organisatrices espèrent que ces femmes aisées et proches du pouvoir influenceront à leur tour leur entourage pout les mettre sur la bonne voie.

    « Depuis 2019, les deux fondatrices du projet ont dirigé /vertement/ pas moins de 15 repas dans de grandes villes américaines et elles sont de plus en plus sollicitées » par de pauvres femmes handicapées par leur « blanchitude » et qui, pleines de bonnes intentions, cherchent à acquérir un comportement exemplaire.

    Les USA ont aussi leurs dîners de cons, mais ils sont hors de prix.

    Comment se débarrasser du fardeau de la « blanchitude »

    Illustration : Edvard Munch


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  • La Justice est-Elle indépendante de la justice ? 

    Jean-Marc Nattier : "La justice châtiant l'injustice"

    La Cour de cassation sera amenée à statuer sur le sort de Kobilli Traoré, Franco-Malien de religion musulmane, qui a reconnu avoir tué en avril 2017 Sarah Halimi, 64 ans, médecin à la retraite, de l’avoir défenestrée après l’avoir battue en la désignant comme Satan car juive. Crime manifestement antisémite accompagné d’invocations islamistes et de cris à la louange d’Allah qui peut être fier de ses adorateurs. Comme chacun le sait, ce Traoré est libre juridiquement (où est-il ?) , car bien que considéré sain d’esprit par les psychiatres (la question peut tout de même se poser), il fut déclaré irresponsable ayant commis son acte sous l’emprise du cannabis. Ainsi est-on sévèrement puni si l’on est responsable d’un accident mortel en conduisant après avoir pris du cannabis, par contre un assassin devient innocent s’il commet son crime sous l’effet de la même drogue. Les futurs assassins savent à présent comment procéder. Macron ayant osé dire que ce crime sur Sarah Halimi méritait tout de même un procès, il s’est fait remonter les bretelles par la Cour de cassation plus soucieuse de l’indépendance de la Justice, dont le président de la République est effectivement le garant, que de la justice elle-même.

    Récemment le procureur de Vienne a voulu poursuivre Mila, jeune fille ayant blasphémé sur l’islam en tant que religion (en réaction à un harceleur), mais sans s’attaquer aux croyants eux-mêmes, alors qu’elle est menacée de viol et de mort et qu’elle ne peut plus se rendre à son lycée. La ministre de la Justice, qui est censée connaître le droit, s’est permise de dire qu’une insulte à une religion est grave et touchait à la liberté de conscience, ce qui est une ânerie sans nom sur le plan juridique. Ce qui laisse penser que la justice au plus haut niveau peut être indépendante du droit.

    En France le blasphème n’est plus interdit depuis longtemps, mais il semble que cette interdiction réapparaisse, et uniquement à l’égard de l’islam, religion où l'on trouve un peu trop de fanatiques, de menaces et de meurtres (Charli Hebdo en sait quelque chose). Par contre, aucun procureur ne s’est manifesté (à juste titre) quand un imbécile se prétendant humoriste et dont je ne cite pas le nom car il est préférable de l’oublier, s’est illustré sur France Inter en traitant Jésus de « pédé » et aurait préféré qu’il soit « enculé » plutôt que crucifié. « Plaisanterie » qui manque sérieusement de finesse mais qui n’est pas interdite. Si cet humour a suscité quelques réactions de la part des catholiques mais aussi des LGBT, le parquet ne s'est heureusement pas manifesté et nous n’avons pas entendu la ministre de la Justice souligner la gravité d’un tel propos sur la liberté de conscience. On peut donc conclure qu'en matière de conscience le chrétien est bien moins fragile que le musulman.

    Il est heureux que la Justice soit indépendante, il serait bon qu’Elle ne le soit pas de la justice et on aimerait qu’Elle le soit de la peur. 

     


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  • Quand le bâtiment va, tout s’en va

    J’ai une certaine tendresse pour l’Hôtel-Dieu, hôpital vénérable à la belle architecture et situé en plein centre de Paris. Cette tendresse vient aussi du fait que c’est là que j’ai débuté mes études de médecine après l’année propédeutique de l’époque (physique, chimie, biologie, qui se déroulait à la Faculté des sciences). J’ai passé un an dans cet hôpital qui abritait dans ses locaux désuets mais pleins de charme (sans doute moins pour les patients alignés dans des salles communes) d’excellents services de médecine sur lesquels se penchaient des ancêtres aux noms prestigieux.

    Il est certain que cet établissement avec de belles cours intérieures et donnant sur le parvis de Notre-Dame a toujours attiré les convoitises et suscité des projets de transformation plus moins sensés, mais il semble que le plus farfelu mais le plus rentable ait eu gain de cause (avec l’aval de Martin Hirsch, directeur de l’AP, et de Mme Hidalgo, devenue un peu plus réticente dans la perspective des prochaines élections municipales), en suscitant cependant, novembre dernier, une protestation énergique de la « Commission du vieux Paris » qualifiant ce projet de « scandaleux » et l’opération de « vandalisme architectural »

    En effet, il est prévu de céder partiellement le plus vieil hôpital de Paris à un promoteur immobilier (Novaxia) pour 144 millions d'euros via un bail de 80 ans.

    Le tiers de sa surface, le mieux situé avec son jardin intérieur et devant le parvis, sera mis à la disposition du promoteur d’ici "trois, quatre ans". Dans ce laps de temps, les équipes hospitalières seront réinstallées dans de nouveaux locaux sur les deux tiers restants de l'hôpital, où sont prévus des travaux avec la construction d’immeubles de quatre étages avec, paraît-il, l’utilisation du charmant square Jean XXIII pour accueillir des baraquements.

    Sur le tiers cédé il est envisagé de bien belles choses, outre des logements pour étudiants, « un incubateur de start-up », sans oublier, bien entendu, car c’est le but de la manœuvre, une « offre variée de restauration (dont un restaurent gastronomique) et des commerces » sans doute orientés vers les touristes (Notre-Dame et Tour Eiffel miniatures ?) qui se pressent habituellement en face, sur le parvis.

    Si cette opération immobilière destructrice et irrespectueuse de l’environnement parait rentable, le moment choisi n’est peut-être pas adéquat en raison de la crise hospitalière que nous vivons.


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