• Patins consentis

    Par les temps qui courent, on peut évidement se demander si nous ne sommes pas témoins sur cette photo d'une agression sexuelle. Il est en effet manifeste en regardant le visage de la dame qu'elle semble souffrir et s'accroche à l'homme pour ne pas s'affaler sous la menace. Elle semble également appeler à l'aide avec son bras gauche levé , la situation paraissant préoccupante et visiblement déjà bien engagée.

    Cependant Mme Gabriella Papadakis n'a pas porté plainte contre Mr Guillaume Cizeron bien que les faits survenus à Helsinki ne soient pas encore prescrits puisqu'ils datent d'avril 2017.


    8 commentaires
  • Quand le féminisme touche à la paranoïa.

    Le tableau : « Hylas et les nymphes de Pegae » montre de fort jolies femmes. Il fut peint en 1896 par le peintre britannique John William Waterhouse qui s’était beaucoup inspiré de la mythologie grecque dans ses œuvres.

    Ce tableau exposé à la Manchester Art Gallery a été retiré le 26 janvier dernier sur une initiative de la conservatrice du musée se disant influencée par le mouvement #MeToo. Même la boutique du musée cessera de vendre les reproductions de cette œuvre bannie, sans doute provisoirement, des murs du musée.

    Le décrochage a été filmé et fera partie d’une « performance » réalisée par une femme qui se prétend artiste et dont je préfère taire le nom.

    Une feuille de papier remplace le tableau de Waterhouse avec un texte ainsi libellé :

    « Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que "forme passive décorative" soit en tant que "femme fatale". Remettons en cause ce fantasme victorien ! 

    Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les oeuvres d'art peuvent-elles nous parler d'une façon plus contemporaine et pertinente ?»

    Un débat est donc lancé en l’absence de l’œuvre, et les visiteurs sont invités à écrire leurs commentaires sur des petits papiers ou à en discuter sur Twitter.

    Le féminisme, ou ce qui se prétend tel, atteint là un degré d’imbécillité qui risque de rendre ridicule une cause juste et un nécessaire changement des mentalités en faveur d’un respect mutuel entre les sexes, bien que certaines (plutôt que certains) affirment avec aplomb, en dehors de tout argument scientifique, que la différence sexuelle ne serait qu’une construction sociale, ce qui est la forme nihiliste du féminisme.

    Je suppose que si les nymphes de la mythologie avaient été averties avant de se baigner de la venue inopinée d’Hylas, elles auraient revêtu un maillot de bain une pièce, il est regrettable que J.W. Waterhouse n’y ait pas songé. J’ajoute que dans ce tableau les femmes ne sont aucunement décoratives : elles sont le sujet même du tableau, et Hylas, que l’on voit de dos, n’étant que le faire-valoir de ces dames.

    Les hommes devraient-ils s’offusquer de toutes les statues les représentant nus, le sexe minuscule et recroquevillé ? Ne seraient-ils pas victimes d’un sexisme castrateur ?

    Ce qui est moins anodin est que cette critique de la nudité en général, et de la femme en particulier, vient rejoindre paradoxalement le sexisme authentique de l’islam qui souhaite (et réussi) à rendre la femme invisible.

    Ce féminisme idiot risque de rendre un bien mauvais service aux femmes alors qu’elles ont mis des siècles à se libérer.


    22 commentaires
  •  

    La montre est molle, mais le temps qui s'écoule est dur pour chacun.


    8 commentaires
  • Mauvais esprit

     Tony Gentile/Reuters

    Dieu merci, ce n'est pas une image de pédophilie. Néanmoins, il faut se rendre à l'évidence, le pape joue encore à la poupée.


    4 commentaires
  • A l'occasion de la visite en Italie du président iranien Hassan Rohani en janvier 2016, le musée du Capitole de Rome avait caché toutes ses statues représentant des sculptures de nus (voir « Cachez ce nu que je ne saurais voir ». Et bien nous y voilà, plusieurs villes d’Europe (Londres, Cologne, Hambourg…) ont décidé de censurer des affiches viennoises représentant les tableaux Fille aux bas orange (1914) et Homme assis nu (1910) (autoportrait)

    La nostalgie de la feuille de vigne

    pour illustrer une rétrospective des œuvres d’Egon Schiele organisée au Leopold Muséum de Vienne en février prochain en raison du centenaire de la mort (à 28 ans) du peintre viennois et intitulée «Egon Schiele, expression et lyrisme»

    Vienne a donc décidé d’envoyer d’autres affiches, accueillant avec humour ce surcroît publicitaire, en soulignant qu’après un siècle la peinture de Schiele reste toujours aussi audacieuse.

