• 398. « L’inconvénient d’être né »« L’inconvénient d’être né » est le titre d’un livre de Cioran, auteur qui cultivait le pessimisme avec une délectation rentable. Reste qu’il écrivait ses fragments avec talent et causticité, et j’ai toujours lu sa prose avec plaisir, un plaisir qui contraste avec le désespoir étalé par l’auteur fragment après fragment, mais qui ne l'a cependant jamais poussé, et heureusement,  à mettre fin à ses jours. Illustration : "Désespoir" Philippe Marlats

     

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  • 397. Extrême vaccinationLe pass vaccinal sera de plus en plus exigé pour traverser les frontières. Il y a un voyage où il paraissait peu probable que l’on puisse exiger d’être vacciné : le dernier, celui vers l’Au-delà. Que nenni ! En Allemagne, les personnes souhaitant obtenir une aide au suicide de la part de l’association allemande pour l’euthanasie sont priées d’être vaccinées contre la Covid-19 ! Elle exige en outre un test avant de rencontrer les candidats pour le dernier voyage qui seront ainsi dûment prémunis contre la mort naturelle, ayant préféré une mort choisie sans que celle-ci soit perturbée par ce malin virus. Notons qu'en l'absence de vaccination, le postulant pour le dernier voyage n’aurait pas la possibilité de se procurer un moyen d’en finir, les commerces non essentiels exigeant également le pass vaccinal pour y pénétrer. Ajoutons, que ne sachant pas avec certitude la destinée du voyage ultime, il faut appliquer le principe de précaution et ne pas transporter le virus dans le lieu de destination où il pourrait se répandre puisque l’on ne connaît pas le degré d’immunité des habitants de ce lieu, en étant cependant rassuré s’il s’agit de l’enfer puisque le SARS-Cov-2 ne résiste pas aux températures élevées. Illustration : Bocklin : L'île de la mort


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  • Il arrive parfois que l’Union européenne s’en aille de la tête avec un vague pourrissement céphalique du côté de sa grosse commission. Nous avons eu la prodigieuse promotion du voile islamique comme un symbole de liberté avec des photomontages à l’appui montrant la même femme avec la moitié de sa tête voilée, aussi est-il surprenant que les Iraniennes qui bravent les barbus enturbannés en tentant de retirer leur voile n’aient pas compris le message. A la suite de ce symptôme de distraction, pour ne pas dire de débilité mentale, des hautes sphères européennes qui continuent généreusement, avec notre argent, à financer des associations proches des frères musulmans dont on connaît l’ouverture d’esprit sur le monde, nous avons eu l’accouchement par une commissaire, dont je me suis empressé d’oublier le nom, d’un lexique du langage proposé à l’ensemble des instances de l’UE pour ne pas heurter la sensibilité à fleur de peau des minorités et notamment celle d’une microscopique minorité très embarrassée par son sexe, ne sachant pas trop dans quel genre le mettre. Un embarras que je comprends fort bien, et qui nécessite sans doute de l’aide (l’assurance-maladie s’en charge), mais qui commence à nous emmerder, avec tout le respect que je dois à ces personnes que l’on peut considérer comme des victimes d'une erreur de distribution des organes génitaux. Les problèmes de cette microminorité, dont il faut sans doute tenir compte, finissent par occuper un espace disproportionné, qu’il s’agisse des toilettes où les pénis veulent se mêler aux vulves et vice-versa ou de la transformation du langage qui, comme dans le lexique de la grosse commission, cherche péniblement à faire disparaître la distinction masculin/féminin, une binarité dans laquelle la microminorité ne se reconnaît pas. Si l’on s’efforce ainsi d’exclure le sexe/genre, n’exclut-on pas du même coup la démocratie ? Depuis quand la majorité, très attachée au sexe que la nature lui a donné, doit-elle se plier aux oukases d’une minorité au genre indécis ? Respecter une minorité et même l’aider au besoin, c’est bien, respecter la majorité, notamment dans son langage qu’elle pratique depuis des lustres, est un impératif démocratique. Une démocratie qui, justement, ne rejette pas les minorités, alors qu’elles le sont dans les régimes autocratiques. A force d’inverser le sens de la démocratie, elle va finir par prendre une mauvaise direction.


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  • PrimaireArrivé parmi les siens, Eric Ciotti s’est empressé de retirer son masque protecteur pour embrasser son entourage également démasqué avant de se placer devant l’omicron pour exprimer sa joie d'être arrivé en tête au premier tour des primaires LR, en revêtant par anticipation le costume présidentiel, et en écartant avec mépris le virus de son chemin. Saluons son courage digne d‘un destin national.


