• Je trouve étonnante et touchante cette image parue dans Slate

    Lire la suite...


    8 commentaires
  • Quand on se cache la fesseCette pandémie a tout de même fait des heureux. Non pas la plupart des médecins urgentistes et des soins intensifs obligés de travailler parfois jusqu’à épuisement dans leur service, ou les chirurgiens amenés à reporter des interventions, mais je parle des médecins hospitaliers et épidémiologiques qui ont acquis une notoriété médiatique qu’ils ne pouvaient pas espérer acquérir par leurs éventuels travaux antérieurs. Cependant, les plus heureux parmi les médecins sont peut-être ceux qui s’occupent d’esthétique. En effet, aux USA on observe un boum sur la demande des implants fessiers, à se demander si les confinements successifs en favorisant la position assise n’auraient pas contribuer à aplatir les fesses que les intéressées se voit dans l’obligation de renflouer. En France ce serait les demandes des piqures antirides qui ont rebondi, peut-être que les intéressées veulent profiter du port du masque pour cacher les traces provisoires du traitement. Il n’est pas trop tôt pour se préparer pour le monde d’après. Illustration : François Boucher.


    8 commentaires
  • Comme beaucoup, j'aime le chat philosophe de Philippe Geluck. Le marionnettisteLes chats géants de Philippe Geluck belge qui le fait vivre et parler avec humour est aussi sculpteur. Depuis la fin mars il expose sur les Champs-Elysées, le long du beau jardin, vingt sculptures en bronze de son chat à partir des dessins humoristiques que nous connaissons déjà. Il faut admirer le travail et le talent de Geluck mais je préfère l'intimité de ses dessins qui me paraissent plus vivants et où le chat me semble plus malin. Ci-dessous quelques photos prises hier du chat géant dans ses oeuvres. Sculptures appréciées des enfants qui ne manquaient pas de se faire photographier devant.

    Lire la suite...


    12 commentaires
  • Le mur du sonSi le précédent billet était un modeste poisson d’avril, cette photo (Martin Bureau/AFP), ne l’est pas. Elle montre des choristes ayant chanté masqués saluant le public (absent) sur la scène de l’opéra Bastille, le 17 mars 2021, à la fin de la représentation du Faust de Charles Gounod. Une situation assez diabolique.


    8 commentaires
  • EffractionEn ces temps où les musées sont veufs de leurs visiteurs qui ne peuvent regarder que leurs façades, l’artiste JR permet la visite d’une salle du palais Strozzi à Florence. Une visite par effraction grâce à un collage en trompe-l’œil qui ouvre une large brèche (l’oeuvre étant intitulée « La Ferita », la « Blessure ») dans la façade permettant de voir deux tableaux de Botticelli et une sculpture de Jean Bologne. (Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir). Je trouve cette idée originale et le collage en lui-même ne manque pas de beauté. L’œuvre de JR inaugurée le 19 mars 2021 est assez symbolique de la place grandissante de l’image comme substitut du réel ou carrément pour le remplacer en le faisant disparaître comme dans la « réalité augmentée » fournie en boîte de conserve. Visite virtuelle d’un musée ou du monde, mais aussi sexualité en voyeur et par procuration. Parallèlement à l’invasion de l’image sous toutes les formes, l’écrit a tendance à s’atrophier pour mieux circuler sur les réseaux sociaux. Il est plus facile d’éructer que d’argumenter comme il est plus facile de visiter le paysage assis sur son séant que de le toucher de son corps. Je trouve que le terme : "dématérialisation" qui traduit un phénomène irrésistible, et qui nous est imposé, a quelque chose d'effrayant car il nous annonce que la réalité va devenir de plus en plus fantomatique.


    8 commentaires
  • Erection branlanteLe 8 mars dernier, la journée de la femme, le Gang du Clito a braqué un clitoris géant de 5 mètres de haut sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro. Une opération montée de main de maître visant à dénoncer l’invisibilité de l’organe féminin, et son inégalité de traitement par rapport au pénis. Certes, la visibilité du clitoris est moins évidente que celle du pénis, et il existe une inégalité de taille congénitale – si j’ose dire – entre les deux organes difficile à combler. Loin de moi l’idée iconoclaste de défendre le pénis et son traitement, mais j’attire l’attention des membres du Gang du Clito sur la différence de fonction entre le pénis et le clitoris. Le clitoris n’a qu’une fonction, celle du plaisir donné ou reçu, ce qui est loin d’être négligeable, alors que le pénis est un organe multifonctionnel : plaisir, insémination naturelle sous-clitoridienne, et guide directionnel pour le jet d’urine. Je remarque aussi que si l’on voit depuis quelques temps fleurir fièrement des clitoris sur la voie publique, le pénis, lui, en dehors de quelques « œuvres d’art » qui pourraient l’évoquer sans dire son nom, il ne se profile qu’honteusement, dessiné grossièrement et à la hâte, sur la paroi des ascenseurs et les murs des HLM plutôt que ceux des beaux quartiers. Ce qui montre, en y regardant de près, que le pénis est peut-être plus mal traité que le clitoris depuis que celui-ci a fait son « coming-out ». Il serait par ailleurs opportun, dans un souci d'égalité, d'introduire le néologisme de "clitoricrate" pour faire le pendant avec phallocrate. Et pendant ce temps la photo ci-dessous (Silvio Avila - AFP) montre un service Erection branlantehospitalier au Brésil (Porto Alegre) débordé par les patients atteints de la COVID-19, en contraste avec la préoccupation pour le moins frivole de ces femmes soucieuses de donner un statut officiel à leur clitoris dont elles peuvent pourtant user à volonté, cela ne regarde qu'elles, nous, on s'en branle. La cause des femmes mérite mieux que ces exhibitionnistes un peu perturbées.

     


    12 commentaires
  • Faux-semblantAujourd’hui, en ce 1er mars, un temps superbe sur Paris. Tout semble avoir repris sa place. Un étalage de jeunes gens, pour la plupart bas les masques, assis sur les marches de la basilique du Sacré-Cœur, fêtant à leur manière le 150ème anniversaire de la Commune de Paris, face au soleil, et Paris à leurs pieds discrètement noyé dans un zeste de brume. L’immanquable homme-statue sur un piédestal qui semble avoir été installé pour lui, dans sa blancheur immobile est courageusement revenu, statue si parfaite que les passants restent indifférents à sa présence qui fait partie du décor. Une journée à déguster en attendant d’être à nouveau privés de gourmandise.


    6 commentaires
  • L'oeuf est un des motifs que l'on retrouve fréquemment en peinture. Sa forme est belle et son symbolisme est riche : création du monde, promesse, fécondation, procréation, naissance mais aussi celui de la fragilité qui nécessite protection. L'oeuf par son symbolisme se prête au surréalisme et quelle que soit l'époque.

    Lire la suite...


    10 commentaires
  • Il arrive que l’on se plante en plantantLe végétal est sans doute la forme de vie la plus aimée. De l’arbre, forme de vie majestueuse, pacifique et utile, à la fleur, forme le plus belle avec un talent de coloriste incomparable, en passant par les fruits et légumes qui ont la faveur des médecins et des végétariens. Des végétaux non comestibles ont été plantés dans mon quartier et je m’en réjouis. L’humanité devrait remercier les végétaux.

    Lire la suite...


    10 commentaires
  • Souvenirs

    Lire la suite...


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique