• La foudre jupitérienne ayant frappé les partis, le débat politique a pratiquement disparu au profit du discours sur le discours. Car en dehors du métadiscours, quels sont les débats qui occupent en ce moment les Français ?

    On débat à peine sur l’économie et le social ou la politique étrangère de la France. Les reliquats des partis n’ont rien à proposer, sinon des perspectives qui ont toutes échoué ailleurs ou dans le passé, ce qui explique qu’ils les défendent du bout des lèvres, sans grande conviction et leurs projets (s’ils existent) sont inaudibles.

    Les territoires perdus de la République sont soigneusement mis de côté, et Macron a même le culot de parler du « radicalisme de la laïcité » en mettant sur le même plan le radicalisme islamique meurtrier et la neutralité par essence de la laïcité.

    Vide politique

    En faisant l’impasse sur les problèmes gênants ou en minimisant leur impact, il reste comme débats :

    - Celui qui oppose les bonnes âmes qui veulent accueillir tous les migrants, ce qui leur donne bonne conscience à peu de frais car ils savent que c’est impraticable, et ceux qui sont montrés du doigt pour vouloir sélectionner les entrants, mais qui ont bien des difficultés à le faire. La quasi impuissance de ces derniers devraient satisfaire la compassion des premiers.

    - La farce cinquantenaire de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une farce, certes, mais qui nous coûtera la peau des fesses, et qui a déjà coûté celle d’un jeune homme.

    - Est-ce qu’une drague grossière est l’équivalent d’un viol criminel ? Et les hommes sont-ils tous des porcs ? Un truisme pour les féministes radicales.

    - Les djihadistes sont-ils plus dangereux dans les prisons qu’en liberté ?

    - Le gouvernement doit-il examiner le lait des biberons ? Il a tout de même d’autres crèmes à fouetter.

    - La publication des pamphlets antisémites de Céline aurait-elle encore augmenté l’antisémitisme des banlieues ? En admettant que les habitants des quartiers défavorisés sachent lire couramment et pour du Céline délirant c’est pas donné.

    - Comment dépister les fausses nouvelles et sévir contre leurs auteurs ? Je crains que l’annonce d’une nouvelle législation (car il en existe déjà une) ne soit qu’une « fake new ».

    - Est-ce que l’association de Duflot mise sur les rails intéresse quelqu’un ?

    - Quel est le dernier tweet merdique de Trump ? A ne pas négliger, car par contraste les Français pourront se glorifier d’avoir élu un président qui présente bien et s’exprime mieux, bien que parfois trop longuement.

    - Qui est raciste ? Diallo ou l’Etat ? J’ai mon idée.

    - Dans peu de temps il faudra ajouter un autre débat : les lesbiennes pourront-elles disposer gratuitement de sperme in vitro ?

    Je n’ai pas horreur du vide politique, c’est reposant. Mais la nature ayant horreur du vide, il est probable qu’il disparaîtra, mais avec quoi ? Là est le débat.

    Vide politique


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  • Hommage à twitterLa spontanéité du tweet pourrait être rafraîchissante s’il ne s’en dégageait pas souvent une vilaine odeur, car il a la brièveté et l’inconsistance d’un rôt ou d’un pet.

    Mais le tweet a un grand avantage : celui de pouvoir révéler la véritable nature de celui qui l’émet, et il s’agit le plus souvent d’irréflexion, de méconnaissance, d’émotivité superficielle, de vulgarité, de haine et d’idiotie. On sait ce que les gazouillis ont révélé de la nature de Trump et dans un de ses derniers, il se qualifie "non pas d'intelligent, mais de génie. Et un génie très mentalement stable! ".

    Aussi je fais amende honorable, le réseau twitter est indispensable comme révélateur de la connerie humaine.

    Pour étayer mon propos, la révélation récente de la teneur des tweets anciens (pendant son séjour à l’ENA) du nouveau porte-parole de LREM, Rayan Nezzar, professeur d’économie, s’il vous plait, montre la classe réelle de l’individu. Même s’il s’est empressé d’en effacer 5000 depuis qu’il a été promu, sans doute de la même veine, les gazouillis retrouvés par BuzzFeed sont de l’ordre de l’insulte vulgaire à l’égard des journalistes ou du personnel politique : pute, fiotte, poufiasse, zéro couille ou couille molle et « niquer sa mère » ne manque évidemment pas dans cette panoplie de grande classe.