    La nostalgie de la feuille de vigne

    Il semble que les édiles de ces villes allemandes et anglaises ont été heurtés par la visibilité des parties génitales qui aurait pu choquer les promeneurs ou usagers des transports en commun.

    S’il fallait supprimer toutes les représentations du nu dans l’art, les musées seraient dévastés et les parcs déserts. Mais pour les tableaux de Schiele ce qui heurte sans doute ces édiles, c’est leur réalisme, non seulement sans concession, mais optant plus pour la laideur que pour la beauté. Le corps n’est pas à son avantage, le sexe est un sexe et non pas une virgule chez l’homme et une platitude chez la femme quand il ne s’agit pas d’une feuille de vigne. Schiele représente exactement ce que chacun d’entre nous a entre les jambes et ce que chacun d’entre nous expose à sa compagne ou à son compagnon et dont la conjonction appropriée permet de donner la vie et de maintenir l’espèce.

    Pourquoi un passant regardant sur une affiche la représentation de son sexe qu’il connaît fort bien, et qu’il se plait peut-être à contempler et à mesurer, devrait-il être choqué ? Pourquoi une passante serait-elle choquée par l’image de son intimité qui n’a plus de secret pour elle ?

    Il faut en déduire que l’un et l’autre ne peuvent pas se voir en peinture.

    Cette honte d'une partie de soi-même pourrait expliquer le succès de la psychanalyse dont le sexe est le pivot, et l'importance qui lui est accordée par les religions où la honte est cultivée et le sexe à la fois caché et obsessionnel et obsessionnel parce que caché.

    Quand la morale se mêle d'art

    La nostalgie de la feuille de vigne

    Plusieurs milliers de personnes demandent ni plus ni moins le retrait du tableau de Balthus intitulé Thérèse rêvant exposé au Metropolitan Museum of Art (MET) de New York, en raison « de ce que ce tableau insinue ». Mais ce tableau insinue ce que la personne y voit et la dame qui a lancé cette pétition y voit apparemment de bien vilaines choses, je ne lui fais pas mes compliments.

    Moi, j’y vois autre chose, si ce tableau vous heurte par les pensées que vous y mettez et l'interprétation que vous en faites, ne le regardez pas, mais n’en privez pas les autres.


    14 commentaires
  • Les arbres en automne réussissent un spectacle dont on ne se lasse jamais. Ce mercredi, ce fut une apothéose.

    Paris s’était coiffé d’un ciel bleu sans le moindre nuage.

    Le soleil déjà bas l’après-midi envoyait ses rayons obliques faire flamboyer les dorures des arbres avant qu’elles ne tombent à nos pieds.

    Et nos pieds faisaient craquer les feuilles jaunes avec un bruit feutré.

    Et les feuilles mortes pourrissantes exhalaient leur parfum de foin coupé, seuls cadavres qui sentent bon.

    Les arbres en automne nous donnent le spectacle annuel d’une mort théâtrale dont ils se relèveront.

    Lire la suite...


    12 commentaires
  • Ce tableau intitulé « Salvator Mundi » a été adjugé, hier, chez Christie’s à New-York pour la somme de 450,3 millions de dollars !!! Celle huile sur bois de 65 x 45 cm est ainsi devenue la peinture la plus chère au monde. Pourquoi ? Est-elle particulièrement belle ?

    Lire la suite...


    14 commentaires
  • Une soirée à l’Opéra

    Cette photo montre les employés de l’Opéra Garnier étaler avec soin de la terre sur la scène transformée en terrain de tennis en terre battue. Ils préparent le champ pour le corps de ballet qui déroulera devant nous dans quelques instants le ballet le plus magnifique qui soit, dans la chorégraphie indépassable de Pina Bausch, sur la musique frappante d’Igor Stravinsky, superbement jouée par l’orchestre de l’Opéra : « Le sacre du printemps ». Un des plus beaux spectacles que j’ai eu l’occasion de voir dans ma vie.

