• L'inclusion de la déraison progresse

    L'inclusion de la déraison progresseDécidément les universités anglaises font très fort (voir Leicester), mais reconnaissons que les françaises ne cessent de progresser. Une pétition récente a été adressée à la faculté de musique de Cambridge signée par une centaine de farfelus dangereux, des nains s'en prenant à Beethoven : en affirmant que "ce sont les hommes blancs riches qui ont fait de ses symphonies un symbole de leur supériorité et de leur importance" tandis que "pour d'autres groupes - femmes, personnes LGPT, personnes de couleur - la symphonie de Beethoven peut être principalement un rappel de l'histoire de l'exclusion". Tirons discrètement la chasse d'eau, mais j'ajoute cependant que moi aussi je me sens exclu du génie. (Source : Marianne du 19/02/21).

    ADDENDA (26/02/21) : L’écrivain belge Bernard Quiriny a fait paraître un article dans Le Point sur la polémique soulevée par la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal pour avoir souligné l’influence de l’islamo-gauchisme qui "gangrène" l’Université. Plus que l’islamo-gauchisme, où la gauche extrême recherche désespérément une classe sociale à défendre, jusqu’à défendre un « opium du peuple », il s’agit en fait de tout un fatras d’études dominées par des minorités qu’elles soient sexuelles ou ethniques anciennement dominées et dans lesquelles on recherche en vain un semblant de science et de sérieux. Dans cet article Bernard Quiriny nous apprend l’intérêt de ces études dans lesquelles il retrouve une poésie comme le montre cet extrait : « Bien que les islamo-gauchistes et décoloniaux en tous genres ne m'inspirent a priori rien qui vaille, j'incline tout de même à leur reconnaître un mérite, celui d'avoir créé un jargon. Tous leurs textes sont écrits dans une espèce de charabia pédantesque et figé, plein d'expressions toutes faites et creuses, qui rappelle la logorrhée fanée des anciennes revues marxistes ; simplement, au lieu de parler en boucle de « rapports de classes », de « contradictions du capitalisme » et d'« appareils idéologiques d'État », ils parlent en boucle de « rapports de genres », d'« approche intersectionnelle » et de « personnes racisées ». Je ne sais pas ce que ça vaut scientifiquement, mais d'un point de vue littéraire, c'est enivrant. J'y découvre une forme insoupçonnée de poésie en prose, à mi-chemin entre l'écriture automatique des surréalistes et les exercices de style à la Queneau et Pour peu que ce soit écrit en inclusif, avec des points médians, ça devient presque sublime. C'est pourquoi je m'associe à ma manière aux protestations contre toute tentative d'étouffer ces recherches d'où sont issus d'après moi les plus beaux textes poétiques de la langue française écrits ces temps-ci. Que l'on démolisse les décolonialistes sur le fond, très bien, que l'on taille leurs sophismes en pièces, soit, mais, par pitié, que l'on ne les empêche pas d'écrire ». L'humour belge est toujours là...et plus qu'une fois.

    « L’extension du domaine de la culpabilitéN'importe quoi ! »

  • Commentaires

    1
    Mardi 23 Février à 18:41

    Ils ne savent même pas que Beethoven (l'espagnol africain) était noir ?

    C'est écrit ici, en toutes lettres :

    https://belafrikamedia.com/belafrika/info-beethoven-etait-bel-et-bien-noir

                       

     

     

      • Mardi 23 Février à 18:57

        Irréfutable.

    2
    Mardi 23 Février à 19:55

    Beethoven était noir, surtout quand il avait trop bu.

      • Mardi 23 Février à 20:46

        Du vin de Hongrie qu'il aimait particulièrement.

    3
    Mardi 23 Février à 21:23

    Mais qu'ils nous présentent les peintres, musiciens et écrivains noirs !

    Apparemment ils n'ont jamais rien fait de beau !

      • Mardi 23 Février à 23:32

        Vaste débat sur les cultures.

    4
    Mardi 23 Février à 22:09

    Et pourquoi Beethoven et pas Bach, Mozart ou Wagner ?  Nul doute que de nombreuses thèses de doctorat et essais philosophiques dans les prochaines années tenteront de percer ce mystère et de comprendre les méandres de la pensée de ces immenses intellectuels !                                                                 

      • Mardi 23 Février à 23:36

        Ils ont pris l'archétype du musicien, c'est plus simple.

      • Mercredi 24 Février à 08:36

        Votre générosité naturelle vous conduit à prêter à ces sombres crétins une faculté à manier l'abstraction ou l'allégorie qu'ils ne possèdent à l'évidence pas smile

         

        PS : vaste débat sur les cultures des uns et sur la culture des autres

      • Mercredi 24 Février à 09:43

        Dans le titre de ce billet j'ai remplacé "débilité" par "déraison", car finalement je crois que ces "intellectuels" ne sont pas débiles, leur intelligence est pervertie par l'idéologie et par le prisme déformant de leur esprit totalitaire (ce qui les rend dangereux). Il en fut de même du communisme, du nazisme, et il en est de même du fanatisme religieux.

      • Mercredi 24 Février à 16:33

        Dr WO...?

        C'est un peu la réflexion que je vous faisais à propos de votre commentaire "l'irrésistible poussée de la débilité tyrannique" sur mon dernier article ? Non ?

         

      • Mercredi 24 Février à 17:12

        Exact. C'est votre réflexion qui m'a fait réfléchir. Je pense aussi (après coup) que ce serait moins grave si ces gens étaient débiles (car éventuellement récupérables), mais cela ne les empêche pas d'être cons et la connerie sûre d'elle est plus difficile à traiter.

      • Vendredi 26 Février à 15:40

        Je partage le point de vue (ironique) de cet homme. Et c'est aussi pour cela que  je distingue islamistes et "décoloniaux". Bien qu'il y ait souvent  convergence de lutte entre les deux,  sur la forme le discours idéologique de l'islamiste est simpliste, viril, guerrier, incantatoire et conquérant. La parole du décolonial est précieuse-ridicule, pseudo-universitaire, logorrhéique confuse et désireuse de convaincre. 

        Mais ces différences ne les empêchent pas d'être copains comme cochons face à l'ennemi commun.

      • Vendredi 26 Février à 17:07

        Selon un processus intersectionnel, les intersections ayant remplacé les ronds-points. 

        NB Comme vous le démontrez, la langue évolue.

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