    Le nouveau promu aura beau s’excuser, ses tweets spontanés (et imprudents) révèlent bien sa nature profonde : une fiotte diplômée, en utilisant son expression. On est ce que l’on écrit, le lieu et le moment de l’écriture importent peu.


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  • Orwell revient, ils sont devenus fous !

     

    Il serait temps de créer un « commissariat des archives artistiques » que l’on pourrait dénommer dans la novlangue de Orwell : « commarcha » et qui ferait partie, comme dans le roman 1984, du « Ministère de la Vérité » (Miniver) chargé de remodeler le passé en fonction du présent. Ce commissariat aurait un regard contraignant sur les mises en scène des spectacles du répertoire et des vieux films (on songe, par exemple, à l’aspect raciste insoutenable de Autant ne emporte le vent), afin de les adapter à la bien-pensance du monde contemporain. Cet organe officiel permettrait aux artistes d’éviter les foudres de la « police de la pensée » qui sévit dans chaque foyer sous la forme des réseaux sociaux et accessoirement dans les médias.

    Une question resterait à résoudre : comment repeindre les tableaux (mais on peut demander le retrait d'une toile comme celle de Balthus exposée au MET) et retailler les statues ?

    De toute façon, en cette période de féminisme offensif, pour ne pas dire radical, on ne peut que féliciter le metteur en scène Leo Muscato qui, à Florence, compte présenter le 7 janvier, spontanément, une version du célèbre opéra de Bizet, Carmen, politiquement compatible, et tenant compte des préoccupations contemporaines.

    Il estime, en effet, qu'à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu'on applaudisse le meurtre de l'une d'elles. Dans la version qu’il va présenter, l’action se déroule dans un camp de Roms qui, occupé illégalement, sera évacué par les forces de l'ordre en tenue antiémeute.

     A la fin ce n’est pas Don José qui tue Carmen comme le voulait Bizet (le monstre !), mais Carmen qui tue le brigadier. Il faut dire que dans la version de Leo Muscato l’amoureux jaloux et en uniforme aurait la matraque facile. C’est quand même plus moral d’assister à la mort de l’agresseur, et de surcroît policier. Une mort doublement justifiée, mais rien ne justifie (à mon avis) la torture de l’opéra de Bizet pour lui faire dire ce qu'il ne dit pas.

    Edouard Manet : "Portrait d'Emilie Ambre dans le rôle de Carmen"


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  • Cet article de François-Xavier Ajavon est paru le 2 janvier dans Causeur.fr. Bien sûr, c’est une fiction sur la société de demain, encore que…Je me suis permis de le reproduire ci-dessous :

    Le meilleur des mondes (selon François-Xavier Ajavon)"Les campagnes #Balancetonporc, les cris d’indignation contre Tex, miss France et Antoine Griezmann ne sont qu’un début. Lorsque tout le Mal aura été expurgé de notre société, notre beau pays pourra enfin respirer. Bienvenue dans la France d’après, féministe, égalitaire et parfaite.

    9h. Au dernier étage du Conseil supérieur de l’audiovisuel, esplanade Johnny Hallyday, face à la Seine, un opérateur est au maximum de sa concentration. Un animateur de jeu télévisé vient de faire une blague sexiste. Un drone est immédiatement envoyé dans le studio en question afin de pulvériser le coupable. Le public est maintenant habitué. Depuis que le CSA a obtenu des pouvoirs très élargis, on ne badine plus avec l’humour. A la télévision, d’ailleurs, la plupart des animateurs ont été remplacés par des androïdes ayant les traits de Michel Drucker.

    10h. Dans le métro parisien, le service de la Pudeur s’active. Plusieurs usagers ont dénoncé sur Twitter des publicités nauséabondes. En ligne de mire : une pub DIM sur laquelle on voit une femme légèrement vêtue, l’annonce d’une expo Picasso au Louvre sur laquelle on peut distinguer des seins, et une affiche pour un régime amincissant, ciblée par une asso anti-grossophobie.

