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Laissez-les partir !

Publié le par Dr WO

Hier, les députés ont adopté le projet de loi de « lutte contre le terrorisme » avec interdiction de sortie du territoire des ressortissants français, assortie d’une confiscation du passeport et de la carte d’identité pour toute personne soupçonnée de vouloir partir mener le djihad.

D’abord, il faut appeler les choses par leur nom, il ne s’agit pas d’une « lutte contre le terrorisme », mais d’une lutte contre l’islamisme. Les coupeurs de têtes font partie de l’Islam, ils s’en revendiquent avec une force suffisamment démonstrative pour leur concéder cette appartenance.

Ensuite, pourquoi ne pas les laisser partir ? Pourquoi s’opposer (certes, faiblement) au désir de ces néophytes de rejoindre le paradis des martyrs ? Il faut bien que jeunesse trépasse. Mais le drame est qu’ils ne pourront pas être tous élus. Beaucoup reviendront, soit un peu lassés de la monotonie du découpage de têtes, soit avec l’espoir de découper un jour des têtes dans les lieux de leur enfance dont ils ont, comme chacun, la nostalgie.

La question n’est pas de les laisser partir ou non, le problème est de les laisser revenir, ce qui leur permet de raconter leurs exploits autour d’eux en toute liberté, et de recruter d’autres adeptes fanatiques. L’islamisme ayant déclaré la guerre à tout ce qui n’est pas l’Islam, et même à la partie de l’Islam qui ne lui convient pas, ceux qui reviennent sont des ennemis de la République Française, et étant Français eux-mêmes ce sont des traîtres à la patrie. Quel est le sort que l’on réserve à ceux qui sont passés à l’ennemi en pleine guerre ?

Comme le déni est la forme habituelle de gouvernance, cette guerre est niée tout en envoyant pacifiquement nos avions bombarder les colonnes de l’ennemi qui comportent dans leurs effectifs de 1000 à 3000 ressortissants français.

Si ces traîtres ont la malchance de revenir, ils subiront la redoutable torture d’être surveillés de temps à autre. La récente loi montre bien que l’on ne plaisante pas avec ces choses.

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Pauvre Mélenchon

Publié le par Dr WO

Pauvre Mélenchon

Images tirées du Point du 18/08/14

 

Pauvre Mélenchon réduit à s’acoquiner avec Jérôme Kerviel pour illustrer son anticapitalisme, jusqu’à comparer sa propre attitude à celle de Jaurès lors de l’affaire Dreyfus.

Pauvre Mélenchon faisant quasiment la bise à cet ancien trader mégalomane plus que douteux, faussaire et manipulateur, qui serait à l’origine d’une perte pour la collectivité de la bagatelle de 1,7 milliard d’euros.

Pauvre Mélenchon éprouvant le besoin d’inviter à la fête de l'Huma ce personnage suffisamment habile pour devenir médiatique en raison même de l’étendue de son échec, jouant au pseudo rebelle en réclamant une meilleure régulation de la finance alors qu’il a passé son temps à la contourner, coupable jouant à la victime, car s’il a lamentablement échoué dans ses prétentions, il aurait été pleinement heureux si son jeu avec l’argent des autres lui avait rapporté la prime qu’il espérait de la part de la Société générale.

Pauvre Mélenchon s’alignant sur l’Eglise pour pardonner au pécheur repenti son péché capital.

Pauvre justice qui se croit obligée de mettre à la cheville de Kerviel un bracelet électronique qui ne sert strictement à rien dans son cas, ses déplacements étant amplement médiatisés, et une fuite étant pour lui sans intérêt. Un bracelet qui n’empêcherait aucunement cet ancien trader de jouer avec l’argent des autres si ce jeu lui était à nouveau proposé.

 

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Si eux aussi nous quittent !

Publié le par Dr WO

Si eux aussi nous quittent.En tant que Français, je suis vexé, je me sens même un peu méprisé. Voilà des années que l’on voit une coagulation d’Africains dans la ville de Calais, venant le plus souvent d’Erythrée. Ils ont traversé au péril de leur vie une partie de l’Afrique et la Méditerranée. Les survivants ont mis le pied en Europe, ils ont traversé notre beau pays en lui accordant à peine un regard (mais il n’est pas certain qu’ils aient eu le loisir de le regarder) pour aboutir enfin à Calais avec la volonté farouche de traverser la Manche et rejoindre l’Angleterre, multipliant les tentatives sans se lasser, et en prenant des risques à chaque fois.

Si eux aussi nous quittent.Pourquoi ce mépris pour la France alors que nous avons un Etat-Providence bien meilleur que celui d’Albion ? Pourquoi préférer les Anglais alors que nous sommes si sympathiques et que le climat est plus agréable en France qu’en Grande-Bretagne ? Il n’est pas beau notre pays avec ses 350 fromages ? Les allocations et l’assistance médicale d’Etat ne sont-elles pas suffisantes ? Mais non, ils sont constamment plus d’un millier à vouloir quitter notre sol en s’introduisant en catimini dans les transports en partance pour les îles britanniques. Souvent découverts et rejetés, ils recommenceront le lendemain, avec l’idée fixe de nous quitter à tout prix.

Vous ne trouvez pas ça vexant ? On va si mal que ça ?

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Se vouer aux seins

Publié le par Dr WO

Se vouer aux seins

Accusées d’avoir détérioré une cloche de Notre-Dame lors de leur prestation à l’intérieur de la cathédrale pour fêter à leur manière la démission de Benoît XVI, les Femen ont été relaxées le 10 septembre dernier en l’absence de certitude sur leur responsabilité (elles avaient pris soin d’entourer leurs bâtons de feutrine).

Comme d’habitude, ces féministes n’avaient pas hésité à utiliser leur arme favorite : leurs seins dénudés, supports de leurs slogans.

Une question se pose : pendant combien de temps ces femmes pourront-elles encore exhiber leurs seins sans faire fuir les spectateurs ? On sait, en effet, que la destinée du sein soumis à la pesanteur et à l’âge est de tomber. Ces dames amoureuses du naturel devront-elles se plier à la chirurgie esthétique ou recruter de nouvelles adeptes aux armes encore percutantes ?

Cependant, il existe un espoir pour le groupe actuel de conserver sa force de frappe, justement parce qu’il a une prédilection à se promener les seins nus.

Depuis 1997, le professeur Jean-Denis Rouillon, médecin du sport, a soumis plus de 300 femmes au test du triangle de Buffon (la distance entre les pointes des tétons et le nombril), avec et sans soutien-gorge et il a présenté ses conclusions, il quelques temps, lors d’un colloque à l'Université de Franche-Comté à Besançon. Je vous les livre :

"Le soutien-gorge fabrique ou aggrave la ptose, c'est-à-dire la chute du sein (physiologique avec l'âge). Les femmes qui ont arrêté de mettre un soutien-gorge ont constaté un bénéfice. Le sein a tendance à remonter sur la cage thoracique, à se raffermir et surtout l'angle des mamelons regarde plus vers le haut… contrairement à ce que l'on croit, les femmes ont le choix. Il n'est pas dangereux d'arrêter de mettre un soutien-gorge, bien au contraire, même pour les fortes poitrines ".

Les seins des Femen ont donc encore de beaux jours devant eux et continueront à orner leurs manifestations en répandant le lait de la discorde.

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Phobie administrative

Publié le par Dr WO

Phobie administrative

Mr Thévenoud, l’ex et fugace secrétaire d’Etat, socialiste dans l’âme (mais pas au niveau du portefeuille) a omis de déclarer ses revenus, et même pendant un temps de payer un loyer, en avouant pour sa défense être administratophobe. Comme on le voit, Mr Thévenoud n’a pas mâché ses mots, et n’a pas hésité à étaler ses convictions nauséabondes dans les médias. Alors, puisque les masques tombent, puisque les langues se libèrent, puisque de telles idées sournoises osent s’exprimer au grand jour, il serait temps de lutter contre cette administratophobie qui ne se cache plus, et qui risque, si l’on n’y prend pas garde, de se répandre dans la population comme une traînée de poudre à sécher.

Tout d’abord en prenant la mesure du phénomène en créant un observatoire de l’administratophobie, et ensuite en mettant sur pied un comité de lutte contre une telle dérive, car si cette phobie gagnait toutes les couches de la société, le tissu social risquerait de se déchirer, et le « vivre ensemble » deviendrait impossible.

Il serait à craindre que les administrés finissent par s’opposer violemment à l’administration, que dans leur folle phobie ils ne se livrent à un autodafé des formulaires, lettres, rappels, mises en demeure, convocations et autres billets doux. Des attentats ne seraient pas à exclure, les martyrs de l’administration pourraient faire exploser leur stylo dans les salles d’attente ou s’enchaîner aux grilles des guichets devant les fonctionnaires terrorisés, en bloquant la queue des administratophiles attendant amoureusement d’être baisés à leur tour.

Euh... Des administratophiles, ça existe ?

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Médecins et germes

Publié le par Dr WO

Nombre de médecins et de personnel infirmier ont été touchés et certains sont morts en donnant leurs soins aux malades atteints par le virus Ebola lors de l'épidémie actuelle qui sévit en Afrique de l'Ouest. L'histoire montre que confronté aux maladies infectieuses, le corps de santé n'a pas hésité à prendre des risques et parfois avec témérité

Lors des épidémies peu de médecins ont déserté.

« Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble » (Eugène Ionesco)[1]. En cas d’épidémie, Hippocrate conseillait de  fuir le plus tôt possible, aller le plus loin possible et revenir le plus tard possible. Boccace dans le Décaméron écrivait en 1352 pendant la deuxième  pandémie de peste « …le frère quittait le frère, l’oncle son neveu, souvent la femme son mari.[…] Même le père et la mère avaient peur de veiller leurs enfants. ». Les rois donnèrent l’exemple : Charles V et Henri III quittèrent Paris, François 1er s’enfuit d’Anjou. Bordeaux dût, pendant la peste de 1585, se dispenser de son maire, Montaigne, qui avait omis de rejoindre sa ville. Par contre la plupart des médecins, des apothicaires et des prêtres, firent face et subirent de lourdes pertes, encore que le célèbre Sydenham quitta Londres pendant la peste de 1665, expliquant qu’il suivait sa clientèle.

Beaucoup de médecins ont risqué leur vie pour sauver celle des autres.
 
Ce fût le cas de Joaquin Albarran. Cet urologue français était un Cubain qui avait fait ses études en Espagne. Bachelier à 13 ans, médecin à 17, il vient à Paris, apprend le français, recommence la médecine et 4 ans plus tard est major de l’Internat des hôpitaux. D’une trempe peu commune, Albarran sauve un enfant atteint par le croup en aspirant avec la bouche les membranes qui obstruent la canule trachéale ; il contracte la diphtérie et lors d’une autre garde, seul médecin, en proie à l’asphyxie, il se fait une trachéotomie devant une glace que tient un infirmier. Professeur d’urologie en 1906 il meurt de tuberculose six ans plus tard, à 51 ans.

Fais sur toi-même ce que tu ne veux pas faire aux autres.

Certains médecins ont recherché sur eux-mêmes la preuve de leurs hypothèses.
L’ apostrophe du plus grand chirurgien du XVIIIe siècle, l’Ecossais John Hunter, fondateur de la chirurgie expérimentale, à Jenner (découvreur du vaccin contre la variole), est restée célèbre : «  pourquoi penser ? Faites l’expérience». Appliquant son principe à lui-même, persuadé qu’un même organe ne pouvait être atteint par deux maladies, et donc qu’un homme présentant une urétrite ne pouvait avoir et la chaude-pisse et la vérole, il s’inocula du pus urétral d’un patient qui avait les deux, guérit de l’urétrite mais mourut d’un aortite syphilitique, convaincu d’avoir raison.
Certains eurent de la chance. Clot Bey s’inocula du sang puis du pus d’un bubon de pestiféré et n’eût pas la peste. Foy voulant prouver que le choléra n’était pas contagieux s’inocula du sang de malades, goûta de leur vomi et resta indemne.
L’Allemand Max von Pettenkoffer prétendit montrer en 1892 que le vibrion cholérique peut provoquer la maladie sans être suffisant, en avalant en public un ml d’une culture provenant des selles d’un malade mourant du choléra et il en resta presque indemne[2]. Il est vrai, comme le remarquent Petr Skrabanek et James McCormick[3] que cette auto-expérimentation révélait peut-être chez cet éminent épidémiologiste une pulsion de mort qui s’est concrétisée neuf ans après par son suicide.
Certains eurent moins de chance, même si en se rendant malades ils apportèrent la preuve de leur sagacité.
En 1885 l’étudiant en médecine Carrion mourût de la fièvre de Oroya (bartonellose) après s’être inoculé le broyat d’un nodule cutanée, démontrant par sa mort que la forme septicémique et la forme cutanée appartenaient à la même maladie
En 1900, à Cuba, les américains James Caroll et Jesse Lazear se font piquer par des moustiques vecteurs de la fièvre jaune, pour confirmer la découverte du cubain Carlos Finlay y de Barres. Caroll, sévèrement atteint, obtint la confirmation de la théorie du moustique alors qu’auparavant d’autres médecins avaient tenté en vain d’être malade en avalant des vomissements ou en s’inoculant du sérum ou de la salive.
En 1922, S. Koino ingère 2000 œufs d’ascaris embryonnés, eût une atteinte pulmonaire sévère et retrouva des larves dans sa salive. Le fils de P. Manson à Londres se fit piquer par des moustiques porteurs de paludisme qu’on lui avait fait parvenir de Rome et en fût atteint.
En 1933, à l’institut Pasteur de Tananarive, Georges Girard et J. Robic inventèrent un vaccin contre la peste utilisant un bacille vivant atténué , qu’ils essayèrent d’abord sur eux-mêmes et leur équipe, alors qu’il n’existait encore aucun traitement curatif de la maladie…
                                                                                
Peut-être était-ce plus la passion de la découverte et la passion de convaincre qu’un altruisme véritable qui poussaient ces médecins à prouver dangereusement sur eux-mêmes la véracité de leurs hypothèses. Freud « considérait la passion scientifique comme l’élaboration aboutie de la curiosité de l’enfant qui veut établir la vérité sur la différence entre les sexes et les mystères de la conception et de la naissance »[4]. A présent que cette vérité est révélée très tôt à l’enfant, la passion scientifique jusqu’à s’autodétruire a heureusement disparu.
 
