• Le virus a-t-il touché le marché de l'art ?Il est certain que l'épidémie a provoqué une baisse des adjudications sur le marché de l'art en 2020, mais les ventes ont continué. Le Point rapporte les dix meilleurs ventes. Voici ci-dessous huit d'entre elles (deux ont surtout une valeur historique). A les regarder, je me demande si les créations et leurs acheteurs ne sont pas un peu malades. Je signale que pour les visiteurs ne disposant pas d'un "bloqueur" de publicités, une publicité pourrait s'intercaler entre les oeuvres reproduites et la confusion n'est pas impossible.

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  • Un homme très prudentUn policier péruvien se tient seul au-dessus du site archéologique de Machu Picchu à Cusco (photo tirée de Slate que l'on peut agrandir en cliquant dessus). C'est inca.


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  • L’exposition William TurnerDimanche dernier nous sommes allés voir l’exposition Matisse au centre Pompidou. En fait, je n’aime pas trop Matisse en dehors de trois ou quatre tableaux. Je trouve sa peinture plate et terne malgré la vivacité des couleurs. Je suppose qu’un tel jugement serait estimé bien superficiel par les connaisseurs, mais la peinture exige la complicité entre l’œuvre picturale et la personne qui la regarde, et je n’ai pas de complicité avec Matisse, encore faut-il sans doute apprendre à le regarder. Beaucoup de monde, tous masqués, mais distanciation physique impossible en face des tableaux, aussi la visite fut-elle rapide, poussée par mon manque d’enthousiasme et la probabilité des aérosols infectés nageant dans ce milieu artistique et sans avoir repéré les tableaux de Matisse qui me plaisent. Aussi en mal de photographier, j’ai pris encore une fois une vue de Paris du haut du centre Pompidou, dont je ne me lasse pas. Le lendemain, pris d’une fringale, peut-être favorisée par la perspective d’un nouveau confinement nous L’exposition William Turnersommes allés voir l’exposition William Turner au musée Jacquemart-André. D’abord cet hôtel particulier est très beau et c’est toujours un plaisir d’y entrer. Le très fortuné Edouard André le fit construire autour des années 1870 et il le transforma, avec son épouse Jacquemart, en musée ouvert au public à partir de leur collection privée. C’est un petit musée, les visiteurs masqués admis par petits groupes, si bien qu’il n’y avait pas foule devant les tableaux, essentiellement des aquarelles, quelques tableaux à l’huile, le tout provenant de la Tate Britain de Londres. J’ai pu photographier quelques œuvres, pas toujours de façon habile, le plus difficile fut de choisir, elles sont toutes belles, parfois étranges, bigrement en avance sur leur temps et il n’est pas étonnant que des critiques amateurs de peinture classique n’aient pas épargné Turner, mais il est aussi étonnant qu’il ait pu être apprécié de son vivant. On considère Turner comme un précurseur de l’impressionnisme, à mon avis il est plus impressionniste que les impressionnistes et il va jusqu’à la peinture abstraite. Surtout dans les aquarelles, les lignes et les figures finissent par disparaître au profit de la lumière et des volutes de couleurs se fondant sans limites définies. Le tableau « Impression, soleil levant » de Claude Monet a été peint une vingtaine d’années après la mort de William Turner survenue en 1851 à l’âge de 76 ans, et celui-ci avait peint un « soleil levant » (qui ne figure pas ici) très semblable à celui de Monet cinquante ans auparavant.

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

    L’exposition William Turner

     


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  • Le Jugement dernierHans Memling était un peintre allemand du XVe, classé comme primitif flamand, il est vrai qu’il devint citoyen de Bruges. Avant la création des nations, les gens, et notamment les artistes,  bougeaient beaucoup malgré des moyens de communication qui se résumaient au cheval pour les plus aisés, à la marche pour les plus pauvres et au bateau poussé par le vent pour le lointain.--- Le triptyque ci-dessus est une huile sur bois représentant le Jugement dernier. Il est exposé au musée de Gdansk en Pologne à la suite de son vol par un pirate, dont les armateurs étaient de cette ville, lors de son transfert vers l’Italie pour rejoindre son propriétaire italien qui l’avait commandé au peintre. Si le triptyque a subi par la suite plusieurs vols par différents pays au gré des guerres, il fut finalement restitué au premier voleur, mais jamais à l’Italie.--- Je le trouve impressionnant. D’abord, il est très beau par ses couleurs (il a été restauré). A droite (c’est toujours le bon côté) du Christ, les pieds sur le globe impérial, à la bouche l’épée de la justice et le lys de la miséricorde, l’entrée au paradis des favorisés, accueillis par St Pierre et à qui sont restitués leurs attributs. A sa gauche : la rôtissoire. Au milieu, au pied des élites, c’est le suspense pour ceux qui sortent de terre et qui ont perdu leurs habits de l’enterrement au cours du voyage vers l’au-delà, certains conservant pudiquement leur linceul. Le choix de St Michel, plus guerrier qu’ange, n’est pas toujours simple lors de la pesée des âmes car on voit un ange et un démon se disputer le corps d’un postulant.--- La représentation de l'humanité est dégradante : un amoncellement de corps nus dans tous les sens, grouillant comme des essaims d’insectes ou une fourmilière que l’archange disperse de sa botte de soldat, insensible aux supplications et aux prières de ceux d’en bas, sous le regard indifférent de ceux d’en haut.--- Le Jugement dernier est la représentation de la cruauté, elle est d'ailleurs exprimée par les paroles des messes de requiem où dominent culpabilité et terreur de l'Au-delà. Ce n’est pas une Bonne Nouvelle et l’arc-en-ciel sur lequel trône le Christ et qui se veut le symbole de la réconciliation entre Dieu et l’humanité tient plus de la communication que de la sincérité.


