L’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo a un retentissement planétaire, et le slogan « JE SUIS CHARLIE » lancé sur twitter par Joachim Roncin, directeur artistique d’un journal, a fait le tour du monde, du moins du monde occidental.
La plupart des journaux des pays musulmans semblent désapprouver cet attentat ou se taisent comme ceux du Pakistan, mais leurs réseaux sociaux (notamment en Turquie) enregistrent également des approbations et des soutiens aux assassins.
Les journaux des régimes autoritaires comme la Chine ou la Russie soulignent que la liberté d’expression de la presse devrait avoir ses limites et se citent implicitement en exemples.
Depuis le 7 janvier, jour de l’attentat, les médias ont évidemment comme sujet principal l’hommage aux morts du journal satirique, et la chasse aux tueurs (j’ai même entendu sur une chaîne TV, au moment où l’on ignorait leur position, un journaliste déclarer que les tueurs revenaient vers Paris et qu’ils allaient tomber dans le piège tendu par la police ! renseignement tout de même utile même pour un débile mental évidemment à l’écoute de la radio de son véhicule).
Bien sûr, nous avons le droit à la vie antérieure des présumés coupables : de la délinquance à la prison et de la prison à la mosquée, deux lieux particulièrement fertiles pour l’éclosion de tueurs fanatiques, à tel point que l’on peut se demander s’il ne faudrait pas mettre l’une dans l’autre pour assurer une surveillance plus efficace des réseaux terroristes en concentrant les moyens.
Bien entendu, nous avons le droit au défilé des experts, qu’il s’agisse de policiers, de juges, d’islamologues ou de profileurs.
Sans être profileur, j’ai diagnostiqué, avec ma sagacité coutumière, un trait commun à tous les terroristes : ils manquent d’humour.[1]
L'ironie n'est plus de mise, je viens d'apprendre la mort tragique de plusieurs otages
1. Comme les deux frères assassins viennent à l'instant d'être tués par les forces de l'ordre, leur cas est désespéré.