    14h. Petite révolution : c’est aujourd’hui qu’entre en vigueur l’interdiction du jambon-beurre-cornichon. Sous la pression d’une association hygiéniste, le beurre a été banni au nom du principe de précaution. Sous l’influence d’une association musulmane, la viande de cochon a été interdite. Une association féministe a obtenu l’interdiction des cornichons, dont la forme phallique avait une emprise néfaste sur la jeunesse. Le jambon-beurre se négocierait déjà 1,5 bitcoin sur le Dark Net.

    16h. A Neuilly, un lycéen est exclu de son établissement pour avoir utilisé à trois reprises le passé simple dans des dissertations. Pour les deux premières infractions, l’e-prof l’avait seulement sermonné en envoyant des décharges dans son clavier.

    21h. Un jeune homme timide a enfin invité sa collègue à dîner. Comme c’est un premier rendez-vous, les deux jeunes gens sont escortés par des agents du service de Prévention du harcèlement. Si tout se passe bien, ils iront peut-être au cinéma. Cette semaine à l’affiche : une comédie musicale inclusive racontant le combat d’un groupe de sourds-muets pour le bien-être animal et contre la vaccination obligatoire. Ça fera une bonne soirée."

    Le meilleur des mondes (selon François-Xavier Ajavon)

    Cette illustration ne fait pas partie de l'article


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  • L'année passe et les indécences restent :

    Le blanchiment des assassins

    IndécencesIl y a des avocats spécialisés dans le blanchiment des assassins. Mélenchon admirateur du guillotineur guillotiné Robespierre s’était livré à une envolée lyrique proche du délire lors de la mort de Castro. Mais on ne compte plus les personnalités, dont Hollande souriant et le pape lui-même, ayant rendu visite au dictateur cubain qui, cependant, paraissait plus anodin et moins bavard en troquant à la fin de sa vie son redoutable uniforme militaire, avec lequel il paradait longuement sur les estrades, pour un survêtement Adidas nettement plus peuple.

    Indécences

    Aujourd’hui, la blanchisseuse Hidalgo, toujours l'oeil fixé sur les T-shirt à l'effigie du Che de sa jeunesse, tente de blanchir Guevara, le bras droit ensanglanté du dictateur cubain, en lui consacrant une exposition à la Mairie de Paris, n’hésitant pas à proclamer avec indécence son engagement politique aux frais de tous les Parisiens : "Avec l'exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique. A découvrir gratuitement à l'Hôtel de Ville". Le côté romantique du meurtre et de la torture m’avait échappé, et comme l’a déclaré le philosophe Raphaël Enthoven : "Magnifique ! Meurtres et romantisme à Paris. Que pèsent les victimes du Che à côté d’un hommage à leur bourreau ? En 2019, Anne Hidalgo prévoit une exposition sur la tendresse khmère intitulée +Touche pas à mon Pol Pot+. Voici le temps des assassins".

    L’appel aux assassins

    L’éditeur Gallimard envisagerait de publier les pamphlets antisémites de Céline (Bagatelles pour un massacre (1937), L'Ecole des cadavres (1938) et Les Beaux draps (1941), Les extraits que j’ai pu lire m’ont confirmé que leur intérêt littéraire est nul : il s’agit d’un délire vociférant, d’insultes indignes, des textes d’un niveau inférieur à ceux d’un rappeur violent, et tout bonnement d’un appel au massacre des Juifs qui sera exaucé quelques années plus tard. Après la guerre, Céline, qui ne manquait pas de lâcheté, minimisa la portée de ses écrits, de simples exercices de style, et ne subit pas le sort d’écrivains pourtant moins virulents que lui.

    On se demande pourquoi l’éditeur Gallimard s’est empressé de vouloir publier ces textes, publication qui, jusqu’à présent, n’avait pas été permise par l’épouse de Céline car ils ne grandissent guère le personnage.

    Gallimard compte sans doute gagner de l’argent avec leur éventuelle publication qui serait tout simplement une marchandisation d’un appel au meurtre.

    Ces textes ignobles, s’ils sont publiés, seront achetés par les antisémites dont le nombre croît avec celui des Français d'origine africaine et des extrémistes de droite ou de gauche, ce qui fait du monde. Ils s’en régaleront et ce n’est pas les mises en garde qui changeront quoi que ce soit, alors que les agressions antisémites, allant jusqu’au meurtre, ne font que se multiplier.

