• Où vais-je acheter mes journaux ?C’est autant par curiosité que par intérêt que j’avais téléchargé sur mon smartphone l’application « anticovid » qui est plutôt bien faite. Mais hier, pour la première fois, j’ai reçu de sa part un message inquiétant : « Alerte : exposition à risque élevée suite à un contact » en me donnant la date approximative de celui-ci, et en me demandant de me faire tester immédiatement. Les termes du message étaient tout de même stressants : on se voit déjà en soins intensifs et intubé. Ayant reçu un ordre comminatoire, je me suis testé rapidement et le test s’est avéré négatif, au soulagement de mon entourage qui me regardait déjà d’un œil soupçonneux. Ce jour-là, je n’étais sorti de chez moi que pour aller acheter des journaux, dûment masqué, et je n’ai rencontré dans la librairie que deux personnes : le patron dont je ne me souviens plus du visage caché derrière un masque depuis près de deux ans, et une vieille dame. Je me suis tout de même posé la question : qui avait osé passer près de moi en portant le virus : les deux ouvriers que j’avais croisés dans la rue ? la vieille dame ? Peut-être le patron de la librairie car il faut que la personne infectée ait également téléchargé l’application, et je ne vois pas les ouvriers du bâtiment qui parlaient une langue de l’Europe de l’Est ou la vieille dame la télécharger. Autre question : pourquoi la personne nantie de l’application et qui a eu l’honnêteté de mentionner qu’elle était infectée ne s’est-elle pas isolée pour éviter de contaminer autrui comme l’application lui conseille de le faire ? Je crains que le patron de la librairie n’ait pas trouvé de remplaçant pour tenir la boutique. Et en faisant fi de la présomption d’innocence, je vais devoir, pour un temps, acheter mes journaux ailleurs.


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  • Les organisateurs de la « primaire populaire », qui n’est ni primaire, ni populaire, tentent une espèce de coup d’Etat pour imposer un nom – de préférence celui de Mme Taubira qui, comme toute opportuniste, se prête au jeu afin d’évincer Mme Hidalgo désignée par le PS – en sélectionnant une personnalité censée représenter toute la gauche, en soumettant à un vote fin janvier le choix d’un candidat pour les présidentielles.

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  • Mépris d’excellenceJe ne sais pas si vous l’avez remarqué mais le reproche que l’on fait de plus en plus aux excellences qui nous gouvernent est de les accuser de mépris. Le prix du mépris est décerné à Emmanuel Macron pour ses formules du début de quinquennat qui l’ont épinglé comme un papillon tricolore pour le reste de sa mandature, avec une piqûre de rappel scatologique récente. Nous avons à présent Jean-Michel Blanquer dont les quelques jours de vacances dans l’île considérée comme malfamée d’Ibiza ont été ressentis comme méprisants par le corps enseignant qui digère mal l’écouvillon multirécidiviste. Dans cette dernière affaire, je ne vois pas où est le mépris, même à distance le ministre de l’éducation nationale a assuré ses obligations et pris les décisions nécessaires. Il les aurait assurées en Bretagne ou dans la Creuse, personne n’aurait ressenti le moindre mépris. C’est son lieu de villégiature qui a été considéré comme méprisant, serait-ce de la jalousie ? Le ministre au soleil et les enseignants dans le brouillard, ce qui, à défaut de mépris, est une maladresse certaine (même s’il s’agit d’un voyage de noces). Le monde devient hypersensible, très susceptible, dans une recherche obstinée du statut de victime. Se sentir méprisé c’est entériner un statut d’infériorité, donc de victime. Illustration : Jack Vittriano


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  • Fini de s’amuserStrauch-Bonard rapporte dans Le Point la création de ce que j’appellerais, non pas un jeu de société mais un jeu sociétal : il s'agit d'un Monopoly des inégalités, fruit d’un partenariat entre le concepteur du jeu et l’Observatoire des inégalités. Afin de « sensibiliser les enfants aux inégalités de notre société » et de favoriser la « lutte contre les inégalités et discriminations », un « kit » d’accompagnement « à destination des professionnels de l’éducation » a été conçu qui modifie les règles du jeu habituelles. Comme le détaille le communiqué de presse accompagnant ce lancement, « à l’opposé du jeu traditionnel, les joueurs ne sont pas traités de manière égale ». Chacun d’entre eux se voyant attribuer un « personnage » défini par des caractéristiques identitaires, « vous n’aurez pas le même sort ou les mêmes chances si vous êtes une femme, si vous êtes handicapé(e) ou si vous êtes un homme blanc vivant dans les beaux quartiers ! […] Par exemple… Les femmes touchent moins d’argent que les hommes en passant par la case “Départ”. Les personnages en situation de handicap quant à eux retirent deux points à chacun de leur lancer de dés. Lorsque certains personnages comme Lucas ou Mohamed passent (normalement sans s’arrêter) par la case “Allez en prison”, ils doivent obligatoirement s’arrêter pour un contrôle de police, leur tour s’arrête sur la case. Ils ne vont pas en prison, mais doivent attendre le prochain tour pour rejouer. ». Encadré par un temps de discussion, le jeu vise à pousser les jeunes à « s’interroger sur leurs propres stéréotypes et préjugés », à « explorer [des] moyens de lutter contre les inégalités et les discriminations », et même à « développer [leur] tolérance [et leur] empathie ». Être victime et son corollaire, la culpabilité, ça s’apprend. Chacun ou chacune dans sa case.


