Primaire
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Jean Geoffroy : "Les résignés" (1901)
On ne peut trouver meilleure dénomination pour qualifier cette prestation publique afin de choisir un candidat à la fonction suprême que celle de primaire. Nous avons eu hier soir un long débat (dont je n’ai vu que des extraits) entre les postulants du reliquat du parti socialiste et assimilés faisant leur campagne pour séduire un électorat imprévisible dont on ne sait pas la composition et dont le seul caractère commun est d’être prêt à débourser une somme de 15 € ou 10€ si l’on a de faibles revenus (non imposables) en dehors des adhérents aux partis représentés qui peuvent se tromper gratuitement.
Car la plupart des primaires ouvertes en France ont abouti à sélectionner le perdant. Pour les trois primaires d’importance, seul le sélectionné Hollande fut élu président de la République, on sait ce qu’il est advenu de Fillon et surtout d’Hamon dont la défaite fut le début de la descente du parti socialiste. Assez curieusement le seul vainqueur à l’issue d’une primaire ouverte, Hollande, ne participe pas à la primaire socialiste en affirmant que ce genre de sélection est une machine à perdre. L’expérience prouve qu’il n’a pas tort car la démagogie un peu trop poussée pour plaire à son camp et être sélectionné risque d’être rejetée par le reste de la population. Notons que les primaires réservés aux adhérents d'un parti ne donnent guère de résultats plus brillants si l'on se réfère aux scores désastreux obtenus par Anne Hidalgo et Valérie Pécresse
Il est possible que de cette primaire, le parti socialiste en sorte encore plus abimé qu’avant et plus facile à gober par les totalitaires mélenchoniens à l‘aide de ceux qui ne demandent qu’à être gobés pour assurer leur fin de mois.