• Gustave Caillebotte est l’un de mes peintres préférés. J’aime le personnage et sa peinture. Les sujets d’abord, les plus ordinaires, les plus simples et parfois prosaïques. On peut certes parler de réalisme, mais il se dégage toujours quelque chose d’autre que la réalité de l’image : de la poésie, de la beauté et parfois de la cruauté. Caillebotte montre que, quel que soit son réalisme, la peinture est différente de la photographie (ce qui ne ressort pas toujours de la peinture de Hopper).

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  • Météo
     :

    Le temps est à l’orage, au désespoir.Mini brèves du 5.06.18

    Justice :

    - Les juges se feront-ils Ramadan ?

    - Melina Boughedir a pris 20 ans. Va-t-elle les garder ?

    Faits divers 

    - Théodore Luhaka (Théo) avait encaissé des coups sur le fondement, sa famille des fonds sans fondement.

    - Bertrand Cantat est traumatisé par l’enquête sur le suicide de sa femme. Sale coup.

    International :

    - Macron et Trump se sont disputés. Pourtant, il n’y avait entre les deux que l’épaisseur de quelques pellicules.

    - L’Iran compte enrichir son uranium. Pauvre de nous.

    Sport :

    Les joueurs de tennis français à Roland-Garros sont à terre, battus.

    Ecologie :

    Le plastique met la planète à sacs et risque de la faire sauter.


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  • Une information qui ne méritait que quelques minutes est passée en boucle hier sur les médias. Celle du procès en Irak de cette débile qui n’a pas hésité à rejoindre une zone de guerre avec ses quatre enfants et les rangs des ennemis de la France responsables au moins d’un millier de morts et de blessés français sur leur sol, dont des coreligionnaires de cette fanatique, traître au pays dont elle porte la nationalité. La compassion dont certains faisaient preuve m’a paru exaspérante comme l’était le discours des avocats qui appliquaient leurs règles – mais c’est leur rôle - comme s’il s’agissait d’un vol à la tire ou d’une infraction au code de la route.

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  • Une de mes patientes m’avait raconté jadis que regardant à la télévision une émission sur la disparition des dinosaures avec son petit-fils, celui-ci s’est tourné vers elle et plutôt admiratif lui a demandé : « toi, mamie, tu as dû les connaître les dinosaures ? ».

    Vous avez le bonjour du dinosaureJe n’ai pas connu les sauriens d’antan, mais j’ai un comportement antediluvien. Ce sont mes conversations, les lectures sur papier ou sur les sites de journaux que je consulte régulièrement qui sont souvent à l’origine de mes billets et je ne consulte éventuellement internet que pour des vérifications ou des compléments. La démarche inverse serait sûrement plus moderne : faire une recherche sur un sujet, ce qui permet d’avoir toute la documentation voulue. Je suis bien trop paresseux pour le faire.

    De ce fait, celles ou ceux qui viennent commenter mes billets ont souvent la gentillesse de me fournir des articles bien documentés sur le sujet que je n’ai fait qu’effleurer. Qu’ils en soient vivement remerciés puisqu’ils m’en apprennent plus que je ne leur en apprends. Je m’aperçois ainsi que mes commentaires et conclusions ont déjà été faits par d’autres, et bien mieux.

    Ce qui montre qu’il faut une certaine opiniâtreté et un goût de l’écriture pour continuer à tenir un blog alors que tout a été dit et qu’il est difficile de surprendre quiconque.

    Vous avez le bonjour du dinosaure

    Vous avez le bonjour du dinosaurePour quitter mon nombril qui m’est solidement attaché, ce matin, sur France inter, j’ai entendu (très partiellement) l’interview d’un économiste de droite, plutôt extrême, par le journaliste Demorand. L’immigration faisait bien sûr amplement partie de l’interview et, l’on s’en doute, guère appréciée par l’interviewé.

    On peut discuter de l’équilibre entre générosité et réalisme dont la France devrait faire preuve devant le flux migratoire continu venant surtout d’Afrique, mais Demorand a sorti un argument qui m’a laissé pantois, car je le pensais usé jusqu’à la corde, pour justifier l’intérêt de l’immigration : celui de pouvoir aussi accueillir une élite (l'interviewé n'a d'ailleurs guère réagi à cet argument). Demorand devrait parfois quitter son micro et son casque et aller sous le métro aérien du côté de Barbès ou tout autre lieu où les Africains campent dans des conditions désastreuses. Ce sont des malheureux mal nourris, mal soignés et mal éduqués qui viennent en France, sinon ils ne risqueraient pas leur vie pour parvenir sur le continent européen. On peut douter du degré de formation des somaliens, érythréens ou soudanais entre autres. Si les maghrébins qui ont acquis une bonne formation dans leur pays viennent en France, c’est en général pour la compléter dans des conditions de vie correctes et avec le désir pour la plupart de retourner dans leur pays.

