"Les Français veulent renverser la table"
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Français déjeunant avec ce qui reste après avoir renversé la table (Bernard Buffet "le déjeuner")
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Français déjeunant avec ce qui reste après avoir renversé la table (Bernard Buffet "le déjeuner")
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L'acteur Morgan Freeman a déclaré ne pas comprendre que Donald Trump « criminel condamné » ( 34 chefs d'accusation ayant été retenus contre lui) puisse diriger son pays. Ce repris de justice a en outre accompli son deuxième mandat en profitant de son poste pour s’enrichir et enrichir sa famille en parfait corrompu assumé.
En France, il est fort possible que Fillon n’ait pas pu accéder à la présidence en raison de malversations assez minables et qui n’étaient que des broutilles comparées à celles du président américain. Nicolas Sarkozy fit de la prison et n’est pas tiré d’affaire, les « petits pois » ne l’ont pas raté, mais notons qu’il conserve cependant un certain prestige et une certaine influence malgré ses déboires judiciaires.
Les temps sont en passe d’être révolus, le progrès vient toujours d’Amérique après un délai pour
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franchir l’Atlantique. Nous pouvons nous vanter à présent d’avoir Marine Le Pen nettement condamnée par la justice pour des infractions amplement prouvées et qui postule pour la présidence de la République française avec le soutient d’un tiers de la population de notre pays.
La malhonnêteté ne semble donc plus être un obstacle pour diriger un pays. On peut même se demander si elle n’est pas considérée par nos concitoyens comme une qualité, celle d’une habileté qui pourrait être mise au service de la nation. Une personne qui s’en tire aussi bien malgré les obstacles ne peut être que chanceuse, et la chance, la France en a bien besoin dans la situation où elle se trouve, avec ce que nous avons comme postulants pour vouloir la diriger, dont de bien placés envisagent des projets plus ou moins délirants.
Illustrations : Klimt : « Jurisprudence ». Photographie de l’oeuvre qui fut détruite par un incendie et sa recolorisation hypothétique. Notons que dans cette oeuvre, l’homme parait broyé par la justice.
« La France est un pays d’assistés ». A commencer par les hommes politiques qui montrent l’exemple en n’hésitant jamais à augmenter leurs émoluments et à défendre leurs privilèges (à tel point que, comme pour les hauts fonctionnels, leur salaire ne leur sert, pour la plupart, que d’argent de poche).
« C’est une provocation ! ». C’est un copeau de la langue de bois volontiers syndical. On passe de la cour politique à la cour d’école où le gamin bagarreur vous pousse pour déclencher la bagarre. On ne cherche pas vraiment à réfuter la décision de l’adversaire car on estime qu’il ne l’a prise que pour vous embêter. Na !
« Vous êtes archaïque ». Copeau dur, suprême insulte. Plutôt que d'apporter des arguments pour justifier un changement envisagé, on classe l’adversaire comme opposé à la modernité, donc non crédible. Car quelqu’un de sensé pourrait-il s’opposer à la modernité ? Même si la modernité est en fait un recul sur ce qui existait. Modernité que d’absurdités a-t-on commises en ton nom !
« Nous avons eu un dialogue constructif ». Le dialogue constructif se déroule de la façon suivante : lorsque l’un place une brique, l’autre l’enlève et vice versa. Après une telle construction il ne reste plus une seule brique debout et les deux s’en vont, remportant avec eux les briques qu’ils avaient amenées.
« Nous sommes partisans de l’ouverture ». En voilà une idée qu’elle est bonne. Les politiques veulent ainsi prouver leur largeur d’esprit et leur esprit de conciliation. En réalité l’ouverture est celle de la gueule d’un requin qui se referme sur un morceau un peu faisandé du camp opposé pour l’avaler, puis le digérer dans les profondeurs de son antre.
« La balle est dans leur camp ». Ce copeau de la langue de bois d’allure sportive a un côté ludique. Voilà des gens, en principe sérieux, qui jouent à la baballe. Le jeu consiste pour un camp politique ou syndical à se débarrasser de la balle, comme une patate chaude, en l’envoyant chez l’adversaire pour regarder avec intérêt ce qu’il va en faire. On pourrait comparer ce jeu politique à du tennis ou du volley-ball où les joueurs envoient la balle de l’autre côté du filet avec violence, en montrant les dents et en levant le poing lorsque la patate reste de l’autre côté. Ce qui ne les empêche pas de rigoler ensemble dans les vestiaires, comme les politiques le font dans les palais de la République où seuls persistent les filets à provisions.
Je ne dis pas qu’il n’a aucune raison d’être en colère, mais je trouve que la moutarde lui monte au nez plus vite et plus souvent que chez d’autres peuples.
Des parents d’élèves sont en colère contre les professeurs jusqu’à les agresser parce que leur progéniture est en colère, ne supportant pas que leur connerie soit sanctionnée par un prof. en colère.
Des marins sont en colère car le carburant est trop cher, en s’attaquant de façon intelligente à la filière de distribution du carburant (Fos et stations services), ce qui ne peut que rendre le carburant plus cher.
Les policiers chargés de canaliser la colère de leurs concitoyens sont également en colère car ils estiment que leur coup de matraque n’est pas assez payé.
Des gens en colère commencent à revêtir un gilet jaune pour montrer qu’ils sont rouges de colère. Le gilet jaune est devenu le symbole de la colère pour la colère sans revendication bien définie, chacun peut ainsi exprimer sa colère, même si elle n’a rien à voir avec celle de son voisin, le point commun étant le ressentiment, quelle qu’en soit la cause.
J’ai toujours connu le Français en colère, même quand tout allait apparemment bien. Le Français a encore la liberté d’exprimer sa colère en réclamant son besoin d’égalité avec celui qui est plus riche que lui mais avec lequel il n’est pas question d’exprimer la moindre fraternité jusqu’à le guillotiner.
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Marine le Pen a adressé une lettre ouverte aux buralistes dans laquelle elle s’engage, si elle est élue, à « stopper l’escalade fiscale » de geler les taxes sur le tabac qui représentent 80% de son prix, en soulignant le rôle social de leur activité. Une mesure qui sera populaire à la fois auprès des fumeurs qui représentent environ un cinquième de la population française et bien sûr des buralistes dont la vente du tabac est le gagne-pain. Ils vont d’ailleurs manifester contre le « ras-le-bol » fiscal devant l’augmentation continue du prix du paquet de cigarettes (environ 13€ ne 2027). Leur argument principal étant que le prix élevé des cigarettes favorise la marché noir, sans aucune garantie de qualité (on parle d’un produit cancérigène) pour le consommateur , ce trafic entraînant en outre un manque à gagner pour l’Etat (tout en s’insurgeant contre les taxes). « Selon une étude des douanes d’octobre dernier et une autre de l’observatoire des drogues (OFDT) la vente légale de tabac a baissé de 44,7 % entre 2017 et 2025. Le marché noir représenterait entre 10 et 20 % de la consommation en France, ce qui représenterait un manque à gagner pour l’Etat de plus de 4 milliards d’euros. Par comparaison, les taxes sur le tabac rapportent environ 12 milliards d’euros par an à l’Etat et à la Sécurité Sociale ». La nation devrait rendre hommage au Français fumeur qui contribue à redresser les finances de la France en risquant sa vie.
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Les 70000 morts provoqués chaque année par le tabac semblent ne pas préoccuper Mme le Pen. Les morts ne manifestent pas et ne votent pas. Or il est constaté que l’augmentation du prix du tabac est le meilleur levier pour diminuer sa consommation. « Depuis 2017 et l’accélération de la hausse du prix du tabac, la part des adultes français fumant quotidiennement est passée de 27 % à 18 %. Une chute encore plus spectaculaire chez les jeunes, aujourd’hui 5,6 % des lycéens fument tous les jours, contre 30,8 % en 2010 » (espérons qu’ils ne fument pas autre chose que du tabac). Mais les politiques démagogues n’hésitent à prendre des mesures qui plaisent dans le présent à une bonne partie de la population sans se préoccuper de son avenir. Les démagogues ont une courte vue, elle ne dépasse pas leur nombril.
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Cette maxime tirée du monde de « 1984 » décrit par Orwell semble de plus en plus en adéquation avec celui dans lequel nous sommes.
Quand des personnalités politiques ne veulent pas juger une période historique ou un personnage du passé en arguant qu’elles n’étaient pas nées à l’époque, on se demande qu’elle est dans la réponse la part d’évitement et la part d’ignorance. Quand Jordan Bardella dit : « Je suis né en 1995, je ne me sens pas de lien avec Pétain » , donc il ne peut rien en dire, comme il ne peut pas expliquer sa position sur J.M Le Pen n’ayant pas été son contemporain en tant qu’adulte. Quand au « Grand entretien » de LCI, Marine Tondelier, à la tête des écologistes, a du mal à dire un mot sur De Gaulle, Pompidou ou Giscard d’Estaing en expliquant qu’elle n’était pas née à cette époque, on reste perplexe.
On peut se demander si une inculture historique peut rendre plus fort. Ce n’est pas exclu, quand on est influencé par rien d’autre que les quelques idées élémentaires d’une idéologie, on a aucun état d’âme pour agir, même bêtement, même férocement.
Ceux qui prétendent s’opposer au fascisme, ne savent pas toujours ce que fut cette idéologie. J’ai d’ailleurs remarqué que dans les manifestations antifascistes, sur les banderoles et les pancartes, le mot « fasciste » est souvent écrit « faciste » ou « fachiste », montrant que leurs rédacteurs ne connaissent pas l’origine du nom choisi par Mussolini pour nommer son parti. Une ignorance qui permet aux antifascistes d’utiliser les mêmes méthodes que les fascistes sans la moindre réticence. Comme quoi l’ignorance permet la violence.
Ceux qui crient : « la Palestine du Jourdain à la mer » connaissent-ils l’histoire de cette région et de son partage initial entre Juifs et Palestiniens, ces derniers n’ayant jamais eu d’état sur cette terre (contrairement aux Juifs), offre qui fut refusée par les Arabes. Par contre, ils préconisent sans état d’âme la disparition d’un état moderne et démocratique (quelles que soient les critiques que l’on peut lui faire) habité par 9 millions de personnes.
Oui, l’ignorance rend con, mais aussi plus fort.
Sur les chaînes TV d’information en continu, le reportage le plus fréquent en ce moment se déroule dans des stations services avec une vision panoramique sur les pompes à essence où l’on voit s’afficher les prix du litre et l’envoyé spécial se pencher vers la vitre ouverte d’un véhicule pour demander au chauffeur ce qu’il pense du prix de l’essence alors que celui-ci vient d’en consommer pas mal pour trouver une station où les prix sont moins élevés.
Dans le studio, les journalistes regardent consternés ce reportage édifiant et l’un d’eux commence à allumer la mèche : « si ça continue on va avoir les gilets jaunes » et un autre perspicace d’ajouter : « la situation est inflammable » et le premier demande à un troisième : « vous qui connaissez la question, qu’en pensez-vous ? » et le spécialiste des gilets jaunes de répondre : « toutes les conditions sont réunies pour provoquer une explosion car le mécontentement monte »
Et le gars dans la France périphérique qui vient de faire quelques kilomètres en voiture pour aller chercher son pain se dit « ben, ils ont raison, ça peut plus durer, alors qu’il y en a qui s’en mettent plein les poches ! » et se demande où il a mis son gilet jaune.
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« Gilets jaunes » au sommet de l’Arc de triomphe lors de la manifestation du samedi 1er décembre 2018 après avoir tagué et saccagé l’intérieur.
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Il est normal et juste qu’Eric Zemmour se considère avant tout comme Français en insistant pour que sa judéité ne rentre pas en ligne de compte dans ses prises de position politique. Mais il la met où sa judéité ? Dans la virtualité comme un souvenir ? Je me suis posé cette question, sans importance mais intrigante, en raison de sa réaction devant le succès de l’AfD aux élections régionales de Saxe-Anhalt. Le seul parti en France qui s’est ouvertement réjouit de cette victoire est le parti Reconquête d’Éric Zemmour. Sur X, ce dernier a estimé que « l’heure de vérité » était « venue » avant de prédire qu’« elle sonnera partout ». Concernant l’immigration tous les partis très à droite sont sur la même ligne en Europe et c’est l’absence de contrôle du flux migratoire par les autres partis qui ont été au pouvoir qui explique avant tout leur succès actuel. Mais que Zemmour efface totalement sa judéité pour applaudir un parti nostalgique du IIIe Reich, ce dernier ayant tout de même exterminé de façon industrielle la presque totalité des Juifs d’Europe (avec la participation sans réticence de l’Etat français), est plus que gênant. Une neutralité, de préférence silencieuse, ou une analyse plus nuancée approuvant certains côtés de l’AfD, mais désapprouvant d’autres, aurait été plus décente, mais la décence ne fait pas partie du personnage.
Illustration : George Grosz "Caïn ou Hitler en Enfer"
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"Dans son livre, Cheminement d’un communiste en terre chrétienne (1), André Chassaigne, ancien député communiste du Puy-de-Dôme, revient sur son parcours politique et partage ses réflexions surce qui le relie aux valeurs chrétiennes : le respect de l’autre, la fraternité, l’attention aux plus fragiles."
Mr Chassaigne, vous avez sans doute raté quelques épisodes assez monstrueux de l'histoire des religions, de l'histoire contemporaine et même actuelle. "Ils ont des yeux et ils ne voient pas".
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J'ai toujours pensé qu'il disait n'importe quoi, sauf pour garder son siège de député
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Une surprise : les nostalgique du IIIe Reich peuvent être souriants. Un sourire un peu carnassier toutefois.
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"Le ministre des Affaires étrangères a remis en cause le choix de la chaîne de télévision de redonner la parole à Xenia Fedorova (à distance), expulsée cet été. Xenia Fedorova a été « expulsée du territoire national après avoir été expulsée de l’Allemagne, après avoir été sanctionnée par l’Union européenne, considérant qu’elle est en réalité une propagandiste du Kremlin », a rappelé Jean-Noël Barrot. « Elle n’est pas une journaliste, mais une agente d’ingérence au service de la Russie, une agente de subversion "
Moi, ce qui m'afflige, c'est Cnews, à moins que son propriétaire désire ainsi se placer dans une collaboration future. Ce qui m'afflige également, c'est l'impuissance du ministre.
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S'il n'était pas dangereux, son ridicule me ferait pitié. J'espère que les USA se relèveront de ses 8 ans de clowneries
Le RN propose d’interdire aux musulmanes de porter le voile dans l’espace public. Sans porter de jugement sur cette proposition dont l’application tient du voeu pieux, on ne peut que constater qu’elle est un « marronnier » de ce parti qui préfère que les médias se focalisent sur ce vestimentaire islamique qui obsède la République depuis des années, plutôt que sur ses propositions qui laissent à désirer pour rétablir la santé économiques du pays.
J'ai un goût prononcé pour la laïcité, proche de l'intégrisme, ce qui ne m'empêche pas de constater que certaines coutumes religieuses ont leurs avantages.
Ainsi le port du voile intégral peut fort bien convenir aux femmes laides et à ceux qui les croisent, elles ont la possibilité de ne montrer que leurs yeux s'ils sont beaux ou de les masquer derrière un grillage dans le cas contraire, les hommes pourraient alors être séduits par leur esprit, à condition de les laisser parler.
Les jolies peuvent se voiler pour ne pas être importunées : les hommes hésitent à proposer la botte à une religieuse.
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"Hijabeuse" (position inverse de la prière mahométane)
Celles qui se voilent comme on le ferait d'une chose précieuse se considèrent comme un paquet cadeau, et attendent l'ayant droit pour défaire l'emballage dans l'intimité, ce qui peut réserver quelques surprises, mais il reste l'échappatoire de la polygamie (encore un avantage sur lequel je ne m'étendrai pas)
Pour les hommes, les femmes masquées aggravent, certes, leur frustration sexuelle (et Dieu sait à quelles extrémités cela peut conduire) mais le voile apporte quelques avantages non négligeables. Ceux chez qui la vision d'une chevelure féminine provoque une érection et qui considèrent qu'une peau découverte de femme constitue une provocation, le voile leur évite en général de succomber à leur obsession en déshonorant la femme coupable à leurs yeux de les avoir provoqués.
Mais l'avantage principal n'est pas là. Pour les hommes la hantise d'être cocus semble croitre avec l'esprit religieux. Posséder une femme[1] au sens large du terme comme on possède un objet précieux et d'autant plus précieux qu'il peut faire des petits, incite le propriétaire à tout faire pour que sa possession ne soit pas dérobée. Cacher la femme aux yeux des autres par une jalousie portative[2] est une bonne garantie pour s'en assurer l'exclusivité, garantie encore améliorée par une menace de lapidation. Ce qui prouve - sans se voiler la face - que ces époux inquiets estiment - sûrement à tort - ne pas avoir les qualités requises pour retenir leurs femmes et mériter leur fidélité sans devoir les emballer. Cette modestie les pousse à hisser le voile au rang de vertu et à chercher parfois à retrouver la confiance en eux-mêmes en trompant leurs femmes, faisant ainsi d'une pierre deux coups.
[1] Dire qu'un homme possède une femme lorsqu'il a un rapport sexuel avec elle est une expression d'autant plus stupide que c'est plutôt la femme qui possède transitoirement le sexe de l'homme au point que parfois elle le retient fermement lors d'un pénis captivus.
[2] Je signale de façon totalement désintéressée que la burqa noire me parait ici la seule solution efficace car le foulard, surtout s'il est noué à la manière des chauffeuses du début du XXème siècle, peut s'avérer séduisant. Mais chacun est libre d'enfermer sa femme comme il l'entend.
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Comme je ne fréquente qu’un seul réseau social et que de façon très épisodique, je pense donc pouvoir échapper aux essaims d’influenceurs qui grouillent autour de nos pauvres cerveaux inondés par le tsunami des informations. Que ces informations soient vraies ou fausses, qu’elles proviennent de l’hexagone ou de l’étranger j’aurais peut-être la chance d’y échapper car le meilleur moyen de ne pas être influencé par des influenceurs, qu’il s’agisse d’êtres humains ou de robots - la distinction est parfois difficile à faire car on peut aisément prendre un être humain pour un robot - est de ne pas les fréquenter et de ne faire aucune confiance aux informations qui grouillent sur internet avant que celles-ci n’aient été reprises, critiquées et prouvées ou rejetées par les médias « mainstream » si méprisés par les internautes, fiers de leurs sources pêchées sur les sites qui grouillent sur la toile, en général choisis car compatibles avec leurs propres opinions et qui ont ainsi de fortes chances d’être polluées.
Ce qui m’étonne est que l’on puisse être influencé par des influenceurs qui ne sont là que pour vous influencer et pas pour vous fournir des informations plus ou moins objectives, mais des informations sélectionnées ou fausses pour changer votre opinion ou pour vous en fournir une si vous n’en avez par encore. Si l’on fréquente un personnage dont la crédibilité est souvent douteuse et qui n’est là que pour vous influencer c’est que l’on est crédule, influençable ou séduit par la personnalité de l’influenceur et impressionné par les milliers de suiveurs qui se branchent sur le baratin du bonhomme ou de la bonne femme en sachant que le nombre ne fait pas la vérité.
A côté des influenceurs d’opinion, il y a ceux ou celles qui brassent du vide, racontent leur vie sans intérêt pour vendre une marchandise quelconque (et parfois une opinion), mais qui séduisent par la possibilité donnée à tout un chacun de regarder par le trou de la serrure l’intimité d’une star en carton.
Et il y a les politiques (prière de ne pas faire de rapprochement avec le paragraphe précédent) car les politiques font maintenant campagne sur les réseaux sociaux et leur présence est saluée comme une preuve de modernité, mais assez curieusement ce sont les politiques qui se révèlent les plus mauvais influenceurs, ils apparaissent comme les moins crédibles et ceux qui les voient et les écoutent sont ici les moins crédules quand il ne s’agit pas d’un partisan du politique en question qui n’a que faire de la vérité.
Illustration : Félix Nussbaum « Mascarade »
Les islamistes, qui veulent imposer à la société dans laquelle ils vivent les préceptes de l’Islam tels qu’ils furent édictés, à peu de choses près, au début du Moyen Âge, considèrent que notre société dite occidentale est dépravée. Cette dépravation tourne évidemment autour du sexe, le sexe étant l’objet de répulsion la plus partagée par les religions monothéistes, mais cette répulsion vire à l’obsession en islam car cette religion cherche à prémunir le mâle musulman, en qui elle n’a guère confiance, de l’objet désirable mais perverti représenté par la femme en effaçant son corps pour réfréner les pulsions libidineuses dont la femme est coupable.
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L’islamisme considère que notre société est dépravée car elle permet à la femme d’exposer des parties de son corps tentateur : les cheveux, bien sûr, en négligeant leur effet érotique et des surfaces de peau plus ou moins grandes qui va jusqu’à la découverte des seins (de moins en moins fréquente) sur les plages, en y ajoutant le fait que notre société ne considère plus l’homosexualité comme une pratique monstrueuse. Les chiites iraniens sont à tel point offusqués par la vision du corps de la femme que leurs responsables, il y a quelques années, demandèrent en visitant un de nos musées de couvrir sur leur passage les corps nus des statues féminines.
Pourtant en matière de dépravation, nous n’avons rien à envier à la société islamiste qui aime tellement la femme que les hommes peuvent en épouser plusieurs sans doute pour limiter le péché adultérin, ils la cachent et la couvrent pour en garder l’exclusivité, ils la battent à l’occasion et pratiquent volontiers le viol conjugal, avec la bénédiction du Coran, viol qu’ils commettent parfois sur des fillettes qu’ils ont pu épouser. Une société où la pédophilie est admise, une société obligée de cacher la femme pour la mettre à l’abri de l’homme, où la femme est mise dans la position de victime de la possession masculine, n’est-elle pas plus dépravée que celle où la femme est devenue libre, où elle tente de la protéger par le loi et par la répression des hommes dépravés. Encore que le violeur violent Tarik Ramadan, Tartuffe prédicateur de la vertu islamique, est toujours en liberté en Suisse et dispense même des cours aux jeunes générations sur...la justice.
Illustration Picasso « Deux femmes courant sur la plage »
Des musulmans s'efforcent de suivre en tous points l'exemple de leur prophète qui épousa Aïcha alors qu'elle n'était qu'une enfant. Les sources traditionnelles et admises par la majorité des musulmans sont en faveur d'un mariage contracté à 6-7 ans et consommé à 9 ans. Les évaluations historiques modernes s'efforcent d'être plus convenables en estimant que cette épouse du Prophète devait avoir entre 14 et 19 ans.
Ce qui est certain est que les Talibans restent fidèles à la tradition comme le montre cet article du Canard enchaîné paru aujourd'hui et que je reporte ci-dessous :
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Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, bien que cette dernière ait garanti le respect des frontières ukrainiennes en échange de la récupération par la Russie des installations nucléaires sur son territoire, les autres pays européens ont apporté leur aide en matériel et en argent au pays agressé. Sans doute pour les dissuader d’aider l’Ukraine, les médias russes nous ont servi à l’époque des images de ce que deviendraient Paris et Londres sous l’effet d’une bombe atomique russe.
Quatre ans et demi après l’offensive russe sur Kiev, l’Ukraine résistant toujours, on voit réapparaitre la menace atomique, cette fois sur l’Ukraine même, ce qui est plus sérieux. On nous montre un député de la Douma qualifié de faucon - ce qui le sous-estime car je parlerais volontiers de vrai con - proposer à Poutine d’utiliser l’arme nucléaire pour en finir avec l’Ukraine. Nos journalistes qui ont rapporté cette menace parlent de « nucléaire tactique », une modalité stratégique en quelque sorte. Mais que veut dire vraiment une « bombe tactique », simplement une petite bombe, celle qui a détruit totalement la ville d’Hiroshima et tous ses habitants le 6 août 1945 à 8H15 (voir illustration), mais ce n’est qu’une tactique.
« Soyons sérieux » : c’est un copeau-clé de la langue de bois. Elle a pour but de rabaisser l’adversaire ou le journaliste dont les arguments même exacts deviennent ainsi fantaisistes, pour tenter de rendre son propre discours crédible en lui donnant un label de véracité, surtout s’il s’agit d’un mensonge.
« Nous le ferons après une large concertation » : c'est-à-dire, la décision étant déjà prise elle sera néanmoins exposée à ses adversaires qui ne pourront rien y changer. La concertation se situe entre la décision et son application.
« C’est un débat démocratique » est un copeau du même ordre : le débat l’est parfois (mais qui participe au débat ?), la décision qui en découle, rarement.
« C’est un progrès pour la démocratie ». Là il faut vraiment dresser l’oreille car le plus souvent c’est un recul (ex. un conseiller de Sarkozy a osé dire sur France Inter que la nomination du président de la TV publique par le président de la république était un progrès pour la démocratie)
« C’est une loi votée par les élus du peuple ». Il n’y a plus rien à dire, sauf que ce n’est pas pour cela que la loi est bonne, qu’il n’est pas du tout certain que le peuple dans sa majorité la veut, qu’une grande partie du peuple n’est pas représentée au parlement et qu’une fois élus – surtout en début de mandat – les représentants se fichent le plus souvent de ce que veut le peuple qu’ils sont censés représenter. Le peuple ne peut s’exprimer que par les sondages dont les résultats sont parfois manipulés, ne serait-ce que par les questions posées.
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« À l’approche des 25 ans du 11-septembre, CBC - Radio Canada - Québec demande à ses journalistes de ne pas qualifier les attaques d’« attentats terroristes ». La note, qui émane du bureau des normes journalistiques de CBC, précise, en gras et italique : « Ne pas qualifier les attentats du 11-septembre d’attentats terroristes. ». « La direction de la CBC invoque sa prudence de longue date devant un terme « politiquement et émotionnellement chargé » selon la note signée par Basem Boshra, le directeur des normes journalistiques et de la confiance du public de CBC New, il serait opportun de dire, que « les détournements ont conduit à l’écrasement d’avions de ligne à Washington, en Pennsylvanie et à Manhattan ».
En suivant cette interprétation prudente - pour ne pas dire lâche - on pourrait en déduire que les dix-neuf hommes d’Al-Qaïda n’ayant appris à piloter que peu de temps auparavant, manquaient d’expérience, il ne serait donc pas étonnant qu’affolés par un incident technique imprévu, une panne de moteur par exemple, ils n’aient pas pu redresser les avions à temps et percuté des immeubles en provoquant, par mégarde, la mort d’environ 3000 humains. Si les 19 personnes (non terroristes selon CBC) à l’origine de ces erreurs de pilotage avaient survécu à ces crashs d’avions, ils s’en seraient sans doute excusés.
Il n’y a plus qu’à tirer la chasse d’eau ou de vider un canadair
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Aujourd’hui en déjeunant à une terrasse de la Place Clichy, j’ai pu assister au non respect régulier de l’arrêt aux feux rouges par des cyclistes à chaque fois qu’ils s’allumaient. Vous vous demandez peut-être pour quelle raison je relève cette banalité, un cycliste projeté en l’air par une voiture aurait été un évènement plus digne d’être rapporté, mais cette constatation sans intérêt m’a rappelé le souvenir archéologique des agents de la circulation placés jadis aux carrefours qui jouaient du sifflet pour stopper l’auteur d’une infraction et le soumettre aux rigueurs de la République. Celui qui avait commis une infraction s’arrêtait immédiatement et attendait patiemment que l’agent vienne à pas mesurés lui faire des remontrances souvent monnayées.
Les agents de la circulation ont disparu, les policiers roulent à quatre enfermés dans des voitures. Et je me suis dit : que se passerait-il si aujourd’hui un agent à pied sifflait un cycliste passant aux feux rouges ? D’abord, il y a de fortes chances que le cycliste ne s’arrête pas et se livre au contraire un pédalage énergique pour s’échapper. Et en supposant qu’il obtempère, il n’est pas sûr que le policier isolé s’en sorte indemne.
Illustration : Place de la Concorde à Paris, septembre 2015. AFP PHOTO / LUDOVIC MARIN
Les politiques sont déjà en campagne pour les futures élections présidentielles. J’avais jadis publié sous le titre « Copeaux » une interprétation de la langue de bois utilisée par nos élus ou ceux qui souhaitent l’être et bien qu’anciennes, il m’a semblé que cette interprétation reste valable pour l’essentiel.
« Aller sur le terrain » : les politiques se gargarisent de ce copeau de la langue de bois pour montrer combien ils sont proches de leurs concitoyens (et surtout de leurs électeurs). Ils font une apparition fugace, très organisée et encadrée, pour retourner bien vite dans leurs palais, conduit par leur chauffeur attitré qui ne respectera pas les limitations de vitesse, tellement le maître est pressé de rentrer. En fait, c’est une façon de s’exprimer méprisante ; le terrain, c’est quoi ? Des champs peuplés de péquenots ? Des quartiers incertains ? Des chantiers salissants ? De la boue ? Du purin ? des ordures ? Attention ! Les politiques choisissent leur terrain, mais il faut leur rendre hommage quand ils se vantent d’ « aller sur le terrain » comme on va à la guerre, car c’est faire preuve de courage que de se mêler à la populace, même de loin et pas longtemps.
« Je suis à l’écoute » : Ah ! Les politiques montrent ainsi qu’ils daignent vous écouter ! Ils font un effort, être à l’écoute serait une qualité alors qu’ils sont élus pour ça. Il ne faut pas se faire d’illusion, ils sont surtout à l’écoute la veille d’une élection où ils semblent passionnés, sous le regard des caméras, par ce que raconte la marchande de fruits et légumes. Ils écoutent en pensant à autre chose ou ne retiennent que ce qui les arrange, tout en vérifiant la bonne position des journalistes.
« Je suis au service de mes concitoyens ». Un député est élu exactement pour ça, il n’y a donc pas lieu de s’en vanter. Alors pourquoi donner cette précision ? Justement parce que les concitoyens ont des doutes : et si le député ne pensait d’abord qu’à lui ? Et s’il ne rendait service que pour être réélu ? Il est bon de répéter qu’il ne pense qu’aux autres et qu’il se sacrifie pour eux. On ne sait jamais, à force ça peut marcher.
« Il est dangereux de dénigrer les politiques ». Sous-entendu : dénigrer la classe politique c’est faire le jeu des extrémistes, donc : acceptez ce que nous sommes, car nous sommes moins pires que les autres. Bien sûr, il ne faut pas mettre tous les politiques dans le même cageot, il y en a d’honnêtes et même d’efficaces (quoi ? Je ne plaisante pas), mais c’est comme pour les fruits : si dans un cageot les uns sont pourris, les autres risquent de le devenir à leur contact. La politique en tant que profession est rentable et un élu cherche à le rester car une fois entré personne ne veut sortir du fromage, bien que dans ce métier le risque de chômage est faible : ceux restés en place trouvent toujours pour les copains des points de chute enviables. Le renvoi d’ascenseur est une mécanique bien rodée chez les politiques, ce qui montre leur altruisme.
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L’Arabie saoudite va investir quelques milliards d’euros pour la création d’un parc d’attraction supplémentaire en France et comme l’a dit un journaliste de la petite lucarne : « l’Arabie saoudite fait confiance à la France ». Nous sommes très flattés que les coupeurs de têtes au sabre fassent confiance à la France, mais confiance, pour quoi ? Confiance en notre fonction de consommateur. Car ce parc, s’il permettra de créer des emplois d’amuseurs, ne produira rien (en dehors des déchets) et vendra aux Français fatigués de quoi se distraire de leur fatigue, surtout s’ils ont fait grève ou s’ils ont manifesté pour réclamer plus de loisirs.
La France est un pays magnifique chargé d’histoire et de monuments plus beaux les uns que les autres et c’est le premier visité au monde (plus de 100 millions de touristes par an). La France entière est un superbe parc d’attraction, mais il est à craindre que dans l’avenir il ne soit que ça.
Illustration : Fontaine Stravinsky, oeuvre de Niki de Saint Phalle et de Jean Tinguely
En tant que médecin j’ai été formé pour juger d’un bilan de santé, pas d’un bilan politique, mais chacun a le droit de s’y frotter puisque la politique nous concerne tous, même si l’on n’est pas au fait de toutes les données.
En tant qu’homme plutôt raisonnable, le projet d’Emmanuel Macron qui consistait, en principe, à gouverner en prenant le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite aurait pu me séduire. Nous approchons de la fin de son deuxième mandat et le résultat est décevant pour ne pas dire pitoyable. Macron va laisser le pays dans un état bien pire qu’au moment de sa prise de pouvoir. Certes, si la pandémie fut une rude épreuve, elle a touché le monde entier, mais son gouvernement a provoqué la crise des « gilets jaunes » dont le pays aurait pu se passer. Certes, la France conserve encore une situation enviable qui la rend attractive pour les habitants des pays en perdition, mais cette force d’attraction en tant qu’Etat de droit et par ses avantages sociaux constitue sa faiblesse en la rendant incapable, comme la plupart des autres pays européens, de contrôler le flux migratoire, cheval de bataille électoral.
Un pays de plus en plus endetté sans pour autant s’être suffisamment équipé pour l’avenir, avec une perte progressive de la confiance des prêteurs qui craignent sans doute qu’un des deux partis extrémistes, qui cachent mal leurs sympathies pour les dictatures, arrive au pouvoir. Macron a, en effet, provoqué une explosion du bipartisme ce qui a favorisé un parti à l’extrême de la droite autour duquel continue à tourner, malgré la « dédiabolisation », un essaim de nazillons, et a entraîné en face l’éclosion d’un parti racialiste, pro-islamiste, violent et antisémite, cocktail à faire exploser la nation. L’un comme l’autre de ces deux partis ne proposant, pour plaire, que de ruiner davantage le pays.
A l’international, Macron a tenté de tenir son rang mais comment être pris au sérieux quand le pays part en quenouille et quand on s’est montré assez stupide pour décider, après l’échec des élections européennes, une dissolution de l’Assemblée des députés qui ne pouvait qu’aggraver la situation en entérinant l’échec précédent.
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Il est banal de dire que la meilleure façon pour les dictateurs de se maintenir au pouvoir est de faire la guerre (sans la perdre) ou de la préparer. Une paix met toujours en évidence la rigueur de leur gouvernance, le degré de leur corruption et l’insatisfaction de leur peuple. Il est évident qu’une menace extérieure effective ou fantasmée est présentée comme une justification de leur dictature qui devient valorisante pour le pays si la guerre se solde par une conquête. Poutine est passé d’une guerre à l’autre et continuera son oeuvre de mort jusqu’à épuisement de son pays ou la destruction de l’adversaire. La Corée du Nord qui a inventé la royauté communiste ne songe qu’à s’armer et produit plus facilement des missiles à balancer dans l’eau que de la nourriture à consommer par sa population et va jusqu’à fournir de la chair à canon bon marché à son ami Poutine qui finit par en manquer. Taïwan est un objectif tout trouvé pour la Chine qui ambitionne de devenir la première puissance mondiale.
L’Algérie s’oppose au Maroc mais préfère encore la France comme ennemi héréditaire définitivement responsable des malheurs du pays, attitude adoptée par d’autres dictateurs africains qui accusent plus ou moins les anciens colonisateurs de l’état déplorable de leur pays, tout en exportant vers l’Europe leurs miséreux dont certains deviendront des « décoloniaux » demandant des comptes à la France alors qu’ils n’ont jamais été colonisés, en revendiquant le statut reconnu de victime perpétuelle de la colonisation, préférant jouer au ressentiment par transmission génétique que de jouir de la paix dont ils ne savent que faire, préférant le métier de colonisés par héritage.
On pourrait me rétorquer, à juste titre, que les démocraties font également la guerre. Elles ont été obligées de la faire par le passé et parfois trop tard car préférant la paix. Aujourd’hui deux d’entre elles font et ont fait la guerre : les USA et Israël. Pour les USA, cela n’a jamais été pour maintenir leur président au pouvoir mais pendant un temps pour s’opposer au progrès du communisme ou prouver son statut de première puissance en jouant les gendarmes du monde à bon ou à mauvais escient et un fois pour répondre à une attaque meurtrière sur son sol. Pour Israël, quelles que soient les critiques que l’on peut faire à son premier ministre actuel et aux extrémistes à courte vue qui l’entourent, ses adversaires pourront toujours dire qu’il éloigne ainsi son procès, mais eux-mêmes seraient obligés de faire la guerre comme les dirigeants actuels puisque Israël est entouré d’ennemis qui ne veulent en aucun cas la paix et d’un état palestinien dont tout le monde se gargarise, mais la disparition d’Israël pour mettre à la place de la seule démocratie féconde du Moyen Orient un état islamique, perspective soutenue par les idiots utiles de l’Europe se targuant de « progressisme » en criant du « Jourdain à la mer » comme le réclament les islamistes du Hezbollah, les tortionnaires du Hamas et la République islamique d’Iran qui haïssent les démocraties, celles-ci donnant la liberté à leurs « progressistes » aveugles (mais électoralement intéressés) de manifester en faveur de ceux qui veulent leur disparition.
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Signé Dr WO, géopoliticien émérite du Café du Commerce
Illustrations : Ukraine (un enfant non déporté) - Pacifisme (1936)
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D’abord, si ce Chinois trouve que l’on ne parle pas de Gaza, c’est qu’il est sourd et aveugle ou mal informé, ce qui n’est pas impossible en Chine.
Ensuite, personne ne semble lui avoir signalé que dans son propre pays des musulmans appelés Ouïghours sont salement persécutés, mais parler du sort qui leur est réservé par les autorités chinoises serait pour lui un bon d’entrée (s’il vit en Chine) dans un lieu loin de la nature qu’il aime tant parcourir.
Alors, il est plus facile et très à la mode de brandir un drapeau palestinien (dont les fabricants doivent faire fortune en ce moment) à la gloire du Hamas (plus que des Palestiniens) pour assouvir sa fibre droit-hommiste et recueillir sans risque l’approbation générale.
Darmanin vient d’annoncer qu’il allait soutenir Edouard Philippe, « le mieux placé ». Mais pas forcément le plus intelligent pour avoir demandé prématurément la démission d’Emmanuel Macron à qui il doit sa carrière au niveau national, déclaration moralement répréhensible et malhabile sur le plan stratégique car il n’y avait aucune chance que Macron démissionne, ce qui prouve également qu’il n’est guère doué pour l’évaluation psychologique d’un homme qu’il a longtemps fréquenté au quotidien comme pour l’évaluation de l’état d’esprit de ses concitoyens si l’on se réfère aux deux mesures de peu de bénéfice qu’il a prises lorsqu’il gouvernait et qui ont déclenché la révolte des « gilets jaunes » à l’origine de manifestations répétées et redoutables ayant bloqué la France pendant de longs mois. Cette demande de démission a déplu aux Français et ils l’ont fait savoir par une chute nette de la popularité d’Edouard Philippe. Mais celle-ci est remontée, ce qui montre le déficit de postulants acceptables pour la présidence et Edouard Philippe se retrouve à nouveau le mieux placé par les sondages entre les extrêmes.
Darmanin, en homme sensé, se place également pour un éventuel futur ministère, car il y a encore des ministères qu’il n’a pas essayés, une position intelligente qui lui évite de grenouiller dans le marais encombré des prétendants à la fonction suprême.
Dans les pays où les élections sont libres et contrôlés, on voit le rôle capital des sondages qui influencent la position des politiciens et les amènent à se ranger derrière le champion qui semble avoir le plus de chances de l’emporter et la position des électeurs qui optent souvent pour un « vote utile » plutôt que pour un choix de conviction.
Ce « mieux placé » m’a fait penser à une fable que j’avais jadis écrite dans ce blog sous le titre "Sondocratie" et que je publie à nouveau ci-dessous :
Un jour, le suffrage universel fût supprimé. Dans les pays plus ou moins totalitaires, près de la totalité des électeurs votaient régulièrement pour l’homme ou la femme (beaucoup plus rarement) déjà au pouvoir par un élan unanime qui tenait du miracle et dans les pays dits démocratiques, il était finalement apparu dangereux de donner carte blanche pour plusieurs années à quelques-uns habilités à prendre des décisions pour tous et que la plupart contestaient par la suite. La sanction de l'élection suivante s'étant révélée insuffisante : les élus avaient le temps de faire leurs bêtises, d'étaler leurs incompétences et de créer des situations difficiles à corriger par les suivants. Les uns utilisaient ainsi l'essentiel de leur mandat à défaire ce que les autres avaient fait. On s'était aussi aperçu que les gens votaient plus par fidélité que par choix et qu'ils pardonnaient à leurs candidats ce qu'ils n'auraient pas pardonné à leurs adversaires.
A cette situation illogique et inefficace vint s'ajouter le constat que nombre d'hommes politiques censés gouverner, ne le faisaient qu'en fonction des résultats des sondages, mais que ces résultats étaient plus ou moins valables et plus ou moins partiaux.
La solution était simple, évidente et parfaitement démocratique : les hommes politiques, intermédiaires incertains et vantards (comment ne pas l'être si l'on veut être élu), furent supprimés ou convertis en fonctionnaires non élus, recrutés par concours et révocables par sondage. Le rôle de ce corps d’état devint celui d'appliquer et de réaliser les décisions issues des sondages. Ceux-ci, permanents, bien organisés, institutionnels et contrôlés, cessèrent d'être anarchiques et téléguidés et purent représenter les opinions de la majorité de la population dont le pragmatisme rangea dans les oubliettes de l’histoire les idéologies fumeuses et fumantes qui traînaient encore dans la tête de certains.
Partis et syndicats n’avaient plus lieu d’être. Les journalistes et les intellectuels devinrent indépendants (c’est là où l’on rencontra les plus grandes difficultés), leur rôle fût de rapporter les faits et d’exposer les arguments pour permettre aux sondés de répondre aux questions (toujours multiples pour éviter l’ambiguïté) en toute connaissance de cause.
Et c’est ainsi que les statistiques prirent le pouvoir.
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Il tient le globe entre deux doigts
Le pouce au sud, l’index au nord
Il hésite encore dans son choix
Il n’a pas décidé de son sort
Que faire de cette Terre incurable
Folle à force de tourner à l’envers
Comme un derviche infatigable
Mauvais exemple pour l’Univers
L’écraser comme un grain de raisin
Faire jaillir la pulpe et le jus
Assécher le suc, exploser les pépins
Faire disparaître ce globe corrompu
Les continents basculent et se fracturent
Les montagnes s’écrasent dans les plaines
Le sang brûlant de la Terre jaillit des fissures
Les mers s’élèvent comme des fontaines
Dommage pour les fleurs et les papillons
C’était une réussite, un peu fugace
Les arbres aussi mais sans les bûcherons
Les poètes peut-être Non, ils L’agacent
Pourquoi hésite-t-Il à écraser ce grain de raisin ?
Pense-t-Il aux arbres, aux fleurs, aux papillons ?
Sans doute car Il retire lentement Sa Main
« Ce n’est pas la peine » dit-Il « Ils s’en chargeront »
Paul Obraska
Illustration : Jacques Resch "ça vient"
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Ne serait-il pas opportun pour Trump de remplacer son projet de salle de bal à la Maison Blanche par la construction d’une mosquée ? Certes, les démocrates étatsuniens n’ont pas encore tous adopté le progressisme dans sa forme obscurantiste, mais après son adoption mamdanienne à New-York, la voie islamiste s’est également ouverte dans le Michigan où Abdul El-Sayed, vainqueur de la primaire démocrate pour le Sénat de cet état, ne cache pas ses penchants progressistes à la mode islamique, avec la bénédiction émue de Bernie Sanders, mais sans avoir la prétention d’atteindre le modèle Afghan ou iranien dont le progrès dans l’obscurantisme est indépassable.
Pour la première fois le Grand Palais expose des oeuvres de la peintre suédoise Hilma af Klint (1862-1944). Si elle gagnait sa vie en peignant des oeuvres figuratives, elle a exprimé ses expériences de contact avec l’Au-Delà fournies par ses séances de spiritisme, puis sa conscience trans-religieuse obtenue grâce à la Théosophie et enfin ce que lui a apporté le cosmos et la nature par l’anthroposophie de Steiner, en peignant des oeuvres forcément abstraites car comment exprimer autrement le spirituel que par l’abstraction ? En peignant ces oeuvres spirituelles parfois de façon automatique, l’artiste affirmait se sentir traversée par des forces occultes qui guidaient sa main.
C’est ainsi que cette artiste (un peu à côté de ses pompes tout de même) s’est retrouvée à l’avant-garde d’un mouvement pictural sans le vouloir, en demandant cependant que ces oeuvres « spirituelles » ne soient rendues publiques qu’au moins vingt ans après sa mort, elles le furent quarante-deux ans après.
Les tableaux exposés font partie du cycle des « peintures du Temple » (1906-1915). Il y en avait beaucoup, en voici quelques-uns :
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Que dire de ces tableaux ? Indépendamment de la valeur spirituelle qu'on pourrait leur attribuer, notamment pour les deux derniers reproduits, je les trouve beaux en eux-mêmes, certains préfigurent ceux de Kandinsky. Notons cependant que pour ce type de peinture, l'accumulation des oeuvres placées côte à côte dans une exposition donne une impression de répétition qui les dévalorise un peu.
Avant d’aller voir l’exposition consacrée à la peintre suédoise Hilma af Klint au Grand Palais, par cette journée caniculaire du 14/08/26 nous avons pris le frais à l’intérieur de ce bel édifice après avoir pris celui d’un taxi climatisé pour nous y amener et goûter à la fraicheur de la salade parisienne du café Thierry Marx.
Comme à l'extérieur il faisait trop chaud pour prendre des photos, vous devrez vous contenter de l'étonnante maquette du Grand Palais faite de briques de Lego :
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Mais à l'intérieur, pas de problème, le plaisir était de trainer dans ces belles salles dont le charme vient aussi du côté industriel désuet de ses structures.
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Donald Trump est persuadé qu’il est un génie aux talents multiples, qu’il sait tout et qu’il a toujours raison. Sans doute conseillé par son hurluberlu de ministre de la Santé, il vient de proposer de réduire drastiquement le nombre de vaccins pédiatriques, aucunement impressionné par l’accroissement du nombre d’enfants atteints par la rougeole depuis la réduction du nombre d’enfants vaccinés aux USA sur les conseils initiaux de son ministre « antivax ».
Le président des Etats-Unis vient de répéter une nouvelle fois « ce que le consensus scientifique ne peut considérer que comme une théorie du complot, à savoir que les vaccins pédiatriques entraîneraient le développement de troubles autistiques ». Car n’oublions pas que Donald Trump est également un grand scientifique (n’a-t-il pas proposé l’injection d’eau de javel pour traiter la covid-19 ?). Il avait repris pour la première fois en 2012 cette rumeur sur le rôle présumé des vaccins à l’origine de l’autisme, jamais démontrée, basée sur une étude qui s’est avérée être une supercherie, « mais soutenue par un mouvement antivaccin dénonçant à la fois des risques pour la santé fantasmatiques et un Etat fédéral attentatoire aux libertés individuelles »
Dans la pièce "Ubu roi", Alfred Jarry avait mis en scène le Père Ubu "incarnant le symbole universel et intemporel de l'absurdité du pouvoir, de la tyrannie grotesque et de la bêtise humaine guidée par la cupidité et la gloutonnerie ». Aucun rapport.
Illustration : Miro « Ubu roi »
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Il suffit de regarder ce visage attristé, l’oeil humide, déplorant que tous les Français ne puissent pas prendre de vacances. Cet ancien (mauvais) Premier ministre de la droite chiraquienne, reconverti en homme d’affaires discrètement corrompu, a été adopté par la gauche dite « progressiste ». La marque du progrès, suivie par Villepin, étant de taper sur Israël dont il déplore l’importance de la riposte à Gaza après le pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023. Plutôt qu’une « vengeance » sur des combattants du Hamas protégés dans les tunnels et par la population civile, il aurait sans doute préféré qu’Israël porte plainte à l’ONU. Il est vrai que c’est devant cette assemblée qu’il a accompli son unique prouesse sous la forme d’un discours bien tourné où il montrait, à juste titre, le danger d‘une intervention en Irak sous un prétexte douteux. En tant que Premier ministre qu’aurait-il proposé au Président de faire si un pays voisin avait envoyé des combattants accomplir un massacre de 9000 civils français, du nourrisson au vieillard, assorti de viols, de tortures et d’enlèvements ?
Villepin fait maintenant partie de la gauche « progressiste » ce qui explique qu’il ait ajouté une touche sociale (un tantinet ridicule) pour faire bonne mesure, et il est ainsi devenu populaire auprès d’un quart de la population française
« Musk vs Tondelier. Alors que Marine Tondelier suggère de « menacer des plateformes comme X d’une interdiction pendant les élections » face aux ingérences, Elon Musk « exige qu’on la fasse taire pour trahison envers la France ». Réponse de la candidate écologiste : « La démocratie n’est pas à vendre. Pas même à l’homme le plus riche du monde ». (Le Point).
Je connaissais Mme Tondelier en raison de la veste verte qu’elle s’est obligée à mettre pour montrer qu’elle s’occupe d’écologie car sans cette parure on ne pouvait guère penser qu’elle était censée s’en occuper, et d’ailleurs à ma connaissance elle ne manifeste qu’un intérêt limitée pour l’écologie ce qui lui laisse le temps de s’occuper de bien d’autres choses pour faire en sorte que l’on parle d’elle. Mais elle constate douloureusement qu’elle ne figure même pas dans les trente personnalités politiques dont on la popularité est testée ( « baromètre » du Point), c’est tout de même vexant alors que Sandrine Rousseau et Yannick Jadot y figurent, certes à la queue, mais ces deux-là existent aux yeux de la population, pas elle, impensable (encore que...).
Et voilà que Mme Tondelier prend une dimension internationale ! L’homme le plus riche du monde daigne lui répondre. Mieux, il lui donne l’ordre de se taire, cela veut dire qu’elle représente un danger pour lui. Et vous avez lu sa réplique à Elon Musk : grandiose. Champagne.
Que des « progressistes » aient des sympathies et/ou des alliances avec les adeptes d’une religion fixée dans le Moyen Âge, et devenue à l’époque moderne clairement obscurantiste et remarquable par son totalitarisme et son intolérance violente dans sa forme islamiste, a tout de même de quoi étonner, au point de se demander si les « progressistes » ne progressent pas à reculons.
Que des homosexuels soutiennent des gens qui les haïssent au point de les massacrer dans beaucoup de pays ou l’islam domine ou de subir des attentats là où il ne domine pas encore, en affichant une hostilité envers Israël où leur liberté est parfaite afin de soutenir des Palestiniens qui ne les aiment pas, a de quoi rendre perplexe, au point de se demander, malgré le nombre élevé de grandes personnalités, artistes et penseurs, parmi les homosexuels si l’homosexualité ne rend pas idiot tout en favorisant, une tendance suicidaire.
Ce qui importe pour ces progressistes de l’obscurantisme et ces homosexuels suicidaires est de militer dans un camp une fois qu’il a été choisi, même si ce militantisme finit au cours du temps par devenir idiot et tristement risible.
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Photo : les suites éplorées de l’attentat islamiste à la voiture bélier lors de la Marche des « fiertés » le 1/08/26 à Berlin
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Nous avons les insectes piqueurs : guêpes et abeilles pouvant provoquer des allergies parfois graves, les insectes inoculant des maladies comme les tiques et les moustiques. L’homme à qui l’on peut faire confiance pour faire le pire, a inventé une espèce volante capable de poursuivre pour blesser ou tuer des personnes vaquant à des occupations paisibles, ce sont les drones permettant aux Russes de « jouer » à des safaris avec des humains désarmés comme proies. Une vidéo vue hier et diffusée par les Russes eux-mêmes, sans la moindre honte et peut-être de la fierté, montre au monde entier un marchand de légumes de Kherson tentant d’échapper à un drone qui le poursuit comme un gros frelon cherchant à le piquer pour finir par exploser en le blessant. Minable victoire qui sert sans doute d’entrainement à des Russes de plus en plus minables et qui étalent au monde entier leurs crimes de guerre en s’en prenant spécifiquement à des civils, mais il ne viendrait à l’esprit de personne de tuer des Russes en dehors de la Russie pour des crimes commis par leurs compatriotes en Ukraine.
Contre les insectes on se protège par des moustiquaires, les Ukrainiens font de même en couvrant par des filets les rues des villes menacées . Une défense ancestrale contre un mal sophistiqué.
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Je parle évidemment de la présence de sa binette (un peu voutée) sur les écrans que la fumée des incendies avaient masquée ces jours-ci. On ne sait pas si ce sera un jour avec frappes dévastatrices ou un jour de négociations sur le point d’aboutir avec les Iraniens qui assurent, eux, sans doute pour lui faire de la peine, qu’il n’y a pas de négociations. Une variabilité perpétuelle dont on ne sait pas si elle tient de la procrastination du maître de la première impuissance mondiale ou d’une stratégie de déstabilisation de l’adversaire, mais celui-ci finit sans doute par en rire entre deux bombardements. Car le monde n’écoute que d’une oreille distraite les déclarations en avalanche de Trumpette de la Renommée, saut les marchés à l'esprit volatile qui
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changent de tendance à la moindre billevesée. Il faut avouer que les marchés ont un côté infantile qui n’est pas rassurant.
Quoi qu’il en soit, Trumpette de la Renommée pourra se rengorger par la proposition des Marocains de donner son nom à une autoroute car notre héros pour augmenter sa renommée cherche à mettre son nom un peu partout - c’est vraiment sa taxe de thé - et marquer ainsi la postérité qui s’efforcera sans doute de le faire disparaître là où elle pourra le faire après sa disparition.
Ceci dit, en marge de cette ironie un peu facile sur ce personnage qui s'y prête trop bien, on peut regretter qu'il risque de perdre cette guerre contre le régime iranien, un régime de fanatiques qui s'est toujours conduit comme notre ennemi et qui continuera à l'être s'il reste en place malgré le désir de la majorité du peuple Iranien de le voir tomber, surtout depuis le massacre qu'il a subi en janvier dernier et les pendaisons de ses jeunes qui n'ont pas cessé depuis son instauration..