_______________________________________________________________________
[1] La cantatrice chauve, scène I
[2] En fait, d’après François Delaporte (Dictionnaire de la pensée médicale) il avait déjà eu le choléra en 1854 et il ingéra la culture la plus ancienne et la moins virulente envoyée par Koch. Pettenkofer eut une récidive peu grave, mais son élève Emmerich qui participa à l’expérience faillit en mourir.
[3] Idées folles, idées fausses en médecine, éd Odile Jacob 1992
[4] Peter Gay, Freud, une vie, éd Hachette 1991.
 
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Mondialisation

Publié le par Dr WO

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Analyse pour les nuls

Publié le par Dr WO

 

Le journal en ligne Slate.fr fait état d’un article paru dans le New York Times et dont l’auteur est un certain Slavoj Zizek qui serait à la fois philosophe et psychanalyste. Il se livre avec témérité à l’analyse à distance (et on comprend pourquoi) des motivations, de l’état d’esprit, et de la psychologie profonde des milliers de membres de « l’Etat islamique » dont la gestation et l’accouchement à cheval sur la Syrie et l’Irak se révèlent particulièrement sanglants.

Pour Zizek «Les soit-disant fondamentalistes de l'EI sont une insulte au véritable fondamentalisme ». Les « vrais fondamentalistes », comme les bouddhistes tibétains ou les Amish aux Etats-Unis, éprouvent «une absence de ressentiment et d’envie, une profonde indifférence envers le mode de vie des non-croyants» et bien entendu aucune violence à leur égard. Le vrai fondamentalisme serait pour le philosophe-psychanalyste l’indice d’une foi religieuse profonde barrage à toute agressivité envers les autres.

Il me semble que le fondamentalisme n’est ni vrai, ni faux : tous les fidèles d’une religion, quelle que soit la profondeur de leur foi, sont fondamentalistes. Ils se réfèrent à des textes fondamentaux qu’ils considèrent comme sacrés. Ils sont par essence conservateurs, mais ils ne sont pas tous intégristes, c’est à dire opposés à toute évolution, partisans de l’application intégrale des textes fondamentaux alors qu’ils sont le reflet d’une époque ancienne, et persuadés d’être les détenteurs de la seule vérité. Dire que les « vrais fondamentalistes » de la plupart des religions ne cherchent pas ou n’ont pas cherché à convertir les autres, au besoin par la force, me semble d’une grande naïveté ou d’une méconnaissance de l’histoire.

Zizek, révèle sa face de psychanalyste en déclarant : «Les terroristes pseudo-fondamentalistes sont profondément dérangés, intrigués et fascinés par la vie de péché des non-croyants. On voit bien que lorsqu'ils luttent contre l’Autre dépravé, c'est en fait contre leur propre tentation qu'ils luttent».

Pour le philosophe-psychanalyste, la violence extrême de l’Etat islamique est le signe d’une sorte de complexe d’infériorité par rapport à une certaine image occidentale de la réussite, qui comprend le luxe, le consumérisme (illustré par la photo du leader de l’EI portant une montre suisse clinquante), les femmes et le pouvoir. Un manque de sérénité du à l’absence de foi véritable, une instabilité, une susceptibilité qui conduiraient les membres de l’EI à la violence. Bref, ils sont « mal dans leur peau » et jaloux.

Une analyse un peu superficielle du haut de la supériorité occidentale, mais qui n’est peut-être pas fausse pour nombre de recrues ne trouvant pas leur place dans la société occidentale, et qui, en se raccrochant à ces bandes armées, acquièrent un mode de vie ou de mort, même s’ils connaissent mal cette religion pour laquelle ils vont tuer ou être tués, comme le montre l’arrestation récente de deux candidats au djihad de nationalité anglaise qui, avant d’aller se battre en Syrie, avaient commandé L’Islam pour les nuls et le Coran pour les nuls.

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David et Goliath

Publié le par Dr WO

Ce tableau (David avec la tête de Goliath) exposé au Musée du Louvre a été peint, au début du XVIIème, par Guido Reni. Ce peintre aurait été un personnage compliqué à la fois pieux, mystique, et grand amateur des jeux de hasard. Il aurait eu quelques problèmes intimes et serait mort vierge (Marc Fumaroli).

Quoi qu'il en soit, je trouve ce tableau intriguant, un peu bizarre. David dans une attitude de dandy désinvolte, à peine intéressé par cette grosse tête qu'il tient par les cheveux. Attitude plutôt maniérée avec un souci d'élégance, et une esquisse de moue dédaigneuse en regardant cette monstrueuse tête de Goliath comme pour choisir l'étoffe d'un habit. 

Quel contraste avec le tableau du Titien !

Titien "David et Goliath"

 
DAVID, GOLIATH ET LE CIEL
 
Et David se tourna vers le ciel
Les deux mains en prière vers les nues
Et demanda à l’Eternel :
« L’ai-je bien descendu ? »
 
A cheval sur le bras puissant de Goliath
Colosse renversé à la tête tranchée
Au milieu d’une flaque écarlate
« L’ai-je bien décapité ? »
Demanda encore le berger
 
Et le ciel resta silencieux
Mais qui se tait consent
Alors David remercia les cieux
Faisant du Tout Puissant
Son allié victorieux
 
Il regarda la tête qui semblait dormir
Et le tronçon rouge du cou béant
Du ciel il avait accompli le désir
 
Le silence du peuple des cieux
Permet de lui faire dire
Tout ce que l’on veut


Paul Obraska
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Le verbe

Publié le par Dr WO

Le verbe

Dessin de Tom (Amsterdam)

Quand on lit les articles des journalistes étrangers et notamment ceux des pays européens ou lorsqu’on les écoute à propos de la vie politique française, ce qui semble les frapper le plus est l’importance donnée dans les débats à l’idéologie. Ils s’étonnent que le débat serve plus à s’affronter en restant sur des positions dogmatiques et inconciliables qu’à trouver des points d’accord permettant d’avancer et de sortir des situations difficiles.

Dans l’esprit des idéologues, le pragmatisme est un gros mot. Au lieu de tenter de sortir de la merde, beaucoup préfèrent y patauger pour rester dans la chaleur des idées toutes faites, ce qu’ils appellent des convictions, et peu importe si celles-ci sont inapplicables. L’idéologie peut même pousser l’idéologue à refuser de parler à l’autre, d’emblée considéré comme un ennemi puisqu’il n’a pas les mêmes idées que vous.

De ce fait, étiqueter devient plus important qu’agir. Dans une récente émission télévisée, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé que « le Parti socialiste ne sera pas social-libéral ! » et a estimé que son parti avait "un problème de doctrine" et devait "inventer un nouveau progressisme". Donc apparemment, pour cet homme politique le problème essentiel n’est pas de réduire le chômage, de permettre de vivre décemment de son travail et en sécurité, mais de définir une idéologie et de porter une étiquette, clefs fondamentales des solutions.

De la même façon, l’étiquette appliquée à une personne est une marque indélébile qui peut la rendre d’emblée suspecte, et même condamnable, avant de pouvoir juger de ses actions. Le cas exemplaire est celui d’Emmanuel Macron, récemment nommé ministre de l’Economie dans le gouvernement socialiste, et considéré d’emblée comme un « social-traître » parce qu’il a travaillé dans une banque, et donc collaboré avec l’ennemi. On pourrait aussi logiquement penser que pour s’occuper d’économie, il est préférable de connaître la finance, et qu’un ancien cadre d’une banque (que l’on traite avec mépris de banquier comme si la banque lui appartenait) est probablement plus compétent que ces politiques dont la seule profession qu’ils connaissent est de faire de la politique, et qui, pour la plupart, n’ont jamais mis un pied dans une entreprise alors qu’ils prétendent réglementer son fonctionnement.

Si tout a commencé avec le verbe, en cas d’abus, tout risque également de finir avec lui.

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Humeur

Publié le par Dr WO

Le mois d’août se meurt. Une fin attendue, pâle et humide, il avait mauvaise mine à Paris. La ville s’est à peine vidée, les touristes sont venus combler les vides, la main sur le sac pour ne pas être volés. Le métro est resté bondé par une foule multicolore. Les femmes aux têtes voilées abondent dans les rames et les couloirs pour bien montrer qu’elles se soumettent à la même religion que les barbares coupeurs de têtes. Inutile, mesdames, de mettre un voile pour maintenir votre tête en place, dans la tradition du Moyen Âge, les femmes sont plus volontiers lapidées.

L’ours russe est pris de fringale face à une Europe tétanisée, et les sanctions glissent sur sa peau épaisse.

 En France, le seul parti politique en état de marche est le FN, mais il marche à reculons dans le monde d’avant-hier. Les autres se désintègrent. Le parti bonapartiste est à la recherche d’un chef, et court en tous sens comme un poulet décapité. Le parti socialiste se suicide, poignardé de la main gauche, ses attardés du siècle dernier en sont toujours à la lutte des classes, et d’autres hurlent à l’austérité quand l’Etat se retient (un peu) de dépenser de l’argent qu’il n’a pas. Les centristes à têtes multiples sont à la recherche de leur centre de gravité.

C’est bientôt la rentrée. Espérons que la bien jeune ministre de l’Education ne se sentira pas obligée d’ajouter une réforme aux autres. Le mieux à faire étant de foutre la paix aux enseignants en les laissant exercer leur métier qui est celui de transmettre leurs connaissances, lorsqu’ils en ont. Un point c’est tout.

 

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162. Une affaire fumeuse

Publié le par Dr WO

 

162. Une affaire fumeuseDepuis l’apparition de la e-cigarette (inhalateur électronique de nicotine), le nombre  d’amateurs augmente sans cesse, les magasins spécialisés fleurissent, l’industrie du tabac se gratte la tête, et montera sûrement en marche puisqu’ il y a du fric à récupérer.

Quant aux médecins : ils débattent. Beaucoup constatent que seule la e-cigarette a fait reculer le tabagisme : moins de tabac consommé, et efficacité bien plus grande que la prise de substituts à la nicotine qui étaient jusqu’à présent prescrits pour favoriser le sevrage tabagique. La e-cigarette, en effet, offre en plus de la nicotine (dont le taux peut être progressivement diminué), la gestuelle habituelle du fumeur.

Mais la e-cigarette est-elle dangereuse ? Tous les spécialistes s’accordent pour dire que la vapeur d’eau aromatisée dégagée est infiniment moins dangereuse que la fumée de tabac à la fois cancérigène et néfaste pour les artères. D’accord, disent ses opposants, mais elle est dangereuse. Comment ? Pourquoi ? On ne sait pas encore.

Récemment, L’AHA (American Heart Association) et le CDC (Center for disease Control) ont dénoncé l’utilisation de l’inhalateur, suivis par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui recommande d’interdire la vente des «inhalateurs électroniques de nicotine» aux mineurs et de prohiber leur usage dans les lieux publics fermés, au motif que « l’utilisation de ces dispositifs présente un danger grave pour l’adolescent et le fœtus ». Il est certain que la nicotine n’est pas recommandée à un âge précoce, et on veut bien les suivre sur ce point. Mais les experts de l’OMS soulignent que « les recommandations […] sont susceptibles de changer rapidement ». Le problème étant qu’« on ne disposera pas de données probantes sur l’association entre l’utilisation des inhalateurs électroniques de nicotine et [les maladies comme le cancer] avant plusieurs années, voire plusieurs décennies »

Autrement dit, ces experts ne savent rien mais n’hésitent pas à se prononcer, à éditer des recommandations et des interdits. Ils reconnaissent tout de même que c’est un outil de sevrage tabagique, mais en émettant le curieux bémol suivant : l’ignorance de l’importance de la réduction du risque. Mais la réduction existe donc, alors pourquoi dénoncer la chose ? Voilà des experts qui ne savent vraiment rien, et on peut se demander si l’industrie du tabac n’y est pas pour quelque chose dans leurs réticences. 

Cézanne : « L’homme à la pipe »

 

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Fissures

Publié le par Dr WO

 

« Quand on accorde des honneurs, on sait précisément ce que l’on donne ; mais, Fissuresquand on y joint le pouvoir, on ne peut dire à quel point il pourra être porté » (Montesquieu, Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence).

« Un pouvoir impunément bravé touche à sa ruine ». (Honoré de Balzac, La peau de chagrin).

« Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n’y a pas de politique possible avec la discussion en permanence » (Honoré de Balzac, Sur Catherine de Médicis).

 « Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les  choses avant qu’elles ne me quittent. » (Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, Désunion).

 

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Prévisions

Publié le par Dr WO

Prévisions

Raymond Aron parlait de la certitude des prévisions rétrospectives. Prévoir l’avenir à partir du présent, c’est s’exposer aux erreurs, et il est plus sûr de prévoir l’avenir du passé. Quelle que soit la matière, la prévision est un art périlleux mais qui séduit tous les experts. Leurs prévisions remplissent le cimetière des idées.

Les économistes se trompent souvent, ce qui n’est pas étonnant puisqu’ils appliquent doctement des schémas du passé ou du présent à un avenir dont les données ne seront plus les mêmes. A cet égard, l’impeccable raisonnement de Malthus de la fin du XVIIIe siècle sur la dramatique discordance entre la progression géométrique de la population et la progression arithmétique des ressources s’est révélé jusqu’à présent erroné car les données ultérieures à sa prévision se sont modifiées par rapport à celles du XVIIIème. Mais peut-être faut-il attendre pour que les prévisions malthusiennes se réalisent. Quand on prévoit la mort, on a toujours raison, que ce soit celle d’une personne, de la Terre ou du Soleil.

En matière politique ou géopolitique, le cours des évènements surprend souvent. Chateaubriand disait : « Presque toujours, en politique, le résultat est contraire à la prévision ». Les dangers prévus ne sont souvent pas ceux qui apparaissent et contre lesquels on se trouve alors dépourvus pour ne pas les avoir prévus ou les avoir négligés.

Dès qu’apparait un évènement imprévu, les médias se tournent vers des experts qui vont défiler à la queue leu leu sur les ondes et les écrans où ils vont débiter leur savoir, c'est-à-dire du passé, par lequel on leur demande de prédire l’avenir, alors qu’ils n’avaient pas prévu la survenue de l’évènement. Reste que le passé est la seule boule de cristal que nous ayons. Mais l’Histoire ne se répète pas en boucle, elle déraille.

La médecine n’a pas échappé pas aux prévisions erronées. En voici quelques-unes formulées par de grands noms et qui peuvent prêter à sourire, mais il est facile et injuste de juger le passé à partir du présent.

- La circulation est paradoxale, inutile, fausse, impossible, absurde et nuisible " [1] affirme à Paris, le Doyen Gui Patin lorsque l’Anglais William Harvey publie en 1628, à Francfort, après plus de vingt ans d’observations et d’expérimentations rigoureuses, sa théorie de la circulation.

- «  La chirurgie est parvenue au point de n’avoir presque plus rien à acquérir. » déclarait en toute simplicité un chirurgien parisien renommé, Jean Marjolin, en 1836.

- «  Eviter la douleur dans les opérations est une chimère qu’il n’est plus permis de poursuivre aujourd’hui » affirmait, en 1839, Alfred Velpeau, surnommé le Prince de la chirurgie, sept ans avant la première opération chirurgicale sous anesthésie générale.

- En 1878, Pasteur recommandait : «  Si j’avais l’honneur d’être chirurgien, pénétré comme je le suis des dangers auxquels les exposent les germes des microbes répandus à la surface de tous les objets, particulièrement dans les hôpitaux, non seulement je ne me servirais que d’instruments d’une propreté parfaite, mais après avoir nettoyé mes mains avec le plus grand soin […] je n’emploierais que de la charpie, des bandelettes, des éponges préalablement exposées dans un air porté à la température de 130° à 150°… »

A cela, le professeur Peter, à l’académie de Médecine, répondit la même année : « Ce sont là des curiosités d’histoire naturelle, intéressantes à coup sûr, mais à peu près de nul profit pour la médecine proprement dite, et qui ne valent ni le temps qu’on y passe, ni le bruit qu’on en fait. Après tant de si laborieuses recherches, il n’y aura rien de changé en médecine ; il n’y aura que quelques microbes de plus […] L’excuse de Monsieur Pasteur, c’est d’être un chimiste qui a voulu, inspiré par le désir d’être utile, réformer la médecine à laquelle il est totalement étranger[2]

- «  Une habile mystification » déclara Lord Kelvin, un des plus grands physiciens de la fin du XIXe siècle, lorsqu’on lui rapporta la découverte en 1895 des rayons X par l ‘Allemand Röntgen. 

L’ennui avec les experts c’est qu’ils savent beaucoup de choses, et l’esprit encombré par tout ce qu’ils savent ne leur permet pas toujours d’appréhender ce qu’ils ne savent pas. Ceci les amène souvent à rejeter ce qui ne fait pas partie de leur savoir pour ne pas encombrer davantage leur esprit.

Dessin de Geluck

[1] Cité par Bariéty et Coury, Histoire de la médecine

[2] Cité par J-M Galmiche, Hygiène et médecine

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Vol au-dessus des mers

Publié le par Dr WO

 

Vol au-dessus des mers

En arrivant au pouvoir en mai 2012, Hollande imposa une réduction des salaires des membres du gouvernement de 30% (A noter que Sarkozy s'était empressé d'augmenter largement le sien). Aujourd'hui le salaire mensuel brut (soumis aux divers impôts) serait pour le Président de la République et le Premier ministre d'environ 15000 € et celui des ministres d'environ 10000 €.

L'entrefilet ci-dessus est tiré du magazine "le Point" du 21 août 2014. Vous avez bien lu, cette ex-ministre du gouvernement Raffarin touchait depuis un an un salaire plus élevé que celui des plus hautes autorités de la République pour effectuer un travail spécial dont on peut se demander la nature et l'utilité. Je pense que les îles du Pacifique ne verront que du bénéfice à se dispenser de ses services hors de prix.  

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Le virus de l’ancien colonisé

Publié le par Dr WO

De tous temps, la survenue d’une épidémie à haute mortalité contre laquelle les médecins n’ont rien à proposer comme traitement en dehors des mesures de prophylaxie, la population menacée réagit toujours de la même façon : incompréhension, recherche de coupables ou de responsables, déversement de la peur sur un bouc émissaire, suspicion d’un complot qui permet une explication cohérente, bien que fantasmée, et la découverte du même coup du coupable et du bouc émissaire.

Ces réactions s’observent en Afrique de l’Ouest avec l’épidémie à virus Ebola. Récemment, un groupe armée de gourdins a « libéré » 17 malades mis en quarantaine à Westpoint au risque de propager la maladie, à commencer dans le groupe « libérateur », celui-ci niant la réalité de l’épidémie tout en accusant plus ou moins la Présidente du Libéria à laquelle il s’oppose.

Les Africains ne comprennent pas que l’on ne puisse pas enterrer les morts selon leurs rites et soutenir les parents endeuillés. Ils refusent de croire aux origines invoquées de la maladie (pour le moins confuses), ils ne comprennent pas pourquoi cette maladie habituellement circonscrite fait aujourd’hui tant morts, et que la médecine reste toujours impuissante malgré ses progrès.

Alors, ils se défient des occidentaux, et mettent en doute la sincérité des coopérants venus sur place pour les aider (à leurs risques et péril) mais qui ne sont, à leurs yeux, que les descendants des anciens colonisateurs. Un journaliste de Guinée écrit : « Lui [Alpha Condé] qui sait que, tout au début, les populations de certains villages de Guéckédou et de Macenta avaient montré de la résistance en s’attaquant à des agents de l’ONG Médecins sans frontières. Ne voulant pas passer pour un complice de ce que les populations assimilent davantage à une sorte "d’invention occidentale" destinée à les liquider ». Défiance renforcée par le fait que les premiers essais d’un traitement expérimental ont d’abord été appliqués sur des occidentaux.

Pour les anciens colonisés, le bouc émissaire qui va de soi est l’ancien colonisateur.

On raconte l’histoire suivante : après l’indépendance de son pays, un vieil Africain, devant la succession des dictateurs, les exactions, les règlements de compte ethniques qui l’ont souvent suivie, demande à son fils : « l’indépendance, ça va encore  durer longtemps ? ». On pourrait dire aujourd’hui qu’après plus d’un demi-siècle d’indépendance des pays africains : « la mentalité de colonisé, ça va encore durer longtemps ? ». N’avons-nous pas à domicile des gens qui se considèrent comme des « indigènes de la République » ?

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Ne vous frappez pas, laissez-nous ce soin

Publié le par Dr WO

Trois titres d’articles d’un journal médical en ligne (Egora) : 

Insécurité Encore un MG agressé devant ses patients

 

Insécurité Une MG agressée par un toxicomane pour un refus de prescription

 

Insécurité Un psychiatre reçoit 10 coups de couteau

 Jadis les praticiens étaient respectés et rarement victimes d’agression. L’assassinat du Pr. Pozzi en 1918 par un opéré de varicocèle, «  un malade mental qui attribue ses insuffisances à la chirurgie » était raconté aux étudiants comme un événement exceptionnel et instructif.

Cette dernière décennie a vu se multiplier les agressions contre les soignants. Appartenir au corps de santé, pourtant destiné à porter secours aux autres, est un statut qui ne protège plus des violences de ceux qui demandent de l’aide.

Je salue donc ici l’initiative d’un urgentiste de Limoges de former ses collègues hospitaliers à l’auto défense et au karaté. Il y a donc des individus qui méritent d’être soignés de cette façon.

Le promoteur de ce complément aux études médicales affirme cependant que « le but n’est pas de blesser le malade, mais d’apprendre les bons reflexes ». D’ailleurs, dans l’hypothèse où ces soins énergiques apportés au patient violent conduiraient à le blesser, l’équipe soignante et le matériel seraient sur place pour lui porter secours.

« D’abord ne pas nuire » aurait dit un certain Hippocrate[1]. Mais c’était avant.

Nous en sommes là.

 

Ne vous frappez pas, laissez-nous ce soin

 

Georges Bellows : « Stag at Sharkey’s »

 

[1] « Être utile ou du moins ne pas nuire », car le « Primum non nocere » peut être difficilement attribué au Grec Hippocrate qui ne connaissait sans doute pas le latin et s’exprimait en ionien

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Cette obscure transparence qui tombe des députés

Publié le par Dr WO

 

Cette obscure transparence qui tombe des députés

 

Il s’agit- parmi bien d’autres du même acabit - de la déclaration d’intérêt d’un député, rédigée par ses soins, restée manuscrite, et consultable en format PDF sur le site de la HATVP (Haute autorité de la Transparence de la vie publique).

Source : article de Samuel Laurent (Le Monde.fr).

 

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Nouvelles de l'espace

Publié le par Dr WO

 

Nouvelles de l'espace

 

Le lancement de la Vierge le 15 août fut un succès, et sa mise sur orbite autour de la Divine Station Spatiale,  une réussite. Nous reproduisons ici la première photo diffusée par l'ADV (Agence Du Vatican), et que l'on doit à Francesco Albani, de la sortie des cosmonautes de la Station pour effectuer la dernière phase de l'opération : l'introduction de la Vierge dans le sas de la SOC (Station Orbitale Céleste). On voit nettement que quatre d'entre eux l'entourent, nantis de leur équipement dorsal,  pour la faire pénétrer.

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Présence médiatique de l’absence

Publié le par Dr WO

Les hommes et les femmes politiques pourraient aisément remplacer le « Je pense, donc je suis » par : « On parle de moi, donc je suis ». Bien sûr, dans notre société médiatisée cette formule peut s’appliquer à d’autres catégories de la population, et même à certains individus « ordinaires » qui cherchent à se faire connaître par tous les moyens, y compris les plus stupides ou les plus dangereux, par le biais des réseaux sociaux. Les politiciens, pour exister, recherchent la complicité des médias, peaufinent des petites phrases pour accrocher l’audience, et s’introduisent où ils peuvent pour montrer leur bobine.

Un cas exemplaire est celui de Sarkozy dont on n’arrête pas de parler depuis sa défaite électorale. Le « reviendra, reviendra pas » et le « j’y vais ou j’y vais pas » font couler beaucoup d’encre dans les journaux et les magazines depuis son départ.

« Le Canard enchaîné » (13/08/14) rapporte l’analyse d’un parlementaire (dans le « Figaro » du 7/08/14) : « Sarkozy explique qu’il n’a pas le choix, mais qu’il n’a pas choisi, qu’il a un devoir mais qu’il n’a pas pris sa décision. Qu’il va revenir alors qu’il n’est jamais parti. Que voulez-vous que l’on commente ? ».

Depuis son départ, les médias ont suivi Sarkozy à la trace : bicyclette, scooter, conférences, concerts de sa dulcinée, goûts littéraires etc…C’est à dire qu’ils ont rapporté fidèlement des non-évènements, sans aucun intérêt pour le pays, uniquement pour faire de la copie, et maintenir l’existence publique de l’ancien président par le biais de sa vie privée, alors qu’il n’y a rien à dire sur lui puisqu’il n’a fait jusqu’à présent aucune déclaration significative et exposé aucun projet.

Comme les politiciens n’ont pas grand-chose à dire, et comme l’on devine aisément ce qu’ils vont déclarer, pour appliquer le principe : « on parle de moi, donc je suis », ils sont amenés à se montrer dans d’autres domaines que la politique, ce qui conduit à une « pipolisation » de la vie politique : où je vis, avec qui je suis, ce que je fais, ce que j’aime…Photos et articles sans intérêt sur leur personnalité, et même participation à des jeux télévisés où ils cherchent à se montrer sous un jour sympathique avec la simplicité du voisin qui vient boire l’apéro dans votre foyer.

Certes, le récit du rien tient une bonne place dans les médias, mais l’inverse est plus fâcheux : l’absence de récit sur des évènements existants, et qui de ce fait n’ont pas d’existence à nos yeux, et deviennent pour nous des non-évènements. A côté de la présence médiatique de l’absence, il peut exister une absence médiatique de la présence. Mais le pire est la présence médiatique d’un évènement fabriqué de toutes pièces, et qui devient existant à nos yeux, et ce rien entraînera des réactions du public ou même des gouvernements qui seront à leur tour médiatisées en raison de leur présence.

 

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Le poids des amours

Publié le par Dr WO

 

Le poids des amours

 

Depuis 2008, les couples amoureux ont pris l’habitude de fixer des « cadenas d’amour » sur le grillage (lorsqu’il existe) des parapets des ponts de Paris, et de jeter la clef dans la Seine pour marquer symboliquement l’indéfectibilité de leur union. La conséquence est que les ponts risquent de mal supporter le poids de ces amours. Un pan du grillage du pont des Arts s’est d’ailleurs effondré en juin dernier apparemment plus fragile que les sentiments de fer exprimés par ces couples.

A partir du 11 août, la mairie de Paris compte inciter les couples à remplacer les cadenas par des selfies, les couples se photographiant sur le pont et diffusant cette photo mémorable de leur amour sur un site spécialement créé pour l’occasion : lovewithoutlocks.paris.fr – ou sur Twitter, avec le mot-dièse #lovewithoutlocks. La mairie envisage également de supprimer les grillages. Radical mais plus efficace.

Ce qui m’intrigue, c’est que l’on puisse symboliser un amour par un cadenas, symbole d’enfermement, de lien que l’on ne peut rompre même si l’on désire se libérer, la clef jeté dans la Seine la rendant introuvable. Cadenas et clef évoquent la ceinture de chasteté du Moyen Âge. Envisager l’amour comme une prison est déjà mauvais signe. On rejoint ici le mariage catholique : l’union jusqu’à la mort et l’interdiction du divorce. A l’époque où nous vivons, où la moitié des couples se séparent lorsqu’ils sont mariés, où beaucoup ne se lient même pas par le mariage, la pose de ces cadenas me semble plus tenir du jeu que de la passion.

Quant à se photographier soi-même, en couple, c’est plutôt sympathique. Par contre le besoin égocentrique de montrer ses bobines accouplées au monde entier semble oublier que pour vivre heureux, il faut vivre cachés. (voir l’ article précédent « Selfies »)

 

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Selfies

Publié le par Dr WO

Je trouve déprimante la mode qui consiste à se photographier soi-même – ce que permet, et en toute circonstance, le téléphone portable, organe inévitable qui fait maintenant partie de l’organisme de chaque individu - puis à l’envoyer sur les réseaux dits sociaux afin que chacun sur la planète puisse contempler la pauvre tronche ou la fesse rebondie de nombrilistes patentés.

Ces selfies, plus joliment dénommés « egoportraits » au Québec, sont l’indice d’une étrange satisfaction de soi ou peut-être d’une misère d’être. J’hésite. C’est un exhibitionnisme du vide qui s’apparente à celui du pervers qui prend plaisir à ouvrir son imperméable dans la rue pour montrer son sexe aux enfants qui passent. Le vide égocentrique est parfois entouré d’un évènement que le « selfieur » tient à photographier, non pas pour l’évènement lui-même, mais pour montrer qu’il y était.

Si les selfies sont une manière de certifier au monde, mais de façon fugace et ridicule, que l’on existe quelle que soit sa médiocrité, les peintres, eux, ont laissé par leurs autoportraits la trace d’eux-mêmes, de leur talent ou de leur génie, à travers les siècles.

A cet égard, c’est peut-être Rembrandt qui nous a offert le plus d’autoportraits exécutés à tous les âges de sa vie et dont je reproduis ici quelques uns :

A 24 et 23 ans :

 

 

Selfies

Selfies

 

A 34 ans :

 

Selfies

 

A 44 ans :

 

Selfies

 

A 54 ans :

 

Selfies

 

A 63 ans, l’année de sa mort :

 

Selfies

 

Mais l’autoportrait le plus terrible que je connaisse est celui de Picasso qui date de 1972, l’année qui précède celle de sa mort :

 

Selfies

 

Publié dans Rembrandt, Selfies

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Croissance et décroissance

Publié le par Dr WO

Quand on parle de croissance et de décroissance, c’est immédiatement à l’économie que l’on pense. Le monde est dominé par les impératifs économiques, bien qu’ils soient aujourd’hui mâtinés d’une dose toxique de religion. Tous les pays s’essoufflent à rechercher la croissance comme les chevaliers de la Table ronde à la recherche du Graal. Certains écologiques prônent au contraire la décroissance pour économiser les ressources de la planète.

Non, mon propos n’est aucunement économique, il serait plutôt onéreux. Quand je parle de croissance, je songe pudiquement à celui du sexe masculin. Je viens d’apprendre (Atlantico.fr) que 15414 opérations d’agrandissement du pénis ont été effectuées à travers le monde (de 3 à 6 cm pour la longueur et éventuellement de 2 à 3 cm pour le diamètre).

Et c’est là que je retombe sur mes pieds en rejoignant l’économie : c’est l’Allemagne qui arrive en tête pour la croissance phallique puisqu’une opération d’agrandissement du pénis sur cinq a été réalisée outre-Rhin, la somme à débourser s’élevant à 9600 €. Le Venezuela et l’Espagne, puis le Mexique et la Colombie arrivent derrière, l’Iran est en dixième position. Mystère : la France n’est pas citée dans le classement de l’étude publiée par « International Society of Aesthetic Plastic Surgeons ». Les Français sont-ils satisfaits de leurs attributs ou ont-ils renoncé à toute croissance ?

Parlons maintenant de décroissance. Que mes frères masculins ne s’inquiètent pas, il ne s’agit pas d’amputer un appendice auquel ils sont très attachés. La décroissance dont je veux parler concerne le sexe féminin ou plus précisément de ses lèvres. Un groupe britannique de chirurgie esthétique a révélé que le nombre de demande de labiaplastie a progressé de 45% au cours des quatre dernières années. « Ainsi, [en Grande-Bretagne] 3 500 interventions visant à remodeler le dessin des lèvres vaginales sont désormais réalisées chaque année, dont 1 150 concernent des jeunes femmes de 18 à 24 ans ». Cette tendance existe également aux USA.

Les prétendues imperfections de ces lèvres paraissent plus visibles avec la mode de l’épilation intégrale. Les perfectionnistes recherchent l’esthétique vulvaire des très jeunes filles ou s’inspirent de modèles révélés par les films pornographiques. Comme toute décroissance, celle-ci n’est pas sans risque car outre des infections possibles, des douleurs lors des rapports peuvent parfois gâcher le plaisir de la contemplation.

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Salut l’artiste !

Publié le par Dr WO

Gaston Flosse est président et sénateur de la Polynésie. Il a toujours été élu malgré ses malversations connues de tous et notamment de ses électeurs. Cette fois il est condamné en cassation et devrait donc se démettre de tous ses mandats.

La manœuvre suivante montre à quel point le bonhomme est habile : il sollicite la grâce présidentielle. Il est peu probable qu’il l’obtienne, mais une demande de grâce nécessite une instruction qui suspend l’exécution de la décision. Et pendant le temps de l’instruction, Gaston continuera à percevoir les émoluments attachés à ses fonctions, c'est-à-dire la modique somme de 20000 € par mois !

On peut s’étonner qu’un individu aussi visiblement malhonnête ait été régulièrement réélu. Mais ce n’est pas le seul, et sans doute est-il habile dans d’autres domaines et notamment dans celui à satisfaire sa clientèle. Ce qui m’étonne, pour ma part, est l’appétit d’argent dont fait preuve ce vieillard dont les années à vivre sont comptées.

Dessin de Geluck

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29 bis. Dieu et les maladies

Publié le par Dr WO

Devant la progression de la maladie au virus Ebola en Afrique de l'Ouest, la présidence libérienne a décrété "Trois jours de jeûne et de prière de mercredi à vendredi de 6h à 18 h pour implorer la protection divine contre l'épidémie"

Devant l'impuissance humaine, la démarche habituelle des croyants est de se tourner vers Dieu pour appeler son intervention. Mais la question qui se pose est : pourquoi un Dieu tout puissant permet-il que des maladies viennent décimer ses créatures ? Les religions interprètent les épidémies soit comme une épreuve, soit comme une punition. Cette idée de maladie-punition était omniprésente dans le passé, notamment dans la chrétienté où l'Homme est né coupable. Mais cette conception reste encore vivace de nos jours.  

 Un Tireur d'élite

Dans l'Iliade, pour punir Agamemnon d'avoir enlevé la fille d'un prêtre et refusé de la rendre, les flèches d'Apollon frappent le camp grec et répandent une épidémie.

Saint Grégoire parle de flèches tombant sur Rome pendant la première pandémie de peste du VIe siècle

La peste du XIVe siècle tua près de la moitié de la population de l'Europe. Touchant tous les milieux sans distinction de rang ou de fortune, elle a semblé longtemps être l'expression du courroux divin. Des flèches venant du ciel et touchant l'homme, symbolisaient la maladie envoyée comme punition divine. Au XVème, des tableaux représentant les hommes frappés par cette maladie montrent des flèches atteignant l'aine ou l'aisselle, là où apparaissent les bubons. Dieu lançant des traits fût par la suite remplacé par un intermédiaire plus anonyme : la Mort  troquant sa faux contre un arc et des flèches et entraînant les pestiférés dans une danse macabre. La maladie comme punition divine lui donnait un caractère cosmique expliquant l'impuissance des médecins face aux forces surnaturelles.

 Tous coupables

Tous les moyens étaient recherchés pour amadouer le Ciel : prières, processions, pénitences et flagellations. Lors de la peste du XIVème, des centaines d'hommes et de femmes venant d'Aix-la-Chapelle exécutaient jusqu'à épuisement une danse de Saint Guy sur la place publique, et allaient de ville en ville : Cologne, Metz et Erfurt, entraînant les spectateurs dans leurs convulsions frénétiques. La Confrérie de la Croix arrivant de Hongrie, traversait l'Europe, les frères tête couverte et yeux baissés, portaient des costumes sombres avec une grande croix rouge sur la poitrine. Ils exécutaient en public, deux fois par jour, des flagellations avec des fouets à triples lanières terminées par des pointes de fer. Leur venue était annoncée par des sonneries de cloches. La compagnie continuait sa tournée de ville en ville à moins que la peste de la décime.  Ces démonstrations impressionnantes étaient toutes inefficaces. Les hommes d'Eglise s'efforçaient de déterminer le péché responsable. Il variait selon les pays. On incriminait l'impiété, l'opéra ou le théâtre ou les habits trop voyants ou les longs souliers pointus, attribuant à Dieu des préoccupations pour le moins frivoles.

Curieusement dans la conception religieuse de la maladie, c'est toujours  Dieu qui punit pour le péché et le diable n'intervient que pour la maladie mentale. Satan offre plutôt la santé et la jeunesse contre l'âme. L'âme serait-elle pathogène ?


"La procession des flagellants" de Goya

 Des malades au bûcher

Pour se préserver de la lèpre pourtant peu contagieuse, les moyens ont été parfois radicaux. La crécelle permettait aux lépreux de signaler leur présence afin que l'on s'en écartât.  Les religions, prêtres et fidèles, considéraient également la lèpre comme une punition divine. Au XIVe siècle, les lépreux, accusés d'avoir empoisonné les puits, ont été exterminés. En 1321, restée dans les mémoires comme l'année de la crémation des lépreux, l'archevêque de Lyon en fit brûler un grand nombre.  Le roi Philippe V le long en profita pour confisquer leurs biens. Au XVIe siècle, alors que la lèpre devenait plus rare, certains se faisaient passer pour lépreux afin de ne pas travailler et ne pas payer d'impôts. Quelques établissements devinrent des lieux de vices et d'orgies transformant les bordes (cabanes de lépreux) en bordels[1].

Des malades soumis aux châtiments corporels

A la fin du XVe siècle apparaît brusquement la grande vérole lors de l'invasion de l'Italie par Charles VIII. Elle se répand à grande vitesse et ravage toute la planète, comme la pandémie de sida actuelle. On n'en connaît absolument pas l'origine,  chaque peuple en accusant un autre, mal français pour les Italiens, mal napolitain pour les Français, mal des Francs pour les Arabes, mal portugais pour les Chinois, mal chinois pour les Japonais et mal des Indiens d'Amérique pour beaucoup, sans la moindre preuve, uniquement parce que l'épidémie est contemporaine du voyage de Christophe Colomb.

 C'est l'Italien Jérôme Fracastor qui identifie la vérole, la baptise syphilis, affirme la contagion par voie sexuelle et conseille  le mercure qui restera le seul traitement jusqu'au XXe siècle.

Les malades ont été longtemps dénoncés, isolés, stigmatisés, culpabilisés et parfois punis. A Bicêtre, ceux que l'on estimait coupables étaient flagellés. Dès 1496 les étrangers atteints devaient quitter Paris sous peine de pendaison, les syphilitiques devaient quitter Edimbourg sous peine d'être marqués au fer rouge, et sous Louis XIV les prostituées trouvées dans la ville de Versailles risquaient de perdre leurs oreilles.

Avec la pénicilline la maladie semblait vaincue car un traitement précoce la guérit sans séquelle. Depuis 2000 la syphilis est de retour, favorisée par la multiplication des partenaires et l'abandon du préservatif.

Régulation divine de la démographie

La croyance dans l'intervention de l'Au-delà dans la maladie n'est pas l'apanage du Moyen-Age. La transmission du choléra se faisant par l'eau, les aliments souillés, et le contact manuel avec le porteur du vibrion cholérique de Koch, elle atteint de préférence les pauvres vivant nombreux dans des espaces étroits. Lors de l'épidémie de 1832 à Paris, certains dirent qu'il s'agissait d'une divine providence, permettant d'absorber l'excédent de population par rapport aux moyens d'existence.

