Publié le 6 Mai 2013. Cet article est en effet une reprise à partir d'Over-blog car il ne figurait pas sur ce blog. Mes visiteurs habituels en ont donc déjà pris connaissance.
Les trottoirs de Lisbonne évoquent l’océan. Ils sont pavés de petits galets clairs apparemment juxtaposés un à un (je n’ai pas vu de dalles). Le Portugais est courageux. La grande place Pedro IV évoque les vagues océaniques avec ses creux et ses montées par une illusion d’optique assez saisissante.

Et pourtant Lisbonne est une ville de montagne, étendue sur sept collines, si bien que l’on ne fait que monter et descendre. Les voitures cahotent sur les pavés, les trams montent péniblement les côtes, frôlent les passants dans les rues étroites, les funiculaires viennent aider le promeneur épuisé et il existe même un ascenseur (elevador de Santa Justa) pour accéder à une passerelle permettant de passer d’un quartier à un autre.


Il est plaisant de déjeuner ou de prendre un pot sur un des multiples belvédères de la ville. Celui que nous avons choisi pour déjeuner était à côté du musée des arts décoratifs, ce qui nous a permis de faire une promenade digestive instructive, encore que les tableaux qui ornent les murs constituent une sélection de croûtes particulièrement bien choisies.

Le château, demeure des rois du Portugal pendant 300 ans, détruit en partie par le tremblement de terre de 1775 et dont il ne reste que des ruines, n’a comme seul intérêt que d’offrir un beau panorama de Lisbonne car situé sur la plus haute colline de la ville.

En freinant bien des deux pieds pour descendre, on trouve plus bas la cathédrale. Bâtie sur l’emplacement d’une ancienne mosquée, son extérieur n’attire pas l’attention et l’intérieur est des plus sobres.


A Lisbonne, c’est le quartier de Bélem qui offre le plus de choses à voir. Une tour du XVIème défend le Tage qui donne un avant-goût de l’océan.

Le musée d’Art moderne expose des œuvres de la collection Berardo que je ne comprends pas plus à Lisbonne qu’à Paris
Mais l’admirable dans le quartier de Bélem est le monastère « dos Jeronimos » dont la construction ayant débuté au XVIème a demandé 150 ans. Le résultat est plutôt grandiose.





Dans l’église Santa Maria du monastère repose Vasco de Gama après avoir beaucoup voyagé. Il m’a semblé que pour un globe-trotteur, un hommage aux pieds du gisant s’imposait.

Notre dernière matinée fut consacrée à visiter le musée de la fondation Gulbenkian, près du parc Edouard VII. Très beau musée dans la verdure. Calouste Gulbenkian était un arménien né en Turquie, réfugié au Portugal pendant la seconde guerre mondiale, enrichi par le pétrole irakien, il a pu assouvir sa soif de collectionneur (compulsion depuis l’âge de 12 ans), en réunissant en une vie une fabuleuse collection artistique touchant tous les domaines, toutes les époques, provenant aussi bien de l’occident que de l’orient. Egypte ancienne, Mésopotamie, Perse, art gréco-romain et islamique, Chine, Europe jusqu’au début de XXème siècle : objets, bijoux, manuscrits, meubles, tapis, sculptures et tableaux et pas des moindres : Rodin, Rubens, Rembrandt, Fantin-Latour, Manet, Monet, Degas, Turner et bien d’autres…Mille pièces exposées sur les six mille réunies par un seul homme et selon son goût personnel ! Chapeau l’artiste !