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Evidemment, on peut se poser la question des responsables de la mauvaise surveillance de la plage ou de l’inertie des maîtres nageurs présents qui auraient pu interdire de se baigner à ceux qui ne savaient pas nager. Il est à parier que du côté marocain, on ne se sent aucunement responsable de laisser partir à la baignade tous ces jeunes concitoyens désoeuvrés qui paraissaient heureux lorsqu’ils avaient réussi à mettre le pied sur l’autre rive en espérant bénéficier des bienfaits qu’ils s’imaginent y trouver. Les responsables des noyades ? Ce sont, bien entendu, les Espagnols qui n’ont pas fait en sorte de rendre la baignade plus aisée et de sauver les baigneurs en perdition. Et le monde va faire les gros yeux aux Européens incapables de sauver leurs anciens colonisés. Certains descendants de ceux qui réussiront à rester sur l’autre rive prendront le nom de « Baigneurs de la République » en réclamant d’être éternellement repêchés en souvenir du temps passé qu'ils n'ont jamais connu mais qu’ils ont intérêt à ne pas faire passer.
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J’ai vu les images de l’invasion de l’enclave espagnol de la Ceuta par les jeunes Marocains, des hommes par centaines avec quelques rares femmes. La joie de ces jeunes d’avoir réussi à passer dans un territoire rattaché à l’Europe. Des visages épanouis, des sourires, des V de la victoire avec les doigts et même des baisers destinés à la personne qui les filmait. En fait des baisers à l’Europe, ce continent de dégénérés pour les Russes chez qui personne ne se précipite sauf des tarés qui cherchent protection comme le Français Alain Soral qui peut vomir en paix sur les Juifs dont il a fait de la haine sa profession ou le Syrien Bachar al-Assad venu se reposer après avoir gazé son peuple.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez Pérez-Castejón ayant montré des sympathies pour les musulmans voire même pour des islamistes plus ou moins terroristes devraient se réjouir de cette preuve d’amour venue d’Afrique. Une Afrique qui accuse toujours la défunte colonisation de ses incapacités persistantes, et dont les habitants n’hésitent pas à venir cohabiter, ou plus si affinité, avec leurs anciens colonisateurs, bien que ceux-ci soient mécréants et « tout blancs tout moches ».
Devant cette invasion, les autres pays européens, notamment l’Italie et la France, serrent les fesses et les frontières. Pour notre part nous avons Mélenchon venu du Maroc, c’est dire si nous sommes déjà servis.
Daniel Ortega, ancien guerillero, du « parti sandiniste de libération nationale », vient de montrer le chemin pour conclure une bonne révolution dite de gauche. Président du Nicaragua depuis 2007, il vient enfin de décider, à 80 ans, le 19 juillet dernier, qu’étant la voix unique du peuple : « il n’y aura plus d’élections ». Il faut rendre hommage à cet ancien gauchiste pour balayer l’hypocrisie de beaucoup de dictateurs qui éprouvent encore le besoin de chercher un vernis de légitimité en organisant des élections truquées et sans opposants pour obtenir 98% des voix, ce qui fait rire (un peu jaune) les électeurs et le monde entier. Ortega, en véritable révolutionnaire, supprime la mascarade des élections qui ne servent à rien et font perdre un temps précieux à un pays. Ortega reste dans le droit fil de sa révolution qui l’a amené au pouvoir et fit sa fortune : il parle de lubie impérialiste du pluralisme, « l’histoire des partis installés par les Yankees revenant au gouvernement est finie ». Ortega est un anti-impérialiste pur jus et en accord avec ceux qui affirment en Occident : « élections, piège à cons ».
La révolution d’Ortega pourrait-elle inspirer Mélenchon ? Ce dernier, il n’y a pas si longtemps, en 2017, proposait bien de rejoindre l’Alliance bolivarienne composée du Nicaragua déjà dirigé par Ortega, du Venezuela et de Cuba, des pays à la dérive que le chef de la meute a manifestement pris pour modèles de gouvernement. D’ailleurs, récemment, en 2025, la députée « insoumise » Gabrielle Cathalla affirmait, sans sourciller, que « le Nicaragua, Cuba ou l’Algérie sont des pays qui portent la voix des droits de l’homme » (défense de rire, on ne rit pas des malheurs d’un peuple et de la parole des débiles mentaux).
« Plus le mensonge est gros, mieux il passe » aurait dit Goebbels. On peut, en effet, constater qu’il est parfaitement digéré par le usurpateurs de l’insoumission et leurs sympathisants, mais quand le cerveau est lavé, on peut avaler n’importe quoi.
En ce moment, les chaînes TV d’information continue parle de façon continue de l’incendie en Gironde. Certes, ce n’est pas une mince affaire, mais d’après ces informateurs, il ne se passe plus rien dans le reste du monde, ni guerres, ni peuples opprimés, ni massacres. Rien, le monde est calme, il a cessé toute activité et regarde médusé les forêts flamber en Gironde et les ruines de quelques maisons.
Et les journalistes parlent pendant des heures sur les mêmes sujets et les mêmes questions qu’ils déroulent en boucle sur des images de cendres, si bien que quel que soit le moment où vous ouvrez la lucarne vous avez le même discours qui se répète sur les mêmes images. Bien sûr, des têtes nouvelles apparaissent qui viennent relayer les présentateurs qui ne savent plus quoi dire. Nous avions eu pendant la COVID-19 un jeu de médecins qui sont retournés dans leurs hôpitaux, mais que l’on ressort brièvement en raison des fumées toxiques, avant l’incendie nous avions un jeu de généraux que l’on a mis à la caserne le temps d’éteindre le feu, mais on en ressort un, de temps en temps, pour parler de l’armée venue en renfort. A présent, nous voyons défiler des pompiers (grâce leur soit rendue) et des climatologues saupoudrés de quelques responsables politiques dont le président Macron qui fit, bien entendu, un discours interminable en s’écoutant parler. Mon Dieu ! Qu’il est bavard !
Illustration ; Edvard Munch « La maison brûle »

Des poupées aux membres écartelés
Eparpillées sur le sable plastique
Jouissent épanouies, leur corps relâché
Sous la caresse des éclats atomiques
Au bord de la mer à la peau ridée
Plissée d’innombrables vaguelettes
Parmi les arêtes aiguës des rochers
Elles s’étalent en renversant la tête
Poupées médusées, dos à terre
Leurs têtes absentes ou alourdies
Epinglées par les rayons solaires
Elles resteront longtemps alanguies
Exposant leurs anatomies solitaires
Avec une étoile pour compagnie
Salvador Dali : « Figures couchées sur le sable »
Pour être intégralement soi-même et ne pas se laisser envahir par les autres, voici dix conseils. Rien d’original, il suffit d’observer ce qui se passe autour de vous et de suivre les exemples que d’autres vous donnent :
Conseil n° 1. Si vous heurtez quelqu’un dans la rue, ne vous excusez pas mais regardez l’objet heurté de façon hostile pour qu’il se sente coupable d’avoir gêné votre passage.
Conseil n° 2. Si vous ouvrez une porte qui se referme automatiquement, ne la tenez pas pour que celui qui vous suit puisse passer, vous n’êtes pas un portier.
Conseil n° 3. Dans une station de métro, n’attendez pas que les autres descendent pour pénétrer dans le wagon, vous serez ainsi parmi les premiers à trouver une place assise.
Conseil n° 4. Une fois assis, n’éprouvez aucun remord à le rester, même si des gens fatigués vous regarde avec envie.
Conseil n° 5. Si vous êtes seul, dans un wagon, dans un ascenseur, dans des toilettes, profitez de l’occasion pour donner libre cours à vos talents artistiques en griffonnant sur les murs ou les parois un dessin pornographique, mais n’importe quoi fera l’affaire.
Conseil n° 6. Si vous toussez ou baillez, ne mettez pas la main devant la bouche, c’est fatiguant et après tout vous êtes plutôt fier de vos amygdales et il n’y a aucune raison pour que vos voisins ne profitent de vos germes, vous ne serez plus alors le seul à tousser.
Conseil n° 7. Au milieu des autres, surtout dans les transports en commun, parlez fort, en particulier au téléphone. Ce que vous dites est toujours intéressant et les autres pourront ainsi en profiter
Conseil n° 8. Dans un restaurant ou un bar, il est inutile de se montrer poli avec les serveurs, ils sont là pour vous servir
Conseil n° 9. S’il y a une queue pour entrer dans une salle de spectacle, essayez de passer devant les autres, sournoisement ou sous un prétexte quelconque.
Conseil n° 10. Si vous êtes en voiture, surtout ne laissez pas la voiture qui vous suit changer de file même si elle risque d’être bloquée et contribuez à la bloquer. Faites vous une joie de passer devant les autres voitures pour arriver le premier, même si vous avez tout votre temps.
En suivant déjà ces quelques conseils, vous serez vraiment vous-même : un con
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Jusqu’à très récemment, je ne savais pas que Mme Monique Barbut était ministre de la Transition écologique, mais elle a fait une entrée remarquée dans les médias et il aurait été dommage que sa démission soit définitive, heureusement qu’après l’avoir présentée, elle est revenue sur sa décision à l’issue d’une entrevue avec le Chef de l’Etat qui, comme moi, trouve sans doute que les ministres ne sont pas assez distrayants, alors que Mme Barbut réserve des surprises.