La maladie reste une punition

De nos jours, lorsque l'avortement était clandestin, certains considéraient que la mort d'une avortée était une juste punition, et on n'a pas manqué d'affirmer que la pandémie du sida était une punition divine frappant les tenants de la libération sexuelle. Dans l'esprit de tous et même dans celui des médecins, ne pense-t-on pas implicitement que les maladies provoquées par l'alcool, le tabac, les drogues punissent ceux qui se sont rendus coupables d'avoir cédé à leurs penchants. Inversement, combien de malades ne comprennent pas qu'ils puissent l'être, ne s'étant livrés à aucun écart et commis aucune faute, ayant suivi la prévention ou le traitement à la lettre et ressentent la maladie comme une punition injuste, d'autant plus injuste que le voisin intempérant reste, lui, en bonne santé.


[1] W. Hansen et J.Freney, Bulletin de la Sté Française de microbiologie, fév 2003

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Vigilance

Publié le par Dr WO

L’épidémie la plus grave de la maladie à virus Ebola progresse actuellement en Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone, Libéria). Le risque que cette épidémie touche la France est faible. Néanmoins, il n’existe actuellement aucune restriction pour les voyages vers les pays où sévit l’épidémie et au retour.

Récemment Mme Touraine a déclaré : “La France a les moyens de faire face à Ebola mais doit être vigilante”. Soyons vigilants.

Comme il n’existe aujourd’hui aucun vaccin et aucun traitement contre cette maladie, dont la mortalité peut atteindre les 100%, les moyens dont parle sans doute la ministre de la Santé ne peuvent se borner qu’à des mesures prophylactiques visant à limiter la contagion en isolant les malades, et à éviter d’entrer en contact avec leurs matières organiques et leurs fluides corporels.

Actuellement pour les voyages aériens les précautions prises visent essentiellement à dépister les personnes déjà atteintes, soit au depart, soit pendant le vol, Air France ayant équipé leurs avions du materiel nécessaire pour assurer la prophylaxie de la maladie.

Fort bien. Mais un vol depuis les zones épidémiques ne dure que quelques heures, or la Fièvre hémorragique à Ebola a une durée d’incubation qui peut varier de 2 à 21 jours (4 à 9 jours en moyenne). Un porteur du virus peut donc n’avoir aucun signe de la maladie pendant le voyage et le transmettre ultérieurement à son entourage une fois la maladie declarée. Mais c’est vrai que nous avons les moyens d’éviter qu’elle ne se répande et attendre que la maladie s’éteigne avec les malades (ce qui a été le cas des épidémies antérieures).

Certaines compagnies aériennes ont préféré supprimer leurs vols vers l’Afrique de l’Ouest. Les lâches.

Publié dans Ebola

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Les replis de la mémoire

Publié le par Dr WO

Les replis de la mémoire

Si la deuxième guerre mondiale fut en Europe une nécessité pour abattre le nazisme et le fascisme imposés par la folie de quelques hommes, la première fut une boucherie parfaitement inutile. Les commémorations se succèdent. S’il est important que leurs descendants rendent hommage à la mémoire des sacrifiés sur l’autel de l’aveuglement des dirigeants et de la bêtise des généraux de l’époque, commémorer à répétition les évènements désastreux de la « Grande Guerre » tient du masochisme.

Hier ce fut la commémoration de l’assassinat de l’archiduc d’Autriche-Hongrie à Sarajevo, motif avancé du conflit, aujourd’hui celle de l’invasion de la Belgique par le Allemands. Sur l’invitation du roi des Belges douze chefs d’Etat – dont Hollande - sont attendus à Liège pour « fêter » ce désastre.

Que l’on fête une victoire ou la fin d’une guerre est justifié, mais pourquoi les échecs et les défaites ? L’histoire de l’Europe est riche de ces évènements, et il est à craindre que les hommes ou les femmes d’Etat soient amenés dans l’avenir à passer plus de temps à commémorer qu’à gouverner. Hollande montre l’exemple, et semble se complaire dans ce rôle passéiste où il ne prend guère de risques.

L’Europe ressasse son histoire jusqu’à la nausée. C’est un indice inquiétant : elle est plus tournée vers le passé que vers l’avenir. L’Europe est vieille et fatiguée et comme les vieillards elle vit plus dans le passé que dans le présent, et ne se projette plus guère vers l’avenir. A cet égard, la France semble être la plus percluse. De commémoration solennelle en commémoration solennelle, elle traîne solennellement son passé comme un boulet, et ancienne puissance coloniale, ses anciennes colonies vont finir par la digérer.

René Magritte : « Mémoire »

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PARALLELES

Publié le par Dr WO

 

Parallèles

 

Solitude des parallèles alignées

Cheminant chacune de son côté

Sans jamais se rencontrer

Comme deux jumelles fâchées

 

Peut-être qu’avec patience

Au bout de l’espace sans fin

Au bout de leur persévérance

Se rencontreront-elles enfin

Mais quand elles se croiseront

Ce sera dans l’infini leur fin

Par l’étreinte de l’intersection

 

J’ai toujours été captivé par les lignes parallèles. Ces lignes qui fuient devant vous en se perdant dans l’horizon lorsqu’elles sont rectilignes. Certaines meurent dans la mer, celles qui bordent les chemins meurent avec eux. Les rails peuvent épouser d’autres rails au gré des aiguillages, mais finissent par mourir dans les gares toujours séparés.

Un jour un enfant en regardant les rails du haut d’un pont m’a demandé quand et où ces lignes de fer se toucheront. Lui aussi était captivé par les parallèles. Je lui ai répondu : « jamais ».

Pour les géomètres les lignes parallèles se rejoignent à l’infini. C’est une promesse invérifiable. Une croyance. Et comme je ne suis pas croyant, je lui ai répondu : « jamais ».

Sans doute ai-je eu tort. La perspective nous donne l’illusion de leur union au lointain, mais ce n’est qu’une illusion d’optique. Par contre,  les mathématiciens et les physiciens d’aujourd’hui trouvent la géométrie Euclidienne bien étroite, et ne se contentent plus des trois misérables dimensions qui encadrent notre vie. Et je ne sais pas si les parallèles ne se rejoignent pas dans le monde des particules. Dans ce monde dont nous sommes intimement faits et pourtant si étrange et si mystérieux : là où on peut être et ne pas être, ou être deux choses à la fois, ou être à deux endroits différents au même moment.

Alors ne dis jamais jamais.

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Accablement

Publié le par Dr WO

Accablement

J’ai sorti cette photo que j’avais prise il y a quelques années dans le sud-ouest de la France pour ressentir pendant quelques instants un sentiment de paix.

Le monde semble se déglinguer de façon bizarre. Plus la technologie progresse, plus les forces obscures surgissent du passé. L’Histoire marche à reculons mais après avoir prélevé dans le XXIème siècle ses trouvailles sophistiquées.

Les guerres de religions que l’on pensait démodées refleurissent dans le monde. L’Islam radical veut s’imposer par la violence dans chaque pays où il se trouve, et éradiquer les autres religions dans une « guerre sainte », effroyable oxymore surgi de l’époque des croisades. Des hommes du Moyen Âge armés de missiles et téléphones portables à l’oreille coupent les têtes au sabre et indiquent par une marque la maison des chrétiens de Mossoul.

Des nationalistes forcenés font exploser un avion civil volant à dix mille mètres d’altitude comme on abat un oiseau à la chasse, prouesse de demeurés à qui on a confié un engin de mort sophistiqué.

Un pays attaqué écrase un lambeau de terre sous les bombes et les missiles sans atteindre vraiment ceux qui l’attaquent, cachés parmi les civils transformés de force en martyrs. Dieu reconnaîtra les siens. Le sang versé des innocents exposé aux yeux du monde est la réplique la plus efficace des fanatiques impuissants.

L’ancestral « mort aux juifs » retentit à nouveau dans les rues de Paris. Il n’a jamais cessé de retentir en Europe, même lorsqu’il n’y avait plus grand monde à tuer.

L’Histoire marche à reculons ou peut-être ne fait-elle que du sur place, les barbares ne l’ont jamais quittée, mais ils sont mieux armés.

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LA TRICOTEUSE

Publié le par Dr WO

 

LA TRICOTEUSE

 

Une maille à l’endroit, une maille à l’envers

Tête penchée, visage serein

Les fines aiguilles entre les doigts fins

Une pensée à l’endroit, une pensée à l’envers

La femme au pull-over rouge rêve

 

Elle démaille sa vie encore brève

Un souvenir à l’endroit, un regret à l’envers

Peut-être celui d’anciennes amours

Et les doigts se croisent et courent

Pendant que défilent les souvenirs

 

Le tricot sort peu à peu de ses mains

Et elle tricote à présent son avenir

En suivant le fil des jours incertains

Un désir à l’endroit, une crainte à l’envers

Est-ce la pensée de l’enfant à venir ?

Le visage lisse est nimbé de lumière

 

Paul Obraska

Moïse Kisling : « La femme au pull-over rouge »

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La manifestation oubliée

Publié le par Dr WO

« L'Observatoire syrien des droits de l'homme a dénoncé vendredi le "massacre" d'au moins 90 personnes la veille par les djihadistes de l'État islamique (EI) lors de la prise d'un champ gazier à Homs dans le centre de la Syrie. "Les exécutions sommaires de combattants ou de civils sont un crime de guerre, quelle que soit la partie qui les commet dans le conflit. Ce sont des prisonniers de guerre et ils ne doivent pas être exécutés", a affirmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "L'État islamique a commis un nombre incalculable de crimes de guerre", a-t-il ajouté […]. Une vidéo, prise par les djihadistes de l'EI sur le champ gazier et distribuée sur YouTube, montre des dizaines de corps, certains semblant avoir reçu une balle dans la tête, d'autres étant mutilés, gisant dans le site désertique. L'un des djihadistes frappe avec sa chaussure la tête d'un cadavre ». (Le Point.fr).

Nous attendons une manifestation des musulmans de Paris pour protester contre ces crimes à nouveau perpétrés par des musulmans contre d’autres musulmans.

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Pétards

Publié le par Dr WO

 

Pétards

 

14 juillet. J’entends l’explosion des pétards lancés par quelques jeunes gens. Je me suis toujours demandé quel était le plaisir que pouvait retirer un lanceur de pétard. Le bruit sans doute, comme celui qu’éprouve le motard qui fait hurler sa machine sans nécessité. Du bruit pour rien, une façon d’exprimer sa connerie. Et ça continue. Ils ne se lassent pas de ce jeu débile comme un succédané de guerre. Il arrive même qu’ils blessent un passant, ce qui est regrettable, ou qu’ils se blessent eux-mêmes, ce qui est bien fait.

Dessin de Geluck

 

Publié dans 14 juillet, Pétards

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L’état infantile pour tous

Publié le par Dr WO

« Selon Le Figaro, la ministre de la justice veut également « pousser au maximum le principe de l’« excuse de minorité », qui prévoit une justice spécifique et des peines allégées pour les mineurs. Le projet propose « d’étendre les prérogatives du juge des enfants dans le suivi des jeunes majeurs de 18 à 21 ans », selon le document préparatoire cité par le quotidien. » (Le Monde.fr, le 12/07/14).

On reconnait bien là la pusillanimité du gouvernement, car pourquoi limiter « l’excuse de minorité » jusqu’à 21 ans ? Et pourquoi pas jusqu’à 30 ans ou 40 ans ou même jusqu’à l’âge de la retraite ? Car à quoi reconnait-on un enfant ?

Si l’on se réfère à la taille et à la force physique, dès la fin de la puberté un mineur acquiert rapidement la taille et la force d’un adulte avec de surcroît plus de souplesse et de vélocité, et à 21 ans on peut devenir une armoire à glace capable de vous étrangler d’une seule main. La corpulence semblant croître de génération en génération, les adultes finissent aujourd’hui par paraître les enfants de leurs descendants mineurs.

L’état infantile est un état d’esprit et un comportement : une immaturité avec un sens des responsabilités limité, un sens moral qui reste à acquérir, une opposition à l’autorité, le désir d’obtenir ce qui plait en utilisant les moyens à disposition comme la colère ou même le vol, une tendance à la violence qui s’exprime fréquemment dans les cours des écoles…

Il me semble que beaucoup de délinquants ont un comportement semblable quel que soit leur âge, et restent infantiles, sinon débiles jusqu’à la tombe ou jusqu’à la prison où pendant leur séjour une conversion possible donnera un sens à leur vie ou à leur mort sans pour autant entamer leur débilité et avec le risque de l’accroître.

L’infantilité étant moins déterminée par l’âge que par le comportement, la plupart des délinquants (surtout les « petits », qualificatif adapté) dont l’immaturité est évidente devraient comparaître sans limitation d’âge devant les juges des enfants. Si l’on dit communément qu’il n’y a plus d’enfants, on peut aussi constater qu’il y a de moins en moins d’adultes, et il serait juste dans ces conditions de revendiquer l’état infantile pour tous et l’excuse pour chacun.

 

Publié dans enfants, Justice

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161. l’interrupteur de la conscience.

