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Il est banal de dire que la meilleure façon pour les dictateurs de se maintenir au pouvoir est de faire la guerre (sans la perdre) ou de la préparer. Une paix met toujours en évidence la rigueur de leur gouvernance, le degré de leur corruption et l’insatisfaction de leur peuple. Il est évident qu’une menace extérieure effective ou fantasmée est présentée comme une justification de leur dictature qui devient valorisante pour le pays si la guerre se solde par une conquête. Poutine est passé d’une guerre à l’autre et continuera son oeuvre de mort jusqu’à épuisement de son pays ou la destruction de l’adversaire. La Corée du Nord qui a inventé la royauté communiste ne songe qu’à s’armer et produit plus facilement des missiles à balancer dans l’eau que de la nourriture à consommer par sa population et va jusqu’à fournir de la chair à canon bon marché à son ami Poutine qui finit par en manquer. Taïwan est un objectif tout trouvé pour la Chine qui ambitionne de devenir la première puissance mondiale.
L’Algérie s’oppose au Maroc mais préfère encore la France comme ennemi héréditaire définitivement responsable des malheurs du pays, attitude adoptée par d’autres dictateurs africains qui accusent plus ou moins les anciens colonisateurs de l’état déplorable de leur pays, tout en exportant vers l’Europe leurs miséreux dont certains deviendront des « décoloniaux » demandant des comptes à la France alors qu’ils n’ont jamais été colonisés, en revendiquant le statut reconnu de victime perpétuelle de la colonisation, préférant jouer au ressentiment par transmission génétique que de jouir de la paix dont ils ne savent que faire, préférant le métier de colonisés par héritage.
On pourrait me rétorquer, à juste titre, que les démocraties font également la guerre. Elles ont été obligées de la faire par le passé et parfois trop tard car préférant la paix. Aujourd’hui deux d’entre elles font et ont fait la guerre : les USA et Israël. Pour les USA, cela n’a jamais été pour maintenir leur président au pouvoir mais pendant un temps pour s’opposer au progrès du communisme ou prouver son statut de première puissance en jouant les gendarmes du monde à bon ou à mauvais escient et un fois pour répondre à une attaque meurtrière sur son sol. Pour Israël, quelles que soient les critiques que l’on peut faire à son premier ministre actuel et aux extrémistes à courte vue qui l’entourent, ses adversaires pourront toujours dire qu’il éloigne ainsi son procès, mais eux-mêmes seraient obligés de faire la guerre comme les dirigeants actuels puisque Israël est entouré d’ennemis qui ne veulent en aucun cas la paix et d’un état palestinien dont tout le monde se gargarise, mais la disparition d’Israël pour mettre à la place de la seule démocratie féconde du Moyen Orient un état islamique, perspective soutenue par les idiots utiles de l’Europe se targuant de « progressisme » en criant du « Jourdain à la mer » comme le réclament les islamistes du Hezbollah, les tortionnaires du Hamas et la République islamique d’Iran qui haïssent les démocraties, celles-ci donnant la liberté à leurs « progressistes » aveugles (mais électoralement intéressés) de manifester en faveur de ceux qui veulent leur disparition.
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Signé Dr WO, géopoliticien émérite du Café du Commerce
Illustrations : Ukraine (un enfant non déporté) - Pacifisme (1936)