La première ayant été sa déclaration à propos l’installation de climatiseurs pour tenter d’éviter les milliers de morts supplémentaires provoqués par les canicules futures. Les écologistes ne sont guère chauds pour cette climatisation (comme ils ne l’ont pas été pour l’électricité pourtant « décarbonée » fournie par les centrales nucléaires) et devant cette perspective d’étendre la climatisation, Mme Barbut s’est dit « horrifiée » en ajoutant : "Très bien, on va mettre la clim' partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt. Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien". Non, mais cela pourrait seulement éviter dans l’immédiat à des gens de mourir prématurément, il est vrai que plus les gens meurent, moins ils dégagent de CO2.
Cependant pour les feux de forêt, Mme Barbut a néanmoins une solution puisqu’elle a déclaré (relevé par Marianne du 23/07/26) : « Un enfant qui voit son père jeter un mégot par terre dans la forêt peut lui dire : Papa ne fais pas ça ». A l’évidence, ce sont les enfants qui sont responsables de la connerie de leurs pères et indirectement des incendies.
Illustration : Arcimboldo "Le feu" 1566.
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Jacques Doriot (1898 - 1945), ancien communiste, partisan de l’union avec les socialistes, fut député-maire de Saint Denis, et devint fasciste et antisémite (l’un ne va pas sans l’autre) par pure ambition personnelle et dans un esprit de revanche, jusqu’à être un partisan actif d’une collaboration avec l’ennemi de la France.
Avertissement : Tout ressemblance avec une personne encore vivante serait fortuite...vraiment ?
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C’est l’histoire d’un mec qui a tué sa femme. C’est tragiquement banal puisqu’en France, un mec tue tous les trois jours une femme avec laquelle il vit ou a vécu, avec laquelle il a fait l’amour avant d’en faire une haine. On se demande donc pourquoi depuis des années, et en ce moment plusieurs heures par jour sur les chaînes d’information continue, on parle du mec qui a été condamné pour avoir assassiné son épouse et dont on vient de retrouver les ossements sur ses indications après ses aveux sans doute pour modifier la sentence initiale. Et pendant des heures, on voit défiler les juristes, les avocats, les médecins légistes pour commenter ce fait divers qui n’a pas plus d’intérêt que les multiples faits divers dont les gens sont manifestement friands, peut-être parce que cela les distrait des centaines et des centaines de meurtres commis dans les guerres qui se déroulent sur la planète bleue qui vire un peu au rouge.
C’est l’histoire d’un mec dont on parle depuis des années, dont on nous montre sans cesse les photos, sur lesquelles on peut suivre les progrès de sa calvitie, et celles de sa défunte épouse, peut-être à cause de son nom : Jubillar, ça sonne bien comme jubiler.
Et on se demande pourquoi j’en parle moi aussi...peut-être pour montrer le dessin de Gorce.
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Illustration : Othello tuant Desdémone par Alexandre-Marie Colin
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Saint Antoine, vers les années 250 après JC, abandonna une vie aisée pour devenir ermite dans le désert égyptien. Après deux ans de cette vie de prières et de travaux manuels, il fut tenté par le démon et on voit bien le type de tentation que le démon lui faisait miroiter après deux ans d’abstinence. Une tentation qu’il tenta d'écarter en augmentant son isolement (dans une grotte) et son autopunition (pénitence et jeûne). Ce qui n’empêcha aucunement le démon de venir chaque nuit le tyranniser avec sa troupe de bêtes terrifiantes provoquant des douleurs abdominales et en laissant des plaies des extrémités alors que malgré son état pitoyable, des femmes lascives venaient le tenter. Le combat du saint homme contre le Diable se répandit et des disciples venus en vain le voir entendaient à distance les cris provoqués par ce combat épique.
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En fait, saint Antoine ne survécut que par sa sainteté qui l’amenait à être frugal et à jeûner souvent car si le diable était en lui, c’était sous forme alimentaire. Tous les six mois un frère lui apportait un sac de farine de seigle, du sel, des dattes et de l’eau. Le diable était dans les galettes de seigle qu’il consommait, heureusement fort peu car elles étaient contaminées par l’ergot, un champignon qui infecte les céréales, en particulier le seigle et il contient de l’ergotamine, alcaloïde dont l’hydrolyse donne de l’acide lysergique dont un dérivé est la fameuse drogue LSD.
Les substances contenues dans ce champignon (Claviceps purpurea) entraînent la réduction du calibre ( vasoconstriction) des petites artères au niveau du cerveau, des extrémités , et de l’intestin. La réduction de l’apport sanguin provoque des douleurs vives ( et parfois une gangrène), des brûlures intenses au niveau du ventre, et des hallucination effrayantes. Cet ensemble pathologique est appelé « ergotisme ».
Cet ergotisme est le « mal des ardents » ou le « feu de saint Antoine" et il fut un fléau pendant tout le Moyen Âge en rendant fous des villages entiers. Nombre de ces malades « diabolisés » se plaignant de brûlures intenses terminèrent...sur le bûcher. Il a fallu attendre le XVIe siècle pour faire le rapprochement entre le seigle et le « feu de saint Antoine ». Malgré les précautions prises la maladie peut resurgir, ce fut le cas en 1951 à Pont-Saint-Esprit (ça ne s’invente pas) où le « pain maudit » a fait 7 morts, 50 hospitalisés en psychiatrie parmi les 250 atteints.
Illustrations (les tentations de saint Antoine) : du haut en bas : Bosch, Félicien Rops, Bernardo Parentino
Source : article de Jean-Noël Fabiani-Salmon paru dans la Revue du Praticien de juin 2026
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« Sur 85 047 plaintes pour des violences sexuelles sur mineurs en cours de réexamen par tous les parquets de France, 970 sont jugées prioritaires. « C’est le tonneau des Danaïdes », avertissent les magistrats » et depuis les nouvelles plaintes affluent.
« Cette « mobilisation générale » /depuis les affaires Lyhanna et Rosa/, comme la nomme le Garde des Sceaux, laisse apparaître /que/ : dans 83,5 % des affaires (criminelles et délictuelles), un auteur est identifié, mais 91,4 % des mis en cause n’ont jamais été condamnés par le passé. »
« Depuis le 8 juin , 675 personnes ont été incarcérées pour ce contentieux, soit une hausse de 173 %, selon la même source. » (paragraphes tirés du Point - 16/07/26).
Et pour traiter en priorité ces « violences sexuelles sur mineurs », les magistrats ont été obligés d’abandonner le traitement d’autres affaires en cours, alors à quand le prochain scandale pour d’autres crimes ?
Illustration : Balthus « La rue »
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En passant devant le télévision, j’ai jeté un coup d’oeil sur le défilé militaire. De l’avis de ma femme, qui adore les défilés militaires, ce serait l’un des plus beaux. Je suppose que les nombreux chefs d’Etat invités en ont eu plein la vue. Il est incontestable qu’en matière de spectacles collectifs et de commémorations, les Français sont très forts et c’est même un savoir-faire que l’on pourrait exporter. On pourrait également exporter les discours commémoratifs de Macron qui sont également de bonne facture, ne manque pas de style et d’à propos (comme celui à la mémoire de Dreyfus). On ne peut que constater qu’étant donnée leur longueur, on en a vraiment pour notre argent. C’est ce qu’Emmanuel Macron fait de mieux et de ce point de vue il sera sûrement regretté, comme il regrettera lui-même de ne pas présider le prochain défilé du 14 juillet.
Espérons que le prochain ou prochaine président(e) ne suivra pas les souhaits d’une vieille écologiste qui avait proposé, en son temps de brève notoriété, de supprimer le défilé du 14 juillet, ce qui aurait soulevé les protestations indignées de mon épouse et de celui ou celle qui présidera le défilé de l’année prochaine, car que nous resterait-il ?
Illustration : Inauguration de la République le 14 juillet 1880 par Alfred-Philippe Roll sur une place très prisée par la meute dont chef se prend pour la République jusqu’à vouloir la changer.
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Vingt ans ont séparé les deux guerres mondiales, c’était un entracte très court pour séparer deux massacres de cette dimension sur le continent européen. l’Europe est en paix relative mais globale depuis quatre fois plus longtemps, la fin de cette récréation s’approche-t-elle ?
J’ai entendu ce matin Emmanuel Macron faire un discours martial devant des militaires en parlant d’armes, de leur fabrication (mais également de leur vente) de la préparation de la nation à un conflit futur. Il est dans son rôle, surtout devant cet auditoire. Si l’on connait plus ou moins les ingrédients d’une possible guerre civile en France, on a connu ceux d'une guerre européenne, cette fois l’ennemi extérieur ne pourrait être que la Russie, bien que celle-ci ait beaucoup de mal à digérer le petit morceau de l’Ukraine qu’elle a pu avaler. En fait, c’est justement cette mauvaise digestion qui effraie, les brûlures d’amour-propre et les revois d’acide risquent de pousser le maître du Kremlin à vomir sur le reste de l’Europe. Et il y a en France des gens que le vomi ne gêne pas, en s’imaginant qu’une éventuelle digestion complète de l’Ukraine calmerait le dineur moscovite. Des connaisseurs, à tort ou à raison, pensent au contraire que cela le mettrait en appétit. Qui vivra verra.
Illustration : Fernand Léger « La partie de cartes, 1917