Bien que freinant des deux pieds, Trump va devoir quitter la Maison Blanche entre deux parties de golf. C’est un personnage haut en couleur (je ne parle pas de ses cheveux), grossier, roulant des mécaniques, narcissique au point de refuser sa défaite, menteur et d’un culot renversant. Son côté politiquement incorrect est sa principale qualité, sinon la seule, dans un pays dont la moitié est confite en culpabilité larmoyante, où les minorités, surtout sur les campus, sont devenues tyranniques et intolérantes jusqu’au racisme. Sur le plan international, il n’a pas fait pire que les autres et je laisse aux Américains le soin de le juger (sans doute sévèrement) sur le plan intérieur. Tout cela pour dire que ce personnage extravagant, était plutôt distrayant vu de loin, et ses sorties comme ses tweets compulsifs risquent de nous manquer. Il manque déjà à la moitié des Américains qui, l’arme au pied, est prête à en découdre pour réparer « l’injustice » de sa défaite. Heureusement nous avons Mélenchon qui, en faisant un peu sa pute, a fini par déclarer sa candidature à la future présidentielle, ce qui, par les temps qui courent, n’intéresse pas grand monde, mais, comme il a été dit, il vient d’inventer la primaire à candidat unique, lui qui ne cesse de proclamer que nous vivons sous un régime dictatorial, et c’est un connaisseur puisqu’il portait aux nues Fidel Castro et qu’il n’a jamais caché sa sympathie pour Chavez et Maduro. Nous allons donc perdre Trump, mais Mélenchon en lice ne devrait pas nous décevoir, bien que nous connaissions son répertoire rôdé depuis des lustres, et son coté hâbleur qui ne trompe que ses troupes. Cependant ses sorties seront sûrement moins déroutantes et plus grandiloquentes que celles de Trump qui, lui, n’avait pas son appétence intéressée pour les minorités militantes.