Cette coupe élimine quelques chefs-d’œuvre de la littérature médiévale comme les « Contes de Canterbury » de Chaucer (le premier texte écrit en langue anglaise) et il est heureux que Shakespeare ne soit pas passé à la casserole, mais de justesse puisqu’il est né en 1564. La raison du remaniement est la baisse de compétitivité de cette université : le nombre de ses étudiants baisserait de 4% par an avec une chute dans le classement des universités britanniques et elle rencontre de grandes difficultés financières, ce qui l’amène à licencier son personnel. Pour rester « compétitif au niveau mondial » comme l’annonce son président, cet honorable établissement doit répondre à la demande des étudiants, et quelle est-elle ? La création de modules « extrêmement innovants », sur « la race, l'ethnicité, la sexualité et la diversité », soit « un programme décolonisé ». Bref une stratégie démagogique qui consiste à remplacer une culture qui a traversé les siècles par la « culture woke » soumise au politiquement correct du moment : remplacer le savoir par la politique et l’esprit par le sexe et la peau, c’est à dire par les modalités d’obtention de l’orgasme et la vision dermatologique du monde dont on espérait pouvoir se débarrasser et que les descendants de ceux qui en ont le plus souffert tiennent à rétablir pleinement.