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Comme je ne fréquente qu’un seul réseau social et que de façon très épisodique, je pense donc pouvoir échapper aux essaims d’influenceurs qui grouillent autour de nos pauvres cerveaux inondés par le tsunami des informations. Que ces informations soient vraies ou fausses, qu’elles proviennent de l’hexagone ou de l’étranger j’aurais peut-être la chance d’y échapper car le meilleur moyen de ne pas être influencé par des influenceurs, qu’il s’agisse d’êtres humains ou de robots - la distinction est parfois difficile à faire car on peut aisément prendre un être humain pour un robot - est de ne pas les fréquenter et de ne faire aucune confiance aux informations qui grouillent sur internet avant que celles-ci n’aient été reprises, critiquées et prouvées ou rejetées par les médias « mainstream » si méprisés par les internautes, fiers de leurs sources pêchées sur les sites qui grouillent sur la toile, en général choisis car compatibles avec leurs propres opinions et qui ont ainsi de fortes chances d’être polluées.
Ce qui m’étonne est que l’on puisse être influencé par des influenceurs qui ne sont là que pour vous influencer et pas pour vous fournir des informations plus ou moins objectives, mais des informations sélectionnées ou fausses pour changer votre opinion ou pour vous en fournir une si vous n’en avez par encore. Si l’on fréquente un personnage dont la crédibilité est souvent douteuse et qui n’est là que pour vous influencer c’est que l’on est crédule, influençable ou séduit par la personnalité de l’influenceur et impressionné par les milliers de suiveurs qui se branchent sur le baratin du bonhomme ou de la bonne femme en sachant que le nombre ne fait pas la vérité.
A côté des influenceurs d’opinion, il y a ceux ou celles qui brassent du vide, racontent leur vie sans intérêt pour vendre une marchandise quelconque (et parfois une opinion), mais qui séduisent par la possibilité donnée à tout un chacun de regarder par le trou de la serrure l’intimité d’une star en carton.
Et il y a les politiques (prière de ne pas faire de rapprochement avec le paragraphe précédent) car les politiques font maintenant campagne sur les réseaux sociaux et leur présence est saluée comme une preuve de modernité, mais assez curieusement ce sont les politiques qui se révèlent les plus mauvais influenceurs, ils apparaissent comme les moins crédibles et ceux qui les voient et les écoutent sont ici les moins crédules quand il ne s’agit pas d’un partisan du politique en question qui n’a que faire de la vérité.
Illustration : Félix Nussbaum « Mascarade »