Publié le par Dr WO

Des chercheurs français (Inserm) et américains (université George Washington, Washington, USA) semblent avoir découvert la zone du cerveau dont la stimulation provoque le passage de la conscience à l’inconscience. C’est en tentant de traiter une patiente atteinte d’une épilepsie par stimulation cérébrale par des électrodes, en stimulant le claustrum, fine bande de matière grise (dont la particularité est d’être en relation étroite avec presque toutes les régions du cortex), ils se sont aperçus qu’elle perdait progressivement conscience, celle-ci a été récupérée après arrêt de la stimulation mais sans aucun souvenir de ce qui s’était passé. La patiente ne s’est pas endormie, elle est restée vigile, mais sans interagir avec le monde extérieur. Abolition de la conscience-expérience, de l’expérience vécue et de la conscience de soi.

La conscience consisterait en l'intégration de l'activité des différentes parties du cerveau, rassemblant toutes nos perceptions pour n'en faire qu'une seule et unique expérience. Ce rôle de centralisation et d’intégration pourrait donc être rempli par le claustrum.

 

161. l’interrupteur de la conscience.

 

Je note cependant ce paradoxe que c’est en stimulant cette zone qui serait le « chef d’orchestre » de la conscience que l’on provoque justement l’inverse, c'est-à-dire l’inconscience, probablement en perturbant par la stimulation électrique la synchronisation des régions du cerveau impliqués dans la conscience. Le claustrum, plus que son siège ne pourrait être qu’un «interrupteur » de la conscience.

Christoph Koch, l'un des auteurs de cette étude (parue dans la revue Epilepsy & Behavior et rapportée par Sciences et Avenir) s'enthousiasme de cette découverte :"Au final, en sachant comment la conscience est créée et quelles parties du cerveau sont impliquées, nous pourrions déterminer quels êtres sont doués de conscience et lesquels ne le sont pas. Les robots l'ont-ils ? Les foetus ? Les chats, les chiens et les vers de terre ? ».

J’avoue que cet enthousiasme me laisse perplexe (mais c’est lui le spécialiste). Les robots sont jusqu’à présent dépourvus de cerveau et donc de claustrum. J’ignore si les animaux ont une « conscience de soi », mais ils ont sûrement une conscience-expérience, une intégration de leurs perceptions qui les met en relation avec le monde extérieur et leur permet d’agir et de réagir, même pour le ver de terre qui veille à sa survie. Et je suppose que ce chercheur n’a ni chien, ni chat.

Publié dans claustrum, Conscience

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Le Derby du Président

Publié le par Dr WO

Le Derby du Président

Il serait étonnant que les bookmakers britanniques, qui organisent des paris sur tout et n’importe quoi, ne s’intéressent pas un jour ou l’autre au Derby du Président où sera sans doute engagé l’étalon Sarko après avoir été mis à un repos relatif à la suite de son rejet par les turfistes. Il ne s’agit pas cette fois d’une course en terrain plat mais d’une course d’obstacles. Les juges du parcours ont donné un nom à chacun des obstacles qui lui sont réservés : « écoutes », « sondages de l’Elysée », « Bygmalion », « comptes de campagne » (où il avait déjà chuté), « Tapie », « Libye », « Karachi », un nouvel obstacle du nom de « fisc » pourrait être ajouté par les organisateurs.

Les parieurs devraient également tenir compte des autres handicaps qui pèsent sur cet animal politique : il sort d’une défaite, sa course précédente n’a pas été d’une grande efficacité malgré une énergie apparente mais dépensée en pure perte, et il a ruiné son staff par ses extravagances. Une partie de ses compagnons d’écurie préfèrerait qu’il se dispense de prendre le départ et aimeraient le remplacer. Toutefois, il conserve des fans qui continuent à l’encourager, en lui pardonnant tout, malgré ses échecs, ses ruades et son agitation.

En admettant que cet étalon, monté par Carla, puisse franchir les obstacles sans chuter, pourra-t-il gagner la course ? Les parieurs devraient alors tenir compte de ses adversaires en lice. Son principal concurrent éventuel : le « Hollandais à terre », parait mal parti car il est maladroit dans les courbes qu’il a du mal à redresser, et s’avère un peu trop léger en terrain lourd. Ainsi Sarko pourrait très bien se retrouver seul contre l’outsider Marine, or c’est une pouliche dont les œillères surdimensionnées risquent de l’égarer sur une piste désaffectée.

On voit que les parieurs ont de quoi hésiter. Ils ne sont pas à l’abri d’une surprise et les surprises ne vont pas manquer.

Magritte : « le jockey perdu »

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Idolâtrie

Publié le par Dr WO

Idolâtrie

On sait que le pape s’est élevé récemment contre les méfaits de la mafia en Italie en déclarant que les mafieux mériteraient d’être excommuniés. Il semble bien que la parole du chef de l’Eglise catholique n’est guère de retentissement sur ses ouailles qui estiment plus prudent d’honorer les chefs mafieux et de prouver leur allégeance aux parrains du crime avec lequel ils sont confrontés quotidiennement. Le pape est loin, le parrain est un voisin.

« Le Quotidien de la Calabre » rapporte (article traduit par le « Courrier international ») que le 2 juillet dernier, au cours d’une procession où l’on promenait la statue de la Vierge dans les rues d’un village de Calabre, le cortège, prêtres et conseil municipal en tête, s’est arrêté une trentaine de secondes devant la maison où est assigné à résidence le patron de la mafia local (la « Ndrangheta) et les porteurs ont incliné la statue en son honneur, témoignant ainsi « d’une soumission collective et d’une reconnaissance sociale de la pègre » (une centaine d’assassinats, dont certains d’une particulière cruauté, ont été recensés dans cette bourgade calabraise en mars 2012).

Les participants de la procession qui, comme chaque année, aéraient la statue de la mère de Dieu, se sont étonnés de voir les carabiniers, furieux, quitter le cortège, d’autant plus que son chef avait demandé au préalable de ne pas faire halte.

Mgr Nunzio Galantino, évêque de Cassano allo Ionio et secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, a réagi au sujet de la procession d’Oppido Mamertina : "La Vierge ne s’incline pas devant la pègre. Ceux qui ont fait s’incliner la Vierge l’ont obligée à un geste que la mère de Dieu n’aurait jamais commis. C’est la statue qui s’est inclinée, et non la Vierge". Il fallait le préciser.

Publié dans Italie, mafia, Procession, Vierge

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Un problème dont on ne peut s’exonérer

Publié le par Dr WO

Dans le monde actuel les choses qui paraissaient les plus évidentes, et qui semblaient ne souffrir aucune discussion, sont susceptibles d’être remises en question. C’est ainsi que la différence des sexes sur laquelle se fonde notre espèce et qui permet sa perpétuation se couvre d’un flou artistique dont nous n’avons pas encore appréhendé toutes les conséquences possibles.

Une des conséquences commence à apparaître : faut-il séparer les toilettes des hommes de celles des femmes ? Ce n’est pas un problème secondaire sur lequel, avec une légèreté coupable, nous pourrions tirer la chasse d’eau, et passer notre chemin en laissant une pièce à la gardienne des lieux, car comme vous l’avez remarqué, ces lieux sont presque toujours gardés et nettoyés par une femme. Mais je glisserai sans insister sur cette inégalité flagrante entre les sexes.

Pour montrer l’acuité de cette question, je vous demande d’imaginer l’embarras d’un travesti ayant conservé les attributs de son sexe mais avec l’apparence du sexe opposé : dans quelles toilettes doit-il (elle) se rendre ? Et pour les personnes dont le sexe est indéterminé (X) ? Et ne parlons pas des hermaphrodites. On ne peut que plaindre leur hésitation légitime, une hésitation qui, si elle se prolonge, risque d’avoir une fin catastrophique. Vous le comprendrez aisément, plus qu’une question d’hygiène, il s’agit là d’une question existentielle à ne pas traiter par-dessous la jambe.

Enfin, puisque l’on parle de promouvoir l’égalité des sexes en commençant dès la fin de l’allaitement ou du biberon, qu’en est-il de l’égalité devant les toilettes ? Je vous le demande en votre âme et conscience. Les hommes ne font habituellement pas la queue pour se rendre aux WC, alors que les femmes se bousculent et souffrent pendant un temps cruel avant de pouvoir enfin y accéder. Seules des toilettes communes permettraient de résoudre cette inégalité scandaleuse et sur laquelle devraient se pencher nos édiles démocratiques. Que le droit à se retenir soit le même pour tous !

Illustration tirée de « WCmania »

 

Un problème dont ne peut s’exonérer

 

 

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De l’intérêt du casque

Publié le par Dr WO

 

De l’intérêt du casque

 

Ce charmant bambin affublé d’un casque n’est pas un footballeur américain en herbe ou un conducteur ayant troqué sa poussette pour une moto. Non, ses parents lui ont offert ce couvre-chef de belle allure pour prévenir ou traiter les déformations de son crâne mou provoquées par la position couchée sur le dos (1 nourrisson sur 5 dans les premiers mois).

Ce bambin le porte fièrement 23 heures sur 24 pendant 6 à 12 mois ! Et il fait partie des 1 à 2% de ses congénères qui, en Hollande, sont ainsi équipés. En est-il fier et heureux ? Il est resté muet sur ce point, mais le port du casque peut provoquer une irritation cutanée, une plus grande transpiration qui parfume le casque, sans exclure d’éventuelles douleurs. Bien que ce traitement soit onéreux (1401 € à casquer), les parents semblent plutôt satisfaits du résultat ne serait-ce que parce qu’ils sont moins anxieux.

C’est le constat d’une étude néerlandaise récente parue dans le BMJ qui a cependant montré que le résultat du casque sur l’aérodynamique du crâne n’est guère différent de celui obtenu par l’évolution naturelle. Les auteurs de l’étude en concluent que le port du casque pour les nourrissons dont le crâne s’avère un peu trop élastique ne devrait pas être obligatoire.

 

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Explication

Publié le par Dr WO

 

Explication

 

Les médias nous font avaler du ballon rond jusqu’à l’étouffement. Les images télévisées montrent avec gourmandise les réactions des supporters lorsque leur équipe marque un but et, bien sûr, lorsqu’elle gagne.

Je trouve ces réactions hystériques, bestiales et même effrayantes. Hurlements, contorsions, visages grimaçants, bouche ouverte, peinturlurés aux couleurs nationales, danses frénétiques de possédés. Bref, un étalage de laideur provoqué par la joie.

La qualification de l’équipe d’Algérie a été suivie par des actes de violence et de vandalisme dans les grandes villes françaises, alors qu’à Alger la foule massée devant un grand écran s’est contentée de manifester sa joie lorsque son équipe a marqué un but en lançant des fumigènes et quelques pétards de feux d’artifice.

Certes, les quelques franco-algériens interrogés ont désapprouvé les casseurs et l’un d’eux a déclaré : « L’Algérie est ma mère et la France ma belle-mère ». Tout s’explique.

 

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1914

Publié le par Dr WO

1914

L’archiduc d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand a été assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914 par le Serbe Gavrilo Princip. Cet assassinat a été le détonateur de la première guerre mondiale, grande boucherie devant l’Eternel. Les conditions imposées à l’Allemagne après l’arrêt de ce premier conflit ont sans doute favorisé la survenue de la deuxième guerre mondiale qui a envoyé dans l’Au-delà plusieurs dizaines de millions d’êtres humains en laissant l’Europe dans un triste état. Cette deuxième guerre mondiale a permis de montrer qu’il suffit de quelques individus pour entraîner un peuple de grande culture dans la barbarie.

Et que fait l’Union Européenne ? Elle commémore à Sarajevo le centenaire de la Grande Guerre. Que l’on fête la fin d’une guerre s’impose, mais que l’on organise une manifestation en grandes pompes pour marquer son début est pour le moins curieux.

Une manifestation festive dans le lieu où le premier assassinat a été perpétré, détonateur d’une réaction en chaîne de meurtres patriotiques innombrables où des hommes se sont entretués tout en admirant pour beaucoup la culture de leurs ennemis. Ils ont été envoyés à la mort pour la conquête de quelques mètres de terre dans lesquels ont été ensevelis leurs jeunes corps déchiquetés, transpercés ou gazés dans un linceul de boue sanglante ou dans les tombeaux à ciel ouvert de leurs tranchées.

Qui n’aurait pas, cent ans après, une pensée émue pour tous ces morts inutiles, pour toutes ces promesses anéanties, pour tous ces invalides, défigurés ou ayant laissé un membre entre deux tranchées. Mais pas à Sarajevo.

Car le choix de ce lieu semble rendre hommage à un assassinat commis par un nationaliste aveugle à l’origine d’un engrenage fatal. Les Serbes de Bosnie, eux, considèrent Princip comme un héros et viennent de lui élever une statue de deux mètres de haut dans un square qui porte son nom. 50000 morts par cm.

Otto Dix : « Flandre »

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160. La prévention est-elle source d’économies ?

Publié le par Dr WO

 

Dans le projet de loi sur la santé de Marisol Touraine une place importante est réservée à la prévention. L'idée que développer la prévention permettrait de diminuer les dépenses de l'Assurance Maladie est régulièrement émise par les politiques qui, devant les difficultés économiques du système de protection sociale, donne ainsi l'impression d'avoir trouvé un remède. Pour les médecins la prévention n'est pas une solution, elle fait partie de leur activité normale et la plupart ne prétendent pas qu'elle est plus économique que son absence.

Prévention et dépistage sont souvent confondus, et diagnostiquer des maladies déjà existantes ajoute au prix du traitement des maladies dépistées celui du dépistage.

Prévenir les maladies est à la fois l'idéal et la négation de la médecine. Une prévention universelle et réussie  doit faire de chacun son propre médecin. Mais en raison de notre finitude, la prévention ne peut être qu'un mythe, sauf pour les maladies que l'on provoque soi-même. Si l'on arrête une intoxication à temps, on évitera les maladies qui lui sont propres, mais même si l'on continue à s'intoxiquer la possibilité d'une mort prématurée ne laissera pas le temps aux autres maladies d'apparaître, réalisant une prévention par l'absurde et une réduction mortifère des dépenses.