    Les deux autres ballets qui l’ont précédé dans cette soirée du 3 novembre 2017 n’ont pas gâché la fête : « Agon », toujours sur une musique de Stravinsky mais écrite 44 ans après le Sacre (et plus difficile) sur une chorégraphie de Georges Balanchine, et « Grand miroir » dans une chorégraphie de Saburô Teshigawara où les danseurs utilisèrent plus leurs bras, mais de façon étonnante, que leurs jambes.

    Une soirée à l’OpéraDeux entractes nous ont permis de retrouver le décor surchargé de l’Opéra Garnier, mais on est bien obligé de finir par s’extasier devant une telle débauche ornementale. Surtout cela nous a permis de prendre des risques avec notre colonne cervicale pour admirer le plafond peint par Chagall en suivant les motifs de sa ronde joyeuse et colorée qui éclaire toute la salle un peu sombre et figée dans le temps.

    Le nouveau plafond de l’Opéra Garnier fut inauguré le 23 septembre 1964, réalisé en un an par un homme de 77 ans mais avec l’aide de trois peintres assistants.[1]

    L’œuvre de Chagall fit couler plus d’encre que de peinture et souleva à l’époque une belle polémique. On s’éleva devant l’introduction dans un lieu chargé d’histoire de l’œuvre d’un peintre étranger (pour ne pas dire Juif), dont la peinture apparaissait très éloignée de la culture française. On estima que changer le plafond de Jules Lenepveu était un sacrilège. Le plafond d’origine avait été réalisé par ce dernier en 1872 et intitulé "Les muses et les heures du jour et de la nuit". En fait l’œuvre de Lenepveu ne fut pas déposée, mais simplement masquée. D’autres reprochèrent à Chagall, choisi par Malraux, de s’être enrichi sur le dos des contribuables français. Calomnie, car il se trouve que pour ce plafond, le peintre ne toucha aucun salaire alors que l’entreprise  s'avéra complexe. Chagall avait à couvrir pas moins de 220 m2 de surface totale et il fit grâce à 24 panneaux de résine de polyester démontables pour respecter la fresque précédente.

    Une soirée à l’Opéra

    Celle de Chagall rend hommage à quatorze compositeurs et à leurs œuvres

     « Chagall fait le choix de la modernité en évoquant compositeurs et ouvrages présentés à l’Opéra de Paris. Il organise l’espace du plafond en cinq compartiments, chacun porté par une tonalité différente. Ainsi accorde-t-il au bleu Moussorgski et Boris Goudounov, Mozart et La Flûte enchantée ; au vert Wagner et Tristan et Isolde, Berlioz et Roméo et Juliette ; au blanc, Rameau associé au Palais Garnier et Debussy à Pelléas et Mélisande ; le rouge correspond à Ravel et à Stravinski dont Chagall avait réalisé les décors et les costumes de Daphnis et Chloé  et de L’Oiseau de feu Enfin, le jaune fait référence à Tchaikovski et Alfred Adam et aux ballets Le Lac des Cygnes et Giselle. En une ronde joyeuse se mêlent les figures tendres des couples légendaires, des personnages ailés, des toits de Vitebsk et des monuments parisiens.» ( Sylvie Forestier, France Archives).

    Une belle soirée.

     

    [1] Roland Bierge, Jules Paschal et Paul Versteeg. 

     


    13 commentaires
  • Après avoir visité l'exposition MoMA (article précédent) nous nous sommes promenés dans le bâtiment de la fondation plein de niches et de recoins (architecte Frank Gehry) avec une très belle vue, notamment sur les tours de la défense et les arbres du bois de Boulogne.

    Promenade dans la coque de la fondation L.Vuitton

    Lire la suite...


    4 commentaires
  • Nous sommes allés hier à la fondation Louis Vuitton où sont exposées des oeuvres du Museum of Modern Art de New-York. 

    Lire la suite...


    8 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique