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Cet article est tiré du Canard Enchaîné du 24 juin dernier. Il montre qu’il y a des gens qui exploitent les cadavres.
Je ne parle pas des médecins légistes et des pompes funèbres qui en ont fait une profession à la fois honorable et indispensable. Je ne parle évidemment pas des médecins qui prélèvent des organes sur des cadavres frais pour éviter que d'autres le deviennent. Je ne parle pas non plus des politiciens de l'opposition qui manquent rarement, devant une mort indue, de reprocher au pouvoir en place ses insuffisances et de réclamer la démission du ministre en charge.
Comme cet article, je veux parler des amateurs qui tentent de tirer profit de la mort des autres et donc l’action ou l’activisme n’est vraiment pas d’utilité publique. Cet article parle de deux individus qui se sont précipités pour monnayer l’émotion soulevée par des victimes dont la mort a été médiatisée. Pourtant, ce ne ne sont que de petits amateurs par rapport à la championne qu’est Assa Traoré, peu ou pas connue jusqu’à la mort de son frère Adama. Celui-ci est mort il y a 10 ans lors de son arrestation après une course pour tenter d’échapper à un contrôle de police. La mort du frère a lancé la carrière internationale de la soeur en tant que militante antiraciste. Un militantisme largement exploité sur le plan financier et lui permettant de figurer toujours en bonne place dans les manifestations pour ne pas être oubliée afin d’entretenir le business.