Sur un écran je suis tombé par hasard sur le porte-parole (Gabriel Attal) du gouvernement interrogé par les journalistes après le Conseil des ministres. En fait, c’est la première fois que je m’arrête sur ce genre de prestation obligée et j’avoue avoir été étonné par son ridicule. Je me suis demandé pourquoi les journalistes persistaient à poser des questions à un porte-parole qui n’avait aucune parole à leur livrer, d’autant plus que ce dialogue stérile par nature s’intercalait entre l’allocution du Président de la veille et la conférence de presse du Premier ministre prévue le lendemain. Ma curiosité étant piquée, j’ai donc assisté à cette joute oratoire entre les journalistes posant des questions dont ils savaient qu’ils n’auraient pas de réponses précises et le porte-parole qui répondait longuement sans rien dire. Sans doute que le jeu consistait pour les journalistes à coincer le porte-parole et pour celui-ci à noyer le poisson sans dire de bêtises. Quelle est donc l’utilité d’un porte-parole qui ne peut rien dire d’intéressant et qui ne peut rien dévoiler des décisions dont ses supérieurs se réservent la primeur ? Et pourquoi les journalistes se déplacent-ils pour écouter quelqu’un qui n’a rien à dire ?