• Il y a pas mal d’années, une gigantesque panne d’électricité à New-York s’est soldée par une flopée de naissances supplémentaires neuf mois après.

    Ce confinement quasi mondial risque de pousser la planète à copuler abondamment pour varier les plaisirs en chambre, et la contemplation quasi permanente des écrans passant en boucle l’extension de l’épidémie et sa menace de mort ne peut que pousser les couples à s’adonner aux plaisirs terrestres avec cependant le frein possible de la présence inopportune des enfants.

    Les écologistes peuvent se réjouir de la diminution de la pollution et d’une décroissance dont ils n’auraient pas osé rêver, mais dans un proche avenir ils devront déchanter en voyant la population terrestre bondir en comblant largement les pertes provoquées par le covid-19.

    La situation est d’autant plus préoccupante que nous risquons fort de manquer de préservatifs. Car, bien sûr, les préservatifs ne sont pas fabriqués en Europe. Notre continent se retrouve encore à poil et montre sa nudité au monde entier. La honte.

    En raison du confinement, les trois usines de Karex Berhard, l’un des plus grands producteurs de capotes (1 sur 5 vendues dans le monde), a été à l’arrêt en Malaisie pendant une semaine, de quoi provoquer, d’après The Guardian, un déficit d’au moins 100 millions de préservatifs. Heureusement la production a repris en partie le 27 mars, en vertu d'une exemption spéciale pour les “industries critiques”, mais avec seulement 50% des effectifs. C’est dur. La pénurie est certaine car les autres lieux de production, la Chine, l’Inde et la Thaïlande sont dans la même situation.

    La France comme les autres pays européens ne sont même plus capables de fabriquer leurs capotes anglaises.

    On est baisé. La honte.


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  • La fange

    Le pire peut faire des heureux. A côté d’Edvy Plenel, la moustache hérissée à la Staline, se réjouissant par provocation de la descente des bourses, les vrais heureux sont certains écologistes comme Antoine Buéno qui déclare : « le coronavirus, une aubaine pour la planète ». Par humanité je ne souhaite ni à l’un, ni à l’autre d’étouffer au point d’avoir un tube enfoncé dans le larynx et relié à un respirateur.

    On sait que les circonstances exceptionnelles font aussi bien surgir des héros que remonter la fange. Les vols se multiplient. Les masques qui manquent si cruellement aux soignants sont dérobés, la chloroquine dont on espère une efficacité sur le covid-19 disparaît des pharmacies, les voitures des soignants sont fracturées pour y dérober des caducées ou des macarons afin de pouvoir circuler plus librement, des antennes des « Resto du cœur » sont dévalisées et de grandes quantités de produits alimentaires destinés aux plus démunis ont été emportés.

    La liste des méfaits par des malfrats sans conscience ne s’arrêtera sûrement pas là.

    La menace exacerbe les sentiments. Elle peut faire naître la générosité et l’entraide comme elle peut faire apparaître la part mauvaise de l’être humain, masquée sous une mince pellicule civilisée, jusqu’à la violence et le meurtre pour se venger d’un coupable présumé aussi innocent soit-il ou pour sa survie comme les épidémies d’antan nous l’ont montrée.  

    Illustration : Bernard Buffet "L'enfer"


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  • Cette photo a été prise aujourd'hui à 12h par Fanny Arlandis. Elle est parue dans Slate. Ce sont des migrants bloqués à la frontière grecque. Ils avaient été encouragés par Erdogan à se rendre en Grèce, porte d'entrée de l'Europe.

    La question que l'on peut se poser : où sont les femmes ? Peut-être que quelques-unes sont perdues dans la foule, mais très peu. Les hommes partent en laissant femmes et enfants sous les bombes ? A moins qu'il ne s'agisse que de célibataires ou qu'ils ne fuient pas une guerre.

    Il n'y a pas de place en Arabie Saoudite ? Ou dans un autre pays de la fameuse "communauté des croyants" ? Mais les pays des mécréants sont bien plus séduisants.

    Sans Issue


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  • EpidémiesLe coronavirus covid-19 s’installe en France. Il aime la fraternité pour que les gens se rapprochent les uns des autres afin de sauter de l’un à l’autre. L’un devient un danger pour l’autre, on s’éloigne de lui, on le surveille, on s’en protège, on s’en lave les mains, et on le regarde même avec hostilité si on lui trouve les yeux bridés.

    Les rassemblements au-delà de 5000 personnes sont interdits. Pourquoi 5000 ? C’est déjà beaucoup. Ce qui compte c’est la proximité : 5000 personnes dans un espace qui en contient 10000, ça peut aller, mais 5000 dans un espace qui n’en contient pas plus, c’est une bonne occasion pour un covid-19 éventuellement présent de changer de domicile.

    Certaines féministes, souvent d’orientation lesbienne, s’éloignent des hommes jusqu’à l’hostilité. Pour quelques-unes ce sont même des pestiférés tous atteints du virus du viol jusqu’à craindre qu’ils les touchent.

    Une actrice du nom d’Adèle Haenel déclare haut et fort qu’elle a subi dans son adolescence des « attouchements » par je ne sais plus qui. Pour dire les choses vulgairement : elle aurait été pelotée par un butor. Mais bien heureusement, elle ne fut ni violentée, ni violée. Cela ne l’empêche pas de se faire passer pour une martyre et d’en faire des tonnes au point de dire que pour les agressions sexuelles « il faut croire toutes les femmes ». Un encouragement à la délation même non justifiée, aujourd’hui toujours suivie par un torrent de boue dans les médias et sur les réseaux en meute, avant toute preuve, toute enquête et tout recours à la justice. « La justice nous ignore, on ignore la justice » dit-elle et quand on ignore la justice, jeune écervelée, cela s’appelle du lynchage et cela conduit souvent à briser la vie de la personne ciblée. Ce fut le cas pour le premier « porc » balancé par une journaliste qui s’est fait transitoirement un nom, et qui n’avait en fait subie de sa part que quelques paroles vulgaires dans des vapeurs d’alcool.

    EpidémiesAdèle Haenel s’est à nouveau illustrée en quittant la salle lors de l’annonce de la remise du « César » de la meilleure réalisation pour le film « J’accuse » à Roman Polanski (« un crachat sur les victimes »). Départ ostensible suivi par d’autres et notamment par la porte-parole du gouvernement Mme Ndiaye, Sibeth pour en faire autant.

    Roman Polanski fit une énorme connerie il y a 43 ans, un viol sur mineure pour lequel il a été jugé et incarcéré aux USA, mais il est en fuite car un procureur veut refaire le procès en espérant un verdict plus lourd que le précédent. Sa victime, Samantha Geimer, lui a pardonné depuis longtemps, affirme ne pas avoir été traumatisée par le viol, et demande que l’on foute la paix à Polanski. Celui-ci porte cette croix depuis plus de 40 ans après avoir porté celle de l’épouvantable assassinat de sa deuxième femme Sharon Tate enceinte et proche de l’accouchement.

    Une dizaine de femmes se sont par la suite manifestées pour affirmer qu’elles aussi avaient été violées par Polanski mais sans aucune preuve, et il n’est pas impossible que certaines d’entre elles voulaient en tirer quelque bénéfice substantiel. Ces déclarations tardives, dont on peut douter de la véracité, font du réalisateur un violeur en série, jugement sans appel aux yeux des accusatrices qui, contrairement à la seule victime reconnue, n’ont pas l’intention de lui pardonner et cherche à faire un enfer de sa vie et de celle de ses proches.

    Lors de la cérémonie des « César », Florence Foresti, que j’ai connue mieux inspirée, s’est permise d’ironiser sur la petite taille de Roman Polanski, sans penser un instant que celle-ci pourrait s’expliquer par la malnutrition probable qu’a connue cet homme dans son enfance, prisonnier dans le ghetto de Cracovie, et dont il a réussi à s’échapper. Comme le dit Lambert Wilson, beaucoup des membres de la meute qui le poursuivent de leur hargne sont des minables à côté de ce grand cinéaste et de ce qu’il a vécu.

    Epidémies


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  • Un zizi peut-il menacer la démocratie ?Depuis que celui d'un postulant à la fonction de maire de Paris a été exposé électroniquement aux yeux de ceux qui voulaient bien le contempler, c'est la question que ne cesse de se poser sérieusement une armée de commentateurs sur toutes les ondes et tous les plateaux de télévision en répétant tous la même chose sur un ton quasiment tragique de fin du monde. Un débat sans intérêt qui frise le ridicule. Qu'un postulant à une élection ait préféré se retirer et passer pour une victime plutôt que de la perdre est une péripétie minuscule qui ne menace rien et sûrement pas la démocratie.

    Quand une personne fait en sorte de risquer de rendre publique sa vie privée, celle-ci finit par devenir publique, et on n'a pas à ergoter sur le franchissement de la frontière entre vie privée et vie publique si cette personne la franchit elle-même. On parle de l'horrible "revenge porn" mais si vous montrez votre cul à l'univers, son image n'étant pas prise à votre insu, rien d'étonnant que des indécents le partagent avec ceux qui  ne l'ont pas encore vu. Un point, c'est tout.

    Illustration : Le Priape de la maison des Vettii à Pompéi


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  • Les images qui suivent sont tirées du Point qui rapporte les résultats d'une étude de l'institut Gallup sur l'attitude des Américains à l'égard du profil du président des USA :

    Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

    Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

    Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

    Aux USA, la discrimination n'est pas là où on le pense

    La plus forte discrimination vise donc les athées. Ils sont 69 % chez les démocrates à accepter un président athée, et seulement 41 % parmi les républicains.  66 % des Américains seraient prêts à élire un candidat musulman, c'est la religion la moins prisée, mais elles est préférable à leurs yeux que l'athéisme. Mon Dieu !

     


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  •  

    L’hommage à la futilité

    Rassemblement autour d’un mémorial improvisé dressé pour l’ancien joueur de la NBA et des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant tué avec huit autres personnes dans un accident d’hélicoptère le 26 janvier dernier.

    Beaucoup de dévotion pour un joueur de basket dont le seul talent était de mettre avec dextérité un gros ballon dans un panier percé.

    Mais le bruit qui entoure aux USA la mort de l’homme tout en muscles n’est finalement qu’un murmure à côté de l’extravagant hommage national que les Français ont rendu à l’homme tout en voix et rien qu’en voix, Johnny Hallyday.

    L’un comme l’autre n’ont rien apporté à l’humanité, sinon le plaisir fugace provoqué par leurs prestations, et finalement destiné à un public restreint.

    Ceux et celles qui ont, par leur travail, modifié en mieux l’avenir de l’humanité s’en vont discrètement, pas de foule en pleurs, mais un simple rappel nécrologique.


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  • Est-il immature ?

    La question pouvait déjà se poser après des déclarations mal venues et qui se sont retournées contre lui, sorties incontrôlées à l’égal de celles d’un gamin à qui la mère conseillerait par la suite de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Cette fois son immaturité devient dangereuse quand il a déclaré à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Israël, où son attitude avait été plutôt digne, et comme pour rétablir un équilibre : " La Shoah a une singularité extrême. Mais, pour moi, le conflit mémoriel lié à la guerre d'Algérie a à peu près le même statut que la Shoah avait pour Chirac en 1995" après avoir d’ailleurs imité ce dernier aux abords de l’église St Anne.

    Macron étant trop jeune pour avoir vécu la guerre d’Algérie, on peut se demander s’il n’en a pas pris connaissance dans un ouvrage intitulé « La guerre d’Algérie pour les nuls » rédigé par un Algérien. Comment peut-on comparer l’arrestation par la police française d’innocents désarmés, des enfants aux vieillards, en allant les chercher chez eux pour les envoyer dans des trains bondés vers les camps de la mort dans un but génocidaire avec une guerre entre deux camps armés où massacres et exactions ont été commis des deux côtés.

    Une immaturité dangereuse, car une telle déclaration viendra renforcer l’hostilité pour la France des descendants d’Algériens vivant sur notre sol et qui vont être ainsi persuadés des intentions génocidaires des Français en Algérie, ce responsable irresponsable ayant déjà accusé la colonisation française en Algérie de crime contre l’humanité.

    La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants. Il y a des taloches qui se perdent.


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  • !?

    Le sondage est devenu une sale manie, celui-ci vient du Point. Chaque évènement a droit à son sondage mais on se demande ici quel est l'intérêt d'une réponse (L'Organisation Mondiale de la Santé elle-même est pour l'instant incapable d'estimer le risque de pandémie). Si la majorité répond : non à la question, peut-on espérer que le coronavirus hésiterait à contaminer la France  où l'on ne craint même pas sa venue ? Il est dommage que la perspicacité des sondeurs ne soit pas sondée. Il est vrai que la  bêtise est insondable.

    Soit dit en passant, nous connaissons la force commerciale de la Chine et l'importance de ses exportations, mais elle semble se faire une spécialité dans la transformation des coronavirus bénins en agents pathogènes dangereux, celui  du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) exporté en 2003 était déjà un prototype convaincant.

    NB. La réponse est oui. 3 cas (de retour de Chine) le matin du 25/01/20


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  • Le lyrisme n’est pas mort

    Une frappe aérienne américaine vient de tuer en Irak l’Iranien Soleimani, Chef des Gardiens de la Révolution, personnage important du régime de Téhéran.

    Le monde musulman semble se caractériser – entre autres - par le lyrisme de son verbe, surtout lorsqu’il salue la mort du héros avec une trinité sémantique qui ne manque jamais : Dieu, martyr, vengeance.

    À Téhéran, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré - et ce qui ne manque pas d'ironie - en anglais et sur son compte Twitter américain : « Le martyre est la récompense de son inlassable travail durant toutes ces années […]. Si Dieu le veut, son œuvre et son chemin ne s'arrêteront pas là, et une vengeance implacable attend les criminels qui ont empli leurs mains de son sang et de celui des autres martyrs »

    A noter que les opposants à la présence iranienne en Irak se sont réjouis de la mort du Général Soleimani en chantant et dansant sur la place Tahrir en scandant : « Qassem Soleimani, la victoire divine est arrivée », l’un d’eux déclarant, pour respecter la trinité verbale : « C'est Dieu qui a vengé le sang des martyrs » (près de 460 morts et 25.000 blessés, tout de même, lors d’une révolte contre le régime pro-iranien).

    En Occident, la passion et le lyrisme se sont un peu perdus. Les discours évitent la grandiloquence, et les phrases enflammées sont vite taxées d’excessives, voire même de ridicules. Aujourd’hui, en France, personne n’oserait écrire les paroles de la Marseillaise. Les musulmans semblent, au contraire, apprécier les envolées lyriques, leur absence surtout autour de la mort serait inconvenante.

    Toutes les religions tournent autour de la mort dont elles assurent la gestion consolante, mais l’islam en a fait un but comme le firent les Egyptiens de l’Antiquité. L'ayatollah Ali Khamenei ne devrait-il pas se réjouir de l’accession méritée au Paradis d’un martyr comme ce Chef des Gardiens de la Révolution qui a fait incontestablement ses preuves ici-bas ? Ne parle-t-il pas de récompense ? Alors pourquoi se venger sur ceux qui ont offert au héros un tel cadeau ?

    Illustration : Isidore Pils : « Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois »  


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