L’innocent de l’Archevêché
L'archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France demande, dans un entretien à La Provence publié le 24/07/16, à ne pas faire d'amalgame entre terroristes et musulmans : « Il apparaît de plus en plus clairement à tous que ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l'islam ».
Il est évident qu’il serait injuste et dangereux de culpabiliser l’ensemble des musulmans des actes criminels d’une minorité, d’autant plus qu’ils font largement partie des victimes de ces actes.
Toutefois distinguer terroristes et musulmans comme si les terroristes n’étaient pas musulmans est un peu simpliste. Peut-être faudrait-il distinguer le terrorisme de masse et aveugle comme une modalité de la guerre livrée par une fraction des musulmans au monde entier, et le terrorisme ciblé, utilisé par des dignitaires musulmans encourageant par des « fatwas » toute la communauté musulmane à assassiner un ou plusieurs individus dont la parole leur a déplu.
Par ailleurs, Monseigneur, il est clair que « ces fous qui sèment la mort » se revendiquent de l’islam, textes à l’appui (car on peut toujours y trouver ce que l’on y cherche), et pas d’une autre religion ou même d’une autre idéologie. Il faut être simplet pour penser que l’islam n’a rien à voir là-dedans.
Votre déclaration d’une naïveté confondante suggère qu’il existe une antinomie entre une religion monothéiste, en l’occurrence l’islam, et le meurtre de masse. Il serait bon, Monseigneur, de vous recycler en matière d’histoire des religions monothéistes où le meurtre individuel ou de masse figure en bonne place, et à de multiples reprises. Le fait de croire en un seul Dieu, s’il peut donner des gens admirables comme les saints, n’est pas un obstacle au meurtre mais une cause, et non des moindres.
Massacre de la Saint Barthélémy le 24 août 1572
Pour ceux qui me diraient que pour le christianisme tout cela est bien vieux, je répondrais que la guerre civile en Irlande ou Sarajevo n’est pas si ancien, et que le meurtre de médecins pratiquant des avortements est toujours de saison.
