27 Août 2026
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Aujourd’hui en déjeunant à une terrasse de la Place Clichy, j’ai pu assister au non respect régulier de l’arrêt aux feux rouges par des cyclistes à chaque fois qu’ils s’allumaient. Vous vous demandez peut-être pour quelle raison je relève cette banalité, un cycliste projeté en l’air par une voiture aurait été un évènement plus digne d’être rapporté, mais cette constatation sans intérêt m’a rappelé le souvenir archéologique des agents de la circulation placés jadis aux carrefours qui jouaient du sifflet pour stopper l’auteur d’une infraction et le soumettre aux rigueurs de la République. Celui qui avait commis une infraction s’arrêtait immédiatement et attendait patiemment que l’agent vienne à pas mesurés lui faire des remontrances souvent monnayées.
Les agents de la circulation ont disparu, les policiers roulent à quatre enfermés dans des voitures. Et je me suis dit : que se passerait-il si aujourd’hui un agent à pied sifflait un cycliste passant aux feux rouges ? D’abord, il y a de fortes chances que le cycliste ne s’arrête pas et se livre au contraire un pédalage énergique pour s’échapper. Et en supposant qu’il obtempère, il n’est pas sûr que le policier isolé s’en sorte indemne.
Illustration : Place de la Concorde à Paris, septembre 2015. AFP PHOTO / LUDOVIC MARIN