    Ainsi l’éditeur Gallimard envisage d’alimenter la psychose antisémite, endémique depuis des siècles mais avec des poussées dévastatrices, en banalisant des textes qui appellent au meurtre d’innocents, en leur donnant un certificat de littérature, en les exposant en librairie, alors qu’ils ne figuraient jusqu’à présent que dans les égouts d’internet où barbotent les malades haineux à l’image de Céline.


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  • Marie Ekeland l’éphémère (elle a démissionné) présidente du « Conseil national du numérique » avait proposé une liste d'experts pour le composer. Dans cette liste, une « experte » a finalement été remerciée par le gouvernement, ce qui provoque une polémique, ce conseil étant en principe indépendant. Il s’agit de Rokhaya Diallo, militante "féministe décoloniale", qui dénonce un "racisme d'Etat" et défend des réunions non-mixtes réservées aux personnes noires.

    Personnalité que l’on peut qualifier de raciste se proclamant antiraciste, mais à géométrie variable, féministe (je ne sais pas si c’est à la mode islamique) et décoloniale, terme qui fleure bon le passé.

    Il faut comprendre la souffrance de Mme Diallo :  c’est un handicap de se sentir toujours colonisée sans avoir jamais connu la colonisation, un état chronique à transmission génétique dominante, plus d’un demi-siècle après la décolonisation et l’indépendance des pays africains. Comme certains patients ressentent des douleurs d’un membre fantôme après amputation, cette « décoloniale » souffre toujours de la colonisation qui n’existe plus, ce qui rend la décolonisation thérapeutique problématique. On peut expliquer le ressenti des « décoloniales » par un effet nocebo qui conduit à recréer psychologiquement une colonisation fantôme à l’intérieur de l’hexagone, au besoin en se qualifiant soi-même d’indigène, la dénomination cherchant à créer la chose, mais il manquera toujours les éléphants.

    Cette nostalgie de la colonisation semble également être ressentie par les milliers de migrants africains qui regardent avec envie les « décoloniales » malgré leur souffrance, et risquent leur vie pour rejoindre leurs anciens colonisateurs à la recherche d’un racisme d’état qui n’existe plus dans leur pays d’origine…entre autres.


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  • La compassion est inversement proportionnelle à la distance qui sépare le compatissant de l’objet de sa compassion et directement proportionnelle au degré de similitude entre le compatissant et la victime. Dire que la compassion est d’autant plus forte que la victime est géographiquement proche et semblable à soi est une évidence.

    Cependant cette évidence souffre d’une exception pour ce qui concerne la similitude car il y a des personnes qui se préoccupent bien davantage des animaux que des humains. Ce que l’on peut comprendre : les humains ont davantage à se reprocher que les animaux. Cependant il faut que les sociétés protectrices des animaux se rendent compte que l’homo sapiens est un animal comme un autre et qu’il a aussi parfois besoin de compassion et d’aide.

    Ce que ne semble pas avoir compris (d’après un article du San Francisco Business Times rapporté par Slate) la « Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux » (SPCA) une association de défense des droits des animaux siégeant à San Francisco et qui est également un foyer pour animaux abandonnés.

    L’homo sapiens est pourtant un animal comme un autreCette ONG louait pour 7 dollars de l'heure un robot produit par  Knightscope. Ce robot, muni de capteurs sensoriels, et d’adorables petits chats et chiens peints sur sa carcasse, avait pour mission de faire des rondes en bas de l'immeuble de la SPCA, de repérer les SDF et d’alerter de leur présence les services de sécurité qui se chargeaient de les chasser. Ce robot n’est donc pas habilité et n’a pas la capacité à le faire lui-même, néanmoins L'ONG a vanté les mérites de cet engin qui aurait permis, d'après un porte-parole de ce foyer pour animaux abandonnés, de faire baisser le nombre de sans-abris et de vols de voitures dans le quartier. 

    De nombreux habitants ont tout de même trouvé que le procédé manquait d’élégance si bien que la ville de San Francisco, sans apporter à ma connaissance son aide aux SDF couchant près des animaux à l’abri, a tout de même interdit à la société qui les abrite l’utilisation de son robot vigile pour chasser les sans-abris sous peine d’une amende de 1000 dollars par jour. L’honneur est sauf. 


