• Les nouveaux étudiantsA ce dessin de Xavier Gorce il faudrait ajouter que si les profs s'écartent de la ligne imposée par les étudiants, ils leur doivent des excuses, une manie ayant traversé l'Atlantique, celle de la pénitence. C'est ainsi qu'un syndicat d'étudiants demande des excuses publiques (à défaut de sanctions) à Klaus Rinzler, prof. à l'IEP de Grenoble car les pauvres choux ont été traumatisés par ses déclarations mettant en garde contre la confusion entre islamophobie, racisme et antisémitisme. Rendons hommage à ce professeur (et à un de ses collègues à qui il est également demandé des excuses à défaut de sanctions) traité d'islamophobe et de fasciste (car pour ces "étudiants", critiquer l'islam serait du fascisme) mais qui ne cède pas face à des terroristes intellectuels qui confondent racisme et critique d'une religion, pour laquelle les islamistes, quand il s'agit de l'islam, ont inventé le délit "d'islamophobie",   concept bêtement adopté par des "progressistes" rétrogrades et socialement favorisés, désignés par l'oxymore d'islamo-gauchistes dont l'idée fixe est de traiter leurs opposants de fascistes (ce qui prouve leur lamentable ignorance) tout en utilisant leurs méthodes d'intimidation. A noter que sur les affichettes placardées donnant le nom des deux professeurs incriminés (avec photo sur les réseaux sociaux par l'UNEF), afin de leur mettre une cible dans le dos, il avait été ajouté "l'islamophobie tue". J'avais plutôt l'impression que c'était les islamistes qui tuaient, et la protection policière qui entourerait désormais ces deux professeurs renforce nettement cette impression. Il faut croire qu'il y a des cerveaux unidirectionnels et lacunaires qui ne retiennent pas toutes les informations.


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  • Crêpage de chignon métaphysiqueEn tant que mâle hétérosexuel assumé, bien que sur le retour, je trouve à la fois drôle, triste, ridicule, délirant, le crêpage de chignon relaté récemment dans un article de Peggy Sastre (Le Point.fr) entre les féministes radicales et les activistes « trans ». En effet, les premières mettent en cause le plein statut de femme pour les secondes, avec toutes ses prérogatives, y compris la jouissance des toilettes publiques réservées aux femmes. Pour ces féministes, accorder aux trans-genres des prérogatives réservées aux femmes pourvues d’un utérus serait une autre forme que prendraient la domination et l’oppression masculines (domination qui pourrait être effective si les trans-genres étaient autorisés à concourir lors des compétitions sportives dans les catégories féminines). Pour elles, un homme se transformant en femme serait, si je peux m’exprimer ainsi, de l’entrisme (« ils veulent nous traquer jusque dans les chiottes pour nous violer ! »). Ce qui montre que la conquête de la féminité est un long chemin semé d’embûches et qui peut déboucher sur les thèmes métaphysiques de l’essence et de l’existence, de l’être et du paraître. Le lieu du débat ne saurait être mieux illustré que celui des aisances, un lieu où la condition humaine est mise à nu et où l’être humain, quelle que soit sa condition, élimine des déchets semblables. Illustration : Bernard Buffet : "les folles"


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  • Le paradoxe de l’identitéAujourd’hui la recherche d’identité, c’est perdre la sienne pour acquérir celle des autres, celle du groupe dont on adopte les traits, les valeurs, les croyances, l’amour et la haine, avec lequel on s’identifie pour s’y noyer et finalement se perdre soi-même afin d'être identique aux autres. C’est une régression tribale qui se prétend progressiste et se sert de la victimisation comme bouclier, mais aussi comme arme


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  • Lors de l’investiture de Joe Biden nous avons assisté à la prestation devant le monde entier de la jeune poétesse afro-américaine Amanda Gorman. On ne peut rêver meilleure promotion, si bien que son œuvre va être traduite en Europe.

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  • Quand les petits pois mettent leur consommateur en boîteJe n’ai aucune sympathie particulière pour Nicolas Sarkozy, mais j’avoue que la sanction judiciaire dont il est l’objet me le rend sympathique. Les faits qui lui sont reprochés ont été largement exposés dans les médias, et il me semble qu’il y a une disproportion entre l’intention non prouvée d’un échange de service qui n'a pas eu lieu, et basée sur des écoutes téléphoniques dont on peut discuter la légalité, et la peine d’emprisonnement prononcée. J’ignore si l'ancien président est innocent ou pas, mais même en admettant qu’il ne le soit pas, je suppose que dans le cas d’un prévenu quelconque, la condamnation aurait été moins sévère. S’agit-il d’une revanche ? S’agit-il d’une recherche d’exemplarité ? La justice doit-elle être moralisante ou politique ou doit-elle seulement appliquer la loi ? On pourrait se réjouir de savoir que ceux qui nous gouvernent ne sont pas à l'abri de la Justice, mais un excès dans l'autre sens n'est pas souhaitable car l'on risque de sélectionner les plus médiocres pour nous gouverner. La rectitude doit faire le juge  mais elle ne fait pas l'homme d'Etat.


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  • Il n'y a pas que le virus dans la vie

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  • L'inclusion de la déraison progresseDécidément les universités anglaises font très fort (voir Leicester), mais reconnaissons que les françaises ne cessent de progresser. Une pétition récente a été adressée à la faculté de musique de Cambridge signée par une centaine de farfelus dangereux, des nains s'en prenant à Beethoven : en affirmant que "ce sont les hommes blancs riches qui ont fait de ses symphonies un symbole de leur supériorité et de leur importance" tandis que "pour d'autres groupes - femmes, personnes LGPT, personnes de couleur - la symphonie de Beethoven peut être principalement un rappel de l'histoire de l'exclusion". Tirons discrètement la chasse d'eau, mais j'ajoute cependant que moi aussi je me sens exclu du génie. (Source : Marianne du 19/02/21).

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  • Le roi est nuEn ce moment les médias ne cessent de dire qu'Emmanuel Macron, qui n'est que président de la République encore française, décidera dans une dizaine de jours si ses sujets pourront avoir plus de liberté dans leurs activités sans aggraver l'état sanitaire. Manifestement l'état, c'est lui. Ne pourrait-on pas dire pour éviter une autre décapitation que c'est le gouvernement qui prendra cette décision et non pas un seul homme même s'agissant de Jupiter. Pour être honnête je ne sais pas trop si ce sont les médias qui personnalisent intégralement la gouvernance ou si cette tendance est favorisée avec une certaine gourmandise par la tête de l'Etat (voir ci-dessus).


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  • Le brasseur de ventLe président Macron veut offrir généreusement aux Africains 3 à 5% des doses de vaccins que la France n'a pas. Si je ne trouve pas encore un centre de vaccination parisien disposant d'un vaccin pour me vacciner, c'est que je suis sûrement incapable d'en trouver un ou  que je ne consacre pas suffisamment de temps pour le chercher puisque les vaccins dont  on dispose en France déborderaient généreusement des réfrigérateurs si l'on en croit l'offre présidentielle. Le privilège blanc, et notamment français, est parfois celui de péter plus haut que son cul. Il faut avouer qu'Emmanuel Macron en prenant la posture Jupitérienne adéquate est passé maître dans cette délicate prestation.


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  • De l'huile et du feu

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