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Les islamistes, qui veulent imposer à la société dans laquelle ils vivent les préceptes de l’Islam tels qu’ils furent édictés, à peu de choses près, au début du Moyen Âge, considèrent que notre société dite occidentale est dépravée. Cette dépravation tourne évidemment autour du sexe, le sexe étant l’objet de répulsion la plus partagée par les religions monothéistes, mais cette répulsion vire à l’obsession en islam car cette religion cherche à prémunir le mâle musulman, en qui elle n’a guère confiance, de l’objet désirable mais perverti représenté par la femme en effaçant son corps pour réfréner les pulsions libidineuses dont la femme est coupable.
L’islamisme considère que notre société est dépravée car elle permet à la femme d’exposer des parties de son corps tentateur : les cheveux, bien sûr, en négligeant leur effet érotique et des surfaces de peau plus ou moins grandes qui va jusqu’à la découverte des seins (de moins en moins fréquente) sur les plages, en y ajoutant le fait que notre société ne considère plus l’homosexualité comme une pratique monstrueuse. Les chiites iraniens sont à tel point offusqués par la vision du corps de la femme que leurs responsables, il y a quelques années, demandèrent en visitant un de nos musées de couvrir sur leur passage les corps nus des statues féminines.
Pourtant en matière de dépravation, nous n’avons rien à envier à la société islamiste qui aime tellement la femme que les hommes peuvent en épouser plusieurs sans doute pour limiter le péché adultérin, ils la cachent et la couvrent pour en garder l’exclusivité, ils la battent à l’occasion et pratiquent volontiers le viol conjugal, avec la bénédiction du Coran, viol qu’ils commettent parfois sur des fillettes qu’ils ont pu épouser. Une société où la pédophilie est admise, une société obligée de cacher la femme pour la mettre à l’abri de l’homme, où la femme est mise dans la position de victime de la possession masculine, n’est-elle pas plus dépravée que celle où la femme est devenue libre, où elle tente de la protéger par le loi et par la répression des hommes dépravés. Encore que le violeur violent Tarik Ramadan, Tartuffe prédicateur de la vertu islamique, est toujours en liberté en Suisse et dispense même des cours aux jeunes générations sur...la justice.
Illustration Picasso « Deux femmes courant sur la plage »