    Dans l’hypothèse où une partie des immigrés venant d’Afrique de l’Est ou de l’Afrique subsaharienne arrive en France avec une bonne formation, quel est l’intérêt de la France de les accueillir puisqu’une partie de l’élite française très bien formée (parfois jusqu’à bac+10) est au chômage ?

    Illustrations : André Martins de Barros (Libraire 3) et Magritte


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  • En lisant un article du biologiste J.F. Bouvet paru dans Le Point d’aujourd’hui, j’ai appris avec surprise qu’en France, en 2016, le nombre de femmes qui firent le don d’ovocytes fut plus du double de celui des hommes pour leur sperme (540/255). Surpris, car je pensais l’inverse puisque le don de sperme est simple et sans déplaisir, alors que celui d’ovocytes est plus complexe et ne comporte que des désagréments pour leurs donneuses. Cela confirme l’altruisme féminin car dans l’hexagone le don de gamètes est pour l’instant gratuit et anonyme, et ceci explique aussi la pénurie de gamètes françaises.

    Ailleurs, le commerce de la semence et l’œuf humains est florissant et obéit à toutes les lois du marché. En Amérique du Nord, les étalons et les pouliches sont choisis avec soin dans les banques sérieuses, les qualités des donneurs et des donneuses sont vantées et le prix est en rapport, on attire les consommateurs par des promotions, une banque américaine propose ainsi deux flacons de sperme d’un donneur renommé pour le prix d’un. Il existe même au Royaume-Uni une application pour smartphone qui permet d’avertir les clients que leur commande, selon le profil souhaité et enregistré en ligne, est à leur disposition.

    Dans un article de la Revue du Praticien de mai 2018, j’ai noté que chaque année plus 1000 Françaises se rendent en Belgique pour y bénéficier d’une insémination, non pas avec du sperme belge, mais pour la plupart avec du sperme danois car elles se procurent des paillettes en provenance de la banque de sperme danoise Cryos qui fournit en paillettes tous les pays d’Europe. Au Danemark les donneurs sont franchement rémunérés et il ne semble pas y avoir de limitation du nombre d’enfants né d’un seul donneur (ce nombre est limité à 10 en France). Une extension du nombre d’enfants par donneur augmente également la probabilité d’une rencontre entre des individus ayant le même père biologique.

    On voit qu’il faut s’attendre à avoir beaucoup de petits demi Danois à travers l’Europe, notamment en France où le bon sperme devient rare. On peut également se poser une autre question : en raison de la libre circulation des gamètes gelées en Europe que devient le « droit du sang » ?


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  • On sent que Mme Agnès Buzyn, notre ministre de la Santé, est très mal à l’aise avec l’homéopathie dont elle affirme qu’elle n’agit que comme un placebo, mais sans oser la dérembourser (128,5 millions € en 2016) car il s’agit d’un placebo manipulé par 5000 praticiens homéopathes et apprécié par de nombreuses personnes, y compris l’ancienne ministre de la santé, Roselyne Bachelot, dont le chien, selon ses dires (pas ceux du chien), semble avoir apprécié cette « thérapeutique ». Alors pour clore ce débat embarrassant, Mme Buzyn a fini par déclarer doctement qu’une évaluation de l’homéopathie serait nécessaire.

    Déclaration parfaitement ridicule car cela fait au moins un siècle que cette évaluation a été faite, que de nombreuses instances scientifiques en Europe ou aux USA se sont prononcées récemment et n’ont accordé à l’homéopathie qu’un effet placebo. Aux USA il a même été imposé de signaler sur les boîtes de granules l’absence de preuves scientifiques de l’efficacité du produit vendu.

    De plus, les quelques études qui ont comparé l’homéopathie à l’absence de traitement n’ont pas montré de différences entre elles ce qui jette même un doute sur l’effet placebo de l’homéopathie (Le Point).

    L’homéopathie illustre à la fois la nécessité pour un médecin d’agir, même lorsqu’il doute de l’efficacité de sa prescription, et du besoin du patient d’être traité, même lorsqu’il est amené à guérir spontanément.

    Par contre, c’est sans doute avec raison que la ministre de la Santé envisage le déremboursement des médicaments aujourd’hui prescris pour traiter la maladie d’Alzheimer (Ebixa, Aricept, Exelon et Reminyl). Leur l’efficacité n’est aucunement démontrée mais surtout ils sont susceptibles de provoquer de sérieux effets secondaires. Leur service rendu est donc des plus discutables. Cette perspective de déremboursement est évidemment critiquée par des médecins et les associations s’occupant de cette maladie avec trois arguments principaux :

    - Iniquité entre ceux qui auront les moyens et ceux qui ne les auront pas de se payer ces médicaments. On pourrait, à mon avis, parler d’iniquité en sens inverse, car les plus pauvres éviteront de dépenser de l’argent pour des médicaments peu ou pas efficaces et parfois mal tolérés

    - C’est au moment où la fréquence de la maladie augmente avec le vieillissement de la population (le nombre de cas est estimé en France à plus de 850000) que l’on dérembourse son traitement. Argument curieux : le nombre de malades ne rend pas le traitement actuel plus efficace et mieux toléré.

