• Location et achat d'organes

    Location et achat d'organes

    Toulouse-Lautrec : "la visite médicale"

    Cet article a déjà été publié sur ce blog il y a près de sept ans sous un titre voisin. J'ai peut-être pensé à le mettre à nouveau en ligne en raison de l'article précédent sur l'exposition Toulouse-Lautrec, peintre dont une partie de l'oeuvre fut inspirée par la prostitution. Il me semble qu'il reste d'actualité

    La prostitution permet à un homme de satisfaire son désir sexuel en louant un vagin, un anus ou une bouche. Le prix est à débattre selon le nombre d’organes creux utilisés et la durée d’utilisation, le plus souvent inférieure à une heure et qui excède rarement une nuit. Mais le prix tient encore davantage compte de ce qui entoure les cavités et peut s’élever très haut si dans la luxure on a des goûts de luxe pour ce qui concerne l’objet désiré.

    Si des personnes désirent un enfant en étant dans l’incapacité de le faire elles-mêmes, dans nombre de pays, ils peuvent louer un utérus étranger pour en incuber un pendant une durée de 9 mois. Le prix de la location est évidemment en rapport avec la durée (fixe) mais surtout avec le service rendu qui ne se borne pas à la simple location, car la personne qui loue sa matrice doit également nourrir le fœtus et assurer sa sécurité afin que le résultat final soit conforme aux espérances du ou des bailleurs.

    Il est à noter que les pays qui permettent, comme un progrès, la gestation rémunérée pour autrui, le plus souvent dans un cadre bien organisée et dont les organisateurs touchent leur part au passage, luttent également contre la prostitution et ceux qui l’exploitent. Mais évidemment, on ne peut pas mettre sur le même plan l’exploitation de la femme pour satisfaire le désir sexuel d’un individu et celle qui permet d’assouvir le désir d’enfant. Certes, dans les deux cas la femme prête son corps contre argent (nous ne parlons pas du don) et pour satisfaire un désir égoïste, mais un enfant, c’est tout de même autre chose qu’un orgasme, encore que le premier peut naître du second.

    Mais sauver une vie est au-dessus du plaisir sexuel et plus altruiste que le plaisir de posséder un enfant. Ce serait un geste digne de rémunération, alors pourquoi ne pas permettre aux pauvres de vendre un rein à ceux qui ont les moyens d’en acheter un pour sauver leur peau ? Chacun n’est-il pas libre de disposer de son corps ? Voyons, ce serait indigne. Qui parle de dignité ?

    « Exposition Toulouse-LautrecL’Etat ne doit-il pas garantir la liberté d’expression ? »

  • Commentaires

    1
    Jeudi 31 Octobre à 21:28

    Oui mais, les pauvres loueuses de ventres ne touche pas tout le prix de la location, les entremetteurs par contre s'en mettent plein les poches!

      • Jeudi 31 Octobre à 23:16

        Ce sont des entreprises et les organisateurs sont bien sûr rémunérés pour leur labeur.

    2
    Jeudi 31 Octobre à 22:46

    Je vous trouve bien timoré... Pourquoi s'arrêter à "un rein", alors que des Organisations Non Gouvernementales caritatives pourraient négocier le prix d'un "cœur-poumon" appartenant à un membre d'une famille nécessiteuse dans le besoin pour assurer provisoirement la subsistance et le confort du reste de la famille ? 

    Ah... j'arrive trop tard...?

                            

     intello...! ?

     

      • Jeudi 31 Octobre à 23:19

        Vous avez le sens du sacrifice.

    3
    Souris donc
    Vendredi 1er Novembre à 08:22

    En ces temps lugubres de Jour des Morts suivi de la Toussaint, les JT (encore ce matin sur Radio Classique) nous parlent des cimetières saturés, des problèmes posés par les concessions à perpétuité, des alternatives plus écolos...

    Personne n'envisage de nous expliquer comment "donner son corps à la science". Quand j'ai parlé de ça en famille, ils ont poussé les hauts cris, car ce serait permettre aux carabins de sa marrer. Personnellement, je m'en fous, que les carabins s'amusent en se jetant dessus mutuellement mes organes.

      • Vendredi 1er Novembre à 08:40

        Sauf qu'à ma connaissance les carabins ne se jettent pas mutuellement les organes d'un mort en salle de dissection. J'ignore même si les étudiants viennent encore en salle de dissection comme je le faisais en 2ème année.

      • Souris donc
        Vendredi 1er Novembre à 08:47

        Que dans l'amphithéâtre, le macchabée tsoin tsoin permette au carabin confronté à la mort de se défouler ne me choque pas. Les vers sont encore plus irrespectueux.

      • Vendredi 1er Novembre à 08:50

        Les organes sont très salissants.

    4
    Samedi 2 Novembre à 14:13

    Vendre un rein est, je pense, de moins en moins nécessaire depuis cette (excellente) loi qui fait de nous tous des donneurs d'organes (après décès dûment constaté). 

    Je me demande même s'il n'y aurait pas possibilité légale, pour une personne se sachant condamnée, de vendre un de ses organes en... VIAGER !  smile 

      • Samedi 2 Novembre à 14:20

        Le viager est une idée intéressante. Mais le viager implique que les organes prévisibles ne sont pas en excellent état.

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