Le champ de la prévention réelle est en fait étroit, il concerne essentiellement les maladies infectieuses et les intoxications. Quant aux affections dégénératives (comme les affections cardiovasculaires), pour l'instant, on ne les prévient pas, au mieux on les retarde en traitant les facteurs qui semblent favoriser leur éclosion.

La génétique viendra enrichir l’arsenal préventif. Une grande part de nos maladies sont inscrites dans notre génome et on se tourne de plus en plus vers lui pour lire notre devenir. Aujourd'hui, on détermine déjà pour nombre d'entre elles le profil génétique correspondant. Là encore la médecine prédictive s'appuie sur des probabilités et prévoir par des tests génétiques une maladie qui n'existe pas encore et n'existera peut-être jamais aura des conséquences imprévisibles et des dépenses certaines.

Qu'elle soit économique ou non, la prévention, la vraie, celle qui empêche définitivement des maladies d'apparaître, comme la prévention par les vaccinations, sauve de nombreuses vies. Une prévention qui ne retarde que l'échéance fabrique des vieillards respectables que la société reconnaissante a le devoir de prendre en charge, mais il n'est pas certain qu'elle aide à mieux vivre. Aussi indiscutable soit-elle, la prévention n'est pas une solution pour faire des économies et ce n'est pas son but.

Si la prévention est, en définitive, dépensière, est-elle au moins efficace sur le plan médical ? Elle l’est sûrement pour une personne donnée : contrôler les facteurs qui favorisent l’éclosion d’une maladie prolongera probablement sa vie. Mais qu’en est-il à l’échelle d’une population ? En dehors de la prévention des maladies infectieuses, organiser la prévention et y investir des sommes importantes comme le font les Instituts Interrégionaux pour la Santé (IRSA), qui, avec l’appui des Caisses Primaires d’Assurance Maladie, réalisent chaque année plus de 70 000 « examens de santé » systématiques, est-ce efficace médicalement? Ce n’est pas certain. Les dépenses risquent d’être élevées sans obtenir les résultats escomptés.

Une étude danoise est récemment parue dans le British Medical Journal (Jørgensen T et coll. : Effect of screening and lifestyle counselling on incidence of ischaemic heart disease in general population: Inter99 randomised trial. BMJ 2014). L’étude avait pour but d’évaluer l’efficacité du dépistage et de la prévention dans les maladies coronariennes (infarctus du myocarde et angine de poitrine). Les Danois ont suivi 60000 personnes pendant une dizaine d’années. Un groupe de 11629 a été suivi de près. Outre le dépistage programmé, il a bénéficié des meilleurs conseils de la part des équipes spécialisées. Le devenir de ce premier groupe a été comparé à un second groupe de 47987 personnes qui n’entrait dans aucun plan de dépistage particulier et bénéficiait de l’accès habituel aux professionnels de santé.

Résultat : aucune différence entre les deux groupes pour les maladies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux ou la mortalité ! Il semble bien que les partisans du dépistage et d’une prévention active à grande échelle risquent d’engloutir des sommes colossales pour un bénéfice nul sur le plan médical.

Mme Touraine, comme les autres ministres de la Santé avant elle, se fait beaucoup d’illusions (ou communication oblige) sur l’intérêt d’une prévention active à grande échelle, source abondante de dépenses sans résultat bénéfique jusqu’à présent prouvé pour la population. Ne serait-il pas préférable de laisser les médecins faire leur travail à l’échelon individuel ? Cela éviterait à nos dirigeants des déclarations ronflantes qui ne reposent pour l’instant sur aucune preuve, et de prévoir des économies là où les dépenses augmenteront.

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L’euthanasie acquittée

Publié le par Dr WO

« Nicolas Bonnemaison, urgentiste bayonnais de 53 ans, était jugé depuis le 11 juin pour avoir abrégé la vie de sept patients âgés et très malades, en leur administrant hors protocole des médicaments ayant entraîné leur mort. Après 10 jours de débats, il a été acquitté de la totalité des faits »

« Empoisonnement » était le motif de l’accusation, accusation d’une sévérité qui ne correspondait pas aux circonstances dans lesquelles les actes de ce médecin avaient été commis puisque c’est la compassion qui l’avait poussé à les commettre.

En l’acquittant, le jury a donc entériné son comportement et justifié ses actes. Pour ma part, je ne pense pas que ce médecin méritait une « punition » pour avoir fait preuve de compassion aussi bien pour les malades que pour la majorité des familles, mais je lui reproche néanmoins d’avoir pris seul ses décisions sans solliciter l’avis de l’équipe médicale et des familles concernées.

Cet acquittement pur et simple aura évidemment des conséquences :

Le conseil de l’Ordre des médecins qui s’était empressé de le radier de la profession se trouve ainsi en porte-à-faux avec la décision judiciaire, que va-t-il décider pour l’avenir du Dr Bonnemaison ?

Des médecins dans les mêmes circonstances –et elles existent tous les jours et partout – ne vont-ils pas se croire autorisés à se comporter en démiurge, et décider dans leur coin de qui doit mourir et de qui doit continuer à vivre?

La loi Leonetti qui s’efforçait d’encadrer la fin de vie est dépassée, en partie parce que les possibilités qu’elle offre ne sont pas toujours appliquées.

Acquitter un médecin ayant abrégé, par sa seule décision, la vie de 7 patients, c’est aussi entériner cette forme d’euthanasie, et ouvrir le débat sur sa légalisation, alors que le gouvernement ne semble pas prêt à ouvrir pour l’heure un nouveau débat de société qui diviserait encore la population, ce qui est une spécialité française.

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159. Dans quel pays est-on le mieux soigné ?

Publié le par Dr WO

C’est ce qu’a tenté de déterminer l’ONG américaine « Commonwealth Fund » en se penchant sur le système de santé de 11 pays industrialisés : Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie, Allemagne, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Norvège, Suède, Suisse et France. L’étude porte sur la période 2011-2013.

L’analyse est basée sur une dizaine de critères dont la qualité et l’accès aux soins, l’efficacité et l’équité du système, et le niveau de santé des populations.

Contre toute attente, dans ce classement, le Royaume-Uni occupe le haut du tableau, les Etats-Unis sont bons derniers et la France est à la neuvième place ! Presque partout notre pays affiche de mauvaises performances : dixième en matière d’accès aux soins, qu’il s’agisse de leur coût ou de leur rapidité d’exécution. Selon le rapport, 13 % des patients de l’Hexagone rencontrent ainsi des difficultés à payer leurs factures médicales… Pourtant, le système français reste l’un des plus généreux, avec 4100$ (3000 euros) par habitant. Et, du coup, l’un des moins efficaces si on le compare à celui du Royaume-Uni qui apparaît comme le plus efficace du monde car les dépenses de santé n’y dépassent pas les 3400$ (2500 euros) par habitant, en restant l’un des plus égalitaire en matière de santé (2e sur 11, derrière la Suède).

Le système de santé français est généreux mais apparaît comme un des moins efficaces (les USA en matière d’efficacité, d’égalité et de coût restant lanterne rouge).

Pourtant tout dépend de la définition de l’efficacité. La France arrive, en effet, en tête pour le niveau de santé de ses habitants jugé selon trois critères (espérance de vie, mortalité infantile, décès évités grâce à des soins médicaux). Alors qu’en bas du tableau, on trouve …Surprise !... le Royaume-Uni. “Comme quoi, un système de santé efficient n'est pas forcément celui qui protège le mieux la population !” 

Source : [ Pourquoidocteur.fr]

Commentaires :

Parler de système de santé, c’est parler autant de politique que de médecine. Ainsi l’accès rapide aux soins et leur égalité n’impliquent pas que les soins dispensés soient de bonne qualité. On peut très bien avoir un système de soins gratuits pour tous sans pour autant soigner correctement la population (c’est ce qui se passait dans la défunte URSS).

Pour expliquer le cas de la France, je vois trois possibilités qui ne s’excluent pas :

1° La qualité du corps de santé français, ce qui est une hypothèse présomptueuse.

2° L’argent consacré à la santé permet de meilleurs soins en commençant par l’absence de restrictions dans la prescription des examens complémentaires (biologie et imagerie) qui permettent un diagnostic plus précoce.

3° La population française est exposée à moins de risques. Pour donner un exemple, les maladies coronariennes (angine de poitrine et infarctus du myocarde) sont moins fréquentes en France que dans les pays nordiques de l’Europe et qu’aux USA.

Publié dans soins, Systèmes de santé

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Conversation

Publié le par Dr WO

Aujourd’hui, il fait un temps superbe sur Paris. Un ciel bleu clair sans un nuage et une légère brise. Une caresse. Je me suis donc rendu dans un parc en apportant un petit livre dans ma poche. Des nouvelles de Gérard de Nerval sur lesquelles j’étais tombé en farfouillant dans ma librairie favorite, et comme je connais très mal cet auteur – j’ignorais même qu’il avait écrit des nouvelles – c’était une occasion de faire plus ample connaissance.

Beaucoup de monde dans le parc, mais par miracle je trouve un banc libre. Première nouvelle : « Pandora ». Une histoire d’amour déçu, un style pompeux, des références itératives à la mythologie avec de temps à autre des rêves délirants qui ne manquent pas d’intérêt. Du romantisme exacerbé que notre époque trouve ridicule. Gérard de Nerval, dont la vie fut ponctuée par des crises de folie, a fini – dans le plus grand dénuement - par se pendre à l’âge de 47 ans en plein Paris couvert de neige par une température de – 18°.

La lecture de cette première nouvelle étant pratiquement achevée, un homme jeune s’assoie sur « mon » banc. Il s’apprête à faire une petite sieste lorsque son téléphone portable sonne. C’est une fatalité : dans les rues, dans le métro, dans le bus, à une terrasse, la solitude et le calme sont devenus impossibles. Nous sommes obligés d’entendre des moitiés de conversation, le plus souvent à voix forte comme pour atteindre directement les oreilles de l’interlocuteur malgré la distance. Je suis donc en demeure d’écouter la conversation tronquée de mon compagnon de banc :

"Comment tu vas ?…Tu a vu le match France/Suisse hier soir ?...J’ai été surpris…J’espère que l’Italie va gagner, d’ailleurs j’espère que tous les pays vont gagner, sauf la France…Je suis né ici, mais ce n’est pas mon pays…Tu vas à la fête de la musique ?...Elle ne me parle plus, même pas bonjour…Tu lui manques, son grand frère ! Elle doit partir en vacances, après le ramadan…"

Je n’ai pas lu la seconde nouvelle de mon romantique Gérard. Je me suis levé en laissant "mon" banc pour que cet homme puisse faire, après sa conversation édifiante, une sieste bien méritée en goûtant les charmes d’un pays qui n’est pas le sien.

Il fait toujours beau, un ciel sans nuage, et pourtant…

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La FIFA ne rend pas rond que les ballons

Publié le par Dr WO

La FIFA est une multinationale qui tire ses bénéfices de tous bords. Présidant un sport qui se joue avec les pieds, la santé n’est pas dans ses objectifs. Il est vrai que la santé ne rapporte pas de l’argent mais en coûte. Elle ne répugne donc pas à permettre une large publicité pour les vendeurs d’alcool, en particulier pendant le Mondial, une bonne occasion pour se saouler.

Un article (rapporté par Jean-Yves Nau dans « Slate.fr ») est paru dans le British Medical Journal (BMJ) faisant état d’une enquête de Jonathan Gornall sur la façon dont les géants mondiaux de la bière ont investi l’industrie du football («World Cup 2014: festival of football or alcohol?»). La FIFA veille donc « honnêtement » aux intérêts financiers de ses partenaires (notamment Budweiser, l’un de ses sponsors officiels) et fait pression (si j’ose dire) sur les gouvernements organisateurs.

La FIFA avait convaincu le gouvernement britannique de laisser les pubs ouverts plus longtemps pendant le Mondial 2010. Elle a obtenu de celui du Brésil que le texte « statut du supporter » qui interdit depuis 2003 la consommation d’alcool dans les enceintes sportives du Brésil soit suspendu pendant la Coupe du monde. Et mieux, la FIFA a exigé du Qatar, pays musulman où la législation sur l’alcool est sévère, l’autorisation de la vente d’alcool aux supporters en 2022.

Ce mariage contre nature entre sport et alcool, l’encouragement pour les jeunes à boire n’est pas sans conséquences : pendant le Mondial 2010, les jours où l’Angleterre jouait, les services des urgences britanniques ont enregistré une augmentation de 37,5% des agressions souvent associées à la consommation d’alcool. D’ailleurs la ligue de football outre-manche et la plupart de ses clubs sont sponsorisés par l’industrie des boissons alcoolisées.

Dans le football, les corps sont sains, mais l’esprit…

Publié dans alcool, FIFA, football

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158. Les 343 fraudeuses

Publié le par Dr WO

158. Les 343 fraudeuses

Le 6 juin dernier est paru dans Libération « l’appel des 343 fraudeuses » réclamant le droit en France à la PMA pour les lesbiennes (parfois curieusement dénommé « PMA pour tous ») car obligées de se faire inséminer à l’étranger en contradiction avec la loi française actuelle, et ramenant leurs enfants dans l’hexagone où elles désirent les adopter légalement, ce qui fut récemment refusé pour un couple de lesbiennes. En effet pour les juristes «  on ne peut pas fonder un droit sur une violation de la loi. » « On peut légitimement être choqué de personnes se revendiquant comme françaises qui vont violer la loi de leur pays à l’étranger pour ensuite vouloir forcer les termes de la législation française en se retranchant derrière l’enfant conçu illégalement. » (Jean-Pierre Rosenczweig).

