• L'OMS est malade (en tout cas son directeur)

    En 2009, j'avais publié un petit billet concernant l'autocrate Robert Mugabe qui gouverne (si on peut appeler ça gouverner) depuis son indépendance le Zimbabwe (ancienne Rhodésie du sud, colonie anglaise qui était plutôt prospère) :

    Mr Mugabe, vous qui êtes le dictateur du Zimbabwe depuis 29 ans (37 ans à présent) , vous qui avez ruiné votre pays, où la misère a attiré le vibrion cholérique qui se sent comme chez lui au point de tuer 3500 de vos concitoyens (j'ignore ce qu'il en est aujourd'hui) , vous qui avez 85 ans (en 2009) , nous vous souhaitons, avant de mourir (paisiblement, bien sûr), de pouvoir jouir, la conscience tranquille (cela ne fait aucun doute), de la villa que vous vous êtes récemment payée à Hongkong pour la modeste somme de 4,5 millions d’euros. Ainsi va le monde.

    A 93 ans, Il a failli être nommé ambassadeur de bonne volonté à l'OMS ! Ce qui prouve à quel point l'ONU est un"machin" (De Gaulle), que l'Organisation mondiale de la santé n'est pas très saine, et que l'Unesco se révèle parfois dans ses choix historiques comme un organisme négationniste.

    Je reporte ci-dessous un article paru dans le Journal International de Médecine :

    "Robert Mugabe ne sera pas ambassadeur de bonne volonté de l’OMS

    Genève, le lundi 23 octobre 2017 - La semaine dernière, profitant d’une visite en Uruguay, le patron de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus dévoilait sa volonté de nommer le président zimbabwéen Robert Mugabe ambassadeur de bonne volonté de l’agence. La nouvelle a suscité plus qu’une levée de bouclier, en raison de la personnalité plus que controversée du chef d’état zimbabwéen. Des Organisations non gouvernementales (ONG) et plusieurs pays ont déploré ce choix rappelant notamment l’état déplorable du système de santé au Zimbabwe. « L'unique personne pour laquelle Mugabe, 93 ans, s'est soucié de la santé pendant ses 37 ans de règne est lui-même » a par exemple écrit sur Twitter l’ancienne ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power. Face à cette déferlante de critiques, le patron de l’OMS a indiqué avoir renoncé à son choix. Certains redoutent cependant que cet épisode ne soit révélateur et ne laisse des traces alors que l’arrivée pour la première fois d’un Africain à la tête de l’agence avait été considérée comme porteuse d’espoir. « L'OMS a subi une crise existentielle avec sa manière désastreuse de réagir à la crise de l'Ebola. L'élection du Dr Tedros est une chance de remettre les pendules à l'heure. La nomination de Mugabe, venant à la fin des cent premier jours de M. Tedros à la tête de l'OMS, a été une erreur » a ainsi déploré le directeur du Global Health Institute de l'Université américaine de Harvard, Ashish K. Jha. De son côté, le patron du Lancet, Richard Horton avait taclé : « DG de l'OMS veut dire directeur général de l'OMS, et non pas dictateur général. Tedros, mon ami, annulez votre décision ».

    M.P.

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 23 Octobre à 19:43

    Ça craint doc, ça craint !

    Bon début de semaine !

      • Lundi 23 Octobre à 19:46

        Comme vous dites.

    2
    Lundi 23 Octobre à 20:01

    petit rappel humanitaire et pro-intégration:

    Définition de discrimination positive

    On appelle discrimination positive une politique, une mesure ou une loi qui a pour objectif de favoriser par un traitement préférentiel une catégorie de personnes qui est sujette habituellement à une discrimination en raison de son origine sociale, ethnique ou religieuse, de son sexe, de son âge, de ses handicaps. Ainsi, à l'aide d'un dispositif inégalitaire et temporaire, la discrimination positive vise à rétablir une égalité des chances. Elle peut aider des populations très défavorisées, mais ne résout en général pas le problème à l'origine de l'inégalité ou de la discrimination.

    Cette notion trouve son origine aux Etats-Unis avec l'"affirmative action" mise en place en 1961 pour inciter les employeurs à prendre des mesures positives pour l'emploi et le traitement des employés afro-américains. Sous la pression d'autres minorités, ces mesures ont été étendues à d'autres groupes (homosexuels, Hispaniques, etc.), ainsi qu'aux femmes.

    (mais non... je rigole !) he

      • Lundi 23 Octobre à 20:47

        Vous pensez que Mugabe bénéficie d'une discrimination positive en raison de son handicap ?

    3
    Lundi 23 Octobre à 20:01

    Nous savons bien que les hommes sont devenus fous! De Gaulle avait bien raison d'appeler cela "le machin"!

      • Lundi 23 Octobre à 20:48

        Ils sont plus amoraux que fous.

    4
    Souris donc
    Mardi 24 Octobre à 09:47

    Des ambassadeurs de bonne volonté aux retraités bénévoles des ONG : un coût pharamineux.

    Les pays du tiers-monde ne disposent d’aucune infrastructure. Porte ouverte à tous les abus. D’abord, pas d’hôtellerie de moyen standing. C’est palace ou rien. Idem pour les locations, c’est villa de luxe ou rien. Sans compter le prix des voyages en avion (évidemment en première classe pour les people et VIP). Une ONG de retraités bénévoles (en plus inefficace parce que chacun veut commander là-dedans) engloutira 80% de son budget en frais de fonctionnement. Le reste partira en fumée.

    Exemple, apprendre à pêcher plutôt que de donner un poisson ? Dès que l’ONG aura le dos tourné, les poissons seront mangés et les bassins de pisciculture transformés en lavoir. Eclairer les pistes avec des panneaux solaires pour améliorer la sécurité des femmes et enfants sous l’équateur ou les tropiques où la nuit tombe à 7 h toute l’année ? Le lendemain ils sont volés et revendus. Aucune Chambre de Commerce, et encore moins d’inscription SIRET pour les artisans, factures manuscrites douteuses. L’artisan, vous ne le retrouvez jamais, donc facture bidon et argent détourné. Sans parler de la corruption des fonctionnaires qui exigent la pièce à tous les niveaux.

    Question "subsidiaire" : Amusez-vous à calculer le coût d’un container de manuels scolaires d’occasion.

    Ne donnez pas un centime à aucune ONG. Vous en donnez déjà à titre de -tribuable. Mieux vaut donner directement au SDF. Même s'il va s'arsouiller avec.

      • Mardi 24 Octobre à 10:14

        Tableau désespérant qui vient rejoindre les déclarations de Macron sur l'Afrique qui ont tant heurté les bien-pensants.

      • Souris donc
        Mardi 24 Octobre à 13:06

        Lire Jean-Christophe Rufin, médecin, ambassadeur et ancien président d’ACF, qui sait de quoi il parle dans son Check-Point, Gallimard, 2015. Où il décrit la faune douteuse des ONG.

        Et surtout Dambisa Moyo, économiste africaine, dans L’Aide Fatale, les ravages d’une aide inutile, Lattès, 2009.

        Les Affaires Etrangères ont mis en place des dispositifs de contrôle de l’usage des subventions par les ONG. C’était mon job : examiner leurs documents, leurs comptes, évaluer le projet et sa conformité avec les objectifs annoncés. Bref : traquer la fraude. Et quand nous donnions un avis "réservé" (= très défavorable) à la délivrance d’une nouvelle tranche de subventionnement, les responsables d’ONG allaient grenouiller dans les couloirs des Ministères. Et les obtenaient (tranches de 100 000 € parfois).  

      • Mardi 24 Octobre à 14:23

        Donc vous connaissez fort bien les ONG. Je me suis posé la question des motivations qui poussent les gens  rejoindre ces organisations. J'avais fait à ce propos un petit billet en 2013 : "Don de soi"

      • Souris donc
        Mardi 24 Octobre à 16:17

        Criant de vérité. Etonnant. cool

      • Mardi 24 Octobre à 16:25

        Merci.

    5
    Mardi 24 Octobre à 17:07

    Pour certains bénévoles des ONG, la motivation première est de voir du pays. Ce qu'on pourrait appeler du tourisme humanitaire.

      • Mardi 24 Octobre à 17:17

        Tout s'intrique. Vouloir voir du pays est autant significatif d'une insatisfaction que d'une curiosité. 

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