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  • Molière est né il y a 400 ans. Il est dommage qu’il soit mort car il aurait pu aujourd’hui écrire une farce : « Le candidat malgré lui ». Mme Taubira est qualifiée par les médias « d’icône de la gauche », un sacre qui me semble reposer que sur sa défense du « mariage pour tous » car si l’on suit son parcours politique on peut avoir quelques doutes devant ses prises de position successives surtout marquées par son intérêt personnel, et qui ont parfois conduit à défavoriser son camp, Jospin en sait quelque chose.

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  • L’agonie du poissonVoir un poisson sorti de l’eau et agonir sur le sol, soulevé par des soubresauts d’abord frénétiques puis de plus en plus rares, est un spectacle cruel. J’ai la même impression en regardant les tentatives pour survivre du parti socialiste. Mme Hidalgo investie officiellement pour concourir pour la présidence de la République, alors qu’elle est incapable de gérer correctement la ville de Paris, cherche désespérément à se débarrasser de ce fardeau (que Ségolène Royal serait prête à assumer) en faisant des propositions aux autres champions de la gauche, chacun d’eux rejetant avec mépris chacun de ses soubresauts pathétiques. Et voilà que l’inévitable Taubira, tel un Zorro de la gauche, statue du commandeur en matière morale (sauf pour encourager les Guyanais, largement touchés par la covid-19, à se faire vacciner), aimerait jouer au sauveur. Elle se jette à l’eau en pensant pouvoir réunir la gauche sous sa houlette. Curieux pour une personne qui s’était surtout illustrée dans la désunion en ayant jadis provoqué la chute de Jospin par sa candidature à la présidentielle de 2002, et en piquant ainsi les voix qui lui auraient permis d’accéder au 2ème tour contre Chirac. Mme Taubira, toujours imbue d’elle-même, croit pouvoir nager même sur un sol aride.


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  • RuinesLe régime de Bachar al-Assad tente de relancer le tourisme. C’est un pays connu pour ses ruines antiques et il s’est enrichi de ruines modernes, et même, saluons ce tour de force, il possède aujourd’hui des ruines de ruines puisque les grands débiles de l’Etat islamique ont réussi à détruire davantage - entre autres - les restes de la cité antique de Palmyre. Les ruines de la cité d’Alep sont modernes, certes, elles n’ont pas la patine des ruines antiques mais il suffit d’attendre un peu. N’hésitez pas à faire du tourisme pour 1500 à 3000 € dans un pays qui reste en guerre, une guerre qui a fait 500000 morts Ruineset conduit 12 millions de Syriens à faire du tourisme ailleurs, un pays dirigé par un dictateur qui n’a pas hésité à gazer son peuple. Il est vrai que le nombre de pays qui ne sont pas dirigés par des autocrates tend à se réduire et s’y rendre pour le plaisir, c’est un peu visiter un zoo où des êtres vivants sont incarcérés.


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  • Une petite partie rejoindra malheureusement des Africains déjà dans les profondeurs de la Méditerranée ou de la Manche, une autre se retrouvera en Europe. Ai-je gagné ?


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  • # Me Too AntiVaxLa parole des femmes agressées par les Vax se libère enfin. C’est Véronique Genest qui semble prendre la tête du mouvement par son gazouillis du 21/11/21 à 21h20 en déclarant crânement : « Avec cette obligation vaccinatoire qui ne dit pas son nom, j’ai eu le sentiment d’un viol dont on ne veut pas prendre la plainte. Là, avec la troisième dose sous peine de perdre son pass et de ne pas pouvoir travailler, j’ai l’impression d’être victime d’un tournante ». Quand une méga-idiotie encombre le cerveau il ne faut pas hésiter à s’en libérer. Je suis sûr que Mme Genest se sent à présent plus légère. Illustration : « Chaim Soutine : « La folle »


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  • Le vice et la vertuLes religions monothéistes, qui ont été inventées par des hommes, sont misogynes tout en poussant à la procréation, ce qui exige pour l’instant la contribution pleine et entière de femmes authentiques, alors que les hommes peuvent déléguer leur semence et participer par procuration. On se demande d’où vient cette méfiance religieuse vis à vis de la femme. Est-ce cette histoire de pomme inventée par un Hébreu, peut-être malheureux en ménage, et qui ne passe pas ? Est-ce cette histoire de côte procréatrice ? Alors que ce cadeau était indispensable pour la suite des évènements et qui n’est tout de même pas à regretter. Quoi qu’il en soit, les monothéismes ont installé une méfiance et même une hostilité vis à vis de la femme. Est-ce une peur atavique de l’homme d’être cocu ? Ne serait-ce pas plutôt une peur de soi-même, de sa faiblesse, de son désir, et peut-être même celle d’être dominé. L’homme religieux ou jaloux, quand il le pouvait, a toujours eu tendance à cacher sa femme, derrière des jalousies, dans un harem, sous une burqa, en la considérant comme un bien meuble à usage personnelle. La caricature de l’attitude haineuse à l’égard de la femme nous est aujourd’hui donnée par les talibans qui ont inventé l’improbable « ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice » qui mériterait un vaste éclat de rire si ce n’était pas aussi tragique. La vertu et le vice étant surtout localisés dans le slip des dames, en tentant d’effacer celles-ci de la société en tant que personnes pour les réduire à l’état de ventres à pénétrer et à procréer. Les Afghans barbus dressent tous les obstacles pour qu’elles ne sortent pas de cet état de servantes dociles et fertiles. Quant à ces messieurs, vertu oblige, ils violent, lapident, flagellent, torturent et massacrent vertueusement, sans alcool et sans musique, à la gloire de la grandeur de leur Dieu et de leur prophète qui a légué au monde une religion qui s’avère davantage chaque jour, comme on peut le voir sous toutes les latitudes, pleine de tolérance et d’amour.


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