
La semaine molle qui s’écoule d’une festivité à l’autre s’achève ce soir. En ce dernier jour de l’année 2014, le ciel de Paris est d’un bleu pétrifié par le froid avec une lumière rasante qui semble donner aux reliefs une dimension supplémentaire.
Demain, l’année aura un nouveau numéro, et il faut bien constater que c’est le christianisme qui a imposé sa numérotation au monde entier à partir de l’évènement que fut l’apparition en Palestine d’un rabbin aux idées neuves. Si ces idées n’avaient pas déplu à l’occupant au point de le crucifier, auraient-elles eu autant de retentissement ? Mais allez savoir ! Les choses sont-elles écrites ou non ? Dieu seul le sait.
Quoi qu’il en soit, c’est autour du jour de l’an que nous prenons des résolutions dont le respect s’épuise rapidement avec le temps.
C’est donc en toute sérénité que j’envisage de prendre les résolutions suivantes :
- Regarder l’étiquette intérieure d’un pull ou d’un t-shirt afin de l’enfiler dans le bon sens. Surtout lorsque je suis pressé car c’est toujours dans ces moments-là que je commets l’erreur d’enfiler l’arrière devant et vice versa.
- Ne plus acheter des chaussures à lacets afin d’évier de trébucher en marchant sur un lacet défait.
- Ne plus accepter le Kir offert de bon cœur dans un restaurant, puisque je n’aime pas ça, mais que je bois tout de même pour ne pas vexer le donateur.
- Ne pas lire un magazine ou un journal de bout en bout comme s’il s’agissait d’un devoir de classe. Une fois pour toutes, sache que tu as réussi tes examens.
- Quant à fumer (ce que je déconseille fermement), ne fumer que ma pipe électronique. Avant-hier en démontant ma pipe à tabac, j’ai eu la révélation, bien tardive, (« Ils ont des yeux et ils ne voient pas ») de l’affreux goudron brun noir, semi solide, et nauséabond qui encrassait le tuyau, et à travers lequel j’aspirais goulûment la fumée depuis des décennies.
- Ne pas changer sans arrêt le « design » de mon blog et même parfois son nom au point de devenir méconnaissable et de passer inaperçu comme le caméléon.
- Relire mes commentaires avant de les publier afin de ne pas étaler aux yeux d’autrui mes fautes d’orthographe. Et dans le même ordre d’idée, ne pas oublier systématiquement le « pas » dans les négations.
- Dans le métro ne pas compter inconsciemment le nombre de Caucasiens, d’Africains et d’Asiatiques ou le nombre de personnes fascinées par leur téléphone portable. Ma formation scientifique, sans doute.
- Ne plus parler de Hollande. On ne tire pas sur une ambulance, même tombée dans un ravin où le risque de la rater devient très faible.
10. Ne pas parler de Sarkozy sans prévoir du citrate de bétaïne pour lutter contre la gueule de bois provoquée par les excès.