Les tueurs franchisés
On s’était demandé au début si le chauffard de la promenade des Anglais avait suivi l’ordre de l’EI pour faucher la foule en fête au volant de son poids lourd. On ne lui connaissait, en première approche, qu’un passé de petit délinquant en sursis, ne pratiquant pas la religion de paix et de tolérance mahométane, plutôt violent avec sa femme et en passe d’en divorcer. D’après les dires, il appréciait l’alcool, ce qui prouve à la fois son ouverture d’esprit en matière religieuse et le danger de l’alcool au volant.
Mais l’EI, après un petit délai nécessaire à la vérification du dossier, a bien entériné l’attentat et reconnu ainsi la franchise accordée au petit délinquant alcoolique et violent en tant que soldat d’Allah dont l’impétrant avait sans conteste tous les critères requis.
Ainsi, telle une grande entreprise diffusant la mort, l’EI accorde des franchises à des tueurs dispersés utilisant des moyens simples à la portée de tous, sans avoir le souci de l’organisation et du nécessaire, se contentant d’entériner leurs crimes en fournissant son label a posteriori.
Le petit commerce de proximité de l’assassinat à grande échelle a de l’avenir, plus que la grande surface installée au Moyen Orient, car celle-ci commence à avoir quelques difficultés, et on a tout à craindre d’un projet futur de reconversion.