Il semble que cet appel a plutôt fait un flop. D’abord, publier un appel qui se veut solennel le jour où l’on commémore en grandes pompes le débarquement allié en Normandie est une erreur de « timing ». Ensuite, mettre en parallèle cet appel avec celui fait en 1971 (« Manifeste des 343 salopes ») pour légaliser l’avortement, revendication qui intéressait toutes les femmes en réclamant la liberté de disposer de leur corps, c’est mettre en parallèle deux revendications qui n’ont rien à voir entre elles. Enfin, cet appel avait toutes les chances de ne pas être entendu de la part du gouvernement qui préfère aujourd’hui ne pas entamer un tel débat qui ne peut être que « clivant ». Avec tout le respect que je dois aux lesbiennes, il s’agit surtout, pour parler franc, d’une histoire de fesses (la façon de satisfaire sa sexualité) qui n’intéresse qu’une minorité d’individus.

« L’appel des 343 fraudeuses » commence par les deux paragraphes suivants :

«Chaque année, des milliers de femmes ont recours à une PMA à l’étranger dans le but de fonder une famille.

D’autres le font dans des conditions dangereuses pour leur santé en raison de l’exclusion à laquelle elles sont condamnées alors que cette même intervention est autorisée en France pour les couples hétérosexuels. »

Là encore mettre en parallèle la PMA pour les couples de lesbiennes et les couples hétérosexuels est une assimilation porteuse mais erronée. Assister médicalement la procréation d’un couple hétérosexuel, c’est pallier leur infertilité liée le plus souvent à une pathologie qu’elle vienne de l’homme ou de la femme, l’intervention médicale peut se justifier. Dans le cas d’un couple lesbien, il ne s’agit pas d’infertilité mais de convenance personnelle : le refus du rapport sexuel avec un homme, ce qui n’empêche pas les lesbiennes de simuler l’hétérosexualité en s’harnachant de sex-toys. On ne voit pas pourquoi cette convenance personnelle devrait être prise en charge par l’Assurance maladie.

Dans l’extrait de l’appel reproduit il est souligné les « conditions dangereuses pour leur santé ». On ne voit pas à quoi il est fait référence. A moins d’infecter au préalable le sperme que l’on veut déposer dans le vagin, on ne voit pas où est le danger. Le seul problème pour ces dames est d’avoir du sperme et la PMA leur permettrait de s’en procurer de façon anonyme. Et voilà le fond de leur revendication.

Comme l’avait déclaré le biologiste Jacques Testart en parlant de l’IAD (insémination avec donneur) dans une tribune publiée par le Monde en 2013 : « Si l’asepsie sexuelle est exigée, elle est à la portée de tous. Un réceptacle (un verre) pour recueillir le sperme, puis une paille ou un cathéter pour l’administrer si possible avec l’aide d’un spéculum, voilà à quoi peut se résumer « la technologie ».

Sauf s’il est le donneur de sperme, un médecin n’est pas indispensable. Mais on se demande, en définitive, pourquoi le médecin s’est mêlé de la procréation au point de devenir un prestataire de service pour assouvir des désirs.

Courbet : « Le sommeil »

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Le bruit des casseroles

Publié le par Dr WO

On parle de plus en plus du retour de Sarkozy dans l’arène politique. Plus il s’approchera de l’arène, plus tinteront les casseroles qu’il traîne derrière lui, et que ne manqueront pas de remplir les concurrents de son propre camp. Car Sarkozy ne semble pas avoir changé : il s’agite en accompagnant sa femme lors de ses concerts, par amour sans doute, mais aussi pour se faire voir en détournant une partie des applaudissements sur sa personne, qu’il tente de recueillir directement par ses conférences lucratives.

Le 6 juin dernier, il a donné une conférence au « Swiss Economic Forum » et en marge de celle-ci, devant une vingtaine de personnes, dont Adolf Ogi ex-président de la Confédération, il s’est permis de donner des leçons à la Suisse, l’engageant à entrer dans l’Union européenne et considérant qu’un pays ne pouvait pas être gouverné en changeant de président chaque année et qu’un système avec sept conseillers fédéraux est inefficace et désuet (Le Matin et le Huffington post). Donner des leçons de gouvernance à la Suisse ne manque pas de culot pour quelqu’un qui a augmenté considérablement la dette de la France sans faire de grandes réformes, et ruiné son parti sans pour autant être réélu.

Le bruit des casserolesJean-Marie Le Pen, en voilà un qui agite ses casseroles avec délectation, et n’hésite pas à en envoyer une dans les chevilles de sa fille (qui déplore la faute politique, et on la comprend, mais pas la signification du discours). Son papa ne manque pas une occasion de lâcher de temps à autre une petite crotte antisémite sous forme d’un calembour ou d’un jeu de mots, une incontinence qu’il ne faut pas attribuer à l’âge mais à sa judéo-phobie, héritière de celle du régime de Vichy et avant lui de l’Action française, phobie obsessionnelle qui ressort de la pathologie comme quand on a peur du noir (je parle de l’obscurité) ou d’un espace confiné.

Il ne veut pas que son parti soit un parti comme un autre, et il a raison : ce n’est pas un parti comme un autre car on compte une bonne « fournée » de pétainistes parmi ses membres fondateurs comme, entre autres : « Léon Gaultier, membre fondateur du conseil national du FN, était un ancien Waffen-SS: il fut également collaborateur du secrétaire général à l’information et à la propagande du régime de Vichy, Paul Marion. Pierre Bousquet, le premier trésorier du FN, était un ancien caporal SS de la division Charlemagne. François Brigneau, membre fondateur et ancien vice-président du FN, fut membre de la Milice du régime de Vichy. André Dufraisse fut l’un des premiers membres du bureau politique du FN: il combattit avec la Wehrmacht dans la Légion des Volontaires Français du régime de Vichy. » (Thomas Guénolé, Slate.fr).

Bien sûr, les dirigeants actuels diront qu’ils n’ont rien à voir avec les fondateurs du FN et que ce serait insulter leurs électeurs que de le révéler, mais la plupart vote pour ce parti sans en connaître la nature. Le père fondateur, lui, se charge de temps à autre de faire tinter cette casserole dans laquelle cuisine sa fille avec un certain succès.

Publié dans FN, Le Pen, Sarkozy

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Baleines et culture

Publié le par Dr WO

Baleines et culture

« L'interdiction des Nations unies n'y fera rien : Tokyo maintient que la chasse à la baleine fait partie de « la culture japonaise ». En dépit du verdict de l'ONU interdisant à son pays cette traque en Antarctique, le premier ministre japonais a indiqué, lundi 9 juin, que son « objectif est la reprise de la chasse commerciale par le biais de recherches sur les cétacés afin d’avoir les données scientifiques nécessaires à la gestion des ressources baleinières. » (Le Monde.fr du 9/06/14).

Passons sur l’alibi de la recherche qui s’apparente – toute proportion gardée – à la recherche des médecins nazis sur l’homme dans les camps de la mort, tuer des baleines est une façon radicale de gérer les ressources baleinières, et affirmer que « les données scientifiques » tirées de ce massacre seraient nécessaires est évidemment de la plus grande hypocrisie. Cette hypocrisie : « RESEARCH » est inscrite en énormes lettres sur le flanc des baleiniers.

Mais pourrait-on me dire, nous élevons du bétail pour le manger, justement nous élevons ce bétail et il ne risque pas de disparaître. Mais nous pêchons des poissons que nous n’élevons pas, justement, il est tenté en imposant des quotas d’éviter la disparition de certaines espèces menacées. La reproduction des poissons reste néanmoins foisonnante, mais regardez les baleines, ces énormes mammifères marins dont la reproduction est longue (10 mois de gestation) et difficile (intervalle d’un an avant une nouvelle gestation), leur disparition peut être imminente et ce pour satisfaire une culture.

La chasse à la baleine fait en effet partie depuis longtemps des comportements des japonais et 60% d’entre eux ne veulent pas y renoncer. Les chasseurs après leur campagne y ajoutent même (pour satisfaire leur conscience ?), une cérémonie religieuse en l’honneur des baleines découpées.

Lorsque l’on met le mot « culture » en avant, les critiques avancent en terrain miné. Les partisans d’une culture peuvent toujours dire que la culture qu’on veut leur imposer n’est pas la leur, et qu’il n’y a aucune raison pour eux de l’adopter. Cet argument est aisément tiré du postulat que l’on tend à répandre que toutes les cultures se valent. La culture peut donc couvrir toutes les exactions, du moins considérées comme telles par les occidentaux et en vertu de leur propre culture.

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Les dessous du PIB

Publié le par Dr WO

Les nouvelles normes du « Système européen des comptes » préconisent d’ajouter dès septembre prochain les activités souterraines dans le calcul du PIB car elles participent à la création de richesse d’un pays, donnant enfin leurs lettres de noblesse au sexe, à la drogue et aux trafics. Les états membres de l’UE pourront choisir le mode d’estimation de leur croissance qui leur convient, mais en fournissant des données harmonisées à l’institut européen des statistiques.

La question est d’estimer avec une exactitude satisfaisante l’importance de ces activités qui s’efforcent d’être justement invisibles car les états dans leur ingratitude et leur aveuglement cherchent à les éradiquer. La méthodologie suggérée est d’aborder la prostitution sous l’angle de l’offre et en prenant en compte la location d’un appartement et l’achat de matériel (la nature de ce matériel est-elle explicitée dans le document communautaire ?). Pour la drogue, la précision de l’Eurostat devient admirable car cet organisme « conseille de multiplier la quantité consommée par le prix moyen ayant cours dans la rue, tout en faisant jouer le paramètre du « ratio de pureté » des produits stupéfiants et des « coûts de transport et de stockage » des narcotrafiquants ». Il faut donc supposer que tous ces paramètres sont bien connus des autorités.

Il est à noter que l’Espagne, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Estonie, la Finlande, la Norvège, la Slovénie ou la Suède intègrent déjà les revenus de la prostitution et parfois de la drogue dans leur activité économique. En fait, les activités illégales peuvent être incluses depuis 1995, mais l’UE exprime aujourd’hui le souci de les définir et d’harmoniser la façon de les estimer. Dans le document communautaire (cité par Le Monde.fr), il est spécifié : « Les activités économiques illégales ne sont considérées comme opération qu’à partir du moment où toutes les unités concernées y participent de commun accord. Dès lors, l’achat, la vente ou l’échange de drogues illicites ou d’objets volés constituent des opérations, alors que le vol n’en est pas une ». On respire.

Si l’Italie tenait compte de « l’économie criminelle » sa croissance passerait de 1,3 à 2,4 en 2014 et son déficit diminuerait. En France, l’Insee exclut la drogue et la prostitution de ses calculs mais effectue, comme les autres, un « redressement » pour tenir compte de l’activité dissimulée (qui inclut le travail « au noir »).

Les états ont une moralité à géométrie variable. La Suède réprime la prostitution mais gonfle son PIB avec. Pour améliorer la vitrine de notre économie, le gouvernement français sait ce qui lui reste à faire : considérer la prostitution comme « une activité de services [qui] participe à la création de valeur » (Friedrich Schneider, professeur à l’université de Linz) et fermer les yeux sur la vente de drogues, ce qu’elle fait déjà plus ou moins pour le trafic de rue.

Faut-il les encourager ? La question se pose. Le projet de salles de shoot va dans ce sens, mais la taxation des clients des prostituées apparait comme contre-productive alors que l’on devrait au contraire les pousser à consommer davantage à condition, toutefois, que les prostituées soient consentantes et le code de leur travail respecté. Grâce à l’UE, elles pourront désormais s’estimer fières du service rendu à leur pays.

Source (pour le sérieux) : Le Monde.fr (« Les décodeurs »).

Toulouse-Lautrec

 

Les dessous du PIB

 

Publié dans drogues, PIB, prostitution, UE

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Chassez le naturel, la bête revient au galop

Publié le par Dr WO

Chassez le naturel, la bête revient au galop

« La chaîne américaine Lifetime souhaite diffuser une émission sur l'accouchement. Le concept existe déjà en France avec Baby Boom sur TF1. Cette fois, dans Born to be wild, les naissances ne se passent pas dans un hôpital, mais dans les bois… » (Adrien Bonetto. Le Point.fr).

Les futures mères seront bien entendu volontaires. Que ne ferait-on pas pour passer à la télévision ? A moins qu’il s’agisse de ferventes adeptes du « naturel » auréolé de toutes les vertus, en revenant à une époque où les femmes accouchaient seules ou peu s’en faut, sans la moindre aide efficace, en y laissant souvent leur vie et/ou celle de leur enfant. Elles veulent y ajouter un environnement bucolique pour marquer leur retour bestial à la nature.

Si ces dames envisagent d’accoucher seules avec le désir de ne pas être assistées, leur solitude ne sera que théorique car beaucoup de monde sera présent au spectacle : l’équipe qui filme la scène et les millions de téléspectateurs qui ne manqueront pas d’assister dans leur fauteuil confortable aux joyeusetés prévues, mâtinées de souffrances, qui ne peuvent que satisfaire leur voyeurisme.

Il s’agit d’un spectacle, car les précautions seraient prises par les producteurs pour éviter un accident. Reste que les médecins américains trouvent le pari dangereux, mais je dirais pour ma part qu’il est surtout stupide.

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