• Les Français restent cartésiens…Et c’est dommage

    Ce matin, j’ai entendu sur les ondes que seuls Mme Hidalgo et Mr Mélenchon échapperaient à l’impopularité. Triste constat.

    Mme Hidalgo, sans doute en raison de l’obtention des JO pour Paris, ce qui amènera beaucoup d’ennuis pour les Parisiens et beaucoup de dépenses en ces temps où l’on proclame la nécessité de faire des économies. La grande rareté des villes candidates pour organiser la chose aurait dû mettre la puce à l’oreille de nos édiles dont la fierté me paraît plutôt usurpée. Mais que ne ferait-on pas pour que le coq gaulois continue à chanter même juché sur un tas de fumier, et pour faire dans la foulée avancer son ambition.

    La maire de Paris qui, pour combattre la pollution, immobilise les voitures, moteur au ralenti, pousse les Parisiens (ceux qui ont encore des jambes pour pédaler) à faire du vélo, le nez près des tuyaux d’échappement des voitures à l’arrêt, ou à prendre le métro où règne une pollution deux fois plus importante que dans les rues de la capitale. Le rêve de Mme Hidalgo est de faire de Paris un parc d’attraction pour oisifs, de préférence sur rollers ou skateboards.

    Les JO seront une manifestation festive de grande ampleur mais qui risque de devenir particulièrement polluante et étouffante, les rames du métro aux heures de pointe devraient déjà disposer aujourd’hui, comme dans les avions, de masques à oxygène en cas de pressurisation excessive[1] . Je n’ose imaginer la compression pendant les JO.

    Mélenchon, l’insoumis autoproclamé dans un des pays les plus libres de la planète, qui vit aux crochets de la République depuis des décennies en demandant aux autres de « dégager », reste populaire par sa tchatche comme le furent Robespierre jusqu’au coup de pistolet qui lui brisa la mâchoire et les chavistes du Venezuela jusqu’au manque préoccupant de papier hygiénique.

    Que ces deux personnalités butées, confites dans l’idéologie, restent populaires montrent bien que les Français sont irrémédiablement cartésiens (Voir : « C’est la faute à Descartes »), privilégiant les principes, leurs déductions et la théorie (qui devient de l’idéologie en politique) à l’expérience, la pratique et le pragmatisme.

     

    [1] Ce matin j’ai pris la ligne 13, encastré dans des corps pour lesquels je n’avais aucune affinité.

    « L’ambiguïté du chatL'exposition David Hockney »

  • Commentaires

    1
    Mardi 19 Septembre à 18:11

    Coucou Doc

    Mme Hidalgo, tout comme Valérie Pécresse d'ailleurs, ont tendance à croire que Paris et la banlieue de la capitale forment le nombril de la France. Les JO, mais on s'en fiche, et de toute façon, ce sont tous les français qui paieront.

    Mais quelle idée aussi de prendre la ligne 13, l'une des plus fréquentées du métro parisien !

    Quant à Mélenchon, il plane complètement le pauvre homme. Il devrait la mettre en veilleuse, puisque s'il avait été élu président, il avait annoncé ne faire qu'un quinquennat. La mégalomanie le guette !

    Pas chaud dans l'ouest de la France et en ce moment un ciel bien chargé. Bonne soirée l'ami.

      • Mardi 19 Septembre à 18:54

        Je sais, la ligne 13 a beaucoup de succès, sans doute à cause de la chaleur humaine qui s'en dégage, comme le montre l'excellent dessin.

    2
    Souris donc
    Mardi 19 Septembre à 21:30

    Lire Notre-Drame de Paris.

      • Mardi 19 Septembre à 23:20

        Et la photo ubuesque : le quai divisé en deux avec 1 cycliste sur 2 voies et des dizaines de voitures en file indienne sur 1 seule voie. cool

    3
    Mercredi 20 Septembre à 11:15

    Quand je pense que je râle parce que je dois faire un détour pour aller "à la ville" à cause de travaux... Mme Hidalgo et Mélenchon, même combat : moi je et rien que moi je ! 

      • Mercredi 20 Septembre à 15:24

        Le dégagisme a des lacunes regrettables.

    4
    Mercredi 20 Septembre à 17:28

    On ne peut que plaindre les Parisiens et les habitants des autres villes qui devront supporter ce barnum. Et les contribuables.

    J'ai entendu ce matin que Mélenchon était revenu de la Réunion en classe "affaires" et que le reste de la délégation insoumise avait voyagé, comme l'a dit le spiqueur en rigolant "dans la soute".

      • Mercredi 20 Septembre à 17:32

        Insoumis, ma non troppo.

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