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107. Les ondes maléfiques

 

Des champs bien labourés

Nous baignons dans les champs électromagnétiques (CEM) d’origine multiple : radio, micro-ondes, téléphones portables, wi-fi… dont nous ignorons la nocivité réelle, mais jusqu’à présent elle n’a jamais été mise en évidence. Cependant, des gens se plaignent (et c’est une souffrance réelle) d’être « électro-sensibles » et de ressentir des troubles difficiles à cerner en raison même de leur profusion puisque 55 symptômes différents ont été recensés dans une étude en 2005, mais également de leur nature subjective, allant des sensations de picotements aux vertiges en passant, bien sûr, par la lassitude. 46 études portant sur 1175 volontaires n’ont pas permis d’établir un lien entre ces symptômes et les CEM, et dans certaines d’entre elles, les mêmes troubles ont été provoqués par des expositions simulées (effet nocebo).

Une croyance ne peut être niée

Le 14 février dernier un séminaire (le chiffres précédents sont tirés de son compte-rendu dans le Journal International de Médecine) a été organisé par trois facultés de médecine parisiennes où l’on a présenté le protocole d’une nouvelle étude hospitalière multicentrique avec mise sur pied de consultations pour les « électro-sensibles ». Ceux-ci se sentent manifestement incompris puisque certains vont même jusqu’à traiter les spécialistes qui concluent à l’absence de nocivité des champs électromagnétiques de « négationnistes » !

Des représentants des « électro-sensibles » étaient présents lors de ce séminaire et alors même que l’étude n’est qu’à l’état de projet, ils ont suggéré qu’ils remettraient en doute ses résultats futurs, arguant que tous les champs magnétiques ne seront pas testés avec un seul dosimètre et déniant toute dimension psychologique à leur maladie. L’un a même soulevé le soupçon d’un conflit d’intérêt qui lierait l’Assistance publique des hôpitaux de Paris à EDF.

Exorcisme scientifique ?

A l’inverse des médecins se sont demandé si l’organisation de consultations spécifiques ne va pas conforter les patients dans l’idée qu’il existe bien un lien entre leurs troubles et les CEMet l’un d’eux l’a exprimé de cette façon : « Pour utiliser une comparaison historique (et audacieuse), l'électro-sensibilité n'est-elle pas un avatar moderne de la possession démoniaque et l'ouverture de consultations spécifiques au cours desquelles on tente de mesurer les ondes néfastes n'est-elle pas une réponse à cette pathologie mentale du même ordre que l'utilisation de l'exorcisme pour combattre les possessions démoniaques ».

Quoi qu’il en soit, toute la population est soumise aux CEM et ne ressent aucun symptôme pour sa très grande majorité. Une petite minorité est-elle particulièrement et physiquement sensible à ces ondes ou les personnes qui la composent ont-elles un terrain psychologique susceptible d’expliquer leurs troubles et qu’elles préfèrent attribuer à l’environnement plutôt qu’à elles-mêmes ? Attribuer à autrui ses propres faiblesses étant une tendance humaine que l’on retrouve dans tous les domaines.

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D
Vous avez raison. Beaucoup de troubles mineurs ne relèvent que d'une psychothérapie.
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B
Des symptômes aux causes non-organiques peuvent être traités par des psychologues ; les psychiatres, c'est vraiment quand les cas sont très graves, non ?
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D
Dans le cas de votre amie c'était une erreur diagnostique grave faite par des gens incomptétents qui ont trop tendance à accuser le psychisme lorqu'ils n'ont pas de diagnostic. Mais c'était un symtôme précis et surtout une douleur. Pour les ondes, on ne sait pas. Plus de 50 symptômes, jamais les mêmes et sans caractères bien précis, c'est beaucoup et on peut avoir un doute lorsqu'ils sont déclenchés par des ondes simulées. Tout symptôme n'a pas toujours une cause organique, sinon la psychiatrie ne serait pas légitime.
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B
Que des troubles "évoquent" des "pbénomènes psychiatriques" ne veut pas dire que c'en sont forcément. Un trouble provoqué par une cause externe peut, si sa cause est niée par les soi-disant spécialistes (qui ne font souvent que jouer avec des chiffres), provoquer une réaction induisant ce qui peut avoir l'apparence d'un trouble mental et même le devenir pour de bon. Mettez-vous à la place de quelqu'un qui souffre et qui a pu déterminer la cause de sa souffrance (après tout, le patient est le mieux placé pour ça), à qui l'on dit que c'est "dans sa tête". N'y a-t-il pas de quoi devenir dingue ? J'ai une amie qui avait des problèmes occulaires avec des douleurs intenses. Elle a vu plusieurs spécialistes, qui lui ont affirmé que c'était psychologique. Un dernier spécialiste l'a fait opérer en urgence : elle avait perdu 6/10e de sa vue et la cause n'était pas "dans sa tête". Des cas comme celui-ci, il y en a des milliers mais on n'en parle pas trop. Ca me fait tout de même réfléchir... Bonne journée.
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D
Et cet article ne dégage aucune onde.
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Z
Un article intéressant qui suscite bien des questions Doc... Bon mercredi. ZAZA
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D
Les salauds de parents ? Ou la frustration sexuelle ?
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C
Le néophyte que je suis serais tenté de suggérer à ces malades une variante moderne de l'exorcisme : la psychanalyse. Cette discipline présente deux gros avantages pour le type de patients que vous évoquez : elle n'exige pas de preuves matérielles de la maladie et dispose d'UNE explication toute prête pour expliquer tous types de malaises.
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D
N'étant pas spécialiste de la question je ne peux juger que sur les résultats des études. Les troubles évoquent plutôt des phénomènes psychiatriques, mais on ne sait jamais (je ne parle pas des lignes à haute tension)
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B
Je me pose des questions. Un documentaire a été présenté sur une chaîne française dernièrement, montrant plusieurs familles de fermiers présentant un arsenal de symptômes, ainsi que leur cheptel : leurs fermes sont à proximité de lignes haute tension. Vous me direz entre les hautes tensions et les basses, le résultat doit être proportionnellement moindre. Toujours est-il que les nuisances devraient être établies sur place et non uniquement dans des laboratoires. Il n'est pas impossible, d'ailleurs, qu'un nombre restreint de sujets soient particulièrement sensibles, qu'en pensez-vous ?
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D
C'est justement la question. Mais personne ne se plaint (et à qui ?) des rayons cosmiques dont nous sommes bombardés.
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P
Ces "ondes" sont sans doute peu nocives puisque de faible intensité. Mais une exposition quasi-permanente ne peut-elle pas être nocive pour certains sujets sensibles?
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D
Ces ondes risquent de croître même avec les énergies propres, qui elles-mêmes provoqueraient des troubles (cf mon article : Le syndrome éolien)
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+
Je reviens car une question me taraudant les méninges depuis tout à l'heure : Au fil des décennies et la jeunesse vivants uniquement au sein de ce nouvel ordre du monde ne risque-t-elle pas de voir son métabolisme changer au point de s'y habituer totalement ? Au point même, de souffrir des mêmes perturbations, mais inversées au cas où l'on reviendrait aux énergies "propres" ? Nettoue
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D
Quand on n'a pas de troubles, il est inutile d'en créer.
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+
En dehors des effets probablement pervers des téléphones portables à outrance, je n'avais jamais pensé à ces possibilités... Vont-elles à présent qu'elles me paraissent dans le domaine du possible perturber mon comportement présent ? A y bien réfléchir, comme je peux rien y changer, je vais certes y penser sans pour autant m'en alarmer outre mesure, je crois !Est-ce là, la sagesse ? Merci Dr Wo Nettoue
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