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  • RuinesLe régime de Bachar al-Assad tente de relancer le tourisme. C’est un pays connu pour ses ruines antiques et il s’est enrichi de ruines modernes, et même, saluons ce tour de force, il possède aujourd’hui des ruines de ruines puisque les grands débiles de l’Etat islamique ont réussi à détruire davantage - entre autres - les restes de la cité antique de Palmyre. Les ruines de la cité d’Alep sont modernes, certes, elles n’ont pas la patine des ruines antiques mais il suffit d’attendre un peu. N’hésitez pas à faire du tourisme pour 1500 à 3000 € dans un pays qui reste en guerre, une guerre qui a fait 500000 morts Ruineset conduit 12 millions de Syriens à faire du tourisme ailleurs, un pays dirigé par un dictateur qui n’a pas hésité à gazer son peuple. Il est vrai que le nombre de pays qui ne sont pas dirigés par des autocrates tend à se réduire et s’y rendre pour le plaisir, c’est un peu visiter un zoo où des êtres vivants sont incarcérés.


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  • Une petite partie rejoindra malheureusement des Africains déjà dans les profondeurs de la Méditerranée ou de la Manche, une autre se retrouvera en Europe. Ai-je gagné ?


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  • 396. Liberté, j’écris ton nom…de traversDepuis que le gouvernement, comme beaucoup d’autres, a imposé des mesures sanitaires pour tenter de limiter les conséquences de la pandémie, les mots liberté et liberticide sont largement utilisés par les opposants, et surgissent régulièrement dans les débats médiatiques. Il est vrai que l’on impose à la population recommandations et restrictions, et les chatouilleux de la liberté s’empressent d’en discuter la nécessité sans rien proposer à la place, sinon le laisser-faire en avançant que la mortalité n’est pas si élevée, que ce sont surtout les vieux qui meurent, et qu’ils sont de toute façon destinés à mourir, ce qui est vrai pour chacun d’entre nous, ou les personnes atteintes de comorbidité qu’il serait tout de même regrettable de laisser mourir.

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  • # Me Too AntiVaxLa parole des femmes agressées par les Vax se libère enfin. C’est Véronique Genest qui semble prendre la tête du mouvement par son gazouillis du 21/11/21 à 21h20 en déclarant crânement : « Avec cette obligation vaccinatoire qui ne dit pas son nom, j’ai eu le sentiment d’un viol dont on ne veut pas prendre la plainte. Là, avec la troisième dose sous peine de perdre son pass et de ne pas pouvoir travailler, j’ai l’impression d’être victime d’un tournante ». Quand une méga-idiotie encombre le cerveau il ne faut pas hésiter à s’en libérer. Je suis sûr que Mme Genest se sent à présent plus légère. Illustration : « Chaim Soutine : « La folle »


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  • Le vice et la vertuLes religions monothéistes, qui ont été inventées par des hommes, sont misogynes tout en poussant à la procréation, ce qui exige pour l’instant la contribution pleine et entière de femmes authentiques, alors que les hommes peuvent déléguer leur semence et participer par procuration. On se demande d’où vient cette méfiance religieuse vis à vis de la femme. Est-ce cette histoire de pomme inventée par un Hébreu, peut-être malheureux en ménage, et qui ne passe pas ? Est-ce cette histoire de côte procréatrice ? Alors que ce cadeau était indispensable pour la suite des évènements et qui n’est tout de même pas à regretter. Quoi qu’il en soit, les monothéismes ont installé une méfiance et même une hostilité vis à vis de la femme. Est-ce une peur atavique de l’homme d’être cocu ? Ne serait-ce pas plutôt une peur de soi-même, de sa faiblesse, de son désir, et peut-être même celle d’être dominé. L’homme religieux ou jaloux, quand il le pouvait, a toujours eu tendance à cacher sa femme, derrière des jalousies, dans un harem, sous une burqa, en la considérant comme un bien meuble à usage personnelle. La caricature de l’attitude haineuse à l’égard de la femme nous est aujourd’hui donnée par les talibans qui ont inventé l’improbable « ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice » qui mériterait un vaste éclat de rire si ce n’était pas aussi tragique. La vertu et le vice étant surtout localisés dans le slip des dames, en tentant d’effacer celles-ci de la société en tant que personnes pour les réduire à l’état de ventres à pénétrer et à procréer. Les Afghans barbus dressent tous les obstacles pour qu’elles ne sortent pas de cet état de servantes dociles et fertiles. Quant à ces messieurs, vertu oblige, ils violent, lapident, flagellent, torturent et massacrent vertueusement, sans alcool et sans musique, à la gloire de la grandeur de leur Dieu et de leur prophète qui a légué au monde une religion qui s’avère davantage chaque jour, comme on peut le voir sous toutes les latitudes, pleine de tolérance et d’amour.


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  • « Qui trop embrasse mal étreint »A la récente manifestation contre les violences faites aux femmes, une pancarte affirmait que « Le féminisme sera intersectionnel ou ne sera pas ». L’intersectionnalité est un concept de discrimination multiple qui nous vient, bien sûr, des USA (lancé par l’universitaire féministe afro-américaine Kimberlé Williams Crenshaw) et qui a été adopté par le Conseil de l’Europe (cela va de soi). Il est certain qu’une personne peut être rejetée pour plusieurs motifs à la fois, mais ce concept a été étendu au domaine de la lutte.

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