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  • Une star canadienne du porno s’est pendue à 23 ans après le cyber-harcèlement qu’elle a subi pendant 48 heures à la suite d’un de ses tweets le 3 décembre dernier où « elle explique qu’elle venait de refuser / par précaution / de tourner, donc de coucher, avec des performers (hommes) faisant du porno gay et alertait au passage sa remplaçante » (Slate).

    Elle fut abondamment insultée et bien sûr traitée d’homophobe alors que chacun sait que les comportements sexuels de nombre d’homosexuels masculins les exposent à un risque bien plus élevé de contracter des maladies sexuellement transmissibles par rapport à l’ensemble de la population. Le savoir et le dire n’a rien d’une discrimination homophobe mais c’est rapporter un fait médical connu de tout le monde et en premier lieu des homosexuels masculins eux-mêmes. Et craindre une contamination ne me parait pas dénué de bon sens. Voir 190.

    Ce qui m’étonne dans cette triste histoire est que pour être cyber-harcelée, il faut continuer à être cyber-présente sur les réseaux lyncheurs. Il me semble qu’il suffit de se déconnecter pour ne plus être harcelée. Des personnes sont donc suffisamment accro à la toile pour risquer même leur vie afin de continuer à gazouiller et/ou à montrer leur bobine ou à subir les gazouillis et les bobines des autres.


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  • Quand on confond la mort des assassins avec l’assassinat des victimes

    « Dans une exposition intitulée "Elargir le concept du martyr" installée à la maison des artistes de Béthanie à Berlin, deux artistes danois ont voulu mettre en lumière une série de personnes "mortes pour leurs convictions". Parmi elles, des figures historiques, telles que Socrate, Martin Luther King mais aussi plusieurs… terroristes. Ismaël Omar Mostefaï, membre du commando du 13 novembre 2015 à Paris, Mohammed Atta, à la tête du commando du 11 Septembre 2001, ou encore les auteurs des attentats suicides de mars 2016 à Bruxelles, apparaissent ainsi en bonne place dans l’installation. Un choix "choquant", a réagi l'ambassade de France en Allemagne ce lundi 4 décembre ». (Marianne)

    L’Allemagne continue de nous surprendre, mais ces « artistes » danois ne vont pas jusqu’au bout de leur art car il me semble qu’Hitler devrait figurer dans ce martyrodrome à la gloire de la diversité : ne s’est-il pas suicidé en constatant l’échec de ses convictions ?

    Max Beckmann : "La nuit"


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  • La guerre des sexes aura-t-elle lieu ?« En cas de harcèlement sexuel, c’est à l'auteur des faits de démontrer devant la justice qu’il n’y a pas eu harcèlement. Le Défenseur des droits soutient les victimes et enquête pour les aider à gagner » http://bit.ly/2hkr2TL  18:01 - 25 nov. 2017

    Ce gazouillis provient du Défenseur des droits, un certain Toubon recasé là par Hollande qui, dans un éclair de génie, efface en 140 caractères la présomption d’innocence et fait de l’accusé un présumé coupable, ouvrant ainsi la voie à toutes les vengeances ou toutes les perversions, car en l’absence de témoins comment l’accusé pourrait-il démontrer son innocence ? La plainte pouvant être unique, à moins de recruter les copines.

    Quant au « délit d’outrage sexiste » inventé par Macron, c’est un excellent module de communication mais pratiquement inapplicable, sauf dans les rares cas où un agent assermenté assiste à l’outrage. Quant à l’outrage, ses contours seront bien difficiles à déterminer : un compliment un peu lourd est-il un outrage ? Outrage pour l’une et pas pour l’autre qui en sera peut-être flattée.

    Autant la prise de conscience de la situation des femmes (voir Femmes) et d’assurer leur défense sont des nécessités, autant la création permanente de nouveaux délits soumis à un appareil policier et judiciaire débordé, et le déferlement accusatoire auquel on assiste risquent fort de dépasser son but, de ressembler à une chasse à l’homme et de transformer les relations entre hommes et femmes, quand « le désir devient un délit », en une guerre des sexes nourrie de méfiance, poursuivant ainsi l'américanisation de la société européenne.


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