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  • Sacré-VideAujourd'hui, je suis monté  jusqu'à la basilique du Sacré-Coeur. Un acte de courage et de rébellion en ces temps on l'on nous encourage à nous confiner. D'habitude, en automne, la butte Montmartre grouille de monde, bien plus de touristes que de Parisiens. J'ai rencontré quelques personnes masquées, de préférence le masque sous le nez après la montée pédestre, les yeux visibles plutôt tristes. Que de vide ! La plupart des petites rues étaient désertes, les magasins de souvenirs pleins de couleurs mais vides de clients, le Sacré-Videgrand restaurant de la place du Tertre désertique. Plus de dessinateurs que de modèles, le bloc vierge, le crayon désoeuvré, et les chaises vides. Une désolation sous un ciel gris, gros de nuages. Sur un piédestal, dans la rue qui borde la basilique un homme Sacré-Videimmobile et terriblement solitaire simule courageusement, mais en vain, une statue blanche qui ressemble plus que jamais au linceul d'un fantôme dressé face à Paris s'étalant à ses pieds. NB : vous pouvez agrandir les images en cliquant dessus.        Sacré-Vide


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  • La culture du chanteur d’arrière-garde.

    CulturesLe chanteur Renaud, après d’autres, a voulu saluer les soignants dans une chanson : “Pour tous les potes qui ont souffert de ce putain de virus, pour tous les soignants. Amitiés !”. Bien. Mais on se demande pourquoi et en vertu de quelles connaissances, il apporte son soutien au Pr Raoult : “Quand je pense au brave Docteur Raoult ; Conchié par des confrères jaloux ; Par des pontes, des sommités ; Qui ont les moules de perdre du blé ; J’me dis que monsieur Douste-Blazy, ne dit pas toujours que des conneries ; Mais ce monde est plein de voyous qui voient le mal un peu partout”. J’ignore si mes confrères sont jaloux, mais je ne pense pas qu’ils sont des voyous (terme placé là sans doute pour la rime) et je signale au chanteur que le Pr Raoult est une sommité et plus ponte que lui tu meurs. Il ajoute dans sa chanson : qu’il “s’en fiche” puisqu’il est “immunisé avec des anticorps par milliers”. Il est dommage qu’il n’ait pas celui contre la bêtise.

    Culture de masse

    Cultures

    Devant l'afflux des touristes, l'absence de distanciation physique, la Joconde a décidé d'être prudente :

    Cultures

    Culture de l'hésitation

    CulturesLe Premier ministre Jean Castex a indiqué ce dimanche 12 juillet que “la question de développer le port du masque est à l’étude”. A l’étude ? Combien faut-il de temps pour décider si la masque est nécessaire ou non dans telle ou telle circonstance ? Décidemment ces masques sont les meilleurs opposants au gouvernement.

    Culture de virus

    CulturesSamedi dernier, le concert gratuit à Nice. Virus à gogo.

     

     

     

    Culture au rabais :

    CulturesLe taux de réussite au bac 2020 est de 95,7%. Par mesure d'économie et même pour des raisons écologiques, il eut été plus logique, mais discriminatoire, d'afficher les quelques rares lycéens ayant échoué à cette redoutable épreuve.

     

    Culture féministe :

    Cultures

    Manifestation contre la nomination de Darmanin à l'Intérieur et de Dupond-Moretti à la Justice. On n'arrête pas le progrès : le viol est devenu une culture, la rue une cour de justice, une accusation une certitude, et une condamnation n'a plus besoin de procès.


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  • Le privilège blanc

    Photo prise en mars 2009, Bd des Batignolles à Paris, la veille d'une manifestation pour l'écologie


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  • Le confinement m'avait rendu plus ou moins cul-de-jatte. Aujourd'hui, j'ai décidé d'accomplir un exploit  : réaliser  la montée de la colline du Sacré-Coeur. C'était dur, mais c'est fait. La tarte à la crème est toujours là, d'une blancheur éblouissante sous ce soleil qui nous nargue depuis des semaines. A la fin de ma marche, je me suis demandé si je n'avais pas dépassé les 100 km qui me sont impartis.

    Je ne me souviens pas si la dernière fois où je suis venu ici la balustrade était déjà surchargée de cadenas. A voir leur nombre, les amoureux expriment toujours le voeu improbable de rester liés pour la vie. J'ai toujours trouvé que symboliser l'amour par un cadenas est plus déprimant que touchant.

    Dans ce bel immeuble, qui fend l'air comme la proue d'un navire, vivait un de mes amis. Une fenêtre de son appartement trouait cette proue comme un hublot. Je regarde toujours cet immeuble avec nostalgie car cet ami a disparu. 

    Vont-ils mettre un cadenas sur la balustrade ? Trop occupés à abolir la distanciation physique 

    Devant le Sacré-Coeur, on rencontre toujours des gens pittoresques, mais c'est la première fois que je vois un passant mettre bas sa culotte, sans doute pour se rafraichir, tout en portant un col de fourrure en pleine chaleur.


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  • Album du 16.04.20Mais non, nous ne manquons pas de masques.

     

     

    Album du 16.04.20Quand Dieu abandonne le pape, même à Pâques.

    Distanciation divine

     

     

     

     

     

    Album du 16.04.20Avance-t-il masqué ?

    Ou est-ce pour le bâillonner ?

     

     

     

     

     

    Album du 16.04.20Le virologue devenu viral. Faudra-t-il le bâillonner ?

     

     

     

     

    Album du 16.04.20Covid-19 ou pas, cette personne est à risque.

    (Parfois il faut cliquer sur le fantôme de l'image pour la faire apparaître...serais-je donc censuré de façon intermittente ?)


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  • La journée de la femme

    Bernard Buffet : "Les folles" 1972


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