    - Comment pourra-t-on traiter les patients  si les médicaments ne sont plus remboursés ? L'ennui est que le traitement actuel ne change pas le cours de la maladie. Mais il est difficile, comme le disait François Magendie, d’essayer de ne rien faire, l’homme étant un imbécile actif ayant la passion de l’intervention d’après Fernando Savater (voir « Primum non nocere »)

    Alors, j’ai une idée : pourquoi ne pas utiliser davantage l’homéopathie pour traiter les troubles de la mémoire des patients atteints de la maladie d’Alzheimer puisque des homéopathes prétendent que les granules du laboratoire Boiron ont le souvenir des molécules actives disparues qui les ont traversés. Il s'agirait alors d'un transfert de mémoire.

    268. La difficulté de ne rien faire


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  • Un autre débat sur le voile islam-ique-isteEn ressemblant à une religieuse en rupture de couvent, la nouvelle présidente de l'Unef Paris-Sorbonne ne risque guère de provoquer les hommes. C'est étudié pour. Mais on peut se demander si sans voile elle serait néanmoins susceptible de titiller la libido de la gent masculine.

    On peut donc se poser la question : ce voile est-il superflu en tant qu'arme de dissuasion libidineuse ou au contraire est-il aguicheur en exprimant la soumission de la dame aux désirs du mâle ?  


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  • Ce matin, cette radio publique s’est fendue d’un joli cadeau pour la fête des mères en programmant une émission roborative que les mères, dont beaucoup sont d'un certain âge, ont eu la joie d’entendre : la fin de vie.

    France inter a droit à nos félicitations

    Picasso : "Science et charité"

     


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  • Emmanuel Macron a fait pendant la première année de son mandat 47 voyages à l’étranger en parcourant 17000 Km. Il a raison, les voyages forment la jeunesse. Dans chaque pays il a distillé ses sages conseils pieusement recueillis par chacun des dirigeants rencontrés, et lancé dans ses discours des projets pour modifier le cours du monde.

    Ses efforts furent récompensés par le sourire impénétrable du mastodonte chinois, le regard sibérien du tsar de toutes les Russies, et par le nettoyage affectueux du revers de sa veste par l’Ubu roi nanti du plus gros bouton atomique du monde.

    Aujourd’hui, des gens frustrés de ne pas recevoir de ses conseils éclairés à domicile descendent dans la rue pour lui en réclamer.

    Voyages au bout de l’impuissance

     

    Des bancs mêlés de poissons sans tête, dans une odeur de pourrissement dégagée par l’élévation de la température fiscale, des trains délaissés, des cerveaux universitaires en surchauffe, des banlieues en décomposition de plus en plus attirées par les effluves des dessous religieux inchangés depuis des siècles.

    Nul n'est prophète dans son pays mais espérons qu'il sera moins impuissant à domicile que chez les autres.


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  • La réalité insoumiseMaduro, qui vient d’être réélu président du Venezuela, semble avoir hérité de la tête de  Staline. Ce n’est qu’une apparence car pour la répression, avec les quelques dizaines de morts dont peut se prévaloir le successeur de Chavez, elle ne fait pas le poids comparée à celles exécutées par le « Petit Père des peuples ».

    Si Maduro ressemble un peu à Staline, les mélenchoniens ressemblent encore davantage aux communistes français de l’époque soutenant envers et contre tout la dictature féroce de Staline, balayant avec violence toutes les preuves et tous les témoins de ce qui se passait en URSS à l’époque stalinienne. Cet aveuglement n’épargnant ni les intellectuels, ni les artistes même après avoir visité le pays de leurs rêves.

    Les mélenchoniens utilisent dans leur rhétorique les mêmes arguments que les staliniens pour défendre le régime qui règne aujourd’hui au Venezuela, et qu’ils ont présenté comme un modèle. Pour minimiser les effets La réalité insoumisede la gestion marquée par l’idéologie et qui s’est révélée désastreuse dans ce pays pourtant riche mais où la population sombre dans la misère, ils avancent :

    Que ceux qui critiquent le régime et Maduro, sont des « larbins des Américains » (Mélenchon).

    Que la présentation faite par les médias de la situation au Venezuela est déformée (Corbière). Alors que les moyens de communication actuels ne prêtent guère à la déformation en raison de la multiplicité des sources.

    L’idéologie pousse au déni de la réalité. Mélenchon n’étant ni idiot, ni ignorant, on peut donc en conclure qu’il est malhonnête. Mais dans le domaine politique où la réalité est embarrassante, il est en bonne compagnie, mais en tête. Si les communistes invitaient tous les peuples à pleurer lors de la mort du "grand Staline", on se souvient de l'envolée lyrique de Mélenchon lors de la mort du petit Castro.


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