• Est-ce bien sérieux ?

    Est-ce bien sérieux ?J’avoue que je trouve plutôt rigolo les protestations outrées des Le Pénistes et des Mélenchonistes qui ont suivi la garde à vue pour quelques heures d’Eric Drouet, « gilet jaune » qui promeut et effectue des actions illégales dans le cadre d’une démocratie libérale, régime sous lequel vit encore la France.

    Protestations qui accusent Macron de mettre le pays sur la voie du totalitarisme. Une menace de dictature qui inquiète risiblement Marine Le Pen dont les sympathies pour les autocrates n’est pourtant un secret pour personne. Une chasse aux opposants qui bouleverse Mélenchon, admirateur jusqu’au lyrisme d’un Castro ou d’un Maduro, auxquels il ajoute depuis peu sa fascination pour Eric Drouet (dont la tentative de marche sur l'Elysée rappelle un peu trop la marche sur Rome du fascisme naissant), ce qui prouve son besoin incessant de gratter son prurit révolutionnaire, en illustrant par ailleurs la tendance Mussolinienne qu’ont certains meneurs d’extrême gauche à virer vers l’extrême droite.

    « La cruauté de l’arithmétique281. Soins de suite »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 4 Janvier à 12:07

    Je trouve le tableau très bien approprié au texte, on peut dire qu'en ce moment on marche sur la tête, il vaut mieux donc la recouvrir!

      • Souris donc
        Vendredi 4 Janvier à 12:41

        Pour ce qui est de Méchancon et Marine Le Pen, un entonnoir.

        Pour ce qui est de nous autres, une bonne et belle année, et pas sur la tête, aïe !

      • Vendredi 4 Janvier à 13:14

        @ LIVIA A condition que le pot ne soit pas plein.

      • Vendredi 4 Janvier à 13:22

        @ SOURIS DONC. Un entonnoir serait en effet le couvre-chef adapté pour ces têtes de parti. Pour nous, l'annus horribilis est à craindre.

    2
    Vendredi 4 Janvier à 16:55

    Comme un petit dessin, etc...

    En parlant de couvre-"chef" (avec "chef" dans le sens de "chef") oops

     

      • Vendredi 4 Janvier à 17:03

        Anagramme réfléchi.

    3
    Vendredi 4 Janvier à 17:37

    Admirons aussi l'habileté politicienne de nos Gilets jaunes qui organisent "une minute de silence en hommage aux manifestants décédés",  ce qui laisse penser :

    1) que tous les morts étaient des manifestants

    2) qu'ils ont été tués en tant que manifestants (donc par la police) 

    En matière de duplicité et d’ambiguïté, nos deux populistes sont en passe d'être dépassés

      • Vendredi 4 Janvier à 18:07

        Et les sondages affirment toujours que plus de la moitié des Français soutiendraient ce péril jaune.

        NB. Votre pharmacienne est tout de même à éviter.

    4
    Samedi 5 Janvier à 10:20
    Pangloss

    Le malaise dépasse les revendications des gilets jaunes. Les corps intermédiaires sont largués, le pouvoir est impuissant (ou trop puissant). Les maladresses des gilets jaunes dans leurs expressions (parfois violentes mais moins que celles de "jeunes" qui brûlent des voitures, attaquent des policiers ou pillent des commerces) sont à mettre sur le compte de leur inexpérience ou de leur exaspération. Avant de condamner ou d'essayer de récupérer quiconque, on pourrait réfléchir. A commencer par ceux dont c'est le boulot.

      • Samedi 5 Janvier à 11:11

        Il est certain que les gouvernements successifs n'ont pas été à la hauteur et l'actuel très maladroit, mais les Français sont rebelles aux réformes, même celles qui pourraient améliorer à terme leur sort, mais par contre ils sont très friands de révolutions (prendre la place des autres). Je crois que tous les gouvernements savaient ce qu'il fallait faire (il suffisait de regarder ce que faisait les autres pays), mais n'ont jamais osé (pour ne pas perdre les élections suivantes) ou pu le faire (opposition de principe notamment de la plupart des syndicats). La France est un pays où les dépenses sociales sont les plus importantes et les inégalités les moins criantes (quelqu'un a dit :  "Les Français sont au paradis et se croient en enfer"). Macron a pour l'instant échoué sur la plan économique et c'est ça le problème : les dépenses augmentent, le pouvoir d'achat diminue et le chômage ne se réduit pas. Et  les manifestations désordonnées actuelles vont aggraver les choses et les premières victimes seront justement les classes moyennes qui ont constitué le gros des troupes des "gilets jaunes".

        NB. j'ai des difficultés périodiques pour commenter vos articles.

    5
    Samedi 5 Janvier à 11:17
    Pangloss

    Si les gilets jaunes sont les "classes moyennes", plaignons les classes inférieures!

      • Samedi 5 Janvier à 13:10

        Ce sont des classes moyennes dites  inférieures, je vous signale que les "gilets jaunes" possèdent probablement tous une voiture (avec le gilet) puisque c'est le prix de l'essence qui a déclenché la révolte. Mais cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de réelles difficultés qu'il faut tenter de résoudre.

    6
    Samedi 5 Janvier à 14:28

    Macron a accéléré et parachevé, à son seul avantage, la décomposition des partis politiques traditionnels, "droite" et "gauche" qui entretenaient (ou prétendaient entretenir) un débat démocratique, des dialogues, de possibles alternances gouvernementales, etc... 

    Chaque citoyen pouvait se retrouver plus ou moins dans l'un de ces partis, ou de leurs extrêmes.

    Macron et son "en-même-temps" rassembleur à l'excès a fini de fausser des règles démocratiques en cassant ce bipolarisme et en réconciliant plus ou moins apparemment des adversaires politiques de la veille.

    Une nouvelle forme de bipolarisme s'est établie entre ceux qui possèdent tous les pouvoirs -et tous les Pouvoirs- et qui en abusent avec cynisme, et ceux qui en sont (ou s'en sentent) totalement exclus et ne possèdent plus aucun "référent" qui pourrait faire entendre leurs souhaits ou leurs désirs.

    Ils ne se sentent même plus représentés par leur "représentant" à l'Assemblée Nationale, essentiellement néophytes incompétents et arrogants, trop souvent coupés de leur base électorale et de leur "territoire".

    N'ayant plus aucun porte-parole "officiel", il est logique et obligé qu'ils s'emparent de cette parole confisquée, avec les erreurs, les contradictions, les errements et aussi les exagérations ou les abus actuels.

    Et/ou à venir... La Longue Marche Maocronienne devant durer encore, a priori, trois bonnes années

    Macron a accéléré et parachevé, à son seul désavantage, la décomposition des partis politiques traditionnels, "droite" et "gauche"...

     

      • Samedi 5 Janvier à 14:50

        Et bien je suis d'accord avec votre analyse. L'explosion des partis et l'évanescence des corps intermédiaires, une économie chancelante, un multiculturalisme  mal vécu et nié, et le développement des réseaux sociaux en dehors du filtre des médias traditionnels, réseaux sociaux, qui drainent le faux comme le vrai, devenus des armes efficaces de mobilisation instantanée ont conduit à cette situation pré-insurrectionnelle alors que nous sommes dans une démocratie libérale dont l'alternative ne peut être que pire puisque les partis traditionnels n'existent plus.

      • Samedi 5 Janvier à 14:59

        J'ajoute que la France n'a guère l'habitude des alliances entre partis différents (comme l'Allemagne) et que Macron a ainsi tenté de créer une alliance de fait. Le bipartisme est une création de la Ve République et beaucoup réclament le retour au parlementarisme (un des traits de la IVe).

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