Ce deuxième confinement comporte des dérogations de sortie qui font en réalité le tour de tous les motifs de sortie en temps normal sauf la rencontre entre amis, mais en dehors de la rue, les lieux publics de rencontre habituels sont fermés. Bien sûr, on ironise beaucoup sur la limitation horaire et surtout sur la distance de 1 km qui impliquerait sa mesure précise grâce à un smartphone. Et que dire de l’attestation, qui, même si elle est faite par nos propres soins, rappelle fâcheusement le « ausweis » réclamé par les troupes d’occupation allemandes lors de la Deuxième guerre mondiale pour pouvoir circuler. Evidemment, non seulement notre liberté est restreinte, mais nous sommes infantilisés, ce qui soulève ironie et protestations. Comme chacun le sait à présent, ou alors il faut être sourd, aveugle et totalement solitaire pour ne pas le savoir, ces mesures visent à raréfier les contacts humains et les conditions de la contamination. Cependant 60% de la population admettent avoir enfreint ces directives imposées, sans doute pour la plupart de façon anodine, mais il a eu des milliers de verbalisations. Imaginons donc que les autorités aient simplement recommandé en s’adressant à des gens responsables comme on peut l’observer dans d’autres pays : « ne vous éloignez pas trop de votre domicile et restez le moins longtemps possible hors de chez vous si vous ne travaillez pas à l'extérieur », pensez-vous alors que le confinement aurait eu des chances d’être efficace ? (Illustration : Rembrandt "La ronde de nuit")