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Un individu normal préfère évidemment vivre en paix que subir une guerre avec son cortège de destructions et surtout de tueries qui finissent par toucher plus les civils que les soldats, à tel point que l’on peut parfois se demander, comme dans la guerre à Gaza, si l’on n’est pas plus en sécurité parmi les troupes armées que parmi les civils, les premières protégées par les seconds, les premières sous terre, les seconds à ciel ouvert à portée des bombes.
Le pacifiste a une attitude très chrétienne, même s’il est athée, car il répugne à consacrer de l’argent à fabriquer des armes et sans armes il ne peut que tendre paisiblement l’autre joue à celui qui est armé et qui prétend faire la guerre pour avoir la paix. Une paix qui ne lui conviendra jamais car il se sentira toujours menacé surtout par celui qui est moins armé que lui.
Le pacifiste prône la paix face à celui qui veut la guerre. Le pacifiste est désarmant. C’est ainsi que d’après BFM Business de nombreux salariés de l’entreprise Renault « s’opposent à ce que leur employeur se mette à fabriquer des drones à usage militaire ». Ces salariés pacifistes sont syndiqués à la CGT. Comme le seul pays qui pourrait menacer la France est la Russie et elle ne s’en cache pas, on peut se demander si ces cégétistes n’ont pas des renvois d’amour pour la défunte Russie soviétique.
On peut néanmoins se consoler car la France se prépare à toute éventualité puisque récemment à Villepinte où se réunissent tous les deux ans les professionnels de l’armement lors du salon Eurosatory, les visiteurs ont pu admirer une boulangerie mobile permettant de fabriquer des baguettes même au bord du front. En admettant qu’à la prochaine guerre il y aura encore un front.
Illustration : Tournier